Verlaine anbetrachts der nächtlichen Seine in Paris und einiger weiterer ihm in den Sinn kommender Gewässer

Nocturne parisien

À Edmond Lepelletier

Roule, roule ton flot indolent, morne Seine. –
Sous tes ponts qu`environne une vapeur malsaine
Bien des corps ont passé, morts, horribles, pourris,
Dont les âmes avaient pour meurtrier Paris.
Mais tu n`en traînes pas, en tes ondes glacées,
Autant que ton aspect m`inspire de pensées

Le Tibre a sur ses bords des ruines qui font
Monter le voyageur vers un passé profond,
Et qui, de lierre noir et de lichen couvertes,
Apparaissent, tas gris, parmi les herbes vertes.
Le gai Guadalquivir rit aux blonds orangers
Et reflète, les soirs, des boléros légers.
Le Pactole a son or, le Bosphore a sa rive
Où vient faire son kief l`odalisque lascive.
Le Rhin est un burgrave, et c`est un troubadour
Que le Lignon, et c`est un ruffian que l`Adour.
Le Nil, au bruit plaintif de ses eaux endormies,
Berce de rêves doux le sommeil des momies.
Le grand Meschascébé, fier de ses joncs sacrés,
Charrie augustement ses îlots mordorés,
Et soudain, beau d`éclairs, de fracas et de fastes,
Splendidement s`écroule en Niagaras vastes.

L`Eurotas, où l`essaim des cygnes familiers
Mêle sa grâce blanche au vert mat des lauriers,
Sous son ciel clair que raie un vol de gypaète,
Rhythmique et caressant, chante ainsi qu`un poète.
Enfin, Ganga, parmi les hauts palmiers tremblants
Et les rouges padmas, marche à pas fiers et lents
En appareil royal, tandis qu`au loin la foule
Le long des temples va hurlant, vivante houle,
Au claquement massif des cymbales de bois,
Et qu`accroupi, filant ses notes de hautbois,
Du saut de l`antilope agile attendant l`heure,
Le tigre jaune au dos rayé s`étire et pleure.

– Toi, Seine, tu n`as rien. Deux quais, et voilà tout,
Deux quais crasseux, semés de l`un à l`autre bout
D`affreux bouquins moisis et d`une foule insigne
Qui fait dans l`eau des ronds et qui pêche à la ligne
Oui, mais quand vient le soir, raréfiant enfin
Les passants alourdis de sommeil ou de faim,
Et que le couchant met au ciel des taches rouges,
Qu`il fait bon aux rêveurs descendre de leurs bouges
Et, s`accoudant au pont de la Cité, devant
Notre-Dame, songer, cœur et cheveux au vent!
Les nuages, chassés par la brise nocturne,
Courent, cuivreux et roux, dans l`azur taciturne.
Sur la tête d un roi du portail, le soleil,
Au moment de mourir, pose un baiser vermeil.
L`hirondelle s`enfuit à l`approche de l`ombre,
Et l`on voit voleter la chauve-souris sombre.
Tout bruit s`apaise autour. À peine un vague son
Dit que la ville est là qui chante sa chanson,
Qui lèche ses tyrans et qui mord ses victimes;
Et c’est l`aube des vols, des amours et des crimes.

– Puis, tout à coup, ainsi qu`un ténor effaré
Lançant dans l`air bruni son cri désespéré,
Son cri qui se lamente et se prolonge, et crie,
Éclate en quelque coin l`orgue de Barbarie:
Il brame un de ces airs, romances ou polkas,
Qu`enfants nous tapotions sur nos harmonicas
Et qui font, lents ou vifs, réjouissants ou tristes,
Vibrer l`âme aux proscrits, aux femmes, aux artistes.
C`est écorché, c`est faux, c`est horrible, c`est dur,
Et donnerait la fièvre à Rossini, pour sûr;
Ces rires sont traînés, ces plaintes sont hachées ;
Sur une clef de sol impossible juchées,
Les notes ont un rhume et les do sont des la,
Mais qu`importe! l`on pleure en entendant cela!
Mais l`esprit, transporté dans le pays des rêves,
Sent à ces vieux accords couler en lui des sèves;
La pitié monte au cœur et les larmes aux yeux,
Et l`on voudrait pouvoir goûter la paix des cieux,
Et dans une harmonie étrange et fantastique
Qui tient de la musique et tient de la plastique,
L`âme, les inondant de lumière et de chant,
Mêle les sons de l`orgue aux rayons du couchant!

– Et puis l’orgue s`éloigne, et puis c’est le silence,
Et la nuit terne arrive, et Vénus se balance
Sur une molle nue au fond des cieux obscurs;
On allume les becs de gaz le long des murs,
Et l`astre et les flambeaux font des zigzags fantasques
Dans le fleuve plus noir que le velours des masques;
Et le contemplateur sur le haut garde-fou
Par l`air et par les ans rouillé comme un vieux sou
Se penche, en proie aux vents néfastes de l`abîme.
Pensée, espoir serein, ambition sublime,
Tout, jusqu`au souvenir, tout s`envole, tout fuit,
Et l`on est seul avec Paris, l`Onde et la Nuit!

– Sinistre trinité! De l`ombre dures portes!
Mané-Thécel-Pharès des illusions mortes!
Vous êtes toutes trois, ô Goules de malheur,
Si terribles, que l`Homme, ivre de la douleur
Que lui font en perçant sa chair vos doigts de spectre,
L`Homme, espèce d`Oreste à qui manque une Électre,
Sous la fatalité de votre regard creux
Ne peut rien et va droit au précipice affreux;
Et vous êtes aussi toutes trois si jalouses
De tuer et d`offrir au grand Ver des épouses
Qu`on ne sait que choisir entre vos trois horreurs,
Et si l`on craindrait moins périr par les terreurs
Des Ténèbres que sous l`Eau sourde, l`Eau profonde,
Ou dans tes bras fardés, Paris, reine du monde!

– Et tu coules toujours, Seine, et, tout en rampant,
Tu traînes dans Paris ton cours de vieux serpent,
De vieux serpent boueux, emportant vers tes havres
Tes cargaisons de bois, de houille et de cadavres!

(aus: Paul Verlaine – Poèmes saturniens, 1866)

Vignetten

“(…) Nataly pflegt eine tiefe seelische und körperliche Beziehung zum Rheinland, seinem Verfall, den Gerüchen, die dieser Landstrich bewahrt. Ihre Fahrt führt sie an den Ort der Jugend, den Erfahrungen der ersten Liebe, dem Versuch das Erleben des anderen zu integrieren, die Zurückweisungen, die sie sich ein Leben lang gemerkt hat.
Flickermaschine. Dem Reiz des Zwielichts folgend, mit gleichmässigem Tritt in die Pedale des Fahrrads, durch leere Strassen fährt sie an dem Haus vorbei, in dem sie ihre Kindheit verbracht hat. Der verwilderte Garten umschliesst das Gelände. Emporragende Bäume umstehen die zur Giebelseite sich öffnende Rasenfläche. Zwischen Farne, Schachtelhalme und Buschwerk zieht sich ein versteckter Pfad. Der im Winter abgestorbene Wacholder flammt rostbraun. (…)
Betört von Nachtatem steigt sie ab. Legt geflissentlich ihr Fahrrad in das nasse Ufergras. Die Aluminiumfelgen spiegeln das Mondlicht gegen die glatt geschliffenen Steine. Während Nataly genüsslich den Rauch einer Zigarette einsaugt, lässt sie die Bewegungen des Tages ausklingen. Blickt dem Strom nach, der seinen Lauf nimmt. Der Fluss tut seine Pflicht, er fliesst immer in eine Richtung und trennt die Ufer. Einerseits befördert er die Menschen, andererseits separiert er sie. Nataly betrachtet das Schwemmland, die sandigen und die bewaldeten Ufer, die von russigen Industrieanlagen gesäumt sind, hört die Schiffe mit den tuckernden Dieselmotoren. Hier wie dort erreicht der Schwimmer sein Ziel auch bei günstiger Strömung nicht ohne eigenes Zutun.
Unstillbare Sehnsucht. Nataly fühlt ein Fernweh… das Reisen auf dem Wasser ist für sie stets ein mythischer Akt, gleichsam ein Bewusstseinsstrom. Die Natur, der Fluss, das Meer, all das bedeutet für Nataly in gleichem Masse Freiheit wie Auflösung. (…)
Nataly beschwört die Kosmogonien des Kontinents, aus denen das alte Europa heraufsteigt. Unter der Oberfläche liegen Vergangenheiten begraben, Geschichte im buchstäblichen Sinn. Sie senkt ein Echolot in die Kulturgeschichte. (…)
Die Anfänge dieser Besiedlung liegen im Dunkel der Vorgeschichte. Wahrscheinlich begann die Geschichte dieser Spezies, bevor die Erde existierte. Mutmasslich sind die Bewohner des Rheinlands Emigranten aus anderen Galaxien, ihnen ist nichts Menschliches fremd, aber auch nichts Unmenschliches. (…)”

Auf der Rheinsein-Lesung in Neuss drückte A.J. Weigoni mir seine Novelle “Vignetten”, aus der die obigen Zitate (hier ausschließlich Stellen mit direktem Rhein/land-Bezug) stammen, in die Hand. Darin geht es um relativ viel auf einen Schlag, das sich zu nährstoffsattem Text verdickt, in Absätze gespalten, die je für sich kleine Welten öffnen/konstituieren, die wiederum vom Erzählpräsens beschleunigt auf ihrem Weg durchs sie verbindende Textnetz preschen. Weigoni selbst nennt die Vignetten unter anderem eine Langzeitbeobachtung intermedialer Wechselwirkungen: der Text unterlag von seinen Anfängen bis zur Publikation rund dreißigjähriger Knetung. Ich finde formal und vom Vokabular viel Achtzigerindieneunzigerlappendes darin, wie es für Düsseldorf (wo der Text vermutlich entstand) in jener Zeit spezifisch gewesen sein mag, eine persönliche Empfindung, sicherlich weil ich es in/seit meinen Ddorfer Anfängen ähnlich gehalten habe: eine Mischung aus u.a. Akademismen, kleiner Form, Punk und Poststrukturalem (hier mit 1a Wortschätzchen wie “Moof” oder “alte Knortze”). Der Text atmet, der Rhythmus bleibt stets spürbar unter den Worten, bisweilen unter- bzw. überspült er auch seine eigenen Bedeutungsketten, ich habe den Text jedenfalls zu hohen Anteilen von seiner Rhythmik erfaßt. Es geht desweiteren um einen Abgleich des Rheinischen mit etwa Nilistischem. Und Nataly schließlich ist eine Figur, der mehrfach im Leben persönlich begegnet zu sein mich dünkt.

»Vignetten«, Novelle von A.J. Weigoni, Edition Das Labor, Mülheim 2009 – Limitierte und handsignierte Ausgabe als Hardcover

Eine Hörprobe der »Vignetten« (Begriffssuche nach “Vignetten” führt zu Hörausschnitten aus den beiden Kapiteln “Mäander” und “Uräus”)

Ausführlichere Informationen zum Text finden sich in der Bücherwiki.

Die Bäder zu Baden

Den ersten Tag kam ich zu Schiff auf dem Rhein nach Schafhausen, sechs kleine Meilen von Kostanz. Wegen des hohen Falles, den der Fluß von Schafhausen aus, über abgerißene, schroffe Felsen macht, mußte ich hernach anderthalb Meilen zu Fuße gehen, und stieg bey einem festen Schloß an der andern Seite aus, welches Kaiserstul genannt wird. Ehedem, vermuthe ich aus dem Namen, ist dieser Ort ein römisches Lager gewesen, wenigstens kan die Lage nicht besser seyn; denn der Strom drängt sich hier unter einem hohen Hügel zusammen, und eine kleine Brücke vereiniget Germanien mit Gallien.
Auf diesem Wege sah ich den Rhein von einem hohen Berg, über dazwischen stehende Klippen, mit einer Wuth und einem Getöse sich herabstürzen, daß man glauben sollte, er klage und bejammere selbst seinen Fall. Hier fiel mir ein, was man von den Katarakten des Nils erzählet, und mich wundert nicht, daß die daran wohnenden Menschen von dem Geräusch und Geprassel taub werden, da man das von diesem Fluße, der gegen jenem nicht vielmehr ist als ein Regenbach, fast eine halbe Stunde weit höret.
Dann kömmt man nach Baden, in der Sprache des Landes von den Bädern so genannt, einer ziemlich wohlhabenden Stadt, die in einem mit Bergen rundum besetzten Thal, an einem großen reissenden Fluße, liegt, der sich anderthalb Meilen davon in den Rhein ergießt. (…)
Die Zahl der öffentlichen sowohl als der Privatbäder beläuft sich auf dreyßig. Für die niedrigste Klasse des Volks aber hat man zwey von allen Seiten offene Plätze, wo Männer, Weiber, Jünglinge und unverheurathete Mädchen, kurz alles, was von Pöbel hier zusammenströmt, sich zugleich baden.
Eine bis an den Boden herabhangende Scheidewand, die jedoch nur Friedfertige abhalten könnte, sondert in diesem die Männer von den Weibern. Lächerlich ist es anzusehen, wie beides alte Mütterchen und junge Mädchen vor den Augen Aller hinabsteigen, und sich, nackt wie sie sind, den Blicken der Männer Preis geben. Oft hat mich dieser sonderbare Auftritt belustigt und mir die Floratischen Spiele ins Gedächtniß gebracht, voll Verwunderung über die Einfalt der Leute, die so wenig die Augen dahin wenden, als sie Arges davon denken, oder reden.
Die Bäder in den Privathäusern sind überaus schön, aber auch diese sind beyden Geschlechtern gemein. Gewisse Scheidungen von Brettern trennen sie zwar, allein es sind in denselben viele niedergelassene Fensterchen angebracht, durch welche man zusammen trinken und reden, von beyden Seiten sich sehen und berühren kann, wie dieses denn häufig geschieht. Ueber denselben hat man Gallerien gebauet, wo sich Mannspersonen zum Zuschauen und Plaudern einfinden. Jeder nämlich, der einen Besuch machen, einen Scherz haben, sich erheitern will, darf in fremde Bäder gehen, und sich in denselben aufhalten, und beym Hereintritt in das Bad und beym Aussteigen das Frauenzimmer, an dem größten Theil des Leibes, nackend sehen.

(aus: Gianfrancesco Poggio Bracciolini – Die Bäder zu Baden in der Schweiz. Eine Beschreibung derselben aus dem fünfzehenten Jahrhundert. Für Schweizer und Ausländer gar nützlich und lustig zu lesen, Florenz 1780)

De Rynstroom (4)

Ghy slingert, als de Griecksche slang,
Uw blaeuwe krullen om de struicken,
En groene bergen breed en lang,
En swelleght in soo veele kruicken
Van stroomen, dat uw lichaem swelt
Van watersucht, en parst de planten,
En schuurt soo menigh vruchtbaer veld,
En knabbelt aen de ruige kanten,
Nu tusschen bergh en krommen bult,
Nu door een dal, met wijn gevult.

Al is uw eene keel versand,
Die `t huis te Britten plagh te schaeven,
Dat nu verdroncken leit op strand;
De Leck en d` Yssel doorgegraeven
Vergelden dubbel dese scha,
En leiden u met hooge dijcken
In zee, op dat uw ongena
De vlacke beemden niet koom strijcken
Met macht van regen, en geweld
Van sneeuw, dat inde sonne smelt.

De heldre en starrelichte vliet,
Die door den hemel vloeit by duyster,
Is d` Italjaensche Padus niet,
Nocht oock de Nyl, Egyptens luister,
Neen seker, `t is de rijcke Rijn,
Wiens visschen, met een wuft gewemel,
In `t onbevleckte kristallijn
Van eenen onbetrocken hemel,
Met silvre schubben, silverklaer
Als starren dolen, hier en daer.

Der Rhein als Migrant

“Flüsse des Lebens” lautet der deutsche Titel einer britischen Dokumentarserie, die mit Yangtse, Ganges, Mississippi, Amazonas, Nil und Rhein einige der wichtigsten Kulturflüsse abhandelt. Bildführung und Textkommentar erinnern an BBC-Dokus: fantastische Aufnahmen treffen auf sensationalistische Grundierung, unterbrochen von ruhigeren Interviewpassagen, in denen ein Feuerwehrmann, ein Fischer, ein Binnenschifferpaar, ein Dichter, ein Meeresbiologe, ein Winzer, eine Loft-Kreative und ein Bergbauernpaar Auskünfte zu ihrem Leben am Fluß erteilen. Die 55 Minuten Rheinreigen scheinen bisweilen einer postmodernen Wagner-Inszenierung nachempfunden, beginnen mit einem Potpourri, das die wildesten Bilder aus 1320 Kilometern Rhein scheinbar willkürlich gegeneinander schneidet, auf die der Film im weiteren Verlauf bildlogisch rekurriert. Im Rotterdamer Hafen lauert Gefahr, die 300.000 Arbeiter dort, ja die ganze Stadt, erklärt der Sprecher, säßen auf einer allzeit entzündlichen Bombe: jeder zweite einlaufende Frachter birgt Gefahrgut, während die Wasserqualität im Hafengebiet den Aal- und Lachsfang zuläßt. (Der Rhein galt einst als größter Lachsfanggrund der Welt.) In großen Sprüngen nähert sich der Film den Alpen, bedient sich flott verschnittener Flußmosaiken „künstlerischer“ Aufnahmen: ausrangierte Hochöfen, Hafenbecken aus der Luft bei Duisburg erinnern an die Becher-Schule. Kleine Japaner posen unterm riesigen Kaiser Wilhelm-Denkmal am Deutschen Eck. In Ludwigshafen kommt Hasan Özdemir zu Wort, der türkischstämmige Ortspoet faßt den Rhein als Dauermigranten auf und die Deutschen als Ausländer im eigenen Land, dessen Veränderungen sie nicht begreifen. In zwei Minuten ist die Geschichte des Elsaß verhandelt: als eine komplizierte. Vollends apokalyptisch wird’s in Hinterrhein, jenem ersten düsteren Dörfli am gleichnamigen Lauf, dessen Stuben zumindest in der Kameraperspektive tatsächlich so aussehen, wie man sichs beim Queren der zwonhalb mistbelegten Straßen vorstellt. Die Sage vom Entstehen des Rheinwaldhorngletschers an einer zuvor Paradies genannten Stelle impliziert natürlich das Element seines eigenen Untergangs, der ganze Landschaften mit sich reißen wird: in hundert Jahren (bereits, so die Botschaft), wenn der Gletscher abgetaut sein wird, versiegt auch der Rhein, und die Bosheit, zumindest Unachtsamkeit des Menschen trägt daran Schuld. Ein christliches Ende mit Schrecken und Hoffnung und der gewaltigen Macht bewegter, mit Text und Musik untermalter Bilder.

Rheingrundlagen (2)

Johann Georg Kohl beginnt sein über tausend Seiten fassendes Buch “Der Rhein” von 1851 mit grundsätzlichen Überlegungen zum Aufbau der Erde und der politischen Bedeutung der Ströme und des Wassers. Seine Sprache ist griffig und ansatzweise poetisch, sie baut mit an dem Wunder, das sie beschreibt:
“Unter den Elementen und Kräften, welche noch fortwährend an der Umgestaltung der Erdoberfläche arbeiten, nimmt das fließende Wasser den ersten Rang ein. Zwar üben auch die bewegten Lüfte, die Winde, einigen Einfluß auf die festen Theile der Erdrinde und verändern in Etwas ihre Physiognomie. Sie führen in der Wüste, den Sand zusammentreibend, Hügel auf. Sie tragen zur Bildung der Dünenketten an den Küsten der Meere bei. Sie heben den Staub von der Oberfläche vieler Gebirge hinweg und deponiren ihn an entfernten Punkten. Sie erhöhen durch wiederholte und constante Angriffe auf gewisse Punkte der Erdrinde die Zersetzung und Verwitterung derselben und erhöhen oder vermindern auf diese Weise hier und dort die Erhebungen des Festen um ein Weniges. Indirect und in Verbindung mit dem Wasser der Oceane, das sie in Bewegung setzen, ist ihre Einwirkung auf das Festland besonders erfolgreich. Vermittels der Meereswogen, welche sie aufregen, benagen sie die Küsten der Länder hie und da und zerstören sie. Zuweilen aber schlagen sie auch lose Elemente mit Hülfe des Wellenschlags zu einer festen Masse zusammen, und garniren die Küsten mit einem Gürtel von Felsen. Zwar haben wir auch Spuren von der Einwirkung der elektrischen Strömungen und Entladungen auf die Erdrinde. Wir wissen, daß die Blitze im Stande waren, zackige Felsgipfel, denen sie häufig zuströmten, im Laufe der Zeiten abzurunden und mit einer verglasten Kruste zu überziehen. Sie haben zuweilen Felsen gespalten, sie in Trümmer zerschmettert und von ihren hohen Postamenten herabgeworfen. (…) Durch künstliche Eindeichungen hat er (der Mensch, Anm. SL) namentlich an den Küsten des Meeres und an den Mündungen der Flüsse ganze Landstriche, oft große Bezirke dem Wasser abgewonnen, und da sind dann unter seiner schöpferischen Hand, wie z. B. in Holland, kleine Ländergebiete der Erdrinde zugewachsen. Zuweilen haben seine vergänglichen Werke zur Entstehung von Erhebungen, Hügeln, oder andern bleibenden und größern Bodengestaltungen Anlaß gegeben. So z. B. verwandelten die Wogen und Anschlemmungen des Meeres den Damm, den Alexander der Große von der Küste Aegyptens zur Insel Pharos aufwarf, in eine breite Landzunge. So häuften sich Wüstenstaub und Pflanzenerde um die Ruinenhaufen von Thürmen und Palästen, und bildeten Hügel und Berge. So brachen die Gewässer in vernachlässigte Kanäle ein, und verwandelten sie in mächtige und bleibende Ströme, wie dies denn bei der Issel und dem Lech in Holland, bei den beiden Nilarmen von Rosette und Damiette, und vermuthlich noch in mehren andern Flußdelten geschehen ist. Allein die Resultate aller dieser umwandelnden Einwirkungen des Menschen, der Thiere, der Pflanzen, der unterirdischen Feuer, der Atmosphäre, der Winde sind im Ganzen sehr unbedeutend gegen die Resultate der Thätigkeit der fließenden Gewässer. (…) Das Leben des Menschen, des Herrn der Schöpfung, der sich Alles dienstbar macht, und dem die Thiere in und außer dem Wasser, die Pflanzen an den Ufern und auch das Wasser selber gleich nützlich und gleich unentbehrlich sind, ist daher nun noch viel inniger und noch weit mannichfaltiger mit den Fäden der Flüsse verwebt. Der Mensch siedelt sich an den Flüssen und Quellen an, weil das Wasser, das sie ihm liefern, ihm zu seiner Nahrung, als Getränk, in seiner Küche, bei seinen Bädern, bei der Reinigung seiner Gefäße, zur Sättigung seines Viehs, zur Benetzung seiner Gärten und Aecker, ganz unentbehrlich ist, und sich gleichsam beständig durch alle Theile seines Haushalts ergießen muß. Als Fischer baut er seine Hütte hart an den Ufern der Flüsse. Als Jäger wandert er längs den Flüssen hin, wo er der reichsten Beute gewiß ist. Auch die Hirten kommen, ihr Vieh zu tränken und zu baden, zu den Flüssen und finden hier die fetteste Weide. In manchen Erdgegenden können sie nur längs der Flüsse auf Weide hoffen. Der Ackerbauer findet hier die fruchtbarsten Länderstriche, die mit schöner Fruchterde überzogenen Niederungen, die Marschen und Delten, in denen Ceres ihre schönsten Feste feiert, ihre reichsten Ernten spendet. Bei seinen Maschinen und Fabriken benutzt der Mensch das fließende Wasser als treibende Kraft, wo die Anstrengung seines eigenen Arms nicht mehr ausreicht. Und so stellen sich denn die Flüsse als die wahren Lebensadern des ganzen Pflanzen-, Thier-, Menschen- und Völkerlebens dar. Sie treten ganz entscheidend und gebieterisch auf dem Festlande auf; sie reißen alles Leben und Regen in ihren Kanälen mit sich hin, und concentriren so zu sagen alles Mark und alle Kraft der Länder in ihren Adern.”

Montaigne am Rheinfall

“Nous vinsmes passer le Rhin à la ville de Keyserstoul qui est des alliées des Souisses, & catholique, & delà suivimes ladite riviere par un très-beau plat pais, jusques à ce que nous rencontrâmes des saults, où elle se rompt contre des rochiers, qu ils appellent les catharactes, comme celle du Nil. C´est que audessoubs de Schaffouse le Rhin rencontre un fond plein de gros rochiers, où il se rompt, & audessoubs, dans ces mesmes rochiers, il rencontre une pante d`environ deux piques de haut, où il faict un grand sault, escumant & bruiant estrangement. Cela arreste le cours des basteaus & interrompt la navigation de la ditte riviere. Nous vinsmes souper d`une trete à SCHAFFOUSE, quatre lieues. Ville capitale de l`un des cantons des Souisses (…); on (…) rapporta que la peste y estoit. A Schaffouse nous ne vismes rien de rare. Ils y font faire une citadelle qui sera assés belle. Il y a une bute à tirer de l`arbalestre, & une place pour ce service, la plus belle, grande & accommodée d´ombrage, de sieges, de galeries & de logis, qu`il est possible; & y en a une pareille à l`hacquebute. Il y a des moulins d`eau à sier bois, comme nous en avions veu plusieurs ailleurs, & à broyer du lin & à piller du mil. Il y a aussi un abre de la facon duquel nous en avions veu d`autres, mesme à Bade, mais non pas pareil de grandeur. Des premieres branches, & plus basses, ils se servent à faire le planchier d`une galerie ronde, qui a vint pas de diametre; ces branches, ils les replient contre-mont, & leur font embrasser le rond de cette galerie, & se hausser à-mont, autant qu`elles peuvent. Ils tondent après l`abre, & le gardent de jetter jusques à la hauteur qu´ils veulent donner à cette galerie, qui est environ de dix pieds. Ils prennent là les autres branches qui viennent à l`abre, lesqueles ils couchent sur certennes clisses pour faire la couverture du cabinet, & depuis les plient en bas, pour les faire joindre à celles qui montent contre-mont, & remplissent de verdure tous ce vuide. Ils retondent encore après cela l`abre jusques à sa reste, où ils y laissent espandre ses branches en liberté. Cela rend une très belle forme & est un très bel abre.”

Freiburger Notizen (2)

Die Innenstadt Freiburgs ist von einigen Wasserläufen durchzogen und die Bächle und Gräben werden bis heute von einem Runzmeister gesteuert. Wer in eins der Bächle dappt, muß in Freiburg heiraten. Ein schwer zu deutendes Los. Beinah hätt es mich ereilt. Wenn mans weiß, dappt man jedenfalls vorsichtiger einher. Aus dem reißenden, idyllisch ein paar Meter ins oberirdische Stadtbild gefügten Gewerbebach ragt ein vorgeblich nachdenklicher Krokodilsschädel, von Versen mittlerer Dichtkunst flankiert: „Aus Stein steht hier das Krokodil / mit breitem Maul, doch nicht vom Nil / Schaut raus aus dem Gewerbebach / schaut bis zum Hause Himmelsbach / sieht Euch und uns und denkt sich viel“. Weitere Skulpturen in der Innenstadt: der Schneckenreiter, ein nackter Knabe auf einer Weinbergschnecke; von einer Hauswand grinst ein schwer zu greifender, bunter Gesell, der so etwas wie eine vagina dentata präsentiert. Weiter draußen wird ein skulpturales Vorgartentier nächtens immer wieder neu bepinselt, studentischer Volkssport. Unterbrezelte Märtyrerszenen auf Münsterglasfenster, vermutlich zunftgestiftet. Desweiteren ein hölzernes Abendmahl in Lebensgröße, hintergittert und eine ebenfalls lebensgroße Sandsteindarstellung des Grabes Christi um 1330, hintersäult. Ein rebenbotanischer Lehrgarten mitten im Städtle und folgerichtig einige Schnapslädle mit lokalem Obstler „Zibärtle“ aus der Wildpflaume. Ein lohnenswerter Eintrag ins Lexikon bescheuerter Friseurladennamen: „Hairzblut“. Es heißt immer wieder, Freiburg berge und beherberge für seine Größe erstaunlich viel Kultur. Was solche angeht, sind mir vor allem die vielen asiatischen Restaurants mit günstigem Standardmittagstisch und die internationale Straßenmischung aus allen Kasten aufgefallen. (Mal wieder den Dielhelm abgleichen!)