De Rynstroom (3)

Ghy schijnt een aerdsche regenboogh
Gekleed met levendige kleuren,
En tart den hemelschen om hoogh,
Die hierom nydigh schijnt te treuren.
De blaeuwe en purpre en witte druif
Verciert uw stedekroon en locken,
En muscadelle wijngerdkuif,
De vlieten staen met wijngerdstocken
Rondom u, druipende van `t nat,
En offren elk hun watervat.

Daer is de Main, een pijnberghs soon,
De Moesel met haer appelvlechten,
De Maes, die met een myterkroon
Om d`eer met onsen Rijn wil vechten,
De Roer, die `t hair met riet vertuit,
De Necker, met een` riem van trossen,
De Lip, gedost met mosch en kruid
Van overhangende eicke bosschen,
En duisend andren, min van roem,
Bekranst met loof en korenbloem.

Ghy streckt de voeten aen `t geberght,
Daer sich de Zwitsers in bescharmen,
Wanneermen hen om oorloogh verght:
Ghy grijpt de Noordzee met uw armen,
Waerin het heldeneiland leit,
Daer Bato sich ter nedersette,
En dat soo schuw van dienstbaerheid
D` uitheemsche beckeneelen plette,
En deê gevoelen, dat de Rijn
Geschapen was om vry te zijn.

Westfalen im Odenwald am Rhein

Und kaum erschallte Rittershaus` Westfalenlied ein zwei Dekaden, was wenig ist vor dem Auge der Geschichte, wurde es via Odenwald zurück an den Rhein beordert, von Jakob Klassert, mit folgender Adaption:

Ihr mögt den Rhein, den stolzen preisen
und seiner Ufer goldne Pracht,
ihr möget schön die Alpen heissen
und, wo Italiens Sonne lacht.
Ich lobe mir mein Heimatland
das Land, wo meine Wiege stand,
wo über sonnbeglänzten Höh´n
die grünumrankten Burgen stehn.
Dir ruf´ ich zu, dass laut es schallt:
O grüss´ dich Gott, mein Odenwald!

Nach deinen Eichen, deinen Buchen
sehnt sich mein Herz im fremden Land,
und in die Ferne schweifend suchen
dich die Gedanken unverwandt.
Und kehr´ ich endlich dann zurück
und sieht in blauer Fern´ mein Blick
die Berge tauchen all hervor
da jauchzt mein ganzes Herz empor.
Aus voller Brust mein Ruf erschallt:
O grüss dich Gott, mein Odenwald!

Vom klaren Neckar bis zum Maine
der träg und trüb sich dahin zieht,
entbieten Gruss dem Vater Rheine
die Gipfel übers feuchte Ried!
der trunkne Blick schaut nah´ und weit
hoch über alle Herrlichkeit,
die Wälder, Dörfer, Burgen all
die Wiesen, Bächlein ohne Zahl!
O du mein liebster Aufenthalt!
O grüss dich Gott, mein Odenwald!

Nicht bergen Silber unsere Schluchten
nicht Gold – doch mehr als solchen Tand
schon manche in den Bergen suchten
und mancher in den Bergen fand.
Schön wie der Tag im Morgenstrahl
flink wie die Reh im Felsental,
fromm wie ein Engel, treu wie Gold
dies Lob man unsern Mädchen zollt.
Gott segne, schütze und erhalt
mein teures Lieb im Odenwald!

Rheindampfschifffahrn! (3)

Gautier beschreibt im Verlaufe der Reise vornehmlich, und mit Schwerpunkt auf ihr modisches Auftreten, die zusteigenden Passagiere, darunter ein seltenes südamerikanisches Pärchen und kommt schließlich auf den Schiffsjungen: „N`oublions pas le garcon du bateau, vêtu d`un habit noir, cravaté de blanc dès l`aurore, qui, dans cette journée, fit au moins douze ou quinze lieues en allées et venues, portant à celui-ci du café, à cet autre du jambon, à un troisième des cigares ou de l`eau-de-vie, et qui, pâlissant de fatigue, mélait sur sa figure truitée les perles de la transpiration aux taches de rousseur. A la fin de jour, il était livide et ressemblait à ces laquais fantastiques décrits par Achim d´Arnim, et qui se remettent en service après leur mort, parce qu`ils doivent quelque petite chose aux vers. (…)“ Am Ende widmet Gautier sich einer armen alten lahmen Dame, und dann erst der (Stadt)Landschaft: „Le Mein se jette dans le Rhin presque en face de Mainz, que nous appelons Mayence, par suite de ce système absurde de traduction des noms qu`on devrait bien abandonner. – Cependant jambon de Mainz ferait un singulier effet! – C`est toujours un beau spectacle que la rencontre de deux grands cours d`eau dont l`un absorbe l`autre et l`entraîne à la mer en lui ôtant son nom: – ainsi l`homme débaptise la femme qu`il épouse. Mainz ou Mayence fait une assez bonne figure sur la rive du Rhin avec ses lignes de remparts denticulés, ses tours à échauguettes, son quai d`hôtels, son dôme gigantesque aux quatre campaniles, à la coupole mitrée, au clocher brodé de sculptures; ses églises aux nombreuses aiguilles, et la flotte de puissants bateaux à vapeur et d` embarcations de toute sorte amarrés à son quai. – Ce premier plan de navires, de barques, de kopps, entremêlant leurs tuyaux et leurs mâts, produit toujours un bon effet, et l`aquarelliste regrette que le Dampfschiff passe si vite. Un immense pont de bateaux traversant le Rhin, fort large à cette place, relie les deux rives du fleuve; en aval du pont, treize moulins, rangés en file, font tourner leurs grandes roues à aubes, comme les bateaux à vapeur, et l`on est étonné de les voir rester immobiles. Il semble qu`ils devraient descendre le Rhin avec vous. Lorsque le pont, en s`ouvrant, a donné passage au Dampfschiff, on a en face de soi, sur le quai, de grands bâtiments de style Louis XIV, ennuyeusement classiques, dont la couleur, d`un rouge aviné, est désagréable à l`oeil; le gris seul convient aux lignes sobres de cette architecture trop souvent imitée en Allemagne au XVIIe siècle. Mainz dépassé, le Rhin se tachète d`îles et se borde de villes et de villages si rapprochés les uns des autres, qu`à peine a-t-on le temps de chercher leurs noms sur la carte. Les rives, plates jusque-là, tendent à s`élever. A Bingen, situé au confluent de la Nahe, commence le Rhin des burgs et des burgraves, la partie véritablement pittoresque du voyage; les collines s`escarpent en montagnes, et les rochers presque à pic reserrent le cours du fleuve, qui s`étrangle et devient plus rapide. Au milieu des eaux bouillonnantes, se dresse sur un écueil, le Mausethurm, ou Tour de la Souris, presque en face les ruines d`Ehrenfels, fièrement perchées au sommet de la montagne. Cette entrée est du charactère le plus grandiose. Les hautes pentes de schiste et d`ardoise jettent leurs ombres sur le fleuve profondement encaissé; on se sent dans un endroit dangereux, dans un lieu sinistre aux naufrages et aus tragédies. C`était, en effet, un coupe-gorge de vingt heures de long que toute cette partie du Rhin.“