Madonna am Rheinfall

madonna am rheinfall

“Sehr geehrtes Rheinsein,

(…) Sie werden nicht wenig staunen, wenn ich Ihnen mitteile, dass meine langjährige Beschäftigung mit dem für meine bildnerische Arbeit so wichtigen C. G. Jung* (welcher, wie Sie vielleicht wissen, die ersten vier Jahre seiner Kindheit in Laufen verbracht hat) mich zu Ihren wunderschönen Seiten geführt hat. (…) Von den Strömungen Ihrer vielseitigen Artikel angezogen, ließ ich mich auf Ihre schlafwandlerische Promenade ein. (…) Erkannte das Bekannte, und genoss das Unbekannte wie zum Beispiel den Ausschnitt aus Montaigne, vor allem die Passage, in welcher der Philosoph (…) über diesen einen ganz bestimmten Baum und seine Nutzung durch die Einwohner Schaffhausens schreibt (ungemein wertvolle Zeilen für eine Bildhauerin!), was einen lange vergessenen Traum in mir wachrief (…): Ich spazierte einen Fluss entlang, der ganz ähnlich dem Rheinfall toste (…) und alle übrigen Geräusche verstummen ließ, ausser einer Stimme, die, wie ich feststellte, (…) aus einen Baumstamm kam. (…) Vergeblich versuchte ich den Baum an mich zu ziehen, bis ein Rheinholzer sich näherte, aus seinem leuchtgelben, mit roten indianischen Sonnenmotiven bedruckten Ölzeug einen Draggen und einen langen Bootshaken zog, und schweigend, vorsichtig, (…) Stamm und Ästegewirr ans Ufer brachte. (…) Nun hörte ich die Stimme deutlich singen: „It’s here in your arms / I want to be burnt / You are my sanctuary“**. (…) „Die Ur-Mutter!…“, sagte der Rheinholzer (…) voller Ehrfurcht und verschwand. (…) Ich erwachte.
Als am 2. Juni 2013 die Schaffhauser Wasserpolizei Holzreste und sonstiges Treibgut aus dem Rhein barg, bekam ich die dankenswerte Gelegenheit, meine nach dem beschriebenen Traum konzipierte Skulptur am Ufer auszustellen, und erlaube mir, Ihnen ein Foto davon zuzuschicken, (…) vielleicht werden sie Interesse daran haben? (…)

Merci und lichte Grüße!

Ihre Rosa Well***”

* Erinnerungen, Träume, Gedanken von C. G. Jung, herausgegeben von Aniela Jaffé, Zürich/Stuttgart 1962 scheint auch für rheinsein eine wichtige Arbeitsgrundlage, wenngleich wir das Buch nie gelesen haben.

** Die Zeilen stammen aus Madonnas Lied Sanctuary vom 1994er Album Bedtime Stories. Im Original singt Madonna: “I want to be buried” und nicht: “I want to be burnt”.

*** Rosa Well ist ein Künstlername und als solcher eine deutliche Anspielung auf Roswell. Die Anfang der 80er noch aufs Lyzeum gehende Bildhauerin Simone Weidi (so lautet Rosa Wells bürgerlicher Name, den wir hier gerne nennen dürfen, wie wir dem mehrseitigen, oben gekürzt wiedergegebenen Begleitbrief entnahmen) las mit großer Begeisterung das Buch The Roswell Incident von Charles Berlitz und William L. Moore. In ihrem Enthusiasmus schickte sie ihr infolge der Lektüre entstandenes Modell eines monumentalen Skulpturen-Komplexes, welcher in der Wüste New Mexicos errichtet werden sollte und den poetischen Titel „PUTOFET“ (Public Toilets for Extraterrestrials) trug, nach Santa Fe. Ihre jungforsche Kombination des Sonnenmotivs auf ihren Fahnen mit dem kabbalistischen Lebensbaum als hygienischer Einrichtung mag, wie Rosa Well vermutet, die Behörden irritiert haben – die Antwort auf ihr Gesuch steht bis heute aus.

Betriebsausflug an den Rheinfall

hinter Montaigne stehn, wie er da hockt, den
Buckel rund & Stift gezückt, den Rheinfall
zu beschreiben: das ist doch nix, das is nur laut
(Francis Ponge referiert über leis gestellte
Verstärker seine feinsinnigen Beobachtungen
zur Lithografie), barbarisch, deutsch, zum aus
der Haut (der Rhein ein Zwitter aus Wasser &
Stein), der Wein war gut, doch kein Wort übers
Essen. (ein feiner Lithograf der Fluß) hinter
Montaigne da am Rheinfall stehn, Montaignes
Arsch als Fußball sehn, zum Freistoß angetreten!
(Gedächtnisnerven, Fragilität und Zärtlichkeit)
da rauscht der Schlund, der weiße Schaum, kein
Untier, hätt es noch so krumme Zehen, könnt
diesen Fels erklimmen. Montaigne halb foto-
grafiert: ganz groß was der so formuliert
„je suis dont je mange“. später wie immer im
Imbiß: Gespräche, Seligkeit, Manifeste &
tapfer den Tag überstehende Ketchupreste

Montaigne am Rheinfall

“Nous vinsmes passer le Rhin à la ville de Keyserstoul qui est des alliées des Souisses, & catholique, & delà suivimes ladite riviere par un très-beau plat pais, jusques à ce que nous rencontrâmes des saults, où elle se rompt contre des rochiers, qu ils appellent les catharactes, comme celle du Nil. C´est que audessoubs de Schaffouse le Rhin rencontre un fond plein de gros rochiers, où il se rompt, & audessoubs, dans ces mesmes rochiers, il rencontre une pante d`environ deux piques de haut, où il faict un grand sault, escumant & bruiant estrangement. Cela arreste le cours des basteaus & interrompt la navigation de la ditte riviere. Nous vinsmes souper d`une trete à SCHAFFOUSE, quatre lieues. Ville capitale de l`un des cantons des Souisses (…); on (…) rapporta que la peste y estoit. A Schaffouse nous ne vismes rien de rare. Ils y font faire une citadelle qui sera assés belle. Il y a une bute à tirer de l`arbalestre, & une place pour ce service, la plus belle, grande & accommodée d´ombrage, de sieges, de galeries & de logis, qu`il est possible; & y en a une pareille à l`hacquebute. Il y a des moulins d`eau à sier bois, comme nous en avions veu plusieurs ailleurs, & à broyer du lin & à piller du mil. Il y a aussi un abre de la facon duquel nous en avions veu d`autres, mesme à Bade, mais non pas pareil de grandeur. Des premieres branches, & plus basses, ils se servent à faire le planchier d`une galerie ronde, qui a vint pas de diametre; ces branches, ils les replient contre-mont, & leur font embrasser le rond de cette galerie, & se hausser à-mont, autant qu`elles peuvent. Ils tondent après l`abre, & le gardent de jetter jusques à la hauteur qu´ils veulent donner à cette galerie, qui est environ de dix pieds. Ils prennent là les autres branches qui viennent à l`abre, lesqueles ils couchent sur certennes clisses pour faire la couverture du cabinet, & depuis les plient en bas, pour les faire joindre à celles qui montent contre-mont, & remplissent de verdure tous ce vuide. Ils retondent encore après cela l`abre jusques à sa reste, où ils y laissent espandre ses branches en liberté. Cela rend une très belle forme & est un très bel abre.”

Montaigne in Konstanz (3)

“Lendemein qui fut Dimenche, à cause de ce desordre, nous arrestames jusques après disner, & changeames de logis au brochet, où nous fumes fort bien. Le fils du Capitene de la ville, qui a esté nourri page chez M. de Meru, accompaigna tous-jours Messieurs à leur repas & ailleurs; si ne scavoit-il nul mot de francois. Les services de leurs tables se changent souvent. On leur donna là, & souvent depuis, après la nappe levée, d`autres nouveaus services parmy les verres de vin: le premier, des canaules, que les Guascons appellent; après, du pain d`espice, & pour le tiers un pain blanc, tandre, coupé à taillades, se tenant pourtant entier; dans les descoupures, il y a force espices & force sel jetté parmy, & audessus aussi de la croute de pain. Cette contrée est extresmement pleine de Ladreries, & en sont les chemins tout pleins. Les gens de village servent au des-juner de leurs gens de travail, des fouasses fort plattes, où il y a du fenouil, & au dessus de la fouasse des petits lopins de lard hachés fort menus & des gosses d`ail. Parmi les Alemands, pour honorer un home, ils gaignent tous-jours son costé gauche, en quelque assiete qu´il soit; & prennent à offense de se mettre à son costé droit, disant que pour déferer à un home, il faut lui laisser le costé droit libre, pour mettre la main aux armes. Le dimenche après disner nous partimes de Constance; & après avoir passé le lac à une lieue de la ville, nous en vinsmes coucher à SMARDORFF, deux lieues, qui est une petite ville Catholicque, à l`enseigne de Coulogne, & logeames à la poste qui y est assise pour le passage d`Italie en Alemaigne, pour l`Empereur.”

Montaigne in Konstanz (2)

“Ils ont une belle terrasse, qui regarde ce grand lac en pouinte, où ils recueillent les marchandises; & à cinquante pas de ce lac, une belle maisonnette où ils tiennent continuellemant une santinelle; & y ont attaché une cheine par laquelle ils ferment le pas de l`antrée du pont, ayant rangé force pals qui enferment des deux costés cete espace de lac, dans lequel espace se logent les bateaus & se chargent. En l`Eglise Nostre Dame, il y a un conduit, qui, au dessus du Rhin, se va rendre au faux-bourg de la ville. Nous reconnumes que nous perdions le pais de Souisse, à ce que un peu avant que d`arriver à la ville, nous vismes plusieurs maisons de gentil`homes; car il ne s`en voit guieres en Souisse. Mais quant aus maisons privées, elles font & aus villes & aus champs, par la route que nous avons tenu, sans compareison plus belle qu`en France, & n`ont faute que d`ardoises, & notament les hoteleries, & meilleur traitemant; car ce qu`ils ont à dire pour nostre service ce n`est pas par indigence, on le connoit assés au reste de leur equipage; & n`en est point où chacun ne boive en grands vaisseaux d`argent, la pluspart dorés & labourés, mais ils sont à dire par coustume. C´est un pais très fertile, notament de vins. Pour revenir à Constance, nous sumes mal logés à l`aigle, & y receumes de l`hoste un trait de la liberté & fierté barbare Alemanesque, sur la querelle de l`un de nos homes de pied avec nostre guide de Basle. Et parce que la chose en vint jusques aus juges, ausquels il s`alla pleindre, le Prevot du lieu, qui est un Gentilhome Italien, qui est là habitué & marié, & a droit de bourgeoisie il y a longtemps, respondit à M. de Montaigne, sur ce qu`on l`enqueroit, pourveu qu`il leur donnat congé, mais que soudain après il les pourroit reprendre à son service. C`étoit une subtilité remarcable.”

Montaigne in Konstanz

“Nous passames le long du Rhin, que nous avions à notre main droite, jusques à Stain, petite ville alliée des cantons, de mesme religion que Schaffouse. Si est ce qu`on chemin, il y avoit force croix de pierre, où nous repassames le Rhin sur un autre point de bois, & coutoyant la rive, l`aiant à notre main gauche, passames le long d`un autre petite ville, aussi des alliées des cantons catholicques. Le Rhin s`espand là en une merveilleuse largeur, come est notre Garonne davant Blaye, & puis se referre jusques à CONSTANCE, quatre lieues, où nous arrivames sur les quatre heures. C`est une ville de la grandeur de Chalons, apértenant à la Archiduc d`Austriche, & catholicque, parce qu`elle a esté autrefois, & depuis trente ans, possédée par les Lutheriens, d`où l`Empereur Charles Ve les deflogea par force. Les Eglises s`en sentent encores aus images. L`Evesque qui est Gentilhome du pais & Cardinal, demeurant à Rome, en tire bien quarante mille escus de revenu. Il y a des chanoinies, en l`Eglise Nostre Dame, qui valent mille cinq cent florins, & font à des Gentilshomes. Nous en vismes un à cheval, venant de dehors, vetu licentieusement comme un home de guerre; aussi dit-on qu`il y a force Lutériens dans la ville. Nous montasmes au clochier qui est fort haut, & y trouvames un homme attaché pour santinelle, qui n`en part jamais quelque occasion qu`il y ait, & y est enfermé. Ils dressent sur le bord du Rhin, un grand batimant couvert, de cinquante pas de long & quarante de large ou environ; ils mettront – là douze ou quinze grandes roues, par le moyen desqueles ils esleveront sans cesse grande quantité d`eau, sur un planchié qui sera un estage audessus, & autres roues de fer en pareil nombre, car les basses sont des bois, & releveront de mesme de ce planchier à un autre audessus. Cett`eau, qui estant montée à cette hauteur, qui est environ de cinquante piés, se degorgera par un grand & large canal artificiel, se conduira dans leur ville, pour y faire moudre plusieurs moulins. L`artisan qui conduisoit cette maison, seulement pour sa main, avoit cinq mille sept cent florins, y fourni outre cela de vin. Tout au fons de l`eau, ils font un planchier ferme tout à tour, pour rompre, disent-ils, le cours de l`eau, & affin que dans cet estuy elle s`endorme, affin qu`elle s`y puisse puiser plus ayséement. Ils dressent aussi des engeins, par le moyen desquels on puisse hausser & baisser tout ce rouage, selon que l`eau vient à estre haute ou basse. Le Rhin n`a pas là ce nom: car à la teste de la ville, il s`estand en form de lac, qui a bien quatre lieues d`Allemaigne de large, & cinq ou six de long.”

Montaigne über Caesars Rhein

“Parlant à eux, il les appelloit du nom du compaignons que nous usons encore : ce qu’Auguste son successeur reforma, estimant qu’il avoit fait pour la necessité de ses affaires et pour flatter le coeur de ceux qui ne le suyvoient que volontairement,
 
// Rheni mihi Caesar in undis
Dux erat, hic socius : facinus quos inquinat aequat;*
 [...]
 
Là où il parle de son passage de la rivière du Rhin vers l’Allemaigne, [César, La guerre des Gaules, Livre IV, Chap. XVI - XVIII] il dit qu’estimant indigne de l’honneur du peuple Romain qu’il passast son armée à navires, il fit dresser un pont afin qu’il passat à pied ferme. Ce fut là qu’il bâtist ce pont admirable de quoy il dechiffre particulierement la fabrique : car il ne s’arreste si volontiers en nul endroit de ses faits, qu’à nous representer la subtilité de ses inventions en telle sorte d’ouvrages de main.”
 
*Sur les ondes du Rhin, César était pour moi un chef; ici, c’est un complice : le forfait rend égaux ceux qu’il souille. Lucain, Pharsale, V, 289.
 
(aus: Montaigne, Les Essais, Livre II, Chap. XXXIV : Observations sur les moyens de faire la guerre de Julius Caesar; hervorgetrüffelt und übermittelt von Roland Bergère.)

Mulhouse sémantique (4)

SIGN*A*RAMA (toute votre communication visuelle): Musée de l’Impression sur Etoffes: sieht selber aus wie`n riesiger Kartoffeldruckstempel. Halbmonddurgang: Skulpturen lustiger bunter präzisionsdurchlöcherter, offenbar stark aufmunternd bedrogter Kühe vorm Neuen Rathaus. Wie eine müde Herde Tiere im Zoo: die Arbeitslosen, die einen Kinderspielplatz in Beschlag nehmen, gegenüber dem Resto Social mit warmem Mittagstisch. “M. de Montaigne ging auch die Kirche, denn sie sind nicht katholisch. Es war unendlich Beispiele zu sehen, die Freiheit und gute ceste der Nation und des Reisin hoste zurückzukehren des dieser Stadt und einem wunderschönen Palast und avoit dor, wo er den Vorsitz führt, um seine host-Tabelle.” Halbmonddurgang: Bierstüwa Wistüwa Klapperstei. Immer wieder begegne ich ein und derselben Person in den Straßen: dem Fotografen der Fassaden auf Google Street View mit seinem unkenntlich gemachten Gesicht. Halbmonddurgang, halbmondabwärts: „Am 19. Oktober 1977 wurde Hanns Martin Schleyers Leiche in Mülhausen gefunden.” Halbmonddurgang, in der Vollkrümmung: Das Noumatrouff (elsässisch für „nun mal druff“?) wirbt mit seinem Wolfskopfmenschen. Halbmonddurgang, Engstelle: Bus 11 BRUSTLEIN. Halbmonddurgang, Zentrend: am Markt auf der gedeckelten Ill weist ein letzter Stand darauf hin, daß man noch elsässisch spreche. Feinste Teilchen und Krümel dringen von der Straße durch die Sohlen in die Schuhe, erhitzen sich durch die Reibung beim Gehen und Stehen. Nach einigen Stunden hat sich unter den Füßen ein Teppich aus glühender, dennoch feuchter Asche gebildet: élégance africaine in der Rue de Stalingrad. Schwer zermauserte Tauben. ANTIGEL. Gezeichnet: Jeannine Coiff. (Nee: der Pröbstlin.)