Ammianus über Rhein und Bodensee

Im menschheitsgeschichtlich sehr jungen Internet scheinen Zeitalter wenn schon nicht im Wochen-, so doch Monats- oder Jahresrhythmus anzubrechen und sich abzulösen. Dabei geht es nicht nur um Geschwindigkeit und Kapazität, sprich technologischen Fortschritt, welcher fraglos Takt und Rahmen vorgibt, sondern weiterhin auch um Inhalte. Zumindest besteht auch im Internet die Möglichkeit, Inhalte zu filtern und experimentell von ihren technischen Bedingungen zu entkoppeln. Der römische Historiker Ammianus Marcellinus verfaßte seine Res Gestae in der ausgehenden Antike des 4. Jahrhunderts, einer markanten historischen Bruch- bzw Übergangsfase. Über Ammianus` Rheinstellen lasen wir erstmals bei Hübner, der in den 70ern schrieb, daß sie in der Klosterbibliothek von St. Gallen zu finden seien. Heute gibt es sie, vielleicht mit kleinen Scan-Fehlern, auch im Internet, das u.a. die weltgrößte Bibliothek aller Zeiten parat halten dürfte:

“Lentiensibus, Alamannicis pagis indictum est bellum conlimitia saepe Romana latius inrumpentibus, ad quem procinctum imperator egressus in Raetias camposque venit Caninos, et digestis diu consiliis id visum est honestum et utile, ut eo cum militis parte Arbetio magister equitum, cum validiore exercitus manu relegens margines lacus Brigantiae pergeret protinus barbaris congressurus, cuius loci figuram breviter, quantum ratio patitur, designabo.”

(Der Abschnitt handelt von der Kriegserklärung Roms an die linzgauischen Alemannen und dem Plan des Kaisers, am Bodensee auf diese Barbaren zu treffen. Die kaninischen Felder liegen vermutlich bei Zizers, wo laut des Schweizer Vereins gegen Tierfabriken im Jahre 2008 auf dem Gelände der räthischen Bahn ein Kaninchen-KZ ausgehoben wurde.)

“Inter montium celsorum anfractus inmani pulsu Rhenus exoriens per praeruptos scopulos extenditur nullos advenas amnes adoptans, ut per cataractas inclinatione praecipiti funditur Nilus, et navigari ab ortu poterat primigenio copiis exuberans propriis, ni ruenti curreret similis potius quam fluenti.”

(Zwischen erhabenen Bergen entspringt naturgewaltig, ohne Nebenwässer aufzunehmen, ähnlich wie der Nil, der Rhein. Wenn er nicht so reißend wäre, wäre er bis zur Quelle hin schiffbar.)

“Iamque ad planiora solutus altaque divortia riparum adradens lacum invadit rotundum et vastum, quem Brigantiam accola Raetus appellat, perque quadringenta et sexaginta stadia longum parique paene spatio late diffusum horrore silvarum squalentium inaccessum, nisi qua vetus illa Romana virtus et sobria iter composuit latum barbaris et natura locorum et caeli inclementia refragante.”

(Der Rhein mündet in den Bregenzer See, wie der Räthier sagt. Er ist 460 Stadien lang und etwa genauso breit. Gäb es nicht den zivilisierten und zivilisierenden Römer, die schrecklichen Wälder, ihre Barbaren und das rauhe Klima machten den Bodensee zu einem völlig unzugänglichen Ort.)

“Hanc ergo paludem spumosis strependo verticibus amnis irrumpens et undarum quietem permeans pigram, mediam velut finali intersecat libramento et tamquam elementum perenni discordia separatum nec aucto nec imminuto agmine quod intulit, vocabulo et viribus absolvitur integris nec contagia deinde ulla perpetiens oceani gurgitibus intimatur.”

(Mit tosenden Strudeln dringt der Strom in den See, dessen feindliche Trägheit er gleichsam spaltend durcheilt, um am andern Seeende mit unveränderten Kräften und Namen wieder auszutreten, um dem Ozean zuzustreben.)

“Quodque est impendio mirum, nec stagnum aquarum rapido transcursu movetur nec limosa subluvie tardatur properans flumen, et confusum misceri non potest corpus: quod, ni ita agi ipse doceret aspectus, nulla vi credebatur posse discerni.”

(Erstaunlich, daß weder der Fluß das Seewasser aufwühlt, noch daß er vom schlammigen Grund aufgehalten wird und sich diesen auch nicht vermischt, was nur glauben kann, wer es mit eigenen Augen gesehen hat.)

(Zitate: Ammianus Marcellinus – Res Gestae XV, 4, 1-5)

Le Rhin réunit tout

“Saint-Goar, 17 août.

Vous savez, je vous l’ai dit souvent, j’aime les fleuves. Les fleuves charrient les idées aussi bien que les marchandises. Tout a son rôle magnifique dans la création. Les fleuves, comme d’immenses clairons, chantent à l’océan la beauté de la terre, la culture des champs, la splendeur des villes et la gloire des hommes.

Et, je vous l’ai dit aussi, entre tous les fleuves, j’aime le Rhin. La première fois que j’ai vu le Rhin, c’était il y a un an, à Kehl, en passant le pont de bateaux. La nuit tombait, la voiture allait au pas. Je me souviens que j’éprouvai alors un certain respect en traversant le vieux fleuve…

…Ce soir-là… je contemplai longtemps ce fier et noble fleuve, violent, mais sans fureur, sauvage, mais majestueux. Il était enflé et magnifique au moment où je le traversais. Il essuyait aux bateaux du pont sa crinière fauve, sa barbe limoneuse, comme dit Boileau. Ses deux rives se perdaient dans le crépuscule. Son bruit était un rugissement puissant et paisible. Je lui trouvais quelque chose de la grande mer.

Oui, mon ami, c’est un noble fleuve, féodal, républicain, impérial, digne d’être à la fois français et allemand. Il y a toute l’histoire de l’Europe considérée sous ses deux grands aspects, dans ce fleuve des guerriers et des penseurs, dans cette vague superbe qui fait bondir la France, dans ce murmure profond qui fait rêver l’Allemagne.

Le Rhin réunit tout. Le Rhin est rapide comme le Rhône, large comme la Loire, encaissé comme la Meuse, tortueux comme la Seine, limpide et vert comme la Somme, historique comme le Tibre, royal comme le Danube, mystérieux comme le Nil, pailleté d’or comme un fleuve d’Amérique, couvert de fables et de fantômes comme un fleuve d’Asie.

Avant que l’histoire écrivait, avant que l’homme existait peut-être, où est le Rhin aujourd’hui fumait et flamboyait une double chaîne de volcans qui se sont éteints en laissant sur le sol deux tas de laves et de basaltes disposés parallèlement comme deux longues murailles. À la même époque, les cristallisations gigantesques qui sont les montagnes primitives s’achevaient, les alluvions énormes qui sont les montagnes secondaires se desséchaient, l’effrayant monceau que nous appelons aujourd’hui les Alpes se refroidissait lentement, les neiges s’y accumulaient; deux grands écoulements de ces neiges se répandirent sur la terre: l’un, l’écoulement du versant septentrional, traversa les plaines, rencontra la double tranchée des volcans éteints et s’en alla par là à l’Océan; l’autre, l’écoulement du versant occidental, tomba de montagne en montagne, côtoya cet autre bloc de volcans expirés que nous nommons l’Ardèche et se perdit dans la Méditerranée. Le premier de ces écoulements, c’est le Rhin; le second, c’est le Rhône…

…Le Rhin, dans les destinées de l’Europe, a une sorte de signification providentielle. C’est le grand fossé transversal qui sépare le Sud du Nord. La providence en a fait le fleuve-frontière; les forteresses en ont fait le fleuve-muraille. Le Rhin a vu la figure et a reflété l’ombre de presque tous les grands hommes de guerre qui, depuis trente siècles, ont labouré le vieux continent avec ce soc qu’on appelle pépée. César a traversé le Rhin en montant du midi; Attila a traversé le Rhin en descendant du septentrion. Clovis y a gagné sa bataille de Tolbiac. Charlemagne et Bonaparte y ont régné. L’empereur Frédéric-Barberousse, l’empereur Rodolphe de Hapsbourg et le palatin Frédéric Ier y ont été grands, victorieux et formidables. Gustave-Adolphe y a commandé ses armées du haut de la guérite de Caub. Louis XIV a vu le Rhin. Enguien et Condé l’ont passé. Hélas! Turenne aussi. Drusus y a sa pierre à Mayence comme Marceau à Coblenz et Hoche à Andernach. Pour l’œil du penseur qui voit vivre l’histoire, deux grands aigles planent perpétuellement sur le Rhin, l’aigle des légions romaines et l’aigle des régiments français.

…Ce noble Rhin que les Romains nommaient Rhenus superbus, tantôt porte les ponts de bateaux hérissés de lances, de pertuisanes ou de baïonnettes qui versent sur l’Allemagne les armées d’Italie, d’Espagne et de France, ou reversent sur l’ancien monde romain, toujours géographiquement adhérent, les anciennes hordes barbares, toujours les mêmes aussi; tantôt charrie pacifiquement les sapins de la Murg et de Saint-Gall, les porphyres et les serpentines de Bâle, la potasse de Bingen, le sel de Karlshall, les cuirs de Stromberg, le vif-argent de Lansberg, les vins de Johannisberg et de Bacharach, les ardoises de Caub, les saumons d’Oberwesel, les cerises de Salzig, le charbon de bois de Boppart, la vaisselle de fer blanc de Coblenz, la verrerie de la Moselle, les fers forgés de Bendorf, les tufs et les meules d’Andernach, les tôles de Neuwied, les eaux minérales d’Antoniustein, les draps et les poteries de Wallendar, les vins rouges de Taar, le cuivre et le plomb de Linz, la pierre de taille de Kœnigswinter, les laines et les soieries de Cologne; et il accomplit majestueusement à travers l’Europe, selon la volonté de Dieu, sa double fonction de fleuve de la paix, ayant sans interruption sur la double rangée de collines qui encaisse la plus notable partie de son cours, d’un côté des chênes, de l’autre des vignes, c’est-à-dire d’un côté le nord, de l’autre le midi; d’un côté la force, de l’autre la joie…”

(aus: Victor Hugo: Le Rhin, lettre XIV; Hugos Rheinbriefe sind komplett zu finden auf Google Books)

Arbon

Ostwind-Exkursion an den rheindurchströmten Bodensee. Die Bahntrasse gesäumt von Golfspielern und stochernden Störchen. Ab Buchs und ganz verstärkt ab St. Margrethen zu beobachten: rapide steigende Passagieranteile von Seniorinnen und dunkleren Hauttypen, eine typische Szene für die Afrikanische (anderen Quellen zufolge: Indische) Schweiz. Das Tagesticket verführt zu Pingpong-Reisen zwischen dem St. Gallischen und dem Thurgauischen: Arbon, Rorschach und Romanshorn heißen die Stationen. Alle drei Orte besitzen ihre Häfen und Seepromenaden. WELLEN WOLLEN WALLEN hat jemand drei wagnersch-wuchtige Witzworte aus dünnen Brettern am Arboner Ufer zusammengezimmert; das Holzgespreite liegt flach im Schwappwasser und ist kaum lesbar, aber Kunst. Etwa dreißig Meter vom Ufer entfernt steht ein Quader im See, der (”nur für Einzelpersonen!”) über ein Ziehleinenboot zu erreichen ist und als poetische Eremitage dienen soll, in der auch ein Nachtlager möglich sei:

eremit

Mehr solch öffentlicher Naherholungseinsiedeleien hier und dort und sonstwo überall am Rhein – und die aktuelle Dichterschwemme nähme womöglich tsunamisch-teuflische Ausmaße an. Ob in besagtem Eremitengehäuse gedichtet – oder doch außerhalb: eine lyrische Betrachtung von Maruen und J.A.Z., die das gesamte Wasserskulpturenensemble beschreibt, dem noch ein Eimerbrunnen mit amputierten Händen angehört, findet sich genau zu des Fotografen Füßen – man beachte das tiefsinnige Wortspiel mit Lancelot:

Lance l`eau

Au bout du quai
Et relié à la rive
A l`écart et à échelle humaine
Tendu vers un hypothétique départ
Et un retour certain
Espace aquatique clos

Juste une possibilitée d`écouter differemment
L`eau du lac jouant entre les planches
Celles du quai et celles du récipient
Seaux infirmes de leurs anses
Mains amputées de leurs poignets
Mais l`eau qui danse

Lance l`eau

***

Abseits zeitgenössischer Uferkunst besitzt Arbon eine Altstadt und sogar eine eigene Steinzeitkultur. Das Stadtwappen besteht aus einem stilisierten, nicht näher spezifizierbaren, aber glücklichen Laubbaum (arbor felix), in dessen Krone nicht näher spezifizierbare Vögel nisten, von denen einer senkrecht-kopfüber, also mit comichafter Waghalsigkeit in ein von zwei nicht näher spezifizierbaren prächtigen Fischen bevölkertes Gewässerhalbrund stürzt. Das Arboner Wappen flattert überall auf Fahnen über der Arboner Altstadt und macht deutlich mehr her als manches andere Stadtwappen. Die Arboner Kunsthalle sieht aus wie eine Remise und ist nur an seltenen Wochentagen für zwei Stunden geöffnet. Die Kunst im innerstädtischen, nicht direkt am Ufer gelegenen Raum besteht aus recht experimentellen Versen („Frau verbrüht / Waffen in / Polizei nimmt / der Xamax / Ex-Mann / mit Kabine“), deren typisch schweizerische Kargheit massig Interpretationsspiel läßt – oder aus herkömmlichen Preisungen des Herrn:

gott-hilft

Am Arboner Hafen sehen wir eine mondäne Dame in Kalbsschnitzel-Sandalen und lernen neue Wörter wie „Schlipf-Benützung“ und „Bilgenschwein“. Außerdem gibt es ein bisher völlig an uns vorbeigegangenes Verbot der großen Verbotsnation Schweiz zu entdecken:

verboten

Der Rhein für die gebildeten Stände (3)

Der Rhein durchfließt zuerst Graubündten, macht die Grenze zwischen dem vorarlbergischen Kreise und dem schweizer. Cantone St.-Gallen, scheidet dann, nachdem er den Bodensee verlassen hat, das Großherzogthum Baden und die Schweiz, von Basel an, wo er sich nördl. wendet, dasselbe Großherzogthum und die franz. Departements des Ober- und Niederrheins, sowie den Rheinkreis des Königreichs Baiern; durchströmt nun das Großherzogthum Hessen, das Herzogthum Nassau, die preuß. Provinz Rheinland und zuletzt die Niederlande. Die vornehmsten in denselben sich ergießenden Flüsse sind: die Aar, die Jll, die Kinzig, Murg, der Neckar, der Main, die Nahe, Lahn, Mosel, Erft, Ruhr und Lippe. Viele beträchtliche Städte liegen an seinen Ufern, so in der Schweiz und Deutschland: Konstanz, Schaffhausen, Basel, Alt-Breisach, Speier, Manheim, Worms, Mainz, Bingen, Koblenz, Neuwied, Bonn, Köln, Düsseldorf, Wesel und Emmerich. An Fischen ist der Rhein sehr reich. Man fängt darin Salmen, welche im Frühlinge im Hinaufsteigen aus der See Lachse, hernach aber, wenn sie sich gegen den Herbst wieder nach dem Meere zu wenden, Salmen genannt werden, Rheinstöre, Neunaugen, Hechte, Karpfen, oft zu 20 Pfund schwer u.s.w. An Federwildpret hält sich auf den unzähligen Rheininseln und dessen Ufern eine Menge verschiedener, oft seltener Gattungen auf. Auch führt der Rhein etwas Gold unter seinem Sande, welches theils aus dem Gebirge Helvetiens, theils aus dem des Schwarzwaldes kommt. Eine vorzügliche Wichtigkeit, besonders für das westl. Deutschland, hat der Rhein durch die Schiffahrt. (S. Rheinschiffahrt und Rheinhandel.) Er wird von Chur in Graubündten an befahren; unter Schaffhausen fängt die bequemere Schiffbarkeit des Stromes an; allein die größere Rheinschiffahrt mit schwer beladenen Schiffen beginnt erst bei Speier. Von Strasburg bis Mainz gehen Schiffe, die 2000—2500 Ctr. laden, von Mainz bis Köln Schiffe von 2500—4000 Ctr., und von Köln bis Holland Schiffe, welche 6000 —9000 Ctr. tragen. (S. Flöße.) Außer den Rheinfällen hält man für die Schiffahrt gefährlich: 1) Das Bingerloch, bei Bingen, sechs Stunden unterhalb Mainz. Hier nähern sich die Berge, welche den Rhein einschließen, von beiden Seiten so, daß man bis an das Flußbett hinein den ehemaligen Zusammenhang der gegenseitigen Felsen gewahr werden kann. Diese Felsenwand, die sich von einem Ufer zum andern erstreckte, wurde wahrscheinlich im Laufe von Jahrhunderten durch die Gewalt des Wassers oder durch eine Erdrevolution zum Theil zertrümmert und ließ nun dem Strom eine zwar freie, aber enge Bahn. Karl der Große ließ diese Öffnung erweitern, doch blieb sie noch immer so enge, daß nur ganz kleine Fahrzeuge die Fahrt machen konnten. Erst unter dem Kurfürsten Sigismund von Mainz wurde der Weg für größere Schiffe fahrbar und minder gefährlich. Die einzige Durchfahrt, welche man das Bingerloch nennt, war bis zum J. 1834, wo die preuß. Regierung durch Sprengen dieselbe erweitern ließ, nur 50 F. breit, und auch jetzt ist dieselbe bei niedrigem Wasser nicht ohne Gefahr zu passiren. Daselbst steht auch mitten im Wasser auf einem Felsen Hatto’s Thurm oder der Mäusethurm. (S. Hatto.) 2) Das wilde Gefährt bei Bacharach, wo der Strom im Thalwege mit fürchterlichem Gefälle des Wassers zwischen Felsen und Banken eine Art Trichter bildet. Dasselbe ist nur für die den Strom hinabfahrenden Schiffe gefährlich. 3) Die sogenannte Bank von St.-Goar, wo des Flusses Wellen an eine Gruppe theils sichtbarer, theils verborgener Klippen anprallen und einen Strudel bilden. 4) Der kleine und große Unkelstein bei dem Städtchen Unkel, eine Gruppe Basaltsäulen, die theils unter dem Wasser verborgen sind, theils hervorragen. Die größere Gruppe, der große Unkelstein genannt, ist unter der franz. Herrschaft hinweggeräumt worden, und auch die kleinen Gruppen können bei hohem Wasser von leeren Schiffen überfahren werden.

(aus: Allgemeine deutsche Real-Encyklopädie für die gebildeten Stände. Conversations-Lexikon, Band 9, F.A. Brockhaus Verlag, Leipzig 1836)

St. Gallen (3)

Das Antiquariat des Herrn Ribaux ist montags geschlossen, die von zahlreichen Schriftsteller-Zitaten über Tätigkeit und Bedeutung des Lesens verklebten Scheiben lassen verstellte Blicke auf enorme Bücherstapel zu. Das Gallusdenkmal am Gallusplatz ist verhüllt und nur ein Vorgriff auf weitere von Baugerüsten etc verborgene Heiligendarstellungen, das Wandern durch die Stadt ergibt, trotz Weltkulturerbestatus des Stifts, europäische Durchschnittswerte an Sehenswertem und Gleichgemachtem. Um den Aufenthalt auf den Punkt zu gallifizieren, geht es auf die Suche nach der Stelle, an der der Lokalheilige über einen Dornbusch gestolpert sein, dies als göttliches Zeichen aufgefaßt und per in situ-Einsiedelei gleichsam Kloster und Stadt gegründet haben soll: damit verbunden die Erwartung, einen Ausgangspunkt aller Ausgangspunkte zu erwischen, einen Urgrund, schlehenbewachsen vielleicht, sodaß sich eine Schlehbeere vom Ort des Geschehens mitnehmen ließe, und evtl einlegen, der weiteren Meditation über Entstehens- und Kultivierungsgeschichten zu dienen. Am Fuße der Steinach pendelt das Mühleggbähnli tobelauf und -ab, eine hauptsächlich durch eine Tunnelröhre führende Schienen-Drahtseilbahn. So sehr wurde diese Bahn von Rheinseins St. Gallen-Korrespondentin empfohlen, daß wir sämtliche starken Gallus-Hinweise vor ihrer Eingangstür übersahen und einfach nur die Fahrt anstrebten. Die Bahn überwindet klaglos einige Höhenmeter und spuckt ihre Insassen auf den Dreilinden-Höhenweg, der perfekte Blicke auf Stadt, Umland und Bodensee bietet: St. Gallen füllt der Länge nach ein Tal, viel Platz scheint da nicht übrig, verstreut zu zählen: sieben, acht Kirchen, die prägenden Bauten jedoch scheinen von oben: das Hochhaus des Kantonsspitals und der turmbestandene Komplex eines Einkaufszentrums. Das gesamte Talensemble wirkt wie planvollst zurechtgedengelte Matrix, dezentral und zentral ausgerichtet zugleich, ein ruhig atmendes Geflecht, sehr funktionslüstern, die Straßenachsen scheinen den Tag zu verschieben, da häuft er sich ein wenig an, dort entspannt er, niemals aber schlägt er über die Stränge: die klassische Mischung aus Raum, Zeit und Bedeutung, aufs Schweizerischste gezähmt.

St. Gallen (2)

st-gallen

Typische Straßenszene am St. Galler Raiffeisen-Platz. Aus rheinisch-blauen Himmeln gefallen starrt eine Taube verwirrt auf den rot-tartanierten Brunnengrund. Doch selbst der moderne, kunststoffüberzogene Boden ist in St. Gallen heilig: nur Augenblicke nach dieser Aufnahme wird sich die Verwirrung des symbolträchtigen Vogels in tiefe Andacht wandeln.

St. Gallen

Durchs St. Galler Rheintal auf St. Gallen zu: grün bepelzte Berge über klobigen Industriehallen, Spielzeuglandatmo, übersteuerte Farben, drehgeregelte Temperaturen. Bei Rorschach ins Schiebefenster kippend: der im nach allen Seiten ausflachenden Himmel gespiegelte Bodensee, spiegelverkehrt/mastunten kratzen leuchtweiße Segelboote an Sfärenböden. Der Zug dreht bei und kämpft sich durch Streuobstwiesen empor in einen Wald, aus dessen Kronen (Utopia? Japan?) jähe Hochhausetagen ragen. Bevor die heilige Stadt erreicht werden darf, geht es durch einen langen schwarzen Tunnel, von dem nicht klar ist, ob er wirklich fysisch existiert oder lediglich eine bewußtseinseigene Maßnahme vorstellt, welche vorwarnungslos den Reisenden überfällt, der sich auf die Suche nach nicht weniger als einer modernen Deutung des großen Gallus begibt. (Muffige Luft und das gleichgültige Verhalten der Mitreisenden weisen allerdings auf fysische Existenz.) St. Gallen selbst wartet dann auf mit Menschen (Einheimische? Touristen?), wie sie häufig (ob der Beeinflussung durchs Reisen?) in Bahnhofsnähe zu finden sind: Visagen/Fysiognomien, die wirken, als seien sie mehrfach extrem in die Länge gedehnt worden, um sie dann zurückschnalzen zu lassen: was beachtliche Gehweisen und Mimiken zeitigt. Wenige Gehmeter vom Bahnhof entfernt: wird der städtische Boden ansatzlos von tartanbahnartigem Kunststoff überzogen: was dem Kölner sein betoniertes Vostell-Auto, ist dem St. Galler sein tartanierter Pipilottirist-Porsche, mehr noch: ein ganzes kleines von rotem Polyurethan loungig grund-, tisch-, und sesselbezogenes, videoüberwachtes Bankenviertel tut sich auf, zwischen die Flachdächer sind Luftskulpturen gespannt, die an stark vergrößerte Insekteneier erinnern, die Brunnen sprühen Dampf, der eigene Schritt beginnt zu federn, marktwirtschaftliche Dynamik bemächtigt sich des Körpers, wer sind wir denn?: nichts als korrumpierbare Masse aus Fleisch und Blut, bestenfalls befähigt, in den Himmel (hier also von künstlicher Insektenbrut dominiert) zu blicken.

St. Galler Rheintal

Im St. Galler Rheintal, dem Chancental, das (laut fündig gewordener Köpfe) Chancen auf Leben und Arbeiten zu bieten als seine Kernaussage betrachtet. Das Tal wird dominiert von schlichten langgestreckten kastenförmigen Industriebauten, auch wohnliche Ecken existieren: begrenzt. Altersheime kennzeichnen dann deren Außenkoordinaten, flankiert von im lokalen Währungsklima behutsam heranwachsenden ALDI Suisse-Märkten, jeglicher Hektik bar. Eine Gegend für Köpfe, in denen sich Ideen in die Länge und die Höhe, aber weniger in die Breite ziehen müssen, um zu einer der Gegend (Anzeichen von Wohlstand, gerade so auszuhalten) abgerungenen Zähigkeit als Voraussetzung zur Entfaltung zu gelangen. Der taleigene Grundton, ein bereits mehrfach modernisierter Kammerton A, schwingt in freien Wellenbewegungen von der Autobahn in alle Richtungen und klettert alsbald die Höhenzüge empor. Ich befinde mich auf der Suche nach dem efemeren Melander, jenem (mittlerweile wohl legendär zu nennenden) Rheinfisch, der den Rhein (binnen seiner rund zweijährigen irdischen Existenz, welche vorderhand in eine – bisher kaum dokumentierte – evolutionäre Sackgasse führte) nie zu Gesicht bekam. Hier wurde er erschaffen und in Serie hergestellt. Doch die Melanderfabrik im Oberrieter Industriegebiet scheint wie vom Erdboden verschluckt. Stattdessen finden sich zu codierten Plänen ausgelegte, melander- und axolotlfarbene, von hauchdünnen Säcklein beschwerte Bodenfolien, unter denen (arglos) neue Ungeheuerlichkeiten zu brüten/keimen scheinen. Aus frühjahrsgrünen Bünten grüßt Wiesenschaumkraut. Manch von den Anwohnern am liebsten ignorierter Rheinzufluß kämpft sich durch den Boden seinem Ziel entgegen. Die meiste Natur scheint auf simpel-seichte Weise geebnet. Es herrscht ein Versuchsklima, kommt es mir vor, das gesamte St. Galler Rheintal liest sich leichthin/aus der herrschenden Luft gegriffen als experimentelle Biosfäre für ein weitgehend störungsfreies Ableisten von Lebenszeit in einer von der Weltöffentlichkeit nicht übertrieben beachteten Provinz, einem zufällig passenden Platz am Steiß der Schweiz, wo sich dann eben Elektroautos herstellen lassen und Monsterfische, wo die Banken nach emsigen Insekten benamst werden und Schlachtbetriebe „ProRind“, wodurch eine Ästhetik ensteht, die sich jener einer gängigen Schneekugel zuschreiben ließe, welche zugleich als lebenserhaltender Tropf all diejenigen versorgt, die sie mit ihrem Gestaltungswillen so maßgeblich speisen. Das klingt fürchterlich normal und ist es auch, in einem Übermaße, daß einen die Normalität hier anspringen will, kraft allen ihr innewohnenden Wahnsinns, der nichts weiter ist als der Wahnsinn des fallenden Kalenderblatts (darauf ein Sinnspruch, der in sich zerstiebt), das aus dem Augenwinkel verschwindet, während sich vor uns der Alltag aufbaut mit seinem Baseballschläger und uns antreibt zu unsern Verhaltensweisen, kaum getätigt, schon vergessen, falls überhaupt je ernsthaft registriert. (Der Fluß, der alles fortschwemmt, ist an dieser Stelle selbstverständlich ein Kanal.)

Melander

Beim Spaziergang durch Schaans hanglagiges Villenviertel: Max Frischs Haus existiert nurmehr als restgeisterfüllte Baulücke und im Gartenteich des saarländischen Öko-Putzmittelkönigs Hans Raab tummeln sich fette dunkle flossige Gestalten, die auf eine ungeheure Geschichte weisen, die jüngst zum Erliegen gekommene Fisch-Frankensteiniade in Oberriet im St. Galler Rheintal: dort nämlich wurde unter Raabs Regie der Melander erfunden, der „perfekte Fisch“, der „Fisch der Zukunft“, unzweifelhaft ein Fisch großer Attribute und Hightechtier, Resultat aus der Kreuzung (hierzu variieren die Meldungen: zweier/dreier afrikanischer/indischer, jedenfalls:) diverser Welsarten, ein nährstoffideales Geschöpf, das weder Bächlein, Fluß, Teich, See noch Ozean je kannte, stattdessen in industriellen, biologisch gereinigten Thermalwasserbecken heranwuchs, mastbeschleuniger-, medikamente- und chemiezusatzfrei mit Soja und Mais gefüttert bis zur Schlachtreife, um darauf, seiner einzigen Bestimmung gemäß, in „Melander Filet“, „Melander geräuchert“, „Melander Wienerli“, „Melander Weisse“, „Melander Brätling weiss“ und „Melander Schnitt-Paté, mild und pikant“ verarbeitet zu werden. Die Produktion sollte 2009 auf fünf Tonnen täglich hochgefahren werden, somit pro Woche die bisherige Fisch-Jahresproduktion der Ostschweiz übertreffen und insgesamt die schweizerische, hauptsächlich aus Forellen bestehende, exotisierendst verdoppeln. Wurde, kannte, wuchs und sollte: die Melander-Fischfabrik ist seit diesem Februar amtlich geschlossen, die Produktion eingestellt, „zwei Veterinäre des Kantons bestätigten (…) nach einer über einstündigen Kontrolle (…), dass sich in der Fischfarm keinerlei lebendige oder geschlachtete Fische mehr befinden“. Zur Schließung kam es nach einigem Rechtsstreit über das Tötungsverfahren, welcher ein multiples Presseecho mit typisch schweizerisch-deutschem Nachhallali und einen Herzinfarkt beim Melander-Schöpfer auslöste. Wo aber ist seither der Melander (ein kürzestes Kapitel der Evolution?) abgeblieben? Konnten ein paar Exemplare Richtung Rhein entfleuchen, ganz ähnlich Dr. Frankensteins galvanischem Sohn? Antennen sie dort herum, axolotln gar und/oder schaffen sich in neue Sagen ein? (Die Zeit wird’s weisen, die Zeit allein.)