Aachen, von Heine für die Nachwelt entdeckt

Natürlich fuhren wir zuerst nach Aachen – ein unbekannter Ort, der kürzlich erst durch Heinrich Heine entdeckt und in dem unvergleichlichen “Wintermärchen” nach Verdienst besungen wurde. Die Schönheiten Aachens sind erst durch Heine recht ans Licht gekommen, man hatte früher nur eine dunkle Ahnung davon, man wußte nur, daß Karl der Große, seliger, dort verstorben und vergraben sei, daß die Bauern der Umgegend alle sieben Jahre zu der Ausstellung des heiligen Hemdes und die Bonner Studenten jeden Sonntag zu dem grünen Tische der Redoute wallfahrteten; die Bauern – um mit reuigem Herzen, mit verzückten Augen und gebeugten Knien vor dem antiken Leinwandfetzen ihre Andacht zu verrichten und von Not und Fegefeuer erlöst zu werden; die Studenten – um im Schmuck der goldenen Locken lächelnd an den grünen Altar der Croupiers zu treten und – wenn auch nicht den unsterblichen Hekatomben, doch ihrem Visavis die Fülle der Zehngroschenstücke opfernd – erst recht in Not und Fegefeuer hineinzugeraten. Das war eigentlich alles, was jedem Kinde der Provinz von Aachen bekannt war. Aber jetzt? Man kennt jeden Lieutenant auf der Straße, man kennt den Adler über dem Posthause, man weiß genau, womit sich die Hunde, die armen, langweiligen Hunde, in Aachen beschäftigen und amüsieren.
Kurz, man kennt die winzigsten Kleinigkeiten, und wenn der ehrwürdigen Stadt jemals etwas Menschliches begegnete, wenn sie einmal unterginge durch Pestilenz, Brand, Hunger oder durch ein ähnliches Unglück, da wird man nur Heines “Wintermärchen” aufzuschlagen haben, um den Feuer- oder Lebensversicherungsgesellschaften die beste Anleitung zu geben, in welcher Weise sie das Zerstörte zu ersetzen haben, sei es an Häusern, Menschen oder Vieh.
Aachen ist wirklich eine liebenswürdige Stadt – alle drei Jahre einen Tag lang ist Aachen das Nonplusultra des Schönen und Interessanten. Da kommt irgendein großer Meister von Berlin, von Wien oder sonst woher und dirigiert das Musikfest; da kommt die schwedische Nachtigall und trilliert und flötet viel schöner als alle die kleinen Brüder und Schwestern im Gebüsch des Louis-Berges; da kommt das Kölner Quartett, da kommen die Liedertäfler, die Gesangvereine, die Barden-Gesellschaften, die Arion-Kränzchen, und da kommen all die lustigen Lerchen, Wachteln, Buchfinken, Kanarien- und Paradiesvögel, welche vereinzelt die Welt mit ihrem Gesange erfreuen, so daß bald in dem alten, grauen Aachen ein Trillern und Musizieren beginnt, als hätte sich, ähnlich der Sage des Siebengebirges, wo sich auf das Wort des zornigen Priors alle Nachtigallen der Abtei Heisterbach einst aus ihren Nestern erhoben, um jenseit der Berge in einem einzigen, kleinen Wäldchen zusammenzukommen und vereint ihr Konzert zu beginnen – so auch dann in Aachen die ganze musikalische Welt der Heimat wie auf den Befehl eines Zauberers eingestellt. Und ich bin fest davon überzeugt: wenn es nicht gar zu anstößig wäre, die heilige Cäcilie schwebte an einem solchen Tage gern vom Himmel nieder und setzte sich für drei Taler preußisch Kurant in das Parterre des Aachener Komödienhauses. Denn so etwas hört man nicht alle Tage. Ob Aachen außer diesem einen Tage alle drei Jahre, außer diesem Tag der Musik der Nachtigallenkehlen und der Kontrabässe noch viele Reize aufzuweisen hat, konnte ich nie in Erfahrung bringen. Ich erkundigte mich oft danach bei einem alten Brüsseler Gelehrten, natürlich einem deutschen, der zweimal jährlich von Brüssel nach Aachen reist, um sich auf dem Büchel drei lange deutsche Pfeifen zu kaufen. Er wußte mir nie etwas zu erzählen; er versicherte mir aber stets, die Aachener Pfeifen seien vortrefflich.

(Georg Weerth, Skizzen aus dem sozialen und politischen Leben der Briten)

Auguste Duméril sur les bords du Rhin

Copie d’une lettre que j’ai écrite à Joseph Fabre, après mon voyage sur les bords du Rhin, en 1846, et qui peut servir de journal abrégé de ce voyage.

Le soir du jour où vous m’avez embarqué au chemin de fer, c’est-à-dire, lundi 14 Septembre, je suis arrivé, à 2 h ½ environ, à Bruxelles, et là, suivant le conseil de M. V. Cumont, je me fis immédiatement conduire à la diligence de Namur, qui allait partir, et je me trouvai le lendemain matin à Namur, à 6 h.: à 6 h ½, une autre diligence, se mettant en route pour Liège, je m’installai sur une banquette surnuméraire, adossée au cabriolet de l’impériale, et de là, comme d’un observatoire, d’où ma vue pouvait s’étendre de tous côtés, j’ai parfaitement joui de la vue des bords pittoresques de la Meuse, dont la grande route suit presque constamment le cours, de sorte que je n’aurais pas mieux vu, je crois, à bord du bateau, si j’avais suivi mon premier plan, qui était d’aller par eau, de Namur à Liège, où je ne serais arrivé que le mardi soir, tandis que j’y étais à une heure, et qu’à 5 h, je me trouvais à Aix-la-Chapelle, où je me mis en rapport avec M. Darancourt, qui ne savait pas l’Allemand plus que moi. Nous passâmes notre soirée au café de la source Elise, au théâtre, et à la redoute, où nous ne vîmes pas de joueurs trop acharnés, mais où je pus prendre une idée de ce que sont la Roulette et le 31. Le lendemain matin, nous avons visité l’hôtel de ville, la cathédrale, dont je fus très frappé, car c’était le premier exemple que je voyais de cette architecture byzantine, dont je devais voir de si beaux échantillons à Bonn, mais surtout à Mayence: les fameuses reliques, et la jolie montagne du Louisberg. Ce même jour, nous avons visité Cologne, dont j’ai extrêmement admiré la magnifique cathédrale, malheureusement inachevée, mais pour laquelle on dépense maintenant 500 000 F par an: si elle est jamais achevée, ce sera, je crois, une des plus belles églises gothiques qui se puissent voir. L’Eglise Ste Marie du capitole, curieuse par des restes de constructions romaines; l’église des Jésuites, richement ornée, surtout par un banc de communion, de marbre blanc, couvert de charmante sculpture, et l’église de St Pierre, où se voit le curieux tableau de Rubens, représentant le crucifiement de St Pierre, qui est vu la tête en bas. Le soir de ce même jour, nous vînmes coucher à Bonn. Ici, commence le magnifique spectacle qu’offre le Rhin, et la matinée du jeudi, passée, ainsi que je vais vous le raconter, a été pour moi pleine d’enchantement. Nous prîmes un guide, et après avoir visité, dans la ville, la cathédrale, d’un aspect particulier, et la statue de Beethoven, nous nous dirigeâmes, en voiture, vers le Kreutzberg, montagne élevée, où existe une église, avec un escalier de marbre, qui ne se monte qu’à genoux, et dont un caveau contient des moines momifiés, par la sécheresse du lieu, et l’absence complète pendant des siècles, du contact de l’air extérieur: physiologiquement, c’est un fait, qui ne manque pas d’intérêt: la peau est parfaitement intacte et dure, comme du cuir tanné. De là, la vue est déjà belle, mais elle est plus belle encore, du Godesberg, où nous allâmes ensuite, et où se voient des ruines assez considérables: elle l’est certainement davantage, sur le Rolandseck, où se voient quelques ruines, et d’où la vue plonge sur le Rhin, et sur les îles considérables qui existent dans ce point, et sur l’une desquelles est construit un grand bâtiment qui, de monastère qu’il était autrefois, est devenu un hôpital.

Après être descendus, nous avons traversé le Rhin, en bateau: il a, dans ce point, une largeur extrême: sur l’autre rive, est la haute montagne du Drachenfels, que nous avons également gravie, et d’où nous avons joui du plus admirable point de vue, car on a, autour de soi, les autres monts; qui forment ce que l’on nomme les 7 monts, le Rhin, et, de l’autre côté, les monts qui bordent la rive. En redescendant, on arrive à la petite ville de K, où mon compagnon de voyage me quitte, pour prendre le bateau à vapeur, qui devait le conduire à Coblentz, et moi, je traversai le Rhin, sur un pont volant, pour rejoindre la voiture qui me ramènera à Bonn, que je ne voulais pas quitter sans avoir visité l’Université. Les 6 heures environ passées dans cette ravissante excursion, si elles furent accompagnées d’une assez grande fatigue, qui me dura 2 ou 3 jours, furent vraiment délicieuses, car je n’avais jamais eu encore l’occasion de voir la nature sous un si magnifique et si imposant aspect; mais je ne savais pas encore quels enchantements m’étaient réservés, pour le lendemain. A Bonn, tous les professeurs étaient absents: je visitai cependant avec assez de détails Cl., ancienne résidence d’été des électeurs, où se voient une belle collection d’anatomie, mais surtout, de magnifiques collections d’histoire naturelle, renfermées dans des salles, de l’aspect le plus grandiose. J’ai visité la clinique d’accouchement, composée de 12 lits, d’une collection curieuse de bassins vicieux, et d’instruments d’obstétrique, qui me furent montrés par l’aide de clinique du professeur Kilian. Il y a là une douche ascendante de 2 mètres ½ environ de hauteur, pour les accouchements prématurés: il paraît qu’on obtient de bons résultats de ce procédé, qui n’est jamais mis en usage chez nous, à ce que je crois.

(Quelle: http://correspondancefamiliale.ehess.fr/)

Aachen

Aachen ist eine der am weitesten vom Rhein entfernten rheinischen Städte. Am Bahnhof grüßen Ochsenaugen aus den Bäckereivitrinen, Printen pflastern meinen Weg in die Innenstadt, deren Halbwelt der Dichter HEL in den Achtzigern in ebenso grandiosen wie unbekannt gebliebenen Langgedichten besungen hat. In der Elisengalerie, moderne Shopping Mall, ragt eine wunderbar chaotische Skulptur mittels Hindernisstangen gebarrter Springpferde unter die Decke. Überall in der Stadt weisen weitere, durchaus originelle Pferdeskulpturen aufs CHIO. Erdbeerfrappée im Elisenbrunnen Café, hinter dem frühe Feuerstein-Siedlungsspuren und Römerzeitliches freigelegt und ans Tages- bzw ins Museumslicht gezogen werden. Aachen kommt von altdeutsch aha=Wasser, zahlreiche Brunnen und auch ein Tümpel zieren das Stadtbild, heiße Quellen und Wasserläufe blubbern und rinnen unterirdisch, bisweilen auch eingefaßt dahin, allein was fehlt: ist ein frischer mächtiger greifbarer Fluß, auf den keine Stadt von Rang verzichten sollte. (Was Aachen umfließt, nomina sunt omina, heißt Wurm und Rur.) Der berühmte Kaiserdom wurde mithilfe des Teufels erbaut. Als den Aachenern das Geld für den Dombau ausging bot ihnen Luziferus Abhilfe unter der kleinen Bedingung, ihm solle die erste Seele gehören, welche das fertige Domportal durchschreite. Die Aachener dachten nach und schickten schließlich einen Straßenköter vor. Derart gelinkt geriet der Teufel beim Seelenabholen in Rage und schlug die Domtür zum rauschenden Abgang so heftig zu, daß er dabei einen Daumen verlor, der bis heute im Eingangsbereich des Domes schwefligböse dünstet, weil er irgendwie unglücklich ins Türschloß geraten ist. Das Aachener Domkapitel lobt ein goldenes Kleid aus für denjenigen, dem es gelingt den Daumen hervorzuholen. Wie sehr allerdings Aachener Versprechen in Teufelsdingen zu trauen ist, erzählt die Geschichte selbst. Die noch weiter geht. Der Teufel wollte die Aachener Schmach nämlich nicht auf sich sitzen lassen. So stürmte er auf die Gestade der Nordsee zu, wo er zwei prall gefüllte Säcke Strandsands requirierte, um Aachen ein für allemal damit zuzuschütten. Unter ebenfalls praller Hochsommersonne wurde ihm die Schlepperei jedoch schwer. Knapp vor den Toren der Stadt, die er aus einer Senke aber nicht erkennen konnte, begegnete er einer ärmlichen Marktfrau mit zerschlissenem Schuhwerk und fragte sie, wie weit es noch bis Aachen sei. Die Frau hatte den finsteren Gesellen sofort an Pferdefuß- und Schwanzmerkmalen identifiziert und sagte schlau: „Mein Gott, bis Aachen ist es ja noch ewig, so lang lauf ich schon von dort bis hierher, daß meine Schuhe beginnen, von den Füßen zu fallen.“ Da verlor der Teufel die Lust an seiner Rache und schüttete die Sandsäcke an Ort und Stelle aus, wodurch der heute städtische Lousberg entstand, der eine prima Sicht auf Stadt und Umland und bisweilen sogar Literaturveranstaltungen im Freien bietet. Lous aber bedeutet im Oecher Idiom schlau und bezieht sich auf die gerissene Marktfrau oder auch die gesamte katholische Stadtbevölkerung, die sich als zu clever für den Antichristen erwies.