Den Sommer singen

Als ich am ersten Sonntage, den ich als Einwohner Heidelbergs erlebte, durch die Straßen ging, begegneten mir immer häufiger Kinder, ganz kleine und ganz große, die einen merkwürdigen Stecken trugen: auf einen geschälten, oben zugespitzten Stab war oben eine Bretzel fast immer gleicher Form gesteckt, zwischen die Bretzel ausgeblasene Eier oder Apfel, und um den ganzen Stecken herum buntes Papier und bunte Bänder. Ich wurde alle Augenblicke von Buben angelaufen, die in Blechbüchsen Geld schüttelten und dazu immer dieselben Verse sangen:

Strieh Strah Stroh, der Summerdag is do,
Der Sommer und der Winter
Das sinn Geschwisterkinder,
Summerdag Staab aus
Blost em Winter die Aage aus,
Strieh Strah Stroh, der Summerdag is do.

Ich hör’ die Schüssel klinge,
Was were se uns denn bringe,
Rote Wein un Bretzl drein,
Was noch dazu? Paar neue Schuh,
Strieh Strah Stroh, der Summerdag is do,
Heut übers Johr do sinn mer widr do.

Wer nichts bekam, sang:

O du alter Stockfisch,
Wenn mer kommt, do hoscht nix,
Gibscht uns alle Johr nix,
Strieh Strah Stroh, der Summerdag is do.

Weiterhin sah ich dann den großen „Sommertagszug”, in dem hundert und aber hundert Kinder mit Stecken, wie ich sie beschrieb, das Lied singend, das ich angab, durch Hauptstraße und Anlage zogen. Dieser Zug am Sonntag Lätare, denn der war es, ist erst im Jahre 1893 wieder neu eingerichtet worden, aber die Hauptzüge des Brauches sind alt; nachweislich z. B. auch am Ende des 17. Jahrhunderts aus den Briefen der Liselotte, die ihn mehrfach erwähnt, oder z. B. aus einem Eintrag in einem Ausgabenbuch des Pfalzgrafen Karl Ludwig: „Zwei Jungen, welche den Sommer gesungen, 1 Gulden 30 Kreuzer.“ In dem Zuge gingen denn auch in einer ganzen Reihe von Exemplaren der „Sommer“ und der „Winter”: Jungen, die, darunter versteckt bis auf die Füße, pyramidenartige Gestelle trugen, mit Stroh umwickelt, wenn sie den Winter, mit allerlei Tannengrün, wenn sie den Sommer darstellen sollten. Bis vor kurzem, so erfuhr ich, haben außerdem noch Kämpferpaare mit hölzernen Schwertern fechtend den Kampf des Sommers und Winters dargestellt. Das alte Motiv des Kampfes ist auch dann noch deutlicher zum Ausdruck gebracht, wenn die Knaben einen hölzernen Degen in der rechten Hand, die Bretzel in der Linken trugen und nun mit dem Degen den Winter austreiben halfen. So ist es an anderen Orten der Pfalz noch heute Brauch. Dort wird auch (in der Hinterpfalz) der Sommer mit Efeu umzogen, den erwachsene Burschen morgens in Körben aus dem Walde geholt haben. Mit Sommer und Winter ziehen wohl auch einher die „Rußebutzen”, die ihrem Namen entsprechend Gesicht und Hände stark überrußt haben. An manchen Orten — auch an Orten des Odenwaldes und Neckartales — gehen die Mädchen von 6—12 Jahren, mit Kränzen von Buchsbaum oder Efeu, mit Blumen und Bändern geziert, im Dorfe von Haus zu Haus und kündigen durch ihren Gesang den Frühling an. Das Lied, das dabei vielfach gesungen wird, will ich nur in einigen Wendungen hier wiederholen:

Heut ist Mitten Fasten,
Da leeren die Bauern den Kasten,
Tun sie die Kasten schon leeren,
Gott will was Neues bescheren…
Im Sommer da deihen die Früchte wohl,
Da kriegen sie Scheuern und Kasten voll…
Da schaut ein Herr zum Fenster heraus,
Er schaut hinaus und wieder hinein,
Er schenkt uns was ins Beutelein nein;
Wir wünschen dem Herrn ein goldenen Tisch,
Auf jedem Eck ein backenen Fisch,
Und mitten drein ‘nein
Eine Kanne voll Wein,
Da kann der Herr recht lustig sein.

(Albert Dieterich: Kleine Schriften, Leipzig 1905)

Die Germania und die Billigbombe

Dimanche 26 juin. Rüdesheim. J’attrape de justesse le bateau, sur l’embarcadère de la Compagnie Köln-Düsseldorf. Je suis le dernier sur la passerelle. Il est 10 heures quand le Deutschland s’éloigne du quai.
Au-dessus de Rüdesheim s’aperçoit, dressée sur les hauteurs couvertes de vignobles, la statue de la Germa­nia du monument du Niederwald. Lothar Baier me racontait que des anarchistes francfortois avaient voulu profiter de son inauguration par Guillaume II, en 1893, pour assassiner l’empereur. Mais « en bons protestants allemands », dixit Lothar, ils avaient acheté pour leur bombe la mèche la moins chère qu’ils aient pu trouver. Or il plut ce jour-là et la mèche ne fonctionna pas. Ils furent arrêtés, condamnés à mort et exécutés. Lothar voyait là une nouvelle preuve par l’absurde de l’incapa­cité des Allemands à réussir une révolution.
La présence de ce monument en ces lieux, parmi les vignobles, loin de Berlin la capitale, est exemplaire de l’extraordinaire dissémination des monuments symboli­ques de l’unité nationale dans ce pays. Le Walhalla de 1842, construit sous Louis Ier de Bavière pour servir « au renforcement et à l’accroissement du sens allemand », se trouve au sud de Regensburg. A Cologne est la cathédrale dont l’achèvement, à partir de 1840, devait annoncer « une grande et puissante Allemagne ». A Mayence, l’érection, en 1837, d’un monument à Gutem-berg symbolisait « la conscience que nous avons une patrie commune, une langue commune, les mêmes lois, les mêmes espoirs et le même but ». A Leipzig se dresse, gigantesque, le monument témoin de la renaissance nationale, celui de la « Bataille des Peuples » contre Napoléon. Le monument symbole de la puissance germanique, celui qui commémore la victoire de Her­mann sur les Romains, se trouve près de Bielefeld, dans la Teutoburger Wald. Dans l’île de Norderney est la pyramide faite des pierres de toutes les villes alleman­des. Et à Berlin, bien sûr, sont quelques monuments « d’intérêt national », mais finalement guère plus qu’ail­leurs.
La Germania est un peu la cousine allemande de Marianne. Mais celle-ci est chrétienne lorsque, dans la mémoire nationale, elle se confond avec Jeanne d’Arc, porteuse de révolte et de liberté quand elle grimpe avec Gavroche sur les barricades. La Germania n’est pas cela, mais une réminiscence de légendes germaniques, une resucée de Walkyrie. Elle est grave et massive, grise et guerrière. Elle sert le prince et non la liberté, et le prince s’en sert pour tuer la liberté. A Rüdesheim, elle est tournée vers l’ouest et provoque la France. Elle monte la garde sur le Rhin.
Il n’y a qu’une société d’Allemands du troisième âge sur le bateau, ils restent vissés à leurs table, étroitement assis, et il m’est impossible de trouver leur compagnie. Les autres touristes sont des Japonais et des Français, deux groupes de chaque, et quelques Américains.
Passé Rüdesheim, le Rhin circule dans les méandres encaissés du massif schisteux rhénan. Son lit parfois est si étroit qu’il a dû être élargi pour les bateaux modernes, comme, après-guerre, à Bingen. A l’approche du rocher de la Lorelei, le bateau s’emplit, via les haut-parleurs, d’un mâle chœur chantant le poème de Heine mis en musique par Sucher. Les touristes se ruent à bâbord et photographient un morceau de la falaise qui les sur­plombe. A son sommet, à 132 mètres, flotte le drapeau allemand : ce bout de rocher est lui aussi monument national.
La légende de la Lorelei n’est que l’une des nombreu­ses légendes que ce fleuve charrie depuis toujours. On trouve de tout sur ces rives et ces îlots, « dans cette vague superbe qui fait bondir la France, dans ce murmure profond qui fait rêver l’Allemagne », comme l’écrit Hugo dans Le Rhin. Sous tous ces burgs dont les silhouettes déchiquetées accompagnent le voyage, se jouent des histoires odysséennes, comme celle, juste­ment, de la Lorelei, cette Circé germanique dont les longs cheveux d’or appellent les marins à fracasser leurs barques à ses pieds ; apparaissent des empereurs de légende, comme Frédéric Barberousse qui, à Pfalz, fait triompher l’amour, deus ex machina, au terme d’une histoire compliquée d’amoureux empêchés ; se mêlent christianisme et paganisme, comme dans la légende du Drachenfels, près de Bonn, où une jeune vierge livrée à un dragon se sauve par sa foi. Les mythes sont souvent effroyables et nocturnes : la parure d’or de la Lorelei ne se voit qu’à la nuit ; dans sa « tour aux souris » de Bingen, le méchant archevêque est bouffé tout vivant par les rats. On songe à ce que, dans De l’Allemagne, Heine dit des « légendes de l’Allemagne, ces tristes enfantements pétris de sang et de nuages, dont les formes sont si grises et si blafardes, et l’aspect si cruel ! ». Pourtant ici, sur ce fleuve, les monstres sont vaincus par la justice et par l’amour, le seul monstre triomphant, finalement, est la belle Lorelei qui tue insolemment.
La force et l’importance du Rhin sont d’abord en lui-même avant que d’être dans les rêveries des hommes. Ce fleuve, plus qu’aucun autre, est fluidité, mobilité, communication, trait d’union. Il fait définitivement échapper le pays qui le borde à cette Bodenständigkeit, cette « fixation au sol » tellement forte ailleurs et dérangeante. Son lit semble boire, autant qu’à l’eau venue des chutes de Schaffhausen, à celle, dorée, qui court en vert déferlement sur ses pentes somptueuses et qui, gavée de soleil et de sucre, rendra, muée en vin, tout le pays aimable. La douceur est vertu du Rhin malgré les sombres légendes et les orgueilleux monu­ments de la puissance de Guillaume, de Ruedesheim et de Coblence, qui paraissent ici ridicules et obscènes. C’est cette douceur aussi qui fait que, de la plus terrible et de la plus froide des légendes, Heine ne retient dans son chant qu’indicible tristesse : « Ich weiss nicht,/ Was soll es bedeuten,/ Dass ich so traurig bin. »

(aus: Patrick Démerin, Voyage en Allemagne (Paris 1989))

Karlheinz

billy hutter_karlheinz
Als „eine Art Roman“ bezeichnet Autor Billy Hutter sein Buch, auf das mich Dieter M. Gräf aufmerksam gemacht hatte. Das Cover mit seinen in Kodacolor gefaßten Kontrasten gefiel ebenso auf den ersten Blick wie der Neugier schürende Untertitel „Ein Stück von Karlheinz steckt auch in Euch“. Daß Karlheinz, den Billy Hutter im Buch und darüberhinaus als Paradebeispiel eines deutschen Durchschnittslebens „projektiert“ hat, tot im „Schicksalsstrom“ Rhein gefunden wurde, brachte zudem unverzüglich meine rheinsein-Ader in Wallung.

Karlheinz, wahlweise mit Bindestrich, hießen in der zweiten Hälfte des 20. Jahrhunderts unsere Komponisten, Schauspieler und Fußballer („der Treter mit dem Engelsgesicht“). Noch häufiger war der Name bei Bauarbeitern, Laboranten und obskuren Onkeln anzutreffen – kleinen Männern, für die selten literarische Worte bemüht werden (1). Laborant und obskurer Onkel zugleich war Karlheinz Naksch (1929–1989) gewesen, dessen Nachlaß Billy Hutter, der im Brotberuf als Entrümpler (2) arbeitet, einem Schatzsucher-Impuls folgend hortete, erforschte („Sauerkrautbüchsen, dreißig oder vierzig Stück, die einzigen Lebensmittel, die er auf Vorrat gekauft hat – Verdauungsprobleme? Skorbut?“), sortierte, deutete, im Rahmen von Kunstaktionen zugänglich machte und über die Jahre zum Buche Karlheinz faßte: die große leidenschaftslose Geschichte vom Versinken unter den Möglichkeiten, das Hohelied vom antriebsarmen Versacken in den unaussprechlichen Fallen des Aufbruchs nach dem Zweiten Weltkrieg.

“Die Stadt ist eine Arbeiterstadt. Es ist meine Stadt. Hier dominiert leider ein schlechter Geschmack. (…)
In einer vom Pfälzischen Fremdenverkehrsverband e. V. (…) Ende der 1930er Jahre herausgegebenen Broschüre – „Deutschland – Die Pfalz am Rhein“ – (von Karlheinz mehrfach unbeherrscht mit „1939“ bestempelt) werden im Abschnitt Ludwigshafen unter dem Punkt Sehenswürdigkeiten im Wesentlichen der großartige Schiffsverkehr auf dem Rhein, die Werke der I.G. Farbenindustrie und der Blick auf Mannheim genannt.”

Neben Karlheinz gebührt die zweite Hauptrolle des Buchs der Stadt Ludwigshafen, ihrer parallel zu Karlheinzens Leben verlaufenden Geschichte, sowie der näheren Umgebung. Daß die Pfalz exemplarisch für deutschen Durchschnitt steht, mag sich an ihrer Kartoffel- und Weinlastigkeit ermessen lassen (in der Pfalz wird Wein als Dubbeschoppe in Halblitergläsern serviert), an der bräsigen, vom Aussitzen dominierten Kanzlerschaft Helmut Kohls (Karlheinz und der große, anderthalb Jahre ältere Nachbarsjunge müssen sich wenigstens vom Sehen gekannt haben, rechnet Hutter nach Straßenzügen und Schulzeiten aus), oder auch daran, daß seit Jahrzehnten die Einwohner einer Ludwigshafen nahen Gemeinde mit dem sprechenden Namen Haßloch der Konsumlobby als Testkaninchen dienen, deren Verhalten entscheidet, welche neuen Produkte Einzug in den gesamtdeutschen Alltag halten dürfen.

“Das Werk ist trotz seiner anderthalb Jahrhunderte langen Geschichte arm an Anekdoten – die Anilinratten sollen groß wie Katzen sein (…). Vielleicht ist seine Macht zu drückend, um kleine Geschichten zu spinnen. Eine, die dennoch in allen möglichen Varianten an den Stammtischen erzählt wird, geht so: In einer Abteilung fällt auf, daß immer wieder größere Mengen Quecksilber verschwinden. Der Werkschutz wird verständigt. Am Tor werden Kontrollen durchgeführt. Ein Arbeiter schiebt sein Fahrrad, er hat die Tasche auf den Gepäckträger geschnallt, dem Ausgang entgegen. Die Tasche wird durchsucht – ohne Ergebnis. Dieser Vorgang wiederholt sich in den folgenden (…) Wochen ein ums andere Mal. Der Mann hat den Verdacht auf sich gezogen. Eines Tages kippt ihm, er hat die Kontrolle schon passiert, das Fahrrad um. Die Werkschützer beobachten entgeistert, wie er sich bemüht, das Gefährt wieder hoch zu wuchten; es geht nicht, das Rad ist einfach zu schwer. Der Dieb hat den ganzen Rahmen mit Quecksilber gefüllt.”

Natürlich spielt „das Werk“ auch in Karlheinzens Leben eine entscheidende Rolle: der Vater arbeitete dort als Doktor der Chemie. Die ans Werksgelände grenzenden Straßen der Arbeiterkinder galt es für den Jungen aus besserem Hause zu meiden. Die väterliche Erwartung, der Sohn möge in seine Fußstapfen treten, wird Karlheinz zwar angehen, jedoch nicht erfüllen. Für die allgegenwärtige, ihm von Geburt an zugedachte BASF zu arbeiten vermeidet er: Enthaltsamkeit als aufmüpfiger Akt? Statt Karriere zu machen, führt Karlheinz ein etwas undurchschaubares, von eintönigen Zeugnissen markiertes Leben: Ereignislosigkeit, die er von klein auf akribisch in Kalendern notiert: eine Akribie, auf die auch der Autor beim Erschließen der karlheinzschen Notizen verfällt, bis er unmerklich und nie ohne Widerwillen beginnt, das Leben des zur Kunstfigur erkorenen Verstorbenen in zaghaften Ausschnitten nachzuleben. Um derartige Vorgänge erträglich zu gestalten, muß Distanz zum Sujet gehalten werden (Zeugenbefragungen werden vermieden, sie könnten die Karlheinz-Ikone demolieren); dann wieder macht Hutter seine Leser zu Komplizen, indem er sie in bester Arbeitermanier euchzt und ihrzt; der nachgelassene Krempel, der seine Wohnung verstopft, wird zu Performance-Material umgedeutet:

“Als ich zu sprechen beginne, zerstöre ich das demokratische Element. Meine Haltung ist bereits festgelegt. Ich beobachte längst meine Gäste. Ich beäuge argwöhnisch die Männer, die allein unterwegs sind. Hinter einer konventionellen Maske verbergen sie nicht unbedingt sympathische Schrullen. Der ist wegen Nichtigkeiten in bittere Grabenkämpfe mit seinen Nachbarn verstrickt. Der fliegt alleine nach Südostasien. Karlheinzige Typen. „Du bist Karlheinz!“
(…) Ich überbetone die endlosen Wiederholungen in seinen Aufzeichnungen und erzähle die Geschichte von den Gurken aus Oggersheim. Schildere, wie es der Familie im vorletzten Kriegsjahr gelingt, eine Ladung Gurken zu organisieren. Wie die Gurken im Wäschekorb über Bahnsteige geschleppt und zur Nahrungsergänzung mit in den Urlaub geschafft werden. Wie Karlheinz über drei lange Wochen täglich notiert: „abends Gurken.“”

Trotz aller Ereignisloskeit, die Leserschaft weiß das von Beginn an, steuert Karlheinz auf die Katastrofe zu. Die Frage, worin sie bestehen mag, erzeugt Spannung über den zur Schau gestellten Banalitäten („bedaure, daß ich euch gelangweilt habe“). Die Lektüre erinnert mich an Jugendgefährten, die verrückt geworden sind, verschollen, an Drogen, Unfällen oder Unlust gestorben. Wieviele von uns brechen vor der Zeit weg? Was macht ein Leben aus? Wenn Rolf Dieter Brinkmann in Rom, Blicke seine Einkaufszettel publiziert, strahlt das Wut aus. Wenn Billy Hutter Karlheinzens in etwa zur gleichen Zeit angesammelten Café-Rechnungen publiziert, spricht das von Bodenständigkeit. Zwei Seiten des Spießertums, das in Karlheinzens Person nicht nur erwartbare Facetten entfaltet: die extreme Bindung ans Elternhaus, zugleich der Haß auf die verheiratete Schwester, die Unfähigkeit zur Partnerschaft, versteckte Sexualität, unbeholfene Betrugsversuche und resultierende Gerichtsverfahren, ein „sensationeller Verschleiß an Regenmänteln“, der späte Karlheinz womöglich gar – wie praktisch jede Deutung im Buch trotz Kubikmetern gewissenhaft ausgewerteten Nachlaßmaterials unbewiesene Spekulation – eine Existenz als Ludwigshafener Original: der Mann (mehr ein Schemen) mit der braunen Einkaufstüte, der sich bei den Eingängen der Kaufhäuser und den Bekanntmachungen der Banken aufhält. Jeder Anflug von Skurrilität enthält bei Karlheinz zugleich Hilflosigkeit, Manie und die fiese Befremdnis bürgerlichen Mainstreams. Beim Lesen klingt mir ständig der schleppende Ludwigshafener Dialekt im Ohr, dieweil Hutter in Karlheinz die Existenz in ihrer äußersten Schlichtheit sich Bahn brechen läßt, eine überaus flache, jederzeit absturzgefährdete Kurve beschreibend: das vieltausendfach ungekannt gelebte Leben des Helden, von dem sein Nachempf- wie -erfinder schreibt, daß er ihm persönlich lieber nicht habe begegnen wollen – und tatsächlich löst es Schauder aus, wenn Hutter über ein Ludwigshafener Hallenbad räsoniert: Karlheinz und der Autor hätten womöglich im selben Wasser geschwommen. So traurig und erfunden alles an Karlheinz wirkt, ist es das wahrste und beeindruckendste Buch, das ich dieses Jahr bisher gelesen habe.

“Ich schlage vor, ihm ein Denkmal zu setzen. Das ist ein durch und durch seriöser und ernstgemeinter, ein nicht-literarischer Vorschlag. (…) Die offizielle kulturelle Praxis unserer Stadt setzt auf das Konstruktive und das Kybernetische. Im Gegensatz dazu wird das Karlheinz-Monument, das wir unten am Rheinufer errichten, eine Mischung aus den Objekten Duane Hansons und Claes Oldenburgs werden und in farbigem Polyester oder einem vergleichbaren künstlichen Material gehalten sein; kolossal jedenfalls, da darf nicht gekleckert werden. (…) Ein Monument der Mittelmäßigkeit und der Einsamkeit wird es werden, aber ebenso ein großartiges, ein größenwahnsinniges Ding, ein Wal, ein Heidelberger Faß, das zu Abbremsungen auf den Brücken führen wird. Am Fuß des Denkmals treffen sich Verliebte. Hier werden Hochzeitsfotos gemacht. Hierhin führt das Vorstandsmitglied die chinesische Delegation. Ein touristischer Magnet wird das Denkmal sein. Nach Ludwigshafen, um Karlheinz zu sehen!”

Billy Hutter: Karlheinz, Metrolit-Verlag, Berlin 2015, 224 Seiten, 14,6 x 22 cm, gebunden, 25 Euro

***

(1) Zur weiterbildenden Lektüre empfehle ich das Gedicht Kleineleutechronik von HEL
(2) Anfang der 90er arbeitete ich einige Zeit wie Billy Hutter als Entrümpler und Möbelpacker in einem sozialistisch organisierten Kollektiv, ein Sammelbecken für Linksintellektuelle: nicht selten bugsierte ich damals Hand in Hand mit einem Doktor der Philosophie, der über Hegel promoviert hatte, Schränke und Waschmaschinen durch Düsseldorfer Treppenhäuser und fragte mich, wieviele Bücher dereinst einmal von Mitgliedern dieses handfesten Kollektivs verfaßt worden sein würden.

Rülzheim

rülzheim_mhouAm Pfälzer Jakobsweg liegt am Rande Rülzheims die Straußenfarm Mhou, das Shona-Wort für Strauß. Gegen geringen Eintritt ist das Anwesen begehbar, der Rundgang gesäumt von sub/tropischen Gewächsen, die auch im Oberrheinklima gedeihen: Bananen, Kaki- und Trompetenbäume. Auf Schildern finden sich Informationen zu Aufzucht und Haltung der afrikanischen Laufvögel. Ein Farmladen vermarktet Straußenprodukte: Ledertaschen, perforierte und bemalte Eier als Lampenschirme und Dekorationselemente, Fleisch und Pasteten (auch “für nahrungsempfindliche Hunde”), Staubwedel aus Straußenfedern, selbst Knochen und Sehnen sowie Eiernudeln. Das Restaurant mit großzügiger Sommerterrasse bietet einige Straußengerichte – das Saté kam mit ziemlich dünner Erdnußsauce, große Getränke werden im Dubbeschoppe serviert, dem typisch pfälzischen Halbliterweinglas.rülzheim_pfalzblickAusblick in die Pfalz: am Tag unseres Besuchs kletterte das Thermometer auf 38 Grad im Schatten. Den suchten auch die meisten Tiere, insbesondere die frisch geschlüpften wie z.B. dieses an einen Igel erinnernde, vier Tage alte Küken, das sich im fulminanten Laufstil eines ausgewachsenen Vogels ein Wettrennen mit dem eigenen Schatten lieferte.
rülzheim_ghostrichGhostrich: in der Folgenacht träumten wir von die Pfalz heimsuchenden Geisterstraußen

Bayerischer Rhein (2)

ka_maxau_bayern
Einen Blick auf das bayerische Rheinufer von Maximiliansau, inklusive dampfgetriebener Fortbewegungsmittel zu Wasser und zu Lande, offeriert diese undatierte Grußpostkarte aus dem badischen Maxau. Zur Brücke, einer kombinierten Eisenbahn-Schiffsbrücke, schreibt das Karlsruher Stadtwiki: “Am 8. Mai 1865 wurde sie eröffnet. Sie verfügte über ein einspuriges Gleis sowie über eine Fahrspur für den Individualverkehr. Mit 34 Pontons, einer Breite von 12 Metern und einer Länge 363 Metern sowie drei ausfahrbaren Jochen an jeder Uferseite wegen dem wechselnden Fahrrinnenverlauf war sie die erste Eisenbahnschiffsbrücke Deutschlands und wurde damals als Wunderwerk der Ingenieurskunst viel bestaunt. Sie ermöglichte der Maxaubahn die Verbindung und Weiterfahrt ohne Umsteigen in die bayrische Pfalz. Wegen der begrenzten Tragfähigkeit dieser Brücke wurden die normalen, für die Brücke zu schweren Dampfloks abgekoppelt und die Waggons durch eine speziell hierfür konstruierte, besonders leichte Kleinlokomotive, der sogenannte „Brückenhexe“, auf die andere Rheinseite gezogen. Bei schwerem Eisgang im Winter mußte sie allerdings ausgeschwommen und stillgelegt werden. (…) Die gefundene Lösung erwies sich bald als Engstelle für alle Verkehrsbeteiligten, da der Individualverkehr nur passieren konnte, wenn die Brücke geöffnet war und kein Zug verkehrte. Durchschnittlich war die Brücke im Jahr 1912 täglich neun Stunden geöffnet und etwa 42 Minuten pro Öffnungsvorgang. Danach durften die wartenden Rheinschiffe wieder passieren.”

The Lorelei: ’Tis not I who go to the Rhine, but the Rhine that will come to me

Many are the legends which cluster round the name of the Lorelei. In some of the earlier traditions she is represented as an undine, combing her hair on the Lorelei-berg and singing bewitching strains wherewith to lure mariners to their death, and one such legend relates how an old soldier named Diether undertook to capture her.

Graf Ludwig, son of the Prince Palatine, had been caught in her toils, his frail barque wrecked, and he himself caught in the whirlpool and drowned. The prince, grievously stricken at the melancholy occurrence, longed to avenge his son’s death on the evil enchantress who had wrought such havoc. Among his retainers there was but one who would undertake the venture — a captain of the guard named Diether — and the sole reward he craved was permission to cast the Lorelei into the depths she haunted should he succeed in capturing her.

Diether and his little band of warriors ascended the Lorelei’s rock in such a way as to cut off all retreat on the landward side. Just as they reached the summit the moon sailed out from behind a cloud, and behold, the spirit of the whirlpool was seen sitting on the very verge of the precipice, binding her wet hair with a band of gleaming jewels.

“What wouldst thou with me?” she cried, starting to her feet.

“To cast thee into the Rhine, sorceress,” said Diether roughly, “where thou hast drowned our prince.”

“Nay,” returned the maid, “I drowned him not. ’Twas his own folly which cost him his life.”

As she stood on the brink of the precipice, her lips smiling, her eyes gleaming softly, her wet dark hair streaming over her shoulders, some strange, unearthly quality in her beauty, a potent spell fell upon the little company, so that even Diether himself could neither move nor speak.

“And wouldst thou cast me in the Rhine, Diether?” she pursued, smiling at the helpless warrior. “’Tis not I who go to the Rhine, but the Rhine that will come to me.”

Then loosening the jewelled band from her hair, she flung it on the water and cried aloud: “Father, send me thy white steeds, that I may cross the river in safety.”

Instantly, as at her bidding, a wild storm arose, and the river, overflowing its banks, foamed right up to the summit of the Lorelei Rock. Three white-crested waves, resembling three white horses, mounted the steep, and into the hollowed trough behind them the Lorelei stepped as into a chariot, to be whirled out into the stream. Meanwhile Diether and his companions were almost overwhelmed by the floods, yet they were unable to stir hand or foot. In mid-stream the undine sank beneath the waves: the spell was broken, the waters subsided, and the captain and his men were free to return home.

Nevermore, they vowed, would they seek to capture the Lorelei.

(Lewis Spence: Hero Tales and Legends of the Rhine, London; New York: 1915)

Bacharacher Bräuche und ein Wanderteufel aus der Eifel

Bacharach gehört zu den ältesten Städten am Rhein. Es war auch das ganze Mittelalter hindurch einer der berühmtesten Orte. Die Stadt scheint fast der bedeutendste Ort in dem alten Trach- oder Trachirgau, der sich lang und schmal am Rheine hinzog, gewesen zu sein. Die Dörfer Staag, geschützt durch die Burg Stalberg, Mauerbach sowie Oberund und das zu ihm gehörige Rheindiebach bildeten mit Bacharach den kleinen Staat der “vier Thäler”, wobei denn auch Bacharach als “Thal” mit eingerechnet wurde. Dieser Bereich war ein kleiner Staat für sich mit einer eigentümlich freien Verfassung, einer merkwürdigen Selbstregierung und einer mehr oder weniger vollständigen Abgeschlossenheit in sich. Die gesetzliche Regierung bildete der Vier-Thälerrat. Nach der Ordnung der Kurfürsten von der Pfalz von 1356 bestand er aus 24 Männern. Davon lieferte jedes Thal oder wie man es nannte jeder Thal drei und drei die Stadt Bacharach. Einer aus den Dreien, welche die Stadt Bacharach stellte, saß dem Vier-Thälerrate als Bürgermeister vor. Neben dem Rate bestand das Gericht aus 14 Schöffen, welchem der kurkölnische Saalschultheiß und der kurpfälzische Stadtschreiber beiwohnten. Der letztere sollte die Hoheitsrechte des Pfalzgrafen wahren und saß auf einem ihm besonders gesetzten Stuhle. Alle diese gerechnet, wird freilich die Zahl 24 überstiegen. Die eigentlichen Erwählten versahen ihr Amt bis ans Grab. Es galt in dieser Beziehung die Ansicht: Es sind brave Männer und sie wissen einmal die Gänge.

Die Gänge, welche der Vierthälerrat zu machen hatte, bestanden nämlich darin, daß er auch die “Gabelung” auf dem Weinmarkt vorzunehmen hatte. So begaben sich denn je vier Glieder des Vierthälerrates, begleitet von einigen Zechern, in den ihnen “zugewiesenen Thal”, um die Weine des Jahrganges zu probieren. Das geschah um Frühlingsanfang, wenn der Wein von den Hefen abgelassen war. Der bei der Gabelung festgestellte Weinpreis wurde den Käufern mitgeteilt. Der Weinmarkt zu Bacharach wurde bei gutem Wetter am Rheine auf dem freien Raume zwischen der Stadtmauer und dem Erdaufwurfe am Ufer des Stromes abgehalten. Die Verkäufer brachten noch einmal ihre Weinproben mit auf den Markt. Der Vierthälerrat stellte die silbernen Schalen zum Probieren für die Käufer. Unter dem gegabelten Preise durfte nicht verkauft werden, wohl aber darüber. Der Markt wurde ein- und ausgeläutet. Er war ein Volksfest, auf dem besonders die Winzer selbst sich gütlich thaten. Waren die Weine der vier Thäler verkauft, so kamen die “Franzischen” und “Hunischen” an die Reihe. Denn der Bacharacher Weinmarkt war durch Jahrhunderte der Stapelort und der Verkaufsort der sämmtlichen Weine des Rheingaues, bis die bevorzugten “Ebersbacher grauen Mönche” ihr köstliches “Gräfen-” und “Steinberger” Produkt und das des berühmten “Marcobrunn” von ihrem Stapelorte, dem “Reichharthäuser Hofe”, nach Köln selbst hinab zu verschiffen begannen und somit das uralte Herkommen durchbrochen wurde.

Zu den Weinmärkten in Bacharach kamen die Käufer bis von der Weichsel her. Die Bremenser “Weinherren” hielten hier in jedem Jahre eine gute Auslese für ihren Ratskeller. Windtmann hat daher in seiner musikalischen Kurzweil von 1623 die Reime:

“Zu Klingenberg am Main,
Zu Würzburg an dem Stein,
Zu Bacharach am Rhein
Hab’ ich in meinen Tagen
Gar oftmals hören sagen,
Soll’n sein die besten Wein’.”

An das Rathaus, in dessen Bürgersaale bei schlechtem Wetter der Weinmarkt abgehalten wurde, knüpft sich die folgende Sage. In dem Hause, welches links an das Rathaus stößt, wohnte ein Mann Namens Minola. Er war unverheiratet und hatte eine mürrische alte Haushälterin. Diese konnte einst in der Nacht nicht schlafen. Da es gerade Neumond war, so meinte sie, es sei schon Tag, sie könne aufstehen und für sich und ihren Herrn ein Zwiebelsüpplein kochen. Es war aber zur Winterszeit und recht kalt. Sie wickelte sich fest in ihre Kleidungsstücke und wollte Feuer anschlagen. Allein die Finger waren ihr zu steif und sie bekam durchaus kein Feuer. Da öffnete sie den Fensterladen und wollte am Markt umherschauen, ob nicht in einem Hause schon Feuer wäre. Aber alle Häuser waren noch dunkel. Nur von dem “Bogen” des Rathauses her fiel ein roter Feuerschein auf den Markt. Da nahm die Alte ihr “Feuerstoofchen” und ging aus dem Hause dem Feuerscheine nach. Als sie vor dem Bogen stand, der noch von dem älteren Rathause herrührt, sah sie einen hohen Kohlenhaufen mitten unter dem Bogen. Ein großer schwarzer Mann saß dabei und neben ihm lag ein großer schwarzer Hund. Es wurde ihr zwar bei dem Anblicke etwas gruselich, sie dachte aber, es wäre einer von den wandernden Spenglern oder Löffelgießern, die aus der Eifel kommen. Wie auch der Hund knurrte, so bot sie doch dem Schwarzen einen guten Morgen und bat um ein paar Kohlen, damit sie Feuer anmachen könne. Der Schwarze winkte nur und blickte auf das Feuer. Da ergriff die Alte das Schüreisen, welches bei dem Feuer lag, legte einige Kohlen in das Feuerstoofchen, dankte und ging rasch davon. Zuhause schüttete sie die Kohlen auf den Herd, aber sie waren völlig erloschen. Die Alte fürchtete sich nun vor dem Hunde und vor dem groben Gesellen, aber dennoch ging sie zum zweiten male zum Feuer am Rathausbogen. Zwar entschuldigte sie sich damit, daß die Kohlen erloschen seien. Aber der Mann aus der Eifel sah sie gräulich an und der Hund knurrte noch lauter als das erste mal. Auch ergriff der vermeinte Spengler jetzt das Wort und drohte der Alten den Hals umzudrehen, wenn sie zum dritten male käme. “Dann behaltet auch jetzt Eure Kohlen und laßt sie Euch einpökeln!” rief die Alte. Sie kannte ja keine Furcht und ihre verstellte Freundlichkeit hatte nur den Zweck gehabt, zu bewirken, daß sie in den Besitz der Kohlen käme. Nachdem diese Hoffnung gescheitert war, entsagte sie der Höflichkeit und ging mit einem derben Schimpfwort davon. Da fuhr der Hund auf sie los, und auch der Schwarze geberdete sich noch grimmiger als zuvor. Die Alte aber sprang mit einer Lebendigkeit, welche man nicht mehr von ihr hätte erwarten sollen, davon. Sie war froh, als sie die Thür ihres Hauses hinter sich verschlossen hatte. Eben schlug es Eins vom Turme, und da die Stunde von Zwölf bis Eins bei Vielen für die Geisterstunde gilt, so merkte sie, daß sie fast dem Satan in die Krallen und beinahe dem Höllenhunde in den Rachen gelaufen sei. Nun schauderte sie denn doch zusammen, als sie wieder unter ihrer Bettdecke lag; auch vermochte sie nicht wieder einzuschlafen. So hörte sie jeden Glockenschlag von 2-6. Um sechs stand sie auf. Es war noch ganz dunkel, aber mit Leichtigkeit konnte sie jetzt Feuer anschlagen. Sie zündete die Ampel an und leuchtete auf den Herd. Da hatten sich die Kohlen in Gold verwandelt. Sie beriet sich mit Herrn Minola, dieser aber zog einen Geistlichen zu, und so wurde von dem Teufelsgolde das Hospital zum heiligen Geiste gestiftet.

(aus: Heinrich Pröhle: Rheinlands schönste Sagen und Geschichten, Berlin 1886)