Lorely

Gérard de Nervals “Lorely; souvenirs d`Allemagne” von 1852 ist eines der weniger bekannten Werke des flirrenden Dichters, der nach wechselhafter Karriere auf den Straßen von Paris, über die er zuvor seinen Hummer Thibault spazieren zu führen pflegte, landete und sich schließlich an einem Fensterkreuz erhängte: selbstverständlich ein Bilderbuchschicksal für einen Dichter: stets mittendrin (z.B. wegen Schulden im Knast oder aufgrund von Zerrleuchtungen im Wahnsinn), innovativ, einsam, unterwegs und falsch verstanden. (Dafür dann halt in den Geschichtsbüchern notiert.) Da trifft es umso besser, daß die Lorely, auf www.archive.org in verschiedenen Formaten zugänglich, heuer auf Klick von einer synthetischen Text to Speech-Damenstimme vorgetragen wird, die das französische Original prosodisch streng geradeaus mit robotisch-angelsächsischem Akzent interpretiert und somit eine neue Gibberish-Variante schafft, deren Strom sich dem des Rheines und der Zeiten bewußtseinserweiternd überlagert. Und so beginnt Nervals Lorely, die Anrede gilt Jules Janin:

“(…) Vous la connaissez comme moi, mon ami, cette Lorely ou Lorelei, la fée du Rhin, dont les pieds rosés s’appuient sans glisser sur les rochers humides de Baccarach, près de Coblentz. Vous l’avez aperçue sans doute avec sa tête au col flexible qui se dresse sur son corps penché. Sa coiffe de velours grenat, à retroussis de drap d’or, brille au loin comme la crête sanglante du vieux dragon de l’Éden.
Sa longue chevelure blonde tombe à sa droite sur ses blanches épaules, comme un fleuve d’or qui s’épancherait dans les eaux verdâtre du fleuve. Son genou plié relève l’envers chamarré de sa robe de brocard, et ne laisse paraître que certains plis obscurs de l’étoffe verte qui se colle à ses flancs.
Son bras gauche entoure négligemment la mandore des vieux Minnesaengers de Thuringe, et entre ses beaux seins, aimantés de rose, étincelle le ruban pailleté qui retient faiblement les plis de lin de sa tunique. Son sourire est doué d’une grâce invincible et sa bouche entr’ouverte laisse échapper les chants de l’antique syrène.
Je l’avais aperçue déjà dans la nuit, sur cette rive où la vigne verdoie et jaunit tour à tour, relevée au loin par la sombre couleur des sapins et par la pierre rouge de ces châteaux et de ces forts, dont les balistes des Romains, les engins de guerre de Frédéric Barberousse et les canons de Louis XIV ont édenté les vieilles murailles.
Hé bien, mon ami, cette fée radieuse des brouillards, cette ondine fatale comme toutes les nixes du Nord qu’a chantées Henri Heine, elle me fait signe toujours: elle m’attire encore une fois!
Je devrais me méfier pourtant de sa grâce trompeuse, car son nom même signifie en même temps charme et mensonge; et une fois déjà je me suis trouvé jeté sur la rive, brisé dans mes espoirs et dans mes amours, et bien tristement réveillé d’un songe heureux qui promettait d’être éternel.
On m’avait cru mort de ce naufrage, et l’amitié, d’abord inquiète, m’a conféré d’avance des honneurs que je ne me rappelle qu’en rougissant, mais dont plus tard peut-être je me croirai plus digne. (…)”

Auguste Duméril sur les bords du Rhin (3)

Voilà, sans contredit, une des plus belles choses que j’ai vues, pendant ce voyage, où j’ai eu si souvent à partager mon admiration, entre les spectacles offerts par une admirable nature, et de magnifiques travaux, dus à la main de l’homme. Rien de plus imposant, que ces ruines gigantesques, dont le bombardement, ordonné par Louis XIV ; et la foudre, qui a détruit une aile, ont fait une des choses les plus curieuses qu’on puisse voir. Construit sur des montagnes, qui bordent le Neckar et dominant la ville, cette masse imposante de constructions, à demi-détruites, mais qui cependant laissent encore dominer l’ancienne ordonnance, semble témoigner de la puissance des anciens ducs palatins. D’une ancienne plate-forme, d’où la vue plonge sur la ville, sur le Neckar, si pittoresque, et au loin, sur le Rhin, et les montagnes qui le bordent, j’ai joui du ravissant spectacle du coucher du soleil. Ce vieux château, que l’on conserve avec tant de soin, je l’ai visité dans tous ses détails, et vous comprenez que je n’ai pas manqué de visiter les magnifiques caves où se voit le célèbre tonneau monstre, et qui contient je ne sais plus combien de centaines de milliers de bouteilles: c’est curieux, mais un peu prosaïque, au milieu de tout cet ensemble si pittoresque. Le lendemain matin, j’ai voulu voir le lever du soleil, sur une autre montagne, double au moins, en hauteur, de celle où est construit le château: j’étais en route à cinq heures et ¼, mais une fois en haut, le brouillard était tellement épais que j’en fus pour ma peine, mais n’en n’ai pas moins fait une charmante promenade, en redescendant la montagne, du côté du Neckar, et de là, on a de délicieux points de vue. Sur la rive opposée de cette rivière, et mi-côte, Fiedemann, alors absent, possède une charmante maison de campagne. J’ai vu, de loin, la maison où les étudiants vont se balafrer la figure: c’est une espèce de cabaret, où les combats ont lieu dans une grande salle: ils sont sévèrement interdits, mais l’amour de la balafre fait braver aux étudiants toutes les défenses. En rentrant en ville, en petit bateau, sur lequel j’ai descendu le Neckar, j’ai été visiter les collections d’anatomie, et j’ai reconnu, dans les préparations, celles qui ont servi aux ouvrages de Fiedemann: il y a de fort belles choses, mais vous comprenez que je n’ai vu tout cela que très rapidement, pas tellement cependant, que je n’aie pu prendre une idée de l’ensemble. A dix heures ½ du matin, ce jour-là (mardi) j’étais en route pour Karlsruhe: trois heures m’ont suffi pour voir cette ville, de construction bizarre, dont la régularité, non moins parfaite que celle de Mannheim, est cependant un peu différente. A la convexité de la demi lune, qui ferme le château, viennent aboutir une vingtaine d’allées, qui traversent le parc et la forêt du Harz, comme les lames d’un éventail. En avant de la concavité de cette demi-lune, et à une certaine distance du château, est construit un rang de maisons formant également un arc de cercle, dont la concavité répond à celle du château: ce rang de maisons est coupé par onze rues, qui s’en vont en divergeant, et en formant aussi un éventail: les rues transversales sont en demi-lune. On saisit parfaitement cette disposition, du haut d’une tour, située au centre du château: c’est vraiment quelque chose de tout particulier, et qui est peut-être plus agréable à l’œil que le damier de Mannheim. Le château est très beau, ainsi que le parc: c’est une petite ville peu animée, qui l’est cependant assez, je crois, pendant la résidence du duc de Baden-Baden, en hiver. Le soir, de ce même jour, je venais coucher à B.-B., où j’arrivai assez tôt pour aller voir, le soir, le lieu de réunion, qui présente un aspect tout à fait propre à un lieu de réunion de baigneurs. Le lendemain, j’ai fait une énorme promenade, de près de 6 heures, au Curiem, vieux château, d’où l’on jouit d’une admirable vue, et sur les autres montagnes, qui bordent la délicieuse vallée, au fond de laquelle est construite la ville, qui se trouve ainsi parfaitement abritée. En revenant de la promenade, j’ai été entendre un excellent concert en plein air, devant la salle de conversation, et qui se donne chaque jour, deux fois, aux frais du grand-duc, et après le dîner à table d’hôte: curieux, par le bizarre assemblage des gens de toute nation qui s’y voient, et par la somptuosité qui y règne: j’ai été à un bal de souscription, où j’ai retrouvé toute l’élégance parisienne, et je me suis donné l’émotion de risquer une vingtaine de florins, dont heureusement je n’ai laissé aucun, sur le tapis, mais je n’ai rien gagné: si j’avais dû rester plusieurs jours à Baden, je n’aurais pas joué, car je crois qu’on doit facilement se laisser entraîner. Le lendemain jeudi, je suis allé, de Baden, à Fribourg-en-Brisgau, où je ne suis resté que quelques heures, temps suffisant pour visiter la cathédrale gothique, l’aspect de la ville, qui est petit et assez triste, et les collections d’anatomie, qui sont fort belles. De là, je suis revenu sur mes pas, pour visiter Strasbourg, où j’ai passé 24 heures à peine, ayant bien des choses à y voir: la magnifique cathédrale, l’Eglise protestante de St Thomas, où est le beau tombeau du maréchal de Saxe; la maison gothique, près de l’Eglise, et enfin, les riches collections d’anatomie normale et pathologique de la faculté de médecine. Je suis revenu directement par la malle, en 36 heures, de sorte que j’étais ici le dimanche 27, à 4 heures du matin.

(aus: Journal de voyage d’Auguste Duméril sur les bords du Rhin 1846, aufgespürt und Rheinsein zugespielt von Roland Bergère.  Der Autor war seinerzeit Zoologe mit Spezialisierung auf Kriechtiere, Lurche und Fische und schön wärs sicherlich gewesen, er hätte dem Rhein auf seiner Reise auch solche entlockt und näher beschrieben – damals, zu Beginn der hochspannenden Übergangszeit von Fabelwesen hin zur modernen, von zahlreichen Tiersendungen im Fernsehen dokumentierten Gegenwartsfauna.
(Quelle: http://correspondancefamiliale.ehess.fr/))

Rheindampfschifffahrn! (3)

Gautier beschreibt im Verlaufe der Reise vornehmlich, und mit Schwerpunkt auf ihr modisches Auftreten, die zusteigenden Passagiere, darunter ein seltenes südamerikanisches Pärchen und kommt schließlich auf den Schiffsjungen: „N`oublions pas le garcon du bateau, vêtu d`un habit noir, cravaté de blanc dès l`aurore, qui, dans cette journée, fit au moins douze ou quinze lieues en allées et venues, portant à celui-ci du café, à cet autre du jambon, à un troisième des cigares ou de l`eau-de-vie, et qui, pâlissant de fatigue, mélait sur sa figure truitée les perles de la transpiration aux taches de rousseur. A la fin de jour, il était livide et ressemblait à ces laquais fantastiques décrits par Achim d´Arnim, et qui se remettent en service après leur mort, parce qu`ils doivent quelque petite chose aux vers. (…)“ Am Ende widmet Gautier sich einer armen alten lahmen Dame, und dann erst der (Stadt)Landschaft: „Le Mein se jette dans le Rhin presque en face de Mainz, que nous appelons Mayence, par suite de ce système absurde de traduction des noms qu`on devrait bien abandonner. – Cependant jambon de Mainz ferait un singulier effet! – C`est toujours un beau spectacle que la rencontre de deux grands cours d`eau dont l`un absorbe l`autre et l`entraîne à la mer en lui ôtant son nom: – ainsi l`homme débaptise la femme qu`il épouse. Mainz ou Mayence fait une assez bonne figure sur la rive du Rhin avec ses lignes de remparts denticulés, ses tours à échauguettes, son quai d`hôtels, son dôme gigantesque aux quatre campaniles, à la coupole mitrée, au clocher brodé de sculptures; ses églises aux nombreuses aiguilles, et la flotte de puissants bateaux à vapeur et d` embarcations de toute sorte amarrés à son quai. – Ce premier plan de navires, de barques, de kopps, entremêlant leurs tuyaux et leurs mâts, produit toujours un bon effet, et l`aquarelliste regrette que le Dampfschiff passe si vite. Un immense pont de bateaux traversant le Rhin, fort large à cette place, relie les deux rives du fleuve; en aval du pont, treize moulins, rangés en file, font tourner leurs grandes roues à aubes, comme les bateaux à vapeur, et l`on est étonné de les voir rester immobiles. Il semble qu`ils devraient descendre le Rhin avec vous. Lorsque le pont, en s`ouvrant, a donné passage au Dampfschiff, on a en face de soi, sur le quai, de grands bâtiments de style Louis XIV, ennuyeusement classiques, dont la couleur, d`un rouge aviné, est désagréable à l`oeil; le gris seul convient aux lignes sobres de cette architecture trop souvent imitée en Allemagne au XVIIe siècle. Mainz dépassé, le Rhin se tachète d`îles et se borde de villes et de villages si rapprochés les uns des autres, qu`à peine a-t-on le temps de chercher leurs noms sur la carte. Les rives, plates jusque-là, tendent à s`élever. A Bingen, situé au confluent de la Nahe, commence le Rhin des burgs et des burgraves, la partie véritablement pittoresque du voyage; les collines s`escarpent en montagnes, et les rochers presque à pic reserrent le cours du fleuve, qui s`étrangle et devient plus rapide. Au milieu des eaux bouillonnantes, se dresse sur un écueil, le Mausethurm, ou Tour de la Souris, presque en face les ruines d`Ehrenfels, fièrement perchées au sommet de la montagne. Cette entrée est du charactère le plus grandiose. Les hautes pentes de schiste et d`ardoise jettent leurs ombres sur le fleuve profondement encaissé; on se sent dans un endroit dangereux, dans un lieu sinistre aux naufrages et aus tragédies. C`était, en effet, un coupe-gorge de vingt heures de long que toute cette partie du Rhin.“

Balzac am Rhein (2)

“Les deux sous-aides, âgés de vingt ans au plus, obéirent à la poésie de leur situation avec tout l’enthousiasme de la jeunesse. De Strasbourg à Bonn, ils avaient visité l’Electorat et les rives du Rhin en artistes, en philosophes, en observateurs. Quand nous avons une destinée scientifique, nous sommes à cet âge des êtres véritablement multiples. Même en faisant l’amour, ou en voyageant, un sous-aide doit thésauriser les rudiments de sa fortune ou de sa gloire à venir. Les deux jeunes gens s’étaient donc abandonnés à cette admiration profonde dont sont saisis les hommes instruits à l’aspect des rives du Rhin et des paysages de la Souabe, entre Mayence et Cologne; nature forte, riche, puissamment accidentée, pleine de souvenirs féodaux, verdoyante, mais qui garde en tous lieux les empreintes du fer et du feu. Louis XIV et Turenne ont cautérisé cette ravissante contrée. Çà et là, des ruines attestent l’orgueil, ou peut-être la prévoyance du roi de Versailles qui fit abattre les admirables châteaux dont était jadis ornée cette partie de l’Allemagne. En voyant cette terre merveilleuse, couverte de forêts, et où le pittoresque du Moyen-âge abonde, mais en ruines, vous concevez le génie allemand, ses rêveries et son mysticisme. Cependant le séjour des deux amis à Bonn avait un but de science et de plaisir tout à la fois. Le grand hôpital de l’armée gallo-batave et de la division d’Augereau était etabli dans le palais même de l’Electeur. Les sous-aides de fraîche date y étaient donc allés voir des camarades, remettre des lettres de recommandation à leurs chefs, et s’y familiariser avec les premières impresssions de leur métier. Mais aussi, là, comme ailleurs, ils dépouillèrent quelques-uns de ces préjugés exclusifs auxquels nous restons si longtemps fidèles en faveur des monuments et des beautés de notre pays natal. Surpris à l’aspect des colonnes de marbre dont est orné le palais électoral, ils allèrent admirant le grandiose des constructions allemandes, et trouvèrent à chaque pas de nouveaux trésors antiques ou modernes. De temps en temps, les chemins dans lesquels erraient les deux amis en se dirigeant vers Andernach les amenaient sur le piton d’une montagne de granit plus élevée que les autres. Là, par une découpure de la forêt, par une anfractuosité des rochers, ils apercevaient quelque vue du Rhin encadrée dans le grès ou festonnéee par de vigoureuses végetations. Les vallées, les sentiers, les arbres exhalaient cette senteur automnale qui porte à la rêverie; les cimes des bois commençaient à se dorer, à prendre des tons chauds et bruns, signes de vieillesse; les feuilles tombaient, mais le ciel etait encore d’un bel azur, et les chemins, secs, se dessinaient comme des lignes jaunes dans le paysage, alors éclairé par les obliques rayons du soleil couchant. A une demi-lieue d’Andernach, les deux amis marchèrent au milieu d’un profond silence, comme si la guerre ne dévastait pas ce beau pays, et suivirent un chemin pratiqué pour les chèvres à travers les hautes murailles de granit bleuâtre entre lesquelles le Rhin bouillonne. Bientôt ils descendirent par un des versants de la gorge au fond de laquelle se trouve la petite ville, assise avec coquetterie au-bord du fleuve, où elle offre un joli port aux mariniers. – L’Allemagne est un bien beau pays, s’écria l’un des deux jeunes gens, nomme Prosper Magnan, à l’instant où il entrevit les maisons peintes d’Andernach, pressées comme des oeufs dans un panier, séparées par des arbres, par des jardins et des fleurs. Puis il admira pendant un moment les toits pointus à solives saillantes, les escaliers de bois, les galeries de mille habitations paisibles, et les barques balancées par les flots dans le port…”
(Fortgesetzt aus: Honoré de Balzac, La comédie humaine II, L’Auberge rouge.)

Neuf-Brisach

In der nur gelegentlich von motorisierten Rasern durchbrochenen Sonntagsruhe legt sich die Landschaft in aller Sorgfalt und mehreren Klarlackschichten über sich selbst. Um Mittag herum kündigen sich für den Abend Regenwolken an, erst wollen sie aber noch was über die Vogesenkämme zockeln. Vorm Basler Tor (wieviele Basler Tore hab ich in den letzten Tagen gesehen: zehn? zwanzig?) der oktogonal-sternförmigen Vauban-Festung Neuf-Brisach am Square Rhin et Danube ein Denkmal in Schwertform („à nos frères d`armes 1870-71“) einerseits und ein sehr zurückhaltendes laminiertes Pappschildchen mit einer Hommage eines anonymen Autors an die Ehemaligen andererseits: „Oyez… Oyez vous qui passez. Jeunes gens souvenez vous la plus part ont disparu, ceux qui restent sont fatigués par le poids d`années. Comme toi ils ont eu vingt ans mais pour eux c`était la guerre. Ils ont combattu, ils ont connu la misère, ils ont vu la mort, ils ont souffert dans leurs chair et dans leur coeur, mais toujours ils ont gardé l`espoir du retour et d`un monde meilleur. Ils ne demandaient rien. Mais je vous dis, fermez les yeux et ayez une pensée pour eux. Merci.“ Dazu ein Bild mit Soldaten, hinter die Festungsmauer geduckt. Kaum ist der Vaubansche Stern geentert, erklingt Musik: aufm Rasenstreifen an der Mauer ist heut ein Freiluft-Super-Karaoke eingerichtet, wo die auch am Wochenende weißbekittelte Bäckereiverkäuferin Blondietitel und französische Schlager nachsingt, notfalls mit Vollplayback. Abgerissenes Publikum, Bier aus Plastikbechern. Der erste Eindruck innerhalb der Mauern bestätigt sich an jeder Ecke: ein versifftes Örtchen, das schon als militärische Festung niemals sonderlich taugte und nun hinter seinen denkmalgeschützten Wällen gegen jeden Ausbau gefeit im eigenen Saft vor sich hingart. Erinnert mich an die Geschichte jenes elsässischen pot-au-feu, eines ewigen Eintopfs in einem riesigen Kessel, der in einem namenlosen Traditions-Restaurant jeden Tag wieder neu aufgefüllt doch immer noch Reste vom Vortag enthalten soll, sodaß er bis heute die geschmacklichen Essenzen vergangener Jahrhunderte enthalte. In einem Schaufenster ausgestellte Einmachgläser enthalten Choucroute garniture royale (mit Bauchspeckstreifen) und Baeckaoffa, einen früher auf der Restwärme der Brotbacköfen erwärmten Eintopf. In einem weiteren Schaufenster steht auf einem handgeschriebenen Zettel, daß Väter ganz besondere Menschen sind. In der Mitte des Städtchens der Exerzierplatz, auf dem heuer Markt gehalten wird. Erinnert stark an Saarlouis. Vauban halt: mauerdick, mit Graben außenrum und Glacis in jede Himmelsrichtung. Man stellt sich lebhaft die Louis XIV-Perücken beim sternförmigen Spaziergang übern staubigen Kopfstein vor: voltieren, hecken, zecken. Die Kirchglocken sind mittlerweile (als Friedenssymbol) mit denen des Breisacher Münsters abgestimmt und beide Städte jumeliert. Nun denn, und weil außer einer langsam näher rückenden Regenfront so ziemlich gar nichts los ist: auf zurück gen Breisach!

Hugo in Bacharach

Victor Hugo, der den Rhein für viel französischer hielt, als die Deutschen (ihn sich) denken, schrieb nicht nur von seinem Lieblingsstrom, sondern auch von einem symbolischen, noblen, feudalen, republikanischen, kaiserlichen Fluß, einem Sinnbild der Zivilisation, sowohl der Franzosen als auch der Deutschen würdig, z.B. Bacharach: „(…) Ich habe drei Tage in Bacharach verbracht, einer Art Pariser Altstadt-Gängeviertel, das hier am Rheinufer sowohl vom guten alten Geschmack à la Voltaire, von der Französischen Revolution, von den Schlachten Ludwigs XIV. als auch vom Kanonendonner der Jahre 1797 und 1805 und von den eleganten und weisen Architekten, die Häuser wie Kommoden und Sekretäre bauen, ganz vergessen worden ist. Bacharach ist wohl die älteste Anhäufung menschlicher Behausungen, die ich je gesehen habe. Im Vergleich mit Bacharach sind Oberwesel, St. Goar und Andernach vornehm wie die Rue de Rivoli. Bacharach ist das alte Bacchi Ara. Es sieht aus, als hätte ein Riese, der sich einen Trödlerladen am Rhein einrichten wollte, ein Stück Gebirge als Regal benutzt und darauf von oben bis unten mit seinem Riesengeschmack einen Haufen ungeheurer Kuriositäten aufgebaut. Die erste befindet sich schon im Rhein. Dort liegt unter dem Wasser ein Stein, in dem manche einen vulkanischen Felsen, die anderen einen keltischen Menhir, wieder andere einen römischen Altar sehen, den man Ara Bacchi nennt. Dann am Flußufer zwei oder drei wurmstichige alte Schiffsrümpfe, die, halbiert und aufrecht in die Erde gesteckt, Fischern als Hütte dienen; hinter den Hütten eine einst mit Zinnen bewehrte Ringmauer, die von vier quadratischen Türmen gestützt wird, wie man sie sich zerlöcherter, zerschossener und baufälliger nicht denken kann. Jenseits dieser Mauer, in die von den dahinterliegenden Häusern Fenster und Gänge gebrochen sind, ein unbeschreibliches Durcheinander von seltsamen Gebäuden, das bis zum Fuße des Berges reicht – wunderhübsche alte Häuser, abenteuerliche Türmchen, höckerige Fassaden, bizarre Giebel, die auf jeder Staffel ihrer doppelten Treppe ein Türmchen wie eine Spargelstange tragen, schwere Balken, die zarte Muster in den Häuserwänden bilden, verschnörkelte Dachböden, durchbrochene Balkone, philosophisch verräucherte Schornsteine, die eine Tiara oder Krone darstellen, und närrische Wetterfahnen, die keine Wetterfahnen, sondern in Metall geschnittene Initialen aus alten Manuskripten sind und im Winde knarren. (Einmal hatte ich ein R über meinem Kopfe, das sich die ganze Nacht hindurch selbst nannte: – rrrr.) Inmitten dieses herrlichen Durcheinanders liegt ein Platz – ein unregelmäßiger Platz wie aus zufällig vom Himmel gefallenen Häuserblocks, der mehr Buchten, Inselchen, Riffe und Vorgebirge hat als ein norwegischer Fjord. Auf der einen Seite dieses Platzes zwei vielflächige Körper aus gotischen Bauten, die sich vornübergeneigt, schief und grimassenschneidend dreist allen Regeln der Geometrie und des Gleichgewichts zum Trotz aufrecht halten. Auf der anderen Seite eine schöne und ungewöhnliche romanische Kirche mit rautenverziertem Portal und einem hoch ragenden befestigten Turm, die an der Apsis von einer Arkadengalerie aus schwarzen Marmorsäulchen umgeben und wie ein Juwelenkästchen überall mit Renaissance-Grabplatten ausgelegt ist. (…) Dieses alte Märchenstädtchen, das voller Sagen und Legenden steckt, wird von einem Völkchen malerischer Gestalten bewohnt, die alle, gleichgültig ob alt oder jung, ob Kinder oder Greise, ob Kropfhalsige oder hübsche junge Mädchen, im Blick, im Profil und in der Körperhaltung irgendwie an Gestalten des dreizehnten Jahrhunderts erinnern. Was die hübschen Mädchen dort keineswegs hindert, hübsch zu sein; im Gegenteil. (…)“

Geistreisen mit dem Rheinischen Antiquarius

Die Strömungen und Riffe des Rheinischen Antiquarius laden zum Querlesen und Verweilen, das Switchen zwischen den Jahrhunderten mit ihren seltsamen rheinischen Reichen und Sprachen macht süchtig, ich bette meinen Nacken in den langsam westwärts ziehenden Wolken, die anbetrachts der irdischen Kugelform durchaus auch ostwärts ziehen, schlage eine beliebige Stelle auf und lande bei Louis XIV, der Schenkenschanz und bedeutungslosen Verlusten: „Von dem Einfluße der Maas in die See kehren wir zurük nach unserm Rheinstrom, welcher sich, wie gemeldet, bey Schenkenschanz in zwey Ströme oder Aerme, nemlich in die Wahel, so zur Linken fließt, und die wir allererst kürzlich beschrieben haben, ferner in den Rhein theilet, der noch immer der rechte Arm bleibt. Es komt dieser von gemeldeter Festung zuvorderst auf Lobet oder Lobith, ein Schloß, Flecken und Zollhaus, so zum Herzogthum Cleve und dem Könige in Preussen gehört. Etwas weiter fort, aber auf der andern Seite, zu dem kleinen Dorfe und Schloß Tolhuys, so eine halbe Meile unterhalb Schenkenschanz, zwey kleine Meilen von Cleve, fünf von Arnheim und viere von Nimmegen im holländischen Geldern im Gebiete von der Berin liegt. Im Jahr 1672. lies der König in Frankreich Ludwig der XIV. an diesem Orte seine Armee über den Rhein setzen, nachdem ein Einheimischer von Adel dem Prinzen Condé eine Gegend gezeigt hatte, allwo auf einer Seite leicht in den Fluß hinein, und auf der andern gemächlich wieder heraus zu kommen war, daß man nicht über zweyhundert Schritte weit schwimmen dorfte. Die ganze Armee kam auch ohne sonderlicher Mühe hinüber, weil Montbas, welcher diesen Posten verteidigen solte, sich wohl zu verschanzen, keinesweges angelegen seyn lies, und sich, so bald die französische Armee anrukte, zurükzog. Es blieben zwar etliche holländische Truppen allda stehen, welche noch einigen Widerstand thaten, daß auch der Prinz von Condé selbst verwundet, der Herzog von Longueville aber nebst noch vielen andern vornehmen Herren gar getödtet wurden, allein es hatte weiter gar nichts zu bedeuten.“