Rheinsein als Kartonbuch (4)

rheinsein_2_kleinSchöne Rheinbezüge auf diesem Cover mit Vogesen und Mainz. UK weist wohl auf die Themse (als Linkswendung des Rheins), Australia fällt unter Abstrakta.

Auguste Duméril sur les bords du Rhin (2)

Le soir, en me promenant dans une des rues de cette petite ville, je suis passé devant un estaminet, à la porte duquel je me suis arrêté, avec plusieurs autres passants, pour entendre de la musique, telle qu’on n’en a jamais faite en France, en pareil lieu. Il paraît, au reste, que les compatriotes de Beethoven sont très grands amateurs de musique. Le lendemain je m’embarquai, à 8 h. à Bonn, et j’arrivai à Mayence à 7 h ½ du soir. Ce fut là, si je puis le dire, ma grande journée, dans ce beau voyage. A part une pluie assez forte, pendant la première heure, le temps fut magnifique, toute la journée, et ce fut une grande faveur du ciel, car il est à mon avis bien difficile de voir quelque chose de plus admirable, de plus varié, que ces bords du Rhin, que rendent si pittoresques ces rochers couverts de ruines. Nous avons pu dîner sur le pont, de sorte que je puis dire que, depuis le moment du départ, jusqu’à la tombée de la nuit, c’est-à-dire jusqu’à 6 h ½ ou 7 h., j’ai été dans une admiration perpétuelle, et dans un état d’attention permanente, m’aidant du panorama du Rhin, de mon itinéraire, et de ma lorgnette. Je pense bien souvent à cette belle journée. A Mayence, où j’ai été si frappé de voir les uniformes Autrichiens, Prussiens, et Hessais, et où tout a un aspect militaire. J’ai visité les 2 ou 3 belles églises de Jésuites, la cathédrale, dont les réparations viennent d’être achevées, et qui montre si bien ce qu’était cette curieuse architecture à plein cintre, qui diffère tant de l’architecture gothique, dont on voit, au reste, un superbe échantillon, dans les ruines, parfaitement conservées, d’un cloître, attenant à l’église. J’ai visité une très riche collection publique de tableaux: elle est peu nombreuse, mais contient de très belles choses; la promenade du Main; vis à vis, l’embouchure de cette rivière, est très jolie: c’est un beau spectacle que celui de la résistance que les eaux du Rhin offre à celles du Main, qui ne se mélangent que fort loin de là, à Bingen, seulement, dit-on. La statue de Gutenberg, par Thorvaldsen, est fort belle. Je quittai Mayence, dans la matinée, et allai à Wiesbaden, dont j’ai vu les admirables salles de jeu, de concert, de danse, et la belle promenade. Toutes les constructions nouvelles donnent, aux parties de la ville, qui avoisinent les sources, un très bel et riche aspect: j’ai vu les baignoires de grès rouge à fleur du sol, où arrivent les eaux thermales, que j’ai goûtées, mais dont je n’ai pu me résoudre à avaler un verre entier, quoiqu’elles ne soient point sulfureuses, mais simplement salines: j’ai également goûté les eaux sulfureuses d’Aix-la-Chapelle, et les eaux salines de Baden. Après avoir passé 3 heures, je suis venu à Francfort, où j’arrivai en moins de 2 h. C’était le samedi soir : je me promenai dans la ville, et fus, tout d’abord, frappé de l’air de capitale qu’offre cette grande ville, dont la grande rue, sur laquelle donnent la plupart des hôtels, est vraiment magnifique. Toute la matinée du lendemain fut employée à parcourir cette riche ville, où je vis un grand luxe d’équipages et de toilettes. La rue des Juifs m’a beaucoup frappé, par l’aspect tout particulier qu’offrent ses vieilles maisons, et les habitants de ces maisons, qui, tous Juifs, ont, hommes ou femmes, des tournures et des figures qui n’appartiennent qu’à eux: ce sera grand dommage, à mon avis, quand on démolira les maisons de cette rue, car c’est là un caractère particulier de cette ville, où les maisons Juives sont à la tête du commerce et de la banque, à commencer par Rothschild et Bethmann. J’ai vu chez ce dernier une admirable statue, qui vaudrait peut-être, à elle seule, le voyage de Francfort: l’Ariane de Dannecker. C’est le plus beau marbre que j’ai vu, et lorsqu’on ne laisse arriver le jour qu’à travers des rideaux roses, c’est une illusion incroyable.

La cathédrale est curieuse par son ancienneté. On y voit le fauteuil du couronnement des empereurs et un beau Christ en ivoire, d’Alb. Dürer. L’hôtel de ville, où se tenaient les assemblées pour les élections d’empereurs, et la grande salle où sont les portraits en pied de 52 ou 53 empereurs, offrent d’intéressants souvenirs historiques. Je me suis promené dans les nouvelles promenades, sur les bords du Main, et comme c’était le dimanche, il y avait beaucoup de monde, et concert. C’était un joli coup d’œil: une foule de constructions nouvelles embellissent la ville, qui est certainement la plus importante de toutes celles que j’ai visitées. Il y a un riche musée de tableaux. J’étais, le soir de ce même jour, à Mannheim, singulière ville, par sa construction trop régulière, qui lui donne l’aspect d’un damier. Toutes les rues, en effet, y sont tirées au cordeau, et se coupent à angles droits. C’est une ville peu animée, mais qui a un certain air d’aisance. On y voit un ancien palais, qui, par ses immenses dimensions, rappellerait un peu Versailles, comme les jardins de Schwetzingen, situés à 2 lieues de là, et que j’ai visités ce même jour, en me rendant à H, rappellent un peu le parc de Versailles, par les belles plantations, les pièces d’eau, et les constructions, un peu analogues au petit Trianon. C’est un magnifique jardin, que j’aurais regretté de ne pas visiter. Les moyens de communication sont si rapides, avec les chemins de fer, si bien organisés dans ce pays, qu’après avoir vu à Mannheim tout ce qu’il y a de curieux, ce qui n’est pas long, car, après le nouveau pont suspendu, 2 ou 3 belles fontaines, qui n’ont pas même les tuyaux destinés à y amener l’eau, l’habitation de la grande duchesse douairière de Baden-Baden, Stéphanie Beauharnais; la collection de tableaux, la belle promenade sur le Rhin, le nouveau bâtiment des douanes, et l’aspect particulier de la ville, on n’a plus rien à visiter, et qu’après avoir parcouru le parc de Schwetzingen, je suis arrivé à Heidelberg ce même jour, assez tôt pour visiter, avant la nuit, les ruines de l’ancien château.

Auguste Duméril sur les bords du Rhin

Copie d’une lettre que j’ai écrite à Joseph Fabre, après mon voyage sur les bords du Rhin, en 1846, et qui peut servir de journal abrégé de ce voyage.

Le soir du jour où vous m’avez embarqué au chemin de fer, c’est-à-dire, lundi 14 Septembre, je suis arrivé, à 2 h ½ environ, à Bruxelles, et là, suivant le conseil de M. V. Cumont, je me fis immédiatement conduire à la diligence de Namur, qui allait partir, et je me trouvai le lendemain matin à Namur, à 6 h.: à 6 h ½, une autre diligence, se mettant en route pour Liège, je m’installai sur une banquette surnuméraire, adossée au cabriolet de l’impériale, et de là, comme d’un observatoire, d’où ma vue pouvait s’étendre de tous côtés, j’ai parfaitement joui de la vue des bords pittoresques de la Meuse, dont la grande route suit presque constamment le cours, de sorte que je n’aurais pas mieux vu, je crois, à bord du bateau, si j’avais suivi mon premier plan, qui était d’aller par eau, de Namur à Liège, où je ne serais arrivé que le mardi soir, tandis que j’y étais à une heure, et qu’à 5 h, je me trouvais à Aix-la-Chapelle, où je me mis en rapport avec M. Darancourt, qui ne savait pas l’Allemand plus que moi. Nous passâmes notre soirée au café de la source Elise, au théâtre, et à la redoute, où nous ne vîmes pas de joueurs trop acharnés, mais où je pus prendre une idée de ce que sont la Roulette et le 31. Le lendemain matin, nous avons visité l’hôtel de ville, la cathédrale, dont je fus très frappé, car c’était le premier exemple que je voyais de cette architecture byzantine, dont je devais voir de si beaux échantillons à Bonn, mais surtout à Mayence: les fameuses reliques, et la jolie montagne du Louisberg. Ce même jour, nous avons visité Cologne, dont j’ai extrêmement admiré la magnifique cathédrale, malheureusement inachevée, mais pour laquelle on dépense maintenant 500 000 F par an: si elle est jamais achevée, ce sera, je crois, une des plus belles églises gothiques qui se puissent voir. L’Eglise Ste Marie du capitole, curieuse par des restes de constructions romaines; l’église des Jésuites, richement ornée, surtout par un banc de communion, de marbre blanc, couvert de charmante sculpture, et l’église de St Pierre, où se voit le curieux tableau de Rubens, représentant le crucifiement de St Pierre, qui est vu la tête en bas. Le soir de ce même jour, nous vînmes coucher à Bonn. Ici, commence le magnifique spectacle qu’offre le Rhin, et la matinée du jeudi, passée, ainsi que je vais vous le raconter, a été pour moi pleine d’enchantement. Nous prîmes un guide, et après avoir visité, dans la ville, la cathédrale, d’un aspect particulier, et la statue de Beethoven, nous nous dirigeâmes, en voiture, vers le Kreutzberg, montagne élevée, où existe une église, avec un escalier de marbre, qui ne se monte qu’à genoux, et dont un caveau contient des moines momifiés, par la sécheresse du lieu, et l’absence complète pendant des siècles, du contact de l’air extérieur: physiologiquement, c’est un fait, qui ne manque pas d’intérêt: la peau est parfaitement intacte et dure, comme du cuir tanné. De là, la vue est déjà belle, mais elle est plus belle encore, du Godesberg, où nous allâmes ensuite, et où se voient des ruines assez considérables: elle l’est certainement davantage, sur le Rolandseck, où se voient quelques ruines, et d’où la vue plonge sur le Rhin, et sur les îles considérables qui existent dans ce point, et sur l’une desquelles est construit un grand bâtiment qui, de monastère qu’il était autrefois, est devenu un hôpital.

Après être descendus, nous avons traversé le Rhin, en bateau: il a, dans ce point, une largeur extrême: sur l’autre rive, est la haute montagne du Drachenfels, que nous avons également gravie, et d’où nous avons joui du plus admirable point de vue, car on a, autour de soi, les autres monts; qui forment ce que l’on nomme les 7 monts, le Rhin, et, de l’autre côté, les monts qui bordent la rive. En redescendant, on arrive à la petite ville de K, où mon compagnon de voyage me quitte, pour prendre le bateau à vapeur, qui devait le conduire à Coblentz, et moi, je traversai le Rhin, sur un pont volant, pour rejoindre la voiture qui me ramènera à Bonn, que je ne voulais pas quitter sans avoir visité l’Université. Les 6 heures environ passées dans cette ravissante excursion, si elles furent accompagnées d’une assez grande fatigue, qui me dura 2 ou 3 jours, furent vraiment délicieuses, car je n’avais jamais eu encore l’occasion de voir la nature sous un si magnifique et si imposant aspect; mais je ne savais pas encore quels enchantements m’étaient réservés, pour le lendemain. A Bonn, tous les professeurs étaient absents: je visitai cependant avec assez de détails Cl., ancienne résidence d’été des électeurs, où se voient une belle collection d’anatomie, mais surtout, de magnifiques collections d’histoire naturelle, renfermées dans des salles, de l’aspect le plus grandiose. J’ai visité la clinique d’accouchement, composée de 12 lits, d’une collection curieuse de bassins vicieux, et d’instruments d’obstétrique, qui me furent montrés par l’aide de clinique du professeur Kilian. Il y a là une douche ascendante de 2 mètres ½ environ de hauteur, pour les accouchements prématurés: il paraît qu’on obtient de bons résultats de ce procédé, qui n’est jamais mis en usage chez nous, à ce que je crois.

Frankenstein am Rhein

Die Erinnerung Frankensteins an seine Rheinreise mit Clerval, aus dem Klassiker von Mary Wollstonecraft Shelley: “After some days spent in listless indolence, during which I traversed many leagues, I arrived at Strasburgh, where I waited two days for Clerval. He came. Alas, how great was the contrast between us! He was alive to every new scene; joyful when he saw the beauties of the setting sun, and more happy when he beheld it rise, and recommence a new day. He pointed out to me the shifting colours of the landscape, and the appearances of the sky. “This is what it is to live,” he cried, “now I enjoy existence! But you, my dear Frankenstein, wherefore are you desponding and sorrowful!” In truth, I was occupied by gloomy thoughts, and neither saw the descent of the evening star, nor the golden sun-rise reflected in the Rhine.— And you, my friend, would be far more amused with the journal of Clerval, who observed the scenery with an eye of feeling and delight, than in listening to my reflections. I, a miserable wretch, haunted by a curse that shut up every avenue to enjoyment. We had agreed to descend the Rhine in a boat from Strasburgh to Rotterdam, whence we might take shipping for London. During this voyage, we passed by many willowy islands, and saw several beautiful towns. We staid a day at Manheim, and, on the fifth from our departure from Strasburgh, arrived at Mayence. The course of the Rhine below Mayence becomes much more picturesque. The river descends rapidly, and winds between hills, not high, but steep, and of beautiful forms. We saw many ruined castles standing on the edges of precipices, surrounded by black woods, high and inaccessible. This part of the Rhine, indeed, presents a singularly variegated landscape. In one spot you view rugged hills, ruined castles overlooking tremendous precipices, with the dark Rhine rushing beneath ; and, on the sudden turn of a promontory, flourishing vineyards, with green sloping banks, and a meandering river, and populous towns, occupy the scene. We travelled at the time of the vintage, and heard the song of the labourers, as we glided down the stream. Even I, depressed in mind, and my spirits continually agitated by gloomy feelings, even I was pleased. I lay at the bottom of the boat, and, as I gazed on the cloudless blue sky, I seemed to drink in a tranquillity to which I had long been a stranger. And if these were my sensations, who can describe those of Henry? He felt as if he had been transported to Fairyland, and enjoyed a happiness seldom tasted by man. “I have seen,” he said, “the most beautiful scenes of my own country; I have visited the lakes of Lucerne and Uri, where the snowy mountains descend almost perpendicularly to the water, casting black and impenetrable shades, which would cause a gloomy and mournful appearance, were it not for the most verdant islands that relieve the eye by their gay appearance; I have seen this lake agitated by a tempest, when the wind tore up whirlwinds of water, and gave you an idea of what the water-spout must be on the great ocean, and the waves dash with fury the base of the mountain, where the priest and his mistress were overwhelmed by an avelânche and where their dying voices are still said to be heard amid the pauses of the nightly wind; I have seen the mountains of La Valais, and the Pays de Vaud: but this country, Victor, pleases me more than all those wonders. The mountains of Switzerland are more majestic and strange; but there is a charm in the banks of this divine river, that I never before saw equalled. Look at that castle which overhangs yon precipice; and that also on the island, almost concealed amongst the foliage of those lovely trees; and now that group of labourers coming from among their vines; and that village half hid in the recess of the mountain. Oh, surely, the spirit that inhabits and guards this place has a soul more in harmony with man, than those who pile the glacier, or retire to the inaccessible peaks of the mountains of our own country.” Clerval! beloved friend! even now it delights me to record your words, and to dwell on the praise of which you are so eminently deserving. He was a being formed in the “very poetry of nature.” His wild and enthusiastic imagination was chastened by the sensibility of his heart. His soul overflowed with ardent affections, and his friendship was of that devoted and wondrous nature that the worldly-minded teach us to look for only in the imagination. But even human sympathies were not sufficient to satisfy his eager mind. The scenery of external nature, which others regard only with admiration, he loved with ardour. (…) And where does he now exist? Is this gentle and lovely being lost for ever? Has this mind so replete with ideas, imaginations fanciful and magnificent, which formed a world, whose existence depended on the life of its creator; has this mind perished? Does it now only exist in my memory? No, it is not thus; your form so divinely wrought, and beaming with beauty, has decayed, but your spirit still visits and consoles your unhappy friend. (…) Beyond Cologne we descended to the plains of Holland; and we resolved to post the remainder of our way; for the wind was contrary, and the stream of the river was too gentle to aid us. Our journey here lost the interest arising from beautiful scenery; but we arrived in a few days at Rotterdam, whence we proceeded by sea to England.”

Der Führer am Rhein

Von einem fleißigen Leser auf die Existenz eines Fotos von Adolf Hitler mit Rhein aufmerksam gemacht worden. Im Internet war es denn auch vorhanden und bald aufgetrieben, ein fantastisches Bild, nebenbei. Zunächst jedoch spuckte Google einen verheißungsvollen Buchtitel aus – Adolph (sic!) Waldeck: Der Führer am Rhein von seiner Quelle bis zur Mündung. Ein Handbuch für die Freunde der schönen Natur, der Kunst und des Alterthums, mit ausgewählten Balladen und Liedern, Bonn 1844. Eine kleine Mogelpackung. Die ersten, dem Autor wenig bedeutenden Rheinkilometer bis Mainz, werden in gefühlten siebeneinhalb Sätzen abgehandelt, die ebenfalls unbedeutenden Kilometer ab Düsseldorf in ähnlicher Manier. Zuhauf jedoch finden sich die versprochenen Balladen und Lieder, speziell mit historischen Bezügen auf den fokussierten Flußabschnitt, nicht selten schwerfällig anmutende Dichtung zur Hochzeit der Rheinromantik, welche meist Sagenstoffe bündelt. Levin Schückings bildungsbürgerliches Rheinlied macht den Auftakt und enthält ein paar Gran ebenjenes wuchtigen deutschen Ernsts, der Heine mit dazu veranlaßte, dem Volk sein Drittes Reich samt Desaster weiszusagen. Uhlands Straßburger Münstersage wirkt dagegen leichter, mit ihren verwunderten wechselgereimten Vierzeilern. Wolfgang Müllers trutzig-düstere Ballade von „der nächtlichen Erscheinung zu Speier“, gemeint ist die Wiederkehr der alten Kaiser: heute verfaßt, würden solche Zeilen als jene krude Mischung aus Esoterik und Nationalbewußtsein abgetan, die vor rund 80 Jahren in höchster Blüte standen. Fortan fällt in jedem zweiten Lied/Gedicht das Reimpaar Rhein/Wein. Rückert bereimt sauber „Die goldene Luft“, ein einst pestfrei gebliebenes Mainzer Sträßchen, flott sogar sind Kopischs (des Heinzelmännchendichters) Verse über den angeblich wegen niederer Standesherkunft angefeindeten, klugen Bischof Willegis. Adelheid von Stolterfoth äußert sich launisch zu Frauenlobs Tod. Simrock vervierzeilert die Sage von der schönen Gisela und Hans von Brömser, ihrem Vater, „dem Erbauer des Klosters Nothgottes, der auf dem Kreuzzug unter Conrad III. in Palästina nach glänzenden Waffenthaten in Gefangenschaft gerieth“, die Nebenflüße kommen zu Ehren und immer wieder erinnern die Strofen an mehr oder minder solide gemachte Promotion für eine Gegend, in der betuchtere Ausländer seit Mitte des 19. Jahrhunderts darob das deutsche Wesen zu finden hofften, mit Ausläufern bis in die Gegenwart.

Rheindampfschifffahrn! (3)

Gautier beschreibt im Verlaufe der Reise vornehmlich, und mit Schwerpunkt auf ihr modisches Auftreten, die zusteigenden Passagiere, darunter ein seltenes südamerikanisches Pärchen und kommt schließlich auf den Schiffsjungen: „N`oublions pas le garcon du bateau, vêtu d`un habit noir, cravaté de blanc dès l`aurore, qui, dans cette journée, fit au moins douze ou quinze lieues en allées et venues, portant à celui-ci du café, à cet autre du jambon, à un troisième des cigares ou de l`eau-de-vie, et qui, pâlissant de fatigue, mélait sur sa figure truitée les perles de la transpiration aux taches de rousseur. A la fin de jour, il était livide et ressemblait à ces laquais fantastiques décrits par Achim d´Arnim, et qui se remettent en service après leur mort, parce qu`ils doivent quelque petite chose aux vers. (…)“ Am Ende widmet Gautier sich einer armen alten lahmen Dame, und dann erst der (Stadt)Landschaft: „Le Mein se jette dans le Rhin presque en face de Mainz, que nous appelons Mayence, par suite de ce système absurde de traduction des noms qu`on devrait bien abandonner. – Cependant jambon de Mainz ferait un singulier effet! – C`est toujours un beau spectacle que la rencontre de deux grands cours d`eau dont l`un absorbe l`autre et l`entraîne à la mer en lui ôtant son nom: – ainsi l`homme débaptise la femme qu`il épouse. Mainz ou Mayence fait une assez bonne figure sur la rive du Rhin avec ses lignes de remparts denticulés, ses tours à échauguettes, son quai d`hôtels, son dôme gigantesque aux quatre campaniles, à la coupole mitrée, au clocher brodé de sculptures; ses églises aux nombreuses aiguilles, et la flotte de puissants bateaux à vapeur et d` embarcations de toute sorte amarrés à son quai. – Ce premier plan de navires, de barques, de kopps, entremêlant leurs tuyaux et leurs mâts, produit toujours un bon effet, et l`aquarelliste regrette que le Dampfschiff passe si vite. Un immense pont de bateaux traversant le Rhin, fort large à cette place, relie les deux rives du fleuve; en aval du pont, treize moulins, rangés en file, font tourner leurs grandes roues à aubes, comme les bateaux à vapeur, et l`on est étonné de les voir rester immobiles. Il semble qu`ils devraient descendre le Rhin avec vous. Lorsque le pont, en s`ouvrant, a donné passage au Dampfschiff, on a en face de soi, sur le quai, de grands bâtiments de style Louis XIV, ennuyeusement classiques, dont la couleur, d`un rouge aviné, est désagréable à l`oeil; le gris seul convient aux lignes sobres de cette architecture trop souvent imitée en Allemagne au XVIIe siècle. Mainz dépassé, le Rhin se tachète d`îles et se borde de villes et de villages si rapprochés les uns des autres, qu`à peine a-t-on le temps de chercher leurs noms sur la carte. Les rives, plates jusque-là, tendent à s`élever. A Bingen, situé au confluent de la Nahe, commence le Rhin des burgs et des burgraves, la partie véritablement pittoresque du voyage; les collines s`escarpent en montagnes, et les rochers presque à pic reserrent le cours du fleuve, qui s`étrangle et devient plus rapide. Au milieu des eaux bouillonnantes, se dresse sur un écueil, le Mausethurm, ou Tour de la Souris, presque en face les ruines d`Ehrenfels, fièrement perchées au sommet de la montagne. Cette entrée est du charactère le plus grandiose. Les hautes pentes de schiste et d`ardoise jettent leurs ombres sur le fleuve profondement encaissé; on se sent dans un endroit dangereux, dans un lieu sinistre aux naufrages et aus tragédies. C`était, en effet, un coupe-gorge de vingt heures de long que toute cette partie du Rhin.“

Rheinfische (2)

Gefunden im Vorbericht des Rheinischen Antiquarius: „Es hegt sonst dieser Strom allerhand Arten von Fischen in großem Ueberfluß, und man fängt darinnen unter andern leckerhaften Gattungen die wohlschmeckende Salmen / welche, wenn sie im Frühling aus der See, allwo sie klein und mager sind, heraufkommen, Lachse / hernach aber, wenn sie sich gegen den Herbst zu nach dem Meer wieder zuruckbegeben, erst Salmen genennet werden. So bald diese Fische in den Rheinstrom einlauffen, nehmen sie auch zu, und je höher sie steigen, je größer und zärter pflegen sie zu werden, so, daß ein Cöllnischer Lachs vor einem Dordrechtischen, und ein Maynzer vor einem Cöllnischen leicht zu erkennen, diesen allen aber ein Baßler vorzuziehen ist. Auch sind die Rheinstöre nicht unbekannt. Wie denn Marquart Freher schreibt, daß diese in der Pfalz nur auf die Fürstentafel gehörten. Zu Rom wurden diese Störe, welche man zu latein Acipenseres nennet, ehemals als eine sehr seltsame, dabey aber kostbare Speise, wie Athenäus und Macrobius bezeugen, nicht anders, als im Gepränge mit Pfeiffen und Kränzen auf die Kayserliche Tafel getragen. Sie werden sonderlich in Holland ohngefehr vom ersten April an, ein ganzes viertel Jahr hindurch, so häufig gefangen, daß man sie theils in Pückel schlägt und einsalzt, theils frisch an nahgelegene Nationen, insonderheit nach Engelland, verhandelt. Wenn der große Störfang aufhört, so geht es nochmals das ganze Jahr hindurch über die kleinen Störgen her, welche so schmackhaft sind, daß auch die Italiäner, wie ein gewisser Verfasser meldet, die Finger darnach lecken. Nebst diesen liefert der Rhein noch viele niedliche Fische auf der reichen Leute Tafel, worunter die namhaftesten zweyerley Arten Neunaugen sind, die man eingemacht in Deutschland Bricken und in Holland Muräl nennet. Die erste Art davon ist sehr groß und schön, die andere klein, nichts destoweniger aber von gutem Geschmack. Eigene Arten Rheinfische sind die stachelichten Hechte / die herrlichen Rheinkarpfen / deren einige mehrmalen wohl bey zwanzig Pfund schwer gefangen worden; ferner die gar großen, mittelmäßigen und kleinen köstlichen Barben oder Rothbärte, die starken und großen Aale, die Forellen / Schwalen, Weißfische, Bersing oder Persen / Nößling / Aalruppen, Schleyen / Grundeln, Kressen / Kroppen / Bißgurren oder Meergrundeln, Stinden / Zauen, u. d. gl. Aeschen oder Aschen hat der Rheinstrom sehr wenige, und zwar daher, weil diese Fische lieber in harten, frischen und felsigten Wassern gehen, so kalt sind und aus hohen Felsengebürgen herab fliessen. Dieweil auch dieser Fisch das ganze Jahr hindurch gesund und gut zu speisen ist; So soll daher das Sprüchwort von ihm entsprungen seyn: Der Aesch ist ein Rheingraf.“ Soweit der Antiquarius, der weiters von kommenden und gehenden Krebsen im Rhein berichtet, von Bibern und Fischottern, Schildkröten und sogar verirrten Wunderfischen aus weit entlegenen Meeren, auch Seehunde (die nicht etwa “Roggen oder Eyergen” legen, sondern anlande Welpen werfen, welche im Safte ihrer Jugend ein Achttagegeheul starten) und junge Meerschweine werden als Flußbewohner verzeichnet, bevor Dielhelm aufs rheinische Federwildbret kommt.

Balzac am Rhein (2)

“Les deux sous-aides, âgés de vingt ans au plus, obéirent à la poésie de leur situation avec tout l’enthousiasme de la jeunesse. De Strasbourg à Bonn, ils avaient visité l’Electorat et les rives du Rhin en artistes, en philosophes, en observateurs. Quand nous avons une destinée scientifique, nous sommes à cet âge des êtres véritablement multiples. Même en faisant l’amour, ou en voyageant, un sous-aide doit thésauriser les rudiments de sa fortune ou de sa gloire à venir. Les deux jeunes gens s’étaient donc abandonnés à cette admiration profonde dont sont saisis les hommes instruits à l’aspect des rives du Rhin et des paysages de la Souabe, entre Mayence et Cologne; nature forte, riche, puissamment accidentée, pleine de souvenirs féodaux, verdoyante, mais qui garde en tous lieux les empreintes du fer et du feu. Louis XIV et Turenne ont cautérisé cette ravissante contrée. Çà et là, des ruines attestent l’orgueil, ou peut-être la prévoyance du roi de Versailles qui fit abattre les admirables châteaux dont était jadis ornée cette partie de l’Allemagne. En voyant cette terre merveilleuse, couverte de forêts, et où le pittoresque du Moyen-âge abonde, mais en ruines, vous concevez le génie allemand, ses rêveries et son mysticisme. Cependant le séjour des deux amis à Bonn avait un but de science et de plaisir tout à la fois. Le grand hôpital de l’armée gallo-batave et de la division d’Augereau était etabli dans le palais même de l’Electeur. Les sous-aides de fraîche date y étaient donc allés voir des camarades, remettre des lettres de recommandation à leurs chefs, et s’y familiariser avec les premières impresssions de leur métier. Mais aussi, là, comme ailleurs, ils dépouillèrent quelques-uns de ces préjugés exclusifs auxquels nous restons si longtemps fidèles en faveur des monuments et des beautés de notre pays natal. Surpris à l’aspect des colonnes de marbre dont est orné le palais électoral, ils allèrent admirant le grandiose des constructions allemandes, et trouvèrent à chaque pas de nouveaux trésors antiques ou modernes. De temps en temps, les chemins dans lesquels erraient les deux amis en se dirigeant vers Andernach les amenaient sur le piton d’une montagne de granit plus élevée que les autres. Là, par une découpure de la forêt, par une anfractuosité des rochers, ils apercevaient quelque vue du Rhin encadrée dans le grès ou festonnéee par de vigoureuses végetations. Les vallées, les sentiers, les arbres exhalaient cette senteur automnale qui porte à la rêverie; les cimes des bois commençaient à se dorer, à prendre des tons chauds et bruns, signes de vieillesse; les feuilles tombaient, mais le ciel etait encore d’un bel azur, et les chemins, secs, se dessinaient comme des lignes jaunes dans le paysage, alors éclairé par les obliques rayons du soleil couchant. A une demi-lieue d’Andernach, les deux amis marchèrent au milieu d’un profond silence, comme si la guerre ne dévastait pas ce beau pays, et suivirent un chemin pratiqué pour les chèvres à travers les hautes murailles de granit bleuâtre entre lesquelles le Rhin bouillonne. Bientôt ils descendirent par un des versants de la gorge au fond de laquelle se trouve la petite ville, assise avec coquetterie au-bord du fleuve, où elle offre un joli port aux mariniers. – L’Allemagne est un bien beau pays, s’écria l’un des deux jeunes gens, nomme Prosper Magnan, à l’instant où il entrevit les maisons peintes d’Andernach, pressées comme des oeufs dans un panier, séparées par des arbres, par des jardins et des fleurs. Puis il admira pendant un moment les toits pointus à solives saillantes, les escaliers de bois, les galeries de mille habitations paisibles, et les barques balancées par les flots dans le port…”
(Fortgesetzt aus: Honoré de Balzac, La comédie humaine II, L’Auberge rouge.)

Rhein vs Hudson

Den Mittelrhein hat Cooper also im Schnelldurchlauf gesehen, das Filetstück wie es oft hieß und heißt, und gleicht nun das Gesehene mit dem von daheim bekannten ab: “In the mood likely to be created by a flood of such recollections, we pursued our way along the southern margin of this great artery of central Europe. We wondered at the vastness of the Rheinfels, admired the rare jewel of the ruined church at Baccarach, and marvelled at the giddy precipice on which a prince of Prussia even now dwells, in the eagle-like grandeur and security of the olden time. On reaching Mayence, the evening of the second day, we deliberately and, as we hoped, impartially compared what had just been seen, with that which is so well and so affectionately remembered. I had been familiar with the Hudson from childhood. The great thoroughfare of all who journey from the interior of the state towards the sea, necessity had early made me acquainted with its windings, its promontories, its islands, its cities, and its villages. Even its hidden channels had been professionally examined, and the time was when there did not stand an unknown seat on its banks, or a hamlet that had not been visited. Here then was the force of deep impressions to oppose to the influence of objects still visible. To me it is quiet apparent that the Rhine, while it frequently possesses more of any particular species of scenery, within a given number of miles, than the Hudson, has none of so great excellence. It wants the variety, the noble beauty, and the broad grandeur of the American stream. The latter, within the distance universally admitted to contain the finest parts of the Rhine, is both a large and a small river; it has its bays, its narrow passages among the meadows, its frowning gorges, and its reaches resembling Italian lakes; whereas the most that can be said of its European competitor, is that all these wonderful peculiarities are feebly imitated. Ten degrees of a lower latitude supply richer tints, brighter transitions of light and shadow, and more glorious changes of the atmosphere, to embellish the beauties of our western clime. In islands, too, the advantage is with the Hudson, for, while those of the Rhine are the most numerous, those of the former stream are bolder, better placed, and, in every natural feature, of more account. When the comparison between these celebrated rivers is extended to their artificial accessories, the result becomes more doubtful. The buildings of the older towns and villages of Europe seem grouped especially for effect, as seen in the distant view, though security was in truth the cause, while the spacious, cleanly, and cheerful villages of America must commonly be entered, to be appreciated. In the other hemisphere, the maze of roofs, the church-towers, the irregular faces of wall, and frequently the castle rising to a pinnacle in the rear, give a town the appearance of some vast and antiquated pile devoted to a single object. Perhaps the boroughs of the Rhine have less of this picturesque, or landscape effect, than the villages of France and Italy, for the Germans regard space more than their neighbors, but still are they less commonplace than the smiling and thriving little marts that crowd the borders of the Hudson. To this advantage must be added that which is derived from the countless ruins, and a crowd of recollections. Here, the superiority of the artificial auxiliaries of the Rhine ceases, and those of her rival come into the ascendant. In modern abodes, in villas, and even in seats, those of princes alone excepted, the banks of the Hudson have scarcely an equal in any region. There are finer and nobler edifices on the Brenta, and in other favored spots, certainly, but i know no stream that has so many that please and attract the eye. As applied to moving objects, an important feature in this comparison, the Hudson has perhaps no rival, in any river that can pretend to a picturesque character. In numbers, in variety of rig, in beauty of form, in swiftness and dexterity of handling, and in general grace and movement this extraordinary passage ranks amongst the first of the world. The yards of tall ships swing among the rocks and forests of the highlands, while sloop, schooner, and bright canopied steam-boat, yacht, periagua, and canoe are seen in countless numbers, decking its waters. There is one more eloquent point of difference that should not be neglected. Drawings and engravings of the Rhine lend their usual advantages, softening, and frequently rendering beautiful, objects of no striking attractions when seen as they exist; while every similar attempt to represent the Hudson, at once strikes the eye as unworthy of its original.”