Victor Hugo am Rheinfall in seinem Gehirn

Mon ami, que vous dire ? Je viens de voir cette chose inouïe. Je n’en suis qu’à quelques pas. J’en entends le bruit. Je vous écris sans savoir ce qui tombe de ma pensée. Les idées et les images s’y entassent pêle-mêle, s’y précipitent, s’y heurtent, s’y brisent, et s’en vont en fumée, en écume, en rumeur, en nuée. J’ai en moi comme un bouillonnement immense. Il me semble que j’ai la chute du Rhin dans le cerveau.

J’écris au hasard, comme cela vient. Vous comprendrez si vous pouvez.

On arrive à Laufen. C’est un château du treizième siècle, d’une fort belle masse et d’un fort beau style. Il y a à la porte deux guivres dorées, la gueule ouverte. Elles aboient. On dirait que ce sont elles qui font le bruit mystérieux qu’on entend.

On entre.

On est dans la cour du château. Ce n’est plus un château, c’est une ferme. Poules, oies, dindons, fumier ; charrette dans un coin ; une cuve à chaux. Une porte s’ouvre. La cascade apparaît.

Spectacle merveilleux !
Effroyable tumulte ! Voilà le premier effet. Puis on regarde. La cataracte découpe des golfes qu’emplissent de larges squames blanches. Comme dans les incendies, il y a de petits endroits paisibles au milieu de cette chose pleine d’épouvante ; des bosquets mêlés à l’écume ; de charmants ruisseaux dans les mousses ; des fontaines pour les bergers arcadiens de Poussin, ombragées de petits rameaux doucement agités. ― Et puis ces détails s’évanouissent, et l’impression de l’ensemble vous revient. Tempête éternelle. Neige vivante et furieuse.

Le flot est d’une transparence étrange. Des rochers noirs dessinent des visages sinistres sous l’eau. Ils paraissent toucher la surface et sont à dix pieds de profondeur. Au-dessous des deux principaux vomitoires de la chute, deux grandes gerbes d’écume s’épanouissent sur le fleuve et s’y dispersent en nuages verts. De l’autre côté du Rhin, j’apercevais un groupe de maisonnettes tranquilles, où les ménagères allaient et venaient.

Pendant que j’observais, mon guide me parlait. ― Le lac de Constance a gelé dans l’hiver de 1829 à 1830. Il n’avait pas gelé depuis cent quatre ans. On y passait en voiture. De pauvres gens sont morts de froid à Schaffhouse. ―

Je suis descendu un peu plus bas, vers le gouffre. Le ciel était gris et voilé. La cascade fait un rugissement de tigre. Bruit effrayant, rapidité terrible. Poussière d’eau, tout à la fois fumée et pluie. À travers cette brume on voit la cataracte dans tout son développement. Cinq gros rochers la coupent en cinq nappes d’aspects divers et de grandeurs différentes. On croit voir les cinq piles rongées d’un pont de titans. L’hiver, les glaces font des arches bleues sur ces culées noires.

Le plus rapproché de ces rochers est d’une forme étrange ; il semble voir sortir de l’eau pleine de rage la tête hideuse et impassible d’une idole hindoue, à trompe d’éléphant. Des arbres et des broussailles qui s’entremêlent à son sommet lui font des cheveux hérissés et horribles.

A l’endroit le plus épouvantable de la chute, un grand rocher disparaît et reparaît sous l’écume comme le crâne d’un géant englouti, battu depuis six mille ans de cette douche effroyable.

Le guide continue son monologue. ― La chute du Rhin est à une lieue de Schaffhouse. La masse du fleuve tout entière tombe là d’une hauteur de « septante pieds ». ―

L’âpre sentier qui descend du château de Laufen à l’abîme traverse un jardin. Au moment où je passais, assourdi par la formidable cataracte, un enfant, habitué à faire ménage avec cette merveille du monde, jouait parmi des fleurs et mettait en chantant ses petits doigts dans des gueules-de-loup roses.

Ce sentier a des stations variées, où l’on paie un peu de temps en temps. La pauvre cataracte ne saurait travailler pour rien. Voyez la peine qu’elle se donne. Il faut bien qu’avec toute cette écume qu’elle jette aux arbres, aux rochers, aux fleuves, aux nuages, elle jette aussi un peu quelques gros sous dans la poche de quelqu’un. C’est bien le moins.

Je suis parvenu par ce sentier jusqu’à une façon de balcon branlant pratiqué tout au fond, sur le gouffre et dans le gouffre.

Là, tout vous remue à la fois. On est ébloui, étourdi, bouleversé, terrifié, charmé. On s’appuie à une barrière de bois qui tremble. Des arbres jaunis, ― c’est l’automne, ― des sorbiers rouges entourent un petit pavillon dans le style du café turc, d’où l’on observe l’horreur de la chose. Les femmes se couvrent d’un collet de toile cirée (un franc par personne). On est enveloppé d’une effroyable averse tonnante.

De jolis petits colimaçons jaunes se promènent voluptueusement sous cette rosée sur le bord du balcon. Le rocher qui surplombe au-dessus du balcon pleure goutte à goutte dans la cascade. Sur la roche qui est au milieu de la cataracte, se dresse un chevalier troubadour en bois peint appuyé sur un bouclier rouge à croix blanche. Un homme a dû risquer sa vie pour aller planter ce décor de l’Ambigu au milieu de la grande et éternelle poésie de Jéhovah.

Les deux géants qui redressent la tête, je veux dire les deux plus grands rochers, semblent se parler. Ce tonnerre est leur voix. Au-dessus d’une épouvantable croupe d’écume, on aperçoit une maisonnette paisible avec son petit verger. On dirait que cette affreuse hydre est condamnée à porter éternellement sur son dos cette douce et heureuse cabane.

Je suis allé jusqu’à l’extrémité du balcon ; je me suis adossé au rocher.

L’aspect devient encore plus terrible. C’est un écroulement effrayant. Le gouffre hideux et splendide jette avec rage une pluie de perles au visage de ceux qui osent le regarder de si près. C’est admirable. Les quatre grands gonflements de la cataracte tombent, remontent et redescendent sans cesse. On croit voir tourner devant soi les quatre roues fulgurantes du char de la tempête.

Le pont de bois était inondé. Les planches glissaient. Des feuilles mortes frissonnaient sous mes pieds. Dans une anfractuosité du roc, j’ai remarqué une petite touffe d’herbe desséchée. Desséchée sous la cataracte de Schaffhouse ! Dans ce déluge, une goutte d’eau lui a manqué. Il y a des cœurs qui ressemblent à cette touffe d’herbe. Au milieu du tourbillon des prospérités humaines, ils se dessèchent. Hélas ! C’est qu’il leur a manqué cette goutte d’eau qui ne sort pas de la terre, mais qui tombe du ciel, l’amour !

Dans le pavillon turc, lequel a des vitraux de couleur, et quels vitraux ! Il y a un livre où les visiteurs sont priés d’inscrire leurs noms. Je l’ai feuilleté. J’y ai remarqué cette signature : Henri, avec ce paraphe : (hier im Original die Abbildung eines einfachen verschnörkelten handgezeichneten, vielleicht lateinischen, vielleicht auch griechischen Buchstabens; Anm. rheinsein) Est-ce un V ?

Combien de temps suis-je resté là, abîmé dans ce grand spectacle ? Je ne saurais vous le dire. Pendant cette contemplation, les heures passeraient dans l’esprit comme les ondes dans le gouffre, sans laisser trace ni souvenir.

Cependant on est venu m’avertir que le jour baissait. Je suis remonté au château, et de là je suis descendu sur la grève d’où l’on passe le Rhin pour gagner la rive droite. Cette grève est au bas de la chute, et l’on traverse le fleuve à quelques brasses de la cataracte. On s’aventure pour ce trajet dans un petit batelet charmant, léger, exquis, ajusté comme une pirogue de sauvage, construit d’un bois souple comme de la peau de requin, solide, élastique, fibreux, touchant les rochers à chaque instant et s’y écorchant à peine, manœuvré comme tous les canots du Rhin et de la Meuse, avec un crochet et un aviron en forme de pelle. Rien n’est plus étrange que de sentir dans cette coquille les profondes et orageuses secousses de l’eau.

Pendant que la barque s’éloignait du bord, je regardais au-dessus de ma tête les créneaux couverts de tuiles et les pignons taillés du château qui dominent le précipice. Des filets de pêcheurs séchaient sur les cailloux au bord du fleuve. On pêche donc dans ce tourbillon ? Oui, sans doute. Comme les poissons ne peuvent franchir la cataracte, on prend là beaucoup de saumons. D’ailleurs dans quel tourbillon l’homme ne pêche-t-il pas ?

Maintenant je voudrais résumer toutes ces sensations si vives et presque poignantes. Première impression : on ne sait que dire, on est écrasé comme par tous les grands poèmes. Puis l’ensemble se débrouille. Les beautés se dégagent de la nuée. Somme toute, c’est grand, sombre, terrible, hideux, magnifique, inexprimable.

De l’autre côté du Rhin, cela fait tourner des moulins.

Sur une rive, le château ; sur l’autre, le village, qui s’appelle Neuhausen.

Tout en nous laissant aller au balancement de la barque, j’admirais la superbe couleur de cette eau. On croit nager dans de la serpentine liquide.

Chose remarquable, chacun des deux grands fleuves des Alpes, en quittant les montagnes, a la couleur de la mer où il va. Le Rhône, en débouchant du lac de Genève, est bleu comme la Méditerranée ; le Rhin, en sortant du lac de Constance, est vert comme l’océan.

Malheureusement le ciel était couvert. Je ne puis donc pas dire que j’aie vu la chute de Laufen dans toute sa splendeur. Rien n’est riche et merveilleux comme cette pluie de perles dont je vous ai déjà parlé, et que la cataracte répand au loin ; cela doit être pourtant plus admirable encore lorsque le soleil change ces perles en diamants et que l’arc-en-ciel plonge dans l’écume éblouissante son cou d’émeraude, comme un oiseau divin qui vient boire à l’abîme.

De l’autre bord du Rhin, d’où je vous écris en ce moment, la cataracte apparaît dans son entier, divisée en cinq parties bien distinctes qui ont chacune leur physionomie à part et forment une espèce de crescendo. La première, c’est un dégorgement de moulins ; la seconde, presque symétriquement composée par le travail du flot et du temps, c’est une fontaine de Versailles ; la troisième, c’est une cascade ; la quatrième est une avalanche ; la cinquième est le chaos.

Un dernier mot, et je ferme cette lettre. À quelques pas de la chute, on exploite la roche calcaire, qui est fort belle. Du milieu d’une des carrières qui sont là, un galérien, rayé de gris et de noir, la pioche à la main, la double chaîne au pied, regardait la cataracte. Le hasard semble se complaire parfois à confronter dans des antithèses, tantôt mélancoliques, tantôt effrayantes, l’œuvre de la nature et l’œuvre de la société.

(aus Victor Hugo: Le Rhin, Lettres à un ami, 1842)

Hirnrinde

Von einer himmlischen Höhe gesehen, müßte diese Alpenwelt mit ihren Tälern und ihren keulenförmigen steinernen Lappen wie die Rinde einer Hirnmasse erscheinen. Was würde dann noch zu erkennen sein von den Hecken, Landstraßen und Viehweiden in dem gleichförmigen Bewuchs ihrer Tiefe? Man würde aber an diesem Punkte hier, wo die beiden kleinen Flüsse kampflustig aufeinanderprallen, das Ende zweier langgestreckter Furchen erkennen, die von weither einander zustreben, um sich nun in einer einzigen größeren Talbreite fortzusetzen. Auf den Treppen der Bergwände stehen die Tannen, die kurzgefaßten Wiesen, auf einem samtgrünen Hügel der unscheinbare Obelisk des Kirchturms, der in entfernte Schluchten hinüberblickt. Dem Wanderer sind die Horizonte verkürzt. Die spitzen Glockentürme und die Reste hochgelegener Burgen sind in diesen Tälern wie Periskope, die das ewige Recht des Auges wahren.
Eine Landstraße rankt sich vom Bahnhof über die eiserne Brücke des Tales zu den breiten Höfen des Fleckens Reichenau hinüber, sie führt auf einer zweiten schräg gestellten Brücke über den kiesbelegten Abgrund und verzweigt sich durch Felder und waldnahe Reviere den halbversteckten Ortschaften zu. Und von der Bastei des wohlgepflegten Gartens auf dem Felsenvorsprung, auf dessen Wipfelgewölb das Dachtürmchen eines weißen Schlosses nach allen Seiten um sich blickt, sieht der Wanderer die beiden Wasserflüsse, kalkgefärbt, sonneglänzend, von einem sanften grünlichen Pastellgrau an den beschatteten Stellen. Ihr helles Rauschen, wie auf Dur gestimmt, hebt sich aus jenem kurzen, brausenden Wirbel, dessen Schollen geglättet weiterjagen. Das ist der Rhein, der hier aus seinen beiden fernen Quellen zusammenfließt, aus Gletscherwassern, von kalten Schneefeldern herabgeschmolzen, in funkelnden Wasserstürzen geläutert und im Anprall ausgehöhlter Felsenwände mit Sand, Geröll und Steinpulver gesättigt. Er flutet schwer und gläsern gegen den Fels, von dem der zierliche Pavillon aus den benetzten Gebüschen herabsieht; sein gegenüberliegendes Ufer ist eine kleine, vom Flugsand gebildete Dünenlandschaft, von strömungsloser, glasreiner Flut gestreichelt. Schon haben alle die Gewässer, die aus versteckten Tälern kamen, um dies stolze Rinnsal anzufüllen, den Namen des Rheins getragen. Rhein, Rhone und Reuß, die wie ein Stern von langen Silberadern dem gewaltigen Felsenleib des Gotthard entstrahlen, mit ihren Wurzeln zusammengebunden, doch nach drei Weltseiten entfliehend, tragen das Urwort ihres Namens durch alle Sprachen Europas und bewahren wie im romanischen und germanischen Klang so auch im halbvergessenen keltischen und griechischen den geheimnisvollen Sinn. Auf dem Felsenvorsprung hier, den der erste und schönste Garten des Rheintales mit seinen Rosenbeeten, seinen Felsenspalieren, seinen Papyruswäldchen, seinen Blutbuchen, bläulichen Kiefern und uralten Waldresten deckt, stand in der Vorzeit ein römisches Steinbild. Es war von den Fremden errichtet, die dem größeren Strom in Köln die Münze mit der Inschrift Deus Rhenus schlugen. Das weitgereiste und überschauende Volk der Römer sah den Rhein neben Nil und Tiber als einen der drei großen Naturkräfte, die zu Stützen seiner Machtbereiche geworden waren, und stellte die liegende Gestalt des Flußgottes mit dem umgestürzten Krug auf dem Kapitol zur Schau.
Im Hofe des bürgerlichen Schlosses ist der Knecht beschäftigt, einen Reitsattel zu putzen; in dem stattlichen Wirtshaus zum Adler an der Seite des Schloßgartens sitzen Bauern beim Wein; vor dem Dorfe begegnet mir ein Heuwagen mit falben Rindern, von schwarzhaarigen Männern von römischem Aussehen geführt; ein paar Kinder grüßen den Fremdling mit gelassener Freundlichkeit; im abendlichen Schatten der Bäume gehen zwei Engländerinnen. Das kleine Blockhaus des Bahnhofs steht ein wenig über der Landstraße, auf der jahrhundertelang die Karawanen mit Kaufmannsgütern, Schriftstücken und Waffen beladen von Italien nach Deutschland, von Deutschland nach Italien zogen; die beiden Täler des Rheins waren hoch und drohend, beide verdienten es, Via Mala zu heißen. In ihrer schmalen Tiefe eilen jetzt die Züge mit der Gabel am Draht, schwere Maschinenwagen, lackglänzend. Das Blockhaus, in der beginnenden Nacht, ist mit gelber Lichtfarbe angefüllt, an den Wänden die Fahrplantafeln und die Plakatbilder schwedischer Schneegebirge und Wasserfälle. Das kleine Haus ist heute nichts weiter als einer der Stützpunkte in der nüchternen und exakten Gastlichkeit der modernen Touristik. Aber diese Landschaft umfaßt in ihrer ungeheuren steilen Gedrängtheit den Süden wie den Norden, wie sie von jeher die Menschen von Süden und Norden an sich zog. Im uralten Wechsel von Tag und Nacht ist jetzt die kurze, schweigende Dämmerstunde. Noch weilt am Himmel die klare Tagesbläue, die Talwände versinken im Schwarz. Plötzlich erhebt sich das Geläute einer Dorfkirche irgendwo mit gleichmäßig tönendem Hämmern, um einsam und zögernd zu verstummen. Aus einer schwarzen Talkulisse schießt der Zug in das aufstrahlende Geleise, dessen Wegzeichen glühenden Pfeilspitzen ähnlich sind. Der Zug eilt durch die frische Heuluft einer nebelhaften Ebene der alten Stadt entgegen. Wie ein Sternbild elektrischer Lichtpunkte zeichnet die Stadt Chur in die Dunkelheit der Bergwände den Umriß der alten Schuttmoräne, auf die sie hingebaut ist.

(Alfons Paquet: Der Rhein, eine Reise, Frankfurt/Main 1923)

Le Styx des Alpes

À ma gauche coule le Rhin ; au delà c’est le canton des Grisons ; je suis entré dans celui de Saint-Gall. On a cru reconnaître que le Rhin n’a pas toujours suivi le cours actuel : les terrains d’ alluvion du pays de Wallenstadt, et en général de la vallée de la Limmat, tendent à démontrer que, il y a une vingtaine de siècles, le fleuve se jetait dans le lac de Wallenstadt, couloit ensuite dans celui de Zurich, et finalement se confondait avec l’Aar, à partir de Brugg (Suisse). Le silence des Romains à l’endroit de la cataracte de Schaffhouse est très significatif à cet égard. Suivant des sérieuses observations hydrographiques, le Rhin se serait donc frayé peu à peu un passage à travers les rochers pour prendre une direction nouvelle vers le nord. Ce serait un de ces caprices qu’il s’est déjà permis ailleurs : du temps de Philippe-Auguste, la ville de Vieux-Brisach, batie sur de haute rochers, était alsacienne ; mais le Rhin, changeant de cours au moment d’une grande inondation, rejeta la ville sur la rive droite, et depuis lors elle est badoise.
En roman le mot “Rhin” signifie eau courante : ne faudrait-il pas trouver l’origine de ce nom propre dans le verbe grec (…), qui signifie couler, et rapprocher de cette étymologie les mots Rhône et Rha (l’ancien nom du Volga)?
Le pays où je suis est vaste et large ; il est dominé par les montagnes du canton de Glaris.
À Ragatz je descendis avec mon compagnon. Il me suffira de dire que cinquant mille personnes visitent anuellement Ragatz et la Tamina, pour donner une idée de l’animation qui règne en cet endroit. Nous entendons les couchers de toute livrée nous crier: “Hôtel Ragatz, hôtel Quellenhof (hôtel des sources), hôtel Rosengarten (jardin des roses), hôtel Freieck, hôtel Schweizerhof, hôtel Tamina, etc.” Reste à savoir si les notes de consommation sont aussi poétiques que les noms des hôtels.
Nous nous dirigeons aussitôt vers le joli bourg de Ragatz (1 900 habitants) : nous approchons de l’un des passages les plus fameux et les plus terribles des Alpes. Ce n’est point de la gorge de la sauvage Tamina, un affluent du Rhin, soit dangereuse pour le touriste ; mais, par le fait même qu’il n’a point à se soucier de sa conservation, il peut mieux sonder de l’oeil le gouffre, et jouir en frissonnant d’un site peut-être sans pareil.
Déjà nous avons dépassé Ragatz ; déjà la vallée se resserre, et les rochers font place à la nature cultivée. Ça et la une petite voiture marche au pas sur la route ; mais la plupart des touristes préfèrent s’enfoncer à pied dans l’étroit passage.
Les rochers cependant se resserrent ; la portion de ciel dont on jouit devient plus étroite ; seule la nature brute et morte accompagne le voyageur vers les autres profonds. La vallée n’est plus que le cours torrentueux et effrayant de la Tamina.
La route serpente le long de la rive gauche ; à mes pieds se précipitent les caux, dont je ne suis séparé que par un talus cacarpé et toujours vertigineux ; à droite je remarque quelques traînées de maigre végétation sur un sol escarpé, halayé par chaque pluie d’orage ; mais enfin les rochers perpendieulaires font aussi leur apparition de ce côté, et occuperont désormais sans partage les deux rives du torrent. Il nous arrive donc souvent de voir les blocs énormes suspendus au-dessus de nos têtes, tandis que les eaux mugissantes exécutent leur valse éternelle sous nos pieds. La lumière devient plus rare ; le rayon de soleil, même en plein midi, est un luxe ; quelques mousses, quelques herbes souffreteuses poussent encore à des rares intervalles sur les parois humides, hautes de deux cent cinquante à trois cent mètres.
Continuons à suivre cet effroyable ravin dont l’embouchure se trouve à Ragatz, à environ quinze lieues du lac de Constance. Le chemin, encore accessible aux voitures, s’enfonce complètement dans le roc vif, comme s’il voulait fuir les abîmes inévitables. Maint touriste ne voit qu’avec terreur le fond où se précipitent les eaux, sur un lit formé de cailloux noirâtres, complètement différent des parois calcaires, veinées de quartz, qui forment le gouffre. Lorsque le torrent tombe perpendiculairement, l’écume jaillit jusqu’aux pieds du passant. La route est étroite ; si donc deux voiture s’y rencontrent, il faut que l#une d’elles approche de l’abîme, et que l’autre frise les rochers pendants ; ceux-ci se touchent, est c’est un moment d’émotion à subir. Je conseille à tout voyageur de ne passer qu’à pied en de tels lieux.

(F. A. Robischung, Un touriste alpin à travers la forêt de Bregenz et la Via Mala (1881))

Petrarca über Köln, den Rhein und die Rhône

Franciscus Petrarca Iohanni Columnae Cardinali salutem plurimam dicit

Aquis digressum, sed prius, unde ortum oppidi nomen putant, aquis Baiano more tepentibus ablutum, excepit Agrippina Colonia, quae ad sinistrum Rheni latus sita est: locus et situ et flumine clarus et populo. mirum in terra barbarica quanta civilitas, quae urbis species, quae virorum gravitas, quae munditiae matronarum! forte Iohannis Baptistae vigilia erat, dum illuc applicui: et iam ad occidentem sol vergebat. confestim amicorum monitu (nam et ibi amicos prius mihi fama pepererat, quam meritum) ab hospitio traducor ad fluvium, insigne spectaculum visurus. nec fallebar: omnis enim ripa praeclaro et ingenti mulierum agmine tegebatur. obstupui. Dii boni! quae forma! quae facies! quis habitus! amare potuisset quisquis eo non praeoccupatum animum attulisset. in loco paulo altiore constiteram, unde in ea, quae gerebantur, intenderem. incredibilis sine offensione concursus erat: vicissimque alacres, pars herbis odoriferis incinctae, reductisque post cubitum manicis, candidas in gurgite manus ac bracchia lavabant, nescio quid blandum peregrino murmure colloquentes. vix nunquam clarius intellexi quod Ciceroni (Cic., Tusc. V, 116) placet, et veteri proverbio dici solet: inter linguas incognitas omnes propemodum surdos ac mutos esse. unum mihi solatium gratissimorum interpretum non deerat. nam et hoc inter cuncta mirabere, coelum illud spiritus Pierios alere. itaque dum miratur Iuvenalis (Iuv., sat. 15, 111), quod “Gallia causidicos docuit facunda Britannos”, miretur itidem ”docta quod argutos aluit Germania vates”. at, ne me auctore fallaris, scito ibi nullum Maronem esse, Nasones plurimos; ut dicas verum fuisse praesagium, quod in fine libri Metamorphoseos multum vel posteritatis gratiae vel ingenia suo fidens ponit. siquidem qua Romana potentia, seu verius, qua Romanum nomen domito orbe se porrigit, plausibiliter nunc faventis populi ore perlegitur. his ego comitibus ubi quid audiendum, seu respondendum incidit, pro lingua et pro auribus usus sum. unum igitur ex eo numero admirans. et ignarus rerum percontatus Vergiliano (Verg., Aen. VI, 318 sq.) illo versiculo: ”quid vult concursus ad amnem, quidve petunt animae?” responsum accepi: pervetustum gentis ritum esse, vulgo persuasum praesertim femineo. omnem totius anni calamitatem imminentem fluviali illius diei ablutione purgari et deinceps laetiora succedere. itaque lustrationem esse annuam inexhausto semper studio cultam colendamque. ad haec ego subridens: “o nimium felices”, inquam, “Rheni accolae, quorum ille miserias purgat: nostras quidem nec Padus umquam valuit purgare nec Tibris. vos vestra mala Britannis, Rheno vectore, transmittitis; nos nostra libenter Afris atque Illyricis mitteremus. sed nobis (ut intelligi datur) pigriora sunt flumina”. commoto risu, sero tandem inde discessimus. proximis aliquot diebus a mane ad vesperam civitatem iisdem ducibus circumivi: haud iniucundum exercitium, non tam ob id, quod ante oculos erat, quam recordatione nostrorum maiorum, qui tam procul a patria monumenta Romanae virtutis tam illustria reliquissent. in primis autem occurrebat Marcus Agrippa coloniae illius auctor, qui licet multa domi, multa foris praeclara construxerit, illam tamen ex omnibus dignam censuit. cui suum nomen imponeret, aedificator ac bellator egregius, dignusque habitus, quem Augustus in generum ex toto orbe deligeret, qualiscumque filiae virum, sed dilectae, sed unicae, sed augustae. vidi tot simul trunca millia sacrarum virginum, et terram generosis dicatam reliquiis, ac degenerum (ut aiunt) cadaverum expultricem. vidi Capitolium, effigiem nostri; nisi quod pro senatu, illic pacis ac belli consilia agitante, hic formosi iuvenes ac puellae mixtim nocturnas laudes Deo concinunt aeterna concordia: ibi rotarum et armorum strepitus ac gemitus captivorum; hic quies et gaudium et iocantium voces; denique illuc bellicus, huc pacificus triumphator ingreditur.

vidi templum urbe media pulcherrimum quamvis inexpletum, quod haud immerito summum vocant. magorum ibi regum corpora ab ortu ad occasum tribus saltibus transvecta, quos aethereum quondam regem ad praesepia vagientem cum muneribus venerates legimus, venerabundus aspexi. parumper hic, pater optime, et pudoris mei metas excessisse videor et plura collegisse, quam necesse erat.

utrumque fateor; sed mihi nil tam necesse est, quam ut imperio tuo paream. inter multa sane, quae abeunti iusseras, hoc fuit extremum: ut de terris, ad quas ibam, et de singulis, quae vidissem audivissemque, perinde te certiorem scripto facerem ac verbo solito, nec calamo parcerem, nec brevitati vel ornatui studerem, neve floridiora decerperem, sed cuncta complecterer. denique Tulliano (Cic., ad Att. I, 12, 4) verbo usus “scribe”, dixisti, “quidquid in buccam venerit!” promisi me facturum; promissum crebris ex itinere litterulis implesse videor. si iussisses loqui de altioribus, temptassem. nunc epistolae officium reor, non ut scribentem nobilitet, sed ut certificet legentem. quodsi omnino videri volumus, ostendamus nos in libris, in epistolis colloquamur.

procedo. ad II. Kalendas Iulias Colonia discessi tanto sole ac pulvere, ut saepe “Alpinas nives ac frigora Rheni” a Vergilio (Verg., Bucol. 10, 47) requirerem. inde Arduennam silvam, scriptorum testimonio pridem mihi cognitam, sed visu atram atque horrificam, transivi solus, et (quod magis admireris) belli tempore. sed incautos, ut aiunt, Deus adiuvat. ac ne longum iter vix equo peractum calamo remetiar, multis ego regionibus ambitis, hodierno die Lugdunum perveni. nobilis et ipsa Romanorum colonia est paululumque vetustior Agrippina. duo hic noti amnes in nostrum mare currentes, Rhodanus Ararisque conveniunt: Sonnam incolae appellant. sed de his nihil amplius: iuncti enim ad te properant, alter cogenti, alter coacto similis, et Avenionem, ubi te nunc ac genus humanum Romanus Pontifex detinet, permixtis vadis abluunt. huc ego cum mane pervenissem, et intranti forte familiaris hic tuus occurrisset, mille eum quaestiunculis (ut mos est peregre redeuntium) aggredior.

ille autem nihil ad reliqua: sed praeclarissimum fratrem tuum, ad quem maxime properabam, sine me Romam petiisse narravit. quo audito. quaerendi veniendique ardor repente deferbuit. hic igitur expectare in animo est. donec et aestas ipsa deferveat. quam hucusque non senseram, et me vegetiorem quies faciat, qui me fessum esse hoc ipso primum loquente perpendi. nulla quidem fatigatio maior quam animi est; quod si reliqui itineris taedium subierit, Rhodanus mihi pro vehiculo erit. interim, ut noris, ubi sum, haec tibi festinante nuntio transcurrere (sic) non piguit. de fratre item tuo, duce olim, nunc (da dolori veniam) desertore meo. nusquam alibi quam apud ipsum conqueri visum est. quam querelam ut sibi quam primum mitti iubeas, oratus facito. et vale nostri memor.

Lugduni, V. Idus Augusti.

Fließtheorie

(…) Die Verhältnisse, welche zu berücksichtigen sind, wenn ein Hauptfluß ansehnliche Nebenflüsse empfängt, verdienen ebenfalls Beachtung. Wiebeking hat auch hierüber lehrreiche Bemerkungen mitgetheilt. Der Winkel, unter welchem die Ströme einander treffen, hat einen bedeütenden Einfluß auf den Stand und die Geschwindigkeit beider, und besonders des letztern. Soll die Vereinigung so von Statten gehen, daß daraus für beide keine Beschränkung oder Hemmung entsteht, so muß dieser Winkel, wie sich aus den Gesetzen der Hydrodynamik ergiebt, ein möglichst spitzer sein; denn in diesem Falle zieht der große Strom den kleinen an sich, ohne Unregelmäßigkeiten zu veranlassen, und vermischt sein Material mit dem seinigen. Ist aber der Winkel, unter dem sie sich treffen, ein rechter, oder gar stumpf, so wirft der Hauptstrom den Nebenstrom von sich, und der letztere wird zurückgestaut und kann nur langsam abfließen. Dieses Verhältniß steigert sich, wenn der Hauptstrom anschwillt und mächtiger wird; dann kann er wol den Nebenstrom weit hinauf zum Austreten bringen. So zeigt Wiebeking, daß der Rhein früher den Main bei hohem Stande drei Stunden oberhalb seiner Mündung über das Ufer zu treten nöthigte, ein Übel, welches auch noch gegenwärtig vorkommt, und dem man nur durch Erhöhung der Deiche steüern kann, da der Main seine alte spitzwinklige Mündung bei Cassel (Mainz gegenüber) noch nicht wieder erhalten hat. So sah auch Saussure einst die Wasser der Arve bei einem Anschwellen des Rhone rückwärts fließen. Ein großer Übelstand waltet in diesen Fällen ob: da nämlich die Kraft der Nebenflüsse plötzlich gebrochen wird, so lassen diese ihr Material schnell fallen und verursachen eine Versandung der Mündungen und des Hauptflusses. Wiebeking erlaütert dieses durch Beispiele und rügt sehr kräftig den Unverstand, welcher bei vielen Anlagen der künstlichen Leitung der Flußmündungen, namentlich am Rhein, begangen worden, wo man die Nebenflüsse zu einem Kampf mit dem Hauptfluß gezwungen hat, da doch die Gewalten beider so ungleich sind.
Es giebt indeß noch eine andere sehr verbreitete Ansicht über das Verhalten der Vereinigung zweier Flüsse, wovon wir noch etwas hinzufügen müssen. Man hat nämlich oft gesagt, daß, wenn ein Hauptstrom einen bedeütenderen Nebenfluß empfängt, seine Breite unterhalb dieser Vereinigung sich nicht merklich vermehrt und wenigstens wol selten in dem Verhältniß der beiden Durchmesser der Ströme, da sie noch getrennt waren. Bossut will dies dadurch erklären, daß nach der Vereinigung die Geschwindigkeit sich im Verhältniß der Wassermasse vermehre, und also kein weiteres Bette erforderlich sei; nicht genug hieran, hat man behauptet, daß die Hauptflüsse sich nicht erhöhen, wenn die Nebenflüsse selbst beträchtlich anschwellen, indem immer die Geschwindigkeit der vermehrten Wassermenge proportional sei. So soll u. a. der Main den Rhein nicht anschwellen, und eben so der Rhein umgekehrt nicht schmäler werden, wo er sich in die Waal und den Rhein scheidet, ja es ist hierauf sogar ein sonderbarer Vorschlag gegründet worden, wie die versandeten Flüsse Hollands zu reinigen sein würden. Wiebeking hat hierauf geantwortet, daß, wenn diese Ansicht richtig wäre, gar keine Überschwemmungen eintreten könnten, weil dann immer die vermehrte Geschwindigkeit des Flusses hinreichen würde, die vergrößerte Wassermenge abzuführen. Er fügt zugleich hinzu, daß, wenn auch in vielen einzelnen Fällen ausgezeichnete Abweichungen von der Regel vorkommen, es doch noch viel zu sehr an Beobachtungen fehle, um hierüber von irgend einem Strome etwas Vollständiges anführen zu können; so fließen z. B. alle Flüsse Baierns, der Inn, die Jser, der Lech u. s. w. bedeutend schneller als die Donau, in welche sie münden; und so weit Wiebekings Erfahrungen reichen, ist fast immer die Geschwindigkeit des Hauptflusses geringer, als die seiner Nebenflüsse, sobald beide niedrig stehen; erhöht sich aber einer von beiden, so ändert sich dieses Verhältniß. Bei niedrigem Wasserstande ist z. B. die Geschwindigkeit des Rheines geringer, als die der Sieg; schwillt dagegen der Rhein durch die Mosel und Ahr an, so tritt der umgekehrte Fall ein. Dabei ist es nicht zu übersehen, daß, wenn dieses Verhältnis; in aller Strenge begründet wäre, die Geschwindigkeit der Ströme endlich doch gegen ihre Mündungen am größten sein müßte, was aber, wie wir oben schon gesehen haben, nicht der Fall ist, so sehr auch die Theorie dafür zu sprechen scheint. (…)

(Heinrich Karl Wilhelm Berghaus: Allgemeine Länder- und Völkerkunde: Nebst einem Abriß der physikalischen Erdbeschreibung: ein Lehr- und Hausbuch für alle Stände, Stuttgart 1837)

Die schwarze Lorelei

greco_die schwarze loreley_4Im Frühjahr 1959 kam “Whirlpool – Die schwarze Lorelei” von Lewis Allen, mit Juliette Gréco und O. W. Fischer, in die deutschen Kinos. Laut damaliger Zeit-Kritik ein unsäglicher Schinken: “Man hat die Lorelei durch ein Whisky-Glas besehen!” Die Gréco laufe gern existentialistisch-barfuß einher, um “das berühmte Rheinlied” Pieds nus dans mes sabots zu singen, mit dem Rhein habe das alles, außer der Kulisse, nichts zu schaffen: “Ein Kleinfilm, der gerade so gut an der Rhône oder an den Ufern unseres englischen Ost-West-Kanals spielen könnte. (…) Es wurde aber kein Rheinfilm, sondern ein Reinfall. Dabei wartet das wirkliche Drama und die Tragik des europäischen Schicksalsstroms immer noch auf eine ehrliche Dramatisierung.”

greco_die schwarze loreley_3Neutraler beschreibt den Film der französische Wikipedia-Artikel: “La légende germanique de la blonde Lorelei revue et corrigée façon sombre mélodrame moderne pour une Lora-Lorelei brune. Juliette Gréco (…) se fait ici marinière chaussée de sabots blancs et maniant périlleusement la barre entre le gentil O. W. Fischer et le méchant William Sylvester. L’action se déroule tout au long des rives de l’éternel et esthétique Rhin romantique, mises en valeur par la photographie pastel, nuancée de gris, d’ocre et de vert tendre (…).”

Jm wasser aber kein mensch mag / Natürlich wohnen einen tag.

(…) Der Mensch auff der Erd lebt und gaht,
Die Hell, wie man sagt, mitten drin staht,
Doch wil ich nicht darnach gründen,
Es wirdt sie mancher zeit gnug finden,
Gott behüt darfür all dies begerten,
Das wasser ist rings umb die erden,
Darinn Fisch, Perlen, und Meerthier,
Würm, Biber, Otter, wasser Stier,
Seehund, Walfisch, Stör, und Ballenen,
Sonst manch art Fisch, Krebs und Sirenen,
Corallen roth, weiss, andre Stein,
Gold fürt Tagus, Reuss, Aar, und Rhein,
Emma, Funtan, Etsch, und Rodan,
Jll, Vadock, Saw, Phrath, und Pisan,
Und andre Wasser, die gold treiben,
Auch Edelgestein, auswerffen, scheiben,
Und sonst von Muschlen, gwechs und schnecken,
Dies Meer und wasser voll thun stecken,
Die lufft der Erden nahet bey,
Des region reich an Himmel frey,
Darinn die geister familiar
Hoch wohnen, auch offt umb uns har
Schweben gut, böss, Jn der region
Gros heimligkeit der Natur stahn,
Von donner, blitz, reyff, hagel, schnee,
Gwülck, regen, tunst, ander farb meh,
Und nechst bey uns die vogel faren,
Fliegen, sich mehren, und tun baren.
Jm Himmel ob dem Gstirn helts wesen
Gott, mit sein Engeln ausserlesen,
Die in neun Chör teilt geordnet sind,
Patriarch, Propheten, und Gotts fründ,
Apostel, Mertrer, Heiligen all,
Fromm, Grecht, Gleubig in der zal,
Beichtiger, Witwen und Jungfrawen,
Gott geb das wir jhn auch beschawen,
Darunter sGstirn welchs steiff und stet,
Unbeweglich und nicht umbgeht,
Darnach Planet, Stern, die sich andern,
Am Himmel hin und wieder wandern,
Sind beweglich wie Sonn und Mohn,
All tag, jahr, zeit, jhr ordnung gahn,
Schwimmen am Himmel wie im Meer,
Die Fisch, doch ohn als wasser her.
Die Element han unterscheid,
Jn Natur würckung, art allbeyd.
Auff Erd der mensch geht, steht, bleibt, lebt,
Der Fisch im wasser schwimpt und schwebt,
Jm wasser aber kein mensch mag
Natürlich wohnen einen tag.
Durch Lufft der mensch lebt, und sich neert,
Fewr alle ding frist und verzehrt,
Derhalb ist es kein Element,
Sondern viel mehr ein accident. (…)

(Leonhard Thurneyssers Quinta essentia 1574: ein alchemisches Lehrbuch in Versen)

ran the river, ran the river

It was about the middle of the month of February when Vendale and Obenreizer set forth on their expedition.  The winter being a hard one, the time was bad for travellers. So bad was it that these two travellers, coming to Strasbourg, found its great inns almost empty. And even the few people they did encounter in that city, who had started from England or from Paris on business journeys towards the interior of Switzerland, were turning back.
Many of the railroads in Switzerland that tourists pass easily enough now, were almost or quite impracticable then. Some were not begun; more were not completed. On such as were open, there were still large gaps of old road where communication in the winter season was often stopped; on others, there were weak points where the new work was not safe, either under conditions of severe frost, or of rapid thaw.  The running of trains on this last class was not to be counted on in the worst time of the year, was contingent upon weather, or was wholly abandoned through the months considered the most dangerous.
At Strasbourg there were more travellers’ stories afloat, respecting the difficulties of the way further on, than there were travellers to relate them. Many of these tales were as wild as usual; but the more modestly marvellous did derive some colour from the circumstance that people were indisputably turning back. However, as the road to Basle was open, Vendale’s resolution to push on was in no wise disturbed. Obenreizer’s resolution was necessarily Vendale’s, seeing that he stood at bay thus desperately: He must be ruined, or must destroy the evidence that Vendale carried about him, even if he destroyed Vendale with it.
The state of mind of each of these two fellow-travellers towards the other was this. Obenreizer, encircled by impending ruin through Vendale’s quickness of action, and seeing the circle narrowed every hour by Vendale’s energy, hated him with the animosity of a fierce cunning lower animal. He had always had instinctive movements in his breast against him; perhaps, because of that old sore of gentleman and peasant; perhaps, because of the openness of his nature, perhaps, because of his better looks; perhaps, because of his success with Marguerite; perhaps, on all those grounds, the two last not the least. And now he saw in him, besides, the hunter who was tracking him down. Vendale, on the other hand, always contending generously against his first vague mistrust, now felt bound to contend against it more than ever: reminding himself, “He is Marguerite’s guardian. We are on perfectly friendly terms; he is my companion of his own proposal, and can have no interested motive in sharing this undesirable journey.” To which pleas in behalf of Obenreizer, chance added one consideration more, when they came to Basle after a journey of more than twice the average duration.
They had had a late dinner, and were alone in an inn room there, overhanging the Rhine: at that place rapid and deep, swollen and loud. Vendale lounged upon a couch, and Obenreizer walked to and fro: now, stopping at the window, looking at the crooked reflection of the town lights in the dark water (and peradventure thinking, “If I could fling him into it!”); now, resuming his walk with his eyes upon the floor.
“Where shall I rob him, if I can?  Where shall I murder him, if I must?” So, as he paced the room, ran the river, ran the river, ran the river.
The burden seemed to him, at last, to be growing so plain, that he stopped; thinking it as well to suggest another burden to his companion.
“The Rhine sounds to-night,” he said with a smile, “like the old waterfall at home. That waterfall which my mother showed to travellers (I told you of it once). The sound of it changed with the weather, as does the sound of all falling waters and flowing waters. When I was pupil of the watchmaker, I remembered it as sometimes saying to me for whole days, ‘Who are you, my little wretch? Who are you, my little wretch?’ I remembered it as saying, other times, when its sound was hollow, and storm was coming up the Pass: ‘Boom, boom, boom. Beat him, beat him, beat him.’ Like my mother enraged — if she was my mother.” (…)

When they had hurriedly refreshed and changed, they went together to the house of business of Defresnier and Company. There they found the letter which the wine-carrier had described, enclosing the tests and comparisons of handwriting essential to the discovery of the Forger. Vendale’s determination to press forward, without resting, being already taken, the only question to delay them was by what Pass could they cross the Alps? Respecting the state of the two Passes of the St. Gotthard and the Simplon, the guides and mule-drivers differed greatly; and both passes were still far enough off, to prevent the travellers from having the benefit of any recent experience of either. Besides which, they well knew that a fall of snow might altogether change the described conditions in a single hour, even if they were correctly stated. But, on the whole, the Simplon appearing to be the hopefuller route, Vendale decided to take it.  Obenreizer bore little or no part in the discussion, and scarcely spoke.
To Geneva, to Lausanne, along the level margin of the lake to Vevay, so into the winding valley between the spurs of the mountains, and into the valley of the Rhone. The sound of the carriage-wheels, as they rattled on, through the day, through the night, became as the wheels of a great clock, recording the hours. No change of weather varied the journey, after it had hardened into a sullen frost. In a sombre-yellow sky, they saw the Alpine ranges; and they saw enough of snow on nearer and much lower hill-tops and hill-sides, to sully, by contrast, the purity of lake, torrent, and waterfall, and make the villages look discoloured and dirty. But no snow fell, nor was there any snow-drift on the road. The stalking along the valley of more or less of white mist, changing on their hair and dress into icicles, was the only variety between them and the gloomy sky. And still by day, and still by night, the wheels. And still they rolled, in the hearing of one of them, to the burden, altered from the burden of the Rhine: “The time is gone for robbing him alive, and I must murder him.”

(Charles Dickens and Wilkie Collins: No Thoroughfare, Act III: In the valley. 1867)

Der Rhein hat seinen vrsprunng in dem sybenden berg auff eim allerhoehsten gipffel des gepirgs

Bey erklerung der gelegenheit vnd pildnus Germanie oder Teuetscher nation hernach entworffen ist zemercken der spruch Strabonis also sagende. Die Teuetschen der Gallischen nation nachfolgende sind gerads leibs vnd weysser oder roeßleter farb. vnd in andern dingen an gestalt. geperde vnd sytten den Gallischen gleich. darumb haben inen die roemer disen namen billich gegeben do sye sie brueder der Gallier nennen wolten. dann nach roemischer rede haißen die Teuetschen Germani das ist souil als eelich oder recht brueedere. Nw ist Germania oder Teuetsche nation von den alten gschihtbschreibern vil versawmbt. dann dermals waren ire innere vnd haymliche gegent oder zugeng mit wasserfluessen verhindert. der welde vnd see halben vnwegsam in grobem hirttischem sytten vnd nyndert denn an beruembten namhaftigen fluessen erpawt. Aber nach hinlegunng der abgoettereischen anbettung vnd nach annemung cristenlichs wesens ist dise teuetsch nation zuechtiger worden vnd zu grosser auffung komen. Sie ist gar prayt vomb auffgang. Das Polnisch vnd nyderhungerisch land von mittemtag. das Algew oder gepirg. vom nydergang die Gallier. gegen mitternacht das Teuetsch meer habende. In Germania sind gantzer Europe die beruembtisten fluess der Rhein. die Thonaw. die Elbe vnd andere vnzallich vnd gedechtnuswirdig. Der Rhein hat seinen vrsprunng in dem sybenden berg auff eim allerhoehsten gipffel des gepirgs. in des nehe entspringen die fluess Rhodanus. die Lyonische vnd Narbonensischen gallischen gegent. vnd Padus oder der pfat Welschßland befeuechtigende. Tranus. der bey Papiaz einflewßt. Die Etsch die durch das Trientisch vnnd Bernnisch land zu letst in das Adriatisch meer rynnet. aber der Rhein fleueßt gegen mitternacht mit girigem lawff durch die tale vnd gehe perg. vnd so er durch die Curiensischen landschaft komt so wirdt er schiffreich. Alßpald darnach macht er zwen see (die man bodensee vnd zellersee nennt) die statt Constentz in dem mittel lassende. vnd fueroan mit widerwendigem vmbreyssen der gestadt von manchen spitzigen gehen felsen der berg gezwenngt ershröckenlich sawßende vnd seine gestadt stettigclich außhoelerende. vnd rynnet dann fuerohin durch Basel. die ime widersteende gestadt hynreyssende vnd newe genng mit grossem schaden der anwoner suchende. vnd fuer Straßburg Speyr Wurms Mayntz Coblentz vnd Coelne die edeln stett Teuetscher nation fließende. mit auffnemung in sich vil schiffreicher fluess. als des Mayns Neckers Lymag Musel Masa vnd andrer. vnd geueßt sich dann auß on vil oerttern in das Teuetsch meer innseln machende. dero ettlich von den Friesen. ettlich von den Gellrischen. ettlich von den Hollendern bewonet werden. Zumb andern ereueget sich die Thonaw der beruembtist fluss Europe. entspringt auß dem Arnobischen berg bey anfanng des Schwartzwalds in eim dorff Doneschingen genant. vnd fleueßt vom nydergang gein dem orient oder aufgang erstlich auff zwu tagrayss bis gein Vlme langksamm. alda mit der Plaw. yler vnd andern flueßen gesterckt wirdt sie schiffreich vnd rynnet von dannen hin durch vil land vnd neben vil stetten mit vberschwencklicher auffung der wasser. Sechtzig des mereren tayls schifreiche fluess in sich nemende. Zu letst an sechs grossen oerttern in das Euximsch meer. Zum dritten begegnet die Elbe entspringende in den bergen die Schlesier land von Beheim tayln. Die fleueßt mit der Multa durch Behmer land von dannen durch den Behmischen wald. fueroan durch Meichßen Maydeburg vnd andere stett der Marck vnd des Sechsischen lannds bis hinab bey Hamburg in das Teuetsch meer. Sunst sind andere namhaftige fluess der ich hie von der kuertze wegen geschweigen wil. Zum vierden erscheint ein wald Hercinia genat. den hewtbytag bey anfanng vnnd vrsprunng der Thonaw die vmbsessen daselbst den Schwartz waldt nennen. Der ist (als Pomponius mella setzt) sechtzig tagrays lang vnd grosser vnd bekantter denn andere weld. vnd hat mancherlay namen. auch vil est. hoerner vnd außstreckung. den die innlender andere vnd andere namen geben. dann von anfang seins vrsprungs bis zu dem Necker behelt er den namen Schwartzwald. vnnd vom Necker bis an den Mayn haißt er Ottenwald. aber vom Mayn bis an den fluss Lonam bey Coblentz Westerwaldt. Darnach wendet er sich gegen dem orient vnd taylt Franckenland von Hessen vnd Thueringen. vnd darnach thut er sich in der mittel wider auff vnd vmbrinnget zirckels weyse das Behmisch land vnd strecket sich fueran in dem Merherrischem gepirg durch mittel der Hungern auff der rechten vnd der Poln auff der lingken seyten bis zu dem Dacischen vnd Getischen volck ye andere vnd andere namen empfahende. Nw ist Germania gar ein grosse gegent europe. die dann auß nachpawrschaft vnd geselschaft der roemer vnd auch mit dem heilligen glawben zu senftmueetigkeit vnd guotsyttigkeit gebracht worden ist. Germania ist ein edle gegent vornemlich da sie mit fluessen befeuechtigt wirdt. dann alda ist grosse vnd selige wolluestigkeit. gemassigter luft. fruchtpere felldung. wunnsame berg. dicke welde vnd allerlay getrayds vberflussigkeit. weinrebtragende puehel. gnuogsammkeit der fluess vnnd prunnen die gantzen gegent durchgießende. allenthalben mit hanttirungen vnd kawffhandlungen mechtig. den gesten guot. den bittenden senftmueetig vnnd an synnschicklichkeiten. syttlichkeit. kreften vnnd mannen zuuoran in kriegs sachen keiner nation weichende. Sie weicht auch an reichthuemern aller metall keinem ertreich. dann alle Welsche Gallische Hispanische vnd andere nation haben schier alles silber auß den Teuetschen kawflewten. Dise Teuetsch nation vermag allain on eueßere hilff souil manschaft zu roß vnd zu fueß das sie eueßern nationen leichtigclich widersteen mag. Mer grosse treffenliche ding weren zesagen von dem cristenlichen wesen. gerechtigkeit. glawben vnd trew die ich doch von kuertze wegen fuergeen muoß.

(Schedel’sche Weltchronik von 1493)

Voltaire über Flüsse

Fleuves

Ils ne vont pas à la mer avec autant de rapidité que les hommes vont à l’erreur.
[...]
Quand Maillet imagina que la mer avait formé les montagnes, il devait dédier son livre à Cyrano de Bergerac. Quand on a dit que les grandes chaînes de ces montagnes s’étendent d’orient en occident, et que la plus grande partie des fleuves court toujours aussi à l’occident, on a plus considéré l’esprit systématique que la nature.
[...]
Le Guadalquivir va droit au sud depuis Villanueva jusqu’à San-Lucar ; la Guadina de même depuis Badajoz. C’est la direction du Rhône, de Lyon à son embouchure. Celle de la Seine est au nord-nord-ouest. Le Rhin depuis Bâle court droit au septentrion ; la Meuse de même depuis sa source jusqu’aux terres innondées ; l’Escaut de même.
Pourquoi donc chercher à se tromper, pour avoir le plaisir de faire des systèmes, et de tromper quelques ignorants? [...] Faut-il traiter aujourd’hui la physique comme les anciens traitaient l’histoire?

(Voltaire, Dictionnaire philosophique)

Where the Rhine starts

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“The Rhine starts in fact where I come from… -”

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“Switzerland, Mont Saint Gothard…”

Der junge, von seiner Klasse leicht überforderte Lehrer, der beim Erklären der Flüsse vom Englischen ins Französische switcht, heißt Raymond. Raymond ist allerdings nur ein Rollenname. Denn beide Szenen entstammen einem Spielfilm aus dem Jahr 1968, den wir in den folgenden Tagen mit weiteren Stills vorstellen möchten. Um welchen Film es sich handelt, soll jetzt noch nicht verraten werden – wir nehmen aber gerne kenntnisreiche oder rein spekulative Kommentare zu seinem Titel entgegen. (Es ist hier noch ein Buchpreis übrig, weil das rheinsein-Preisrätsel bisher ungelöst blieb.)

Zurück zu Raymond: ob seine Schweizer Film-Abstammung für das Klischee des großzügigen, aber biederen Jungehemanns herhalten soll bleibt ebenso ungewiß wie vieles in diesem experimentellen B-Machwerk, das in den Annalen der Filmhistorie bisher offenbar noch nie als das bezeichnet wurde, was es unter anderem auch ist: einer von wenigen bemerkenswerten Spielfilmen mit Hauptspielorten links und rechts des Rheins in seiner Eigenschaft als Grenzlinie zwischen dem schlurig-vernebelten Elsaß und dem schönen Badnerland mit seinen urigen Kirschwasser-Beizen, sowie der kartoffeligen Pfalz.

Interessant auch, daß die Rheinlänge auf der Schultafel 1298 Kilometer beträgt. Leider erwähnt Raymond während seiner etwas turbulenten Unterrichtseinheit nicht, welche Messung dieser Angabe zugrunde liegt. (Für einen sachdienlichen Hinweis, wie die oben zu sehende Kilometerzahl zustande gekommen sein mag, würden wir den Buchpreis ebenfalls springen lassen.)

James Bruce, delirierender Quellensucher

„J’avois vu les sources du Rhin & du Rhône, & les sources de la Saône, encore plus magnifiques. Alors je commençai à regarder le désir de connoître les sources du Nil comme le délire d’un cerveau malade.“

(James Bruce, Voyage aux sources du Nil, en Nubie et en Abyssinie: pendant les années 1768-1772, Tome VI, p. 601.)

Presserückschau (August 2012)

Nachdem noch im Juli die DLRG verschiedentlich gemeldet hatte, daß Schwimmen im Rhein nirgendwo sicher sei, veranstaltete sie im August wieder ihre traditionellen Rheinschwimmen zwischen Heidenfahrt und Ingelheim (136 Teilnehmer, Erbsensuppe), in Rheinfelden (44 Naturfreaks, ein Biber), und in Kooperation mit den Schweizer Kollegen zwischen Mumpf und Bad Säckingen (327 Schwimmbegeisterte, Fischessen): Hasardeure! Die weiteren Meldungen des Augusts:

1
Die Dreiländerbrücke (zwischen den Partnerstädten Huningue und Weil; Anm.: rheinsein) ist mit 248 Metern die längste Radfahrer- und Fußgängerbrücke der Welt“, konstatiert die Badische Zeitung und befragt Passanten zu ihren Nachbarschaftsgefühlen. Nicole Kebel (79) aus Saint Louis: “Ich (mache) fast jeden Tag einen Spaziergang auf der Brücke und trinke dann in Weil einen Kaffee. Ich habe den Krieg erlebt, diese Partnerschaft hat eine sehr starke Bedeutung für mich. Sogar wenn ich auf der Brücke gehe, bin ich sehr gerührt.” Hingegen Audrey Allgeyer (31) aus Village-Neuf: “Wir mögen die Stadt Weil am Rhein und die Läden dort nicht, deshalb ist es uns egal, wenn es Veranstaltungen gibt und dass Weil am Rhein und Huningue Partnerstädte sind.”

2
Die ortsansässige Schildkröte Rheini wurde von einem Mann aus dem Konstanzer Rheinstrandbad gestohlen, berichtet der Südkurier: „Der Unbekannte sei bei seiner Tat beobachtet worden. Trotz Protests der Badegäste habe er sich von seinem Vorhaben nicht abbringen lassen. Die Rheini-Fans bitten ihn darum, das Tier wieder zurückzubringen, sonst werde Strafanzeige gestellt. Schließlich sei es nicht erlaubt, einfach ein wildes Tier nach Hause zu nehmen.“ Die Hintergründe dürften in einem Streit um artgerechte Tierhaltung liegen, wie die Kommentarspalte vermuten läßt.

3
Am Gotthardpass ist der Vier-Quellen-Weg, eine Wanderroute, welche die Quellen von Rhein, Reuss, Rhône und Ticino berührt/verbindet, eröffnet, meldet der Tagesanzeiger. Zur Einweihung sprach Ueli Maurer. „Der Gotthard, das zentrale Massiv der Strecke, stehe für Freiheit, den Gründungsgedanken der Eidgenossenschaft und die direkte Demokratie. Der Bundesrat hofft, dass Wanderer entsprechende Emotionen durchleben werden.“ (Aber hallo, das muß unbedingt ausprobiert werden! Gilt das auch für Ausländer?)

4
Bizarre Tiernachricht aus den Tiefen des Sommerlochs: Weil er seine Mischlingshündin mit Paketschnur an den Vorderfüßen gefesselt in den Rhein geworfen habe, wurde ein Kölner wegen Tierquälerei zu einer Geldstrafe verurteilt, berichtet der Kölner Stadt-Anzeiger. Das Tier indes überlebte. „Winselnd, das Fell völlig durchnäßt“ wurde Bonnie von einer Passantin am Stammheimer Ufer entdeckt. (Wir fühlten uns umgehend an die (durchaus noch ein Quentchen bizarrere) Hundeszene in Guy Helmingers Etwas fehlt immer erinnert und gedachten für einen weiteren Moment der so oder so zustandegekommenen Gequältheit diverser Gottesgeschöpfe.)

5
Es war wohl wenig los im August. Bei Lorch lief das 105 Meter lange Schiff Karola auf Grund. Der Frachter hatte Eisenplatten geladen (SWR). Beim U-Bahn-Bau in der Düsseldorfer Innenstadt trat ein Mammut-Stoßzahn zutage – bei weitem nicht der erste in der Gegend (Rheinische Post). Weil also wenig passierte, verlegte sich die Presse stärker auf Ankündigungen: „178-Millionen-Euro-Projekt: Die neue Schiersteiner Brücke soll in zwei Abschnitten bis 2018 entstehen. Sie wird fast 1,3 Kilometer lang und 44 Meter breit sein.“ (FAZ) Ab 9. September wird das große Binger Weinfest unter dem Motto “Schon Hildegard von Bingen lobte den Wein – drum lasst beim Winzerfest am Wein uns erfreun” eröffnet (business-on). Und nicht zuletzt: „Gedichte sollen den Rheinuferweg bei Basel säumen“ – was für Gedichte genau, werde sich noch herausstellen (Tageswoche).

6
Schließlich erregte noch eine Meldung von einer jungen Schweizerin größeres Aufsehen, die von der Karlsruher Wasserschutzpolizei aus der Iffezheimer Schleuse gefischt wurde (ka-news, Focus): in ihrem Schlauchboot, das sie mit Schwimmflossen an den Beinen manövrierte. Besondere Erwähnung gewährte die Presse ihrer Kopfbedeckung, einer Kapitänsmütze. Seit Biel (Aare) hatte die 26jährige innert 14 Tagen bereits über 200 km in dieser Fortbewegungsart absolviert, gab das Schlauchbootflosseln nach einer polizeilichen Gefahrenaufklärung jedoch auf und will nun versuchen, per Schiffsanhalterin an ihr Ziel, die Nordsee, zu gelangen.