Capitaine Lorelei – die französische Marine auf dem Rhein

Auf den ersten Blick durchaus erstaunlich das bloße (historische) Vorhandensein französischer Kriegsmarine auf rheinischem Süßwasser. Auf den zweiten erscheint es völlig logisch, die Erinnerung an selbst (wenngleich selten) zu Friedenszeiten auf diversen Flüssen gesichtete Marine macht das Bild rund. Die Straßburger Marine-Website bietet Informationen zur Verteidigung der Stadt im Jahre 1870 und zu weiteren Marineeinsätzen auf dem Rhein in den Kriegsjahren 1918 und 1945 (und in der Folgezeit). Einige Ausschnitte:

1870: „A la déclaration de guerre, le contre-amiral Exelmans (…) a pour mission de créer une flottille sur le Rhin constituée de canonnières démontables dénommées «batteries flottantes» armées d’un canon de calibre 150 mm. Chaque canonnière et son équipage est transportée en train. La faible vitesse de ces bateaux, 7 nœuds à comparer au courant du fleuve qui atteint parfois 6 nœuds, et surtout la précipitation des évènements (bataille de Froeschwiller) conduisent l’Amiral à participer à la défense de Strasbourg à terre. Il se voit confier 3000 hommes peu aguerris. (…) Leur ténacité et leur combativité sont unanimement reconnues y compris par les Allemands.“

1918: „Le 8 décembre 1918 la Flottille du Rhin est constituée. Elle comprend 15 officiers et 352 marins placés sous les ordres du Capitaine de corvette Darlan (…). Ils arment 26 bateaux basés à Strasbourg, Ludwigshafen et Coblence. La flottille reçoit la mission de participer aux opérations militaires éventuelles et au contrôle fixe et mobile du trafic commercial (…). De plus, les difficultés de navigation nécessitent la création d’une école de pilotage. (…) A partir de 1923, l’occupation de la Ruhr par les troupes franco-belges conduit à augmenter les effectifs qui atteignent plus de huit cents marins. La résistance passive des bateliers et des cheminots allemands laisse à l’abandon dans les ports des quantités considérables de vivres et de charbon destinées à la France. Alors, les marins arment les remorqueurs et les chalands, ils rétablissent progressivement le trafic sur le Rhein-Herne-Kanal (…). Entre Saint-Goar et Bingen, les pilotes militaires français remplacent les pilotes allemands et assurent la traversée délicate du Gebirge. (…) L’officier principal des équipages L’Hotellier gagne son surnom de «capitaine Lorelei». Ce navigateur hors pair a dressé les cartes du fleuve, il a rédigé un «Manuel du batelier du Rhin». Son successeur, Léon Merlin, complète l’œuvre entreprise en rédigeant en 1930, en langues française et allemande, le «Guide du batelier du Rhin». (…)

1945: „A partir du 3 avril 1945, les Forces Maritimes Françaises du Rhin ont pour attributions la surveillance, le contrôle et la police de la navigation. L’officier des équipages Léon Merlin est rappelé en activité pour former les pilotes de la deuxième génération. La marine compte alors près de 500 marins sur le Rhin et ses affluents armant une cinquantaine de bateaux divers. Leur domaine s’étend de Bâle à Lauterbourg. L’état-major est basé à Strasbourg, la flottille est installée à Bingen, l’école de pilotage reprend ses quartiers à Saint-Goar. (…) De 1952 à 1955, un programme d’aménagement de deux flottilles est réalisé. La flottille nord a pour port base Coblentz-Lutzel, elle dispose de 38 bateaux. La flottille sud demeure à Kehl, elle compte 42 bateaux. L’effectif des FMR atteint 312 marins français et 238 ouvriers, employés et mariniers allemands.(…) La flottille nord est ainsi transférée en 1957 à la Fluss pionier de la Bundeswehr. La «Royale» entretient sa capacité à naviguer et à franchir le Rhin jusqu’en 1966, année où des choix budgétaires imposent la dissolution des FMR (…)