Au lieu de les mettre en prison, on les a mis en Alsace…

Après avoir traversé le Rhin à Kehl, en dépit de nos lettres de recommandation et de nos beaux cachets rouges, nous avons dû passer par de longues et coûteuses formalités douanières. Absolument libre, en Allemagne, la circulation automobile subit en Alsace des règlements vexatoires, qui ont pour résultat de gêner beaucoup le commerce alsacien. Les hôteliers, les marchands, et surtout les propriétaires de ces luxueux garages installés dans les villes, supplient le gouvernement de rapporter des mesures qui les ruinent, en éloignant, de plus en plus, les automobilistes de ces régions admirables, hier encore très fréquentées pour la joie et au bénéfice de tout le monde. Mais le gouvernement reste sourd à ces doléances. Il a encore de la défiance, une sorte de rancune sourde contre ce pays.

Je n’avais pas revu Strasbourg depuis 1876. Faut-il dire que je ne l’ai pas reconnue ? À l’exception du quartier de la cathédrale, et de ce vieux quartier si pittoresque, qu’on appelle la petite France, rien d’autrefois n’est resté. Et encore, ces derniers vestiges, où nous nous retrouvons, vont bientôt disparaître. La pioche y est déjà. Aujourd’hui Strasbourg est une ville magnifique, spacieuse, et toute neuve, la ville des belles maisons blanches et des balcons fleuris. Nous n’en avons pas une pareille en France. Les larges voies des nouveaux quartiers, luisantes comme des parquets suisses, les universités monumentales, tous ces palais élevés à l’honneur des lettres, des sciences, et des armes aussi, par lesquels l’Allemagne s’est enfoncée jusqu’au plus profond du vieux sol français, ces jardins merveilleux, ce commerce actif qui, partout, s’épanouit en banques énormes, en boutiques luxueuses, et cette armée formidable qui veille sur tout cela, doivent faire réfléchir bien douloureusement ceux qui gardent encore, au cœur, d’impossibles espérances. Ah ! je plains le pauvre Kléber qui assiste, sur sa place, impuissant et en bronze, au développement continu d’une cité à qui il a suffi d’infuser du sang allemand pour qu’elle acquît aussitôt cette force et cette splendeur. Telle fut, au moins, ma première impression.

Je n’ai pas la prétention, en traversant une ville, de juger de sa mentalité. Un voyageur est dupe de tant d’apparences ! Et tant de choses lui échappent !… Mais j’ai longuement causé avec un Alsacien très intelligent, qui ne se paie pas de mots. Il m’a dit :

— Strasbourg est complètement germanisée… Quelques familles bourgeoises résistent encore. Mais leur résistance se borne à ressasser, en français, d’anciens souvenirs, le soir, autour de la lampe… Elles n’ont ni influence, ni crédit. N’oubliez pas, non plus, que le prêtre, en ce pays très catholique, s’est fait tout de suite l’agent le plus ardent, le plus écouté de la conquête définitive. Par intérêt, par politique, le prêtre est devenu profondément, agressivement allemand. Il n’a même pas attendu le dernier chant du coq gaulois, pour renier sa patrie !… Au vrai, il n’y a plus ici que très peu d’Alsaciens, noyés sous un flot d’Allemands qui, après l’annexion, sont venus en Alsace, comme on va aux colonies, prospecter des affaires et chercher fortune. Ce n’est pas la crème de l’Allemagne. Nos fonctionnaires, tous allemands aussi, ne sont pas, non plus, la crème des fonctionnaires. Beaucoup avaient de vilaines histoires, là-bas… Au lieu de les mettre en prison, on les a mis en Alsace… Et ils espèrent se faire pardonner, en affichant un zèle exagéré… Ils sont rigoureux, formalistes, très durs, et nous tiennent sous une tutelle un peu humiliante… Par exemple, nous avons ce qu’il y a de mieux comme armée… Sous ce rapport, on n’a pas lésiné, pas marchandé… vingt mille hommes !… Les meilleurs, les plus solides régiments de tout l’Empire… Oh ! nous n’en sommes pas très fiers… Je dois dire pourtant que les militaires ont beaucoup perdu de leur arrogance, de leur morgue… Les officiers sont affables, se mêlent davantage à la vie générale, vivent en bonne harmonie avec l’élément civil… Beaucoup sont riches et font de la dépense… Et puis, les musiques, qui se prodiguent dans les squares et sur les places, sont excellentes…

Comme je lui parlais de l’énorme développement de la ville :

— Oui !… fit-il assez vaguement… C’est surtout un décor, derrière lequel il y a bien de la misère… pour ne rien exagérer, bien de la gêne. Quoique l’Alsace ait un sol fertile, et qu’elle soit, pour ainsi dire, la seule province agricole de tout l’Empire, nous n’en sommes pas plus riches pour cela. La crise économique, qui frappe les centres industriels de la métropole, nous atteint, nous aussi… Les impôts nous écrasent… La vie est horriblement chère, quarante-cinq pour cent de plus qu’autrefois… Matériellement, nous ne sommes donc pas très heureux… Moralement, politiquement, nous restons, sous l’autorité de l’Allemagne, ce que nous étions sous celle de la France : soumis, passifs, et mécontents… On se trompe beaucoup en France sur la mentalité et la sentimentalité de l’Alsacien. Il n’est pas du tout tel que vous le croyez, tel que le représentent de fausses légendes, et toute une littérature stupidement patriotique… L’Alsacien déteste les Allemands, rien de plus exact… Vous en concluez qu’il adore les Français… Grave erreur ! S’il est vrai que dans l’imagerie populaire et les dictons familiers d’un pays se voie et se lise l’expression de ses sentiments véritables, vous serez fixé tout de suite quand vous saurez, de quelle façon peu galante et pareille, l’Alsacien traite les Allemands et les Français. Il dit des Allemands qu’ils sont des schwein, des porcs ; il appelle les Français, des « welches » !…

Je croyais avoir entendu : des belges. Je lui en fis la remarque.

— Welches… belges…, c’est le même mot, répondit-il. Et croyez que, dans son esprit, ceci n’est pas moins injurieux que cela. Au fond, ça lui est tout à fait indifférent d’être Allemand ou Français… Ce qu’il voudrait, c’est être Alsacien… Ce qu’il rêve ?… Son autonomie… Seulement, saurait-il s’en servir ?… J’ai bien peur que non… Un esprit de discipline traditionnel, atavique, le fait obéir, en rechignant, obéir tout de même, tantôt à la France, tantôt à l’Allemagne… Mais, livré à lui-même, je crains qu’il ne se perde dans toutes sortes de querelles intestines. Je ne crois pas qu’il sache, qu’il puisse se conduire tout seul… Il a besoin qu’on le mène par la bride… Fâché, il devient vite agressif, abondamment injurieux… Si vous connaissiez son patois ?… Oh ! bien plus riche en couleurs que l’argot parisien… Excellent homme, d’ailleurs, qu’il faut aimer, car il a de fortes qualités…

Il sourit, et je pus constater que son sourire n’avait aucune amertume.

— Je vous dis mes craintes… Craintes tout idéales, n’est-ce pas ?… Car l’autonomie de l’Alsace, voilà une question qui n’est pas près de se poser…

Il ajouta :

— Peut-être, de devenir Allemands, y avons-nous gagné un peu de dignité humaine… Tenez, sous l’Empire, Colmar était ignoblement sale, puante, décimée par la fièvre typhoïde. Elle n’avait pas d’eau, et en réclamait, à grands cris, mais vainement, depuis plus de cent ans. Le lendemain même de la conquête, le premier acte du gouvernement allemand a été d’amener, du Honach, d’abondantes sources d’une eau excellente, avec laquelle on a inondé et purifié la ville… Oui, les Allemands nous ont appris la propreté et l’hygiène, ce qui n’est pas négligeable, et l’insouciance de l’avenir, ce qui nous a fait une âme moins sordide et moins âpre. L’Allemand – je ne dis pas le juif allemand – l’Allemand ignore l’économie. Il est – non pas fastueux – car le faste suppose une imagination dans le goût, ou une ostentation dans la personnalité, que l’Allemand n’a pas, – mais très dépensier. Il dépense tout ce qu’il a, et souvent plus que ce qu’il a, au fur et à mesure de ses désirs et de ses caprices, presque toujours enfantins et coûteux. Un détail assez curieux… À Berlin – je dis Berlin, c’est toute l’Allemagne que je pourrais dire – le jour même des vacances, plus de deux cent mille familles quittent la ville… Elles vont s’abattre un peu partout, mais particulièrement en Suisse… Vous avez dû les rencontrer, au bord de tous les lacs, au sommet de toutes les cures d’air… Ces braves gens, un peu naïfs, un peu bruyants, un peu encombrants, emportent avec eux tout l’argent qu’ils ont chez eux… Soyez sûr qu’ils ne rentreront à la maison que lorsqu’ils auront usé jusqu’à leur dernier pfennig… Aussi les universités, les collèges, les pensions, qui connaissent ces mœurs-là, obligent-ils les pères de famille à payer, avant de partir, la future année scolaire de leurs enfants… Sans cela… cette fameuse instruction !…

Il se mit à rire.

— Eh bien, nous devenons, un peu, comme ça…
— En somme ? quoi ? interrogeai-je… vous n’êtes pas trop malheureux, sous le régime allemand ?

Il répondit simplement :

— Mon Dieu !… On vit tout de même… Quand on ne peut pas être soi… d’être ceci, ou bien cela… Turc, Lapon, ou Croate… allez… ça n’a pas une grande importance…
— Et la Lorraine ?
— Ça, c’est une autre histoire… Elle est restée française, jusque dans le tréfonds de l’âme… Sourires ou menaces, rien n’entame ce vieux sentiment, obstiné et profond… comme l’espérance…

(aus Octave Mirbeau: La 628-E8, Bibliothèque Charpentier – Fasquelle, 1907)

Mortagne

mortagne_3Die Mortagne in Rambervillers am Rande der lothringischen Vogesen. Der 75 Kilometer lange Flußlauf mündet in die Meurthe, die wiederum in die Mosel, die

mortagne_2wiederum in den Rhein mündet. Ein Nebenfluß dritten Grades, sozusagen. Als wir, selten genug dringt rheinsein ins Hinterland der Rheinzuflüsse vor, durch Rambervillers schlenderten, um etwaige Rheinbezüge zu eruieren, sahen wir die Mortagne in einen Benzinfilm gekleidet, die etwas unschlüssig wirkende Feuerwehr bereits auf dem Sprung mit einer Ölsperre, die allerdings stark einer

mortagne_1handelsüblichen Nackenstütze ähnelte. Die leicht aufgewühlten Brücken über den benzinschillernden Wassern riefen unwillkürlich Erinnerungen an das berühmte Lied von Simon & Garfunkel hervor, sodaß wir den Ort mit einem Ohrwurm verließen.

Monsieur Crépon auf den Spuren von Victor Hugo

Es sind die schweren letzten Tage des Winters, die uns melancholisch stimmen, in denen die stetig wachsende Zahl unserer Toten im Bewußtsein rumort und wir uns fragen, wo die eine oder der andere Weggefährtin/Weggefährte abgeblieben sein mag. Mit den Februarblumen, die nichts als den März im Sinn haben, brechen zugleich die Pioniere des Frühlings aus der Erde, entstehen über Nacht verletzliche Krokuskolonien in den Parks, entlang grauer Hauptstraßen prozessieren bündelweise Osterglocken und künden Jesu Passion, die Bäume bilden baumelnde Primeln, ein fragiler Aufbruch, in den hinein datenstarke Post von Marcel Crépon uns erreicht, der zuletzt im elsässischen Rhinau für rheinsein auf Spurensuche sich begeben hatte, dann undercover ging, und nun mitten aus Paris sich mit erstaunlichen Erkenntnissen zurückmeldet, die wir in fünf Teilen voller Wunder und gelüfteter Geheimnisse präsentieren dürfen:

Liebes rheinsein,

“… mein Arm war sozusagen gelähmt, und mein Wille ohnmächtig, weder ihn, noch meine Hand oder einen Finger zu bewegen; dann bekam ich den Eindruck, jemand würde meinen Arm in Bewegung setzen, und gleich mit welcher Geschwindigkeit er agierte, konnte ich ihn daran nicht hindern. [...] Da diese Bewegungen denen des Schreibens ähnelten, holte meine Frau Papier und Stift [...], dann beruhigte sich meine Hand und zu unserem Erstaunen fing sie mit Schreibübungen an [...], erst waren es Striche, dann Pfosten… usw.” So in etwa schilderte einer Ihrer Landsleute (1) seine erste Erfahrung mit seiner Mediumnität, so beschrieb Mr. Prason fast mit den gleichen Worten seine Begegnung mit dem Rhein Hugos. Wie ich Mr. Prason traf, und was dann geschah, erzähle ich Ihnen nun.

Es fing beim “Ägypter” an, ein Buchantiquariat mitten in einer Betonwüste. Die Kundschaft ließe sich als “äußerst zurückhaltend” bezeichen. Wie konnte der “Ägypter” da überleben? Wie kam er, bzw. wie kamen die Einwohner auf seinen Spitznamen? Mit Edmund Purdom hatte er kaum Ähnlichkeit, eher sah er wie Georges Moustaki aus, vielleicht deshalb? Vielleicht waren es die Bücher, die die Wände tapezierten und dem Laden das Aussehen einen Grabkammer verliehen? Lange dachte ich, die Leute würden Regale mit Büchern füllen, um ihre Wohnzimmer zu isolieren, doch stellte ich beim “Ägypter” fest, daß dies nicht immer der Fall ist. Die kalorische Eigenschaft der Meisterwerke glich Null, es herrschte dort Winter wie Sommer eisige Kälte. Ein zweites Zimmer gab es im Keller, MILP (2) genannt. Dort stapelte sich in Kartons, Kisten, auf verstaubten Regalen ein Durcheinander an Gedrucktem. Das Chaos vor dem Chaos nach dem Chaos. Bloße, zusammengebundene geistige Papiertücher, wie der “Ägypter” giftete: kaum gelesen, schon weggeworfen und vergessen. Oder, betrachtete man das Hirn als Ausscheidungsorgan: reines, mehrlagiges, beschmiertes Klopapier. Nach Fäulnis leicht duftend verschwanden dort langsam die Früchte des Schreibens im Zeitalter seiner krebsartigen, endlosen Ausbreitung. In dieser Welt gab es nichts, worüber kein Wort verloren wurde, und nichts wurde niedergeschrieben, ohne ausgiebig schriftlich kommentiert zu werden.

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Vom gleichgültigen Blick des “Ägypters” verfolgt besuchte ich ab und an diesen Unort. In einer Ecke wußte ich einen Turm aus alten Ausgaben des JORF (3), den ich all zu gern durchblätterte, auf der Suche nach Perlen wie dieser:

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Die Zeiten in Rhinau sind mir unvergesslich geblieben, doch einen Ort, an dem ich schon einmal war, kann ich unmöglich ein zweites Mal besuchen. Ob es mit Instinkt oder mit mir unbekannten geomagnetischen Kräften zu tun hat? Auf jeden Fall ist es eine Art Fluch. Die Wahrscheinlichkeit, daß das Rheinwasser, welches in der Nordsee verschwindet, irgendwann erneut im Tomasee fließen wird, ist zweifellos höher als die Wahrscheinlichkeit, daß ich Rhinau je wiedersehen werde. Aber die gute Frau Graff, wie hätte sie der Forderung gerecht werden können? Sie hätte ja eine Zeitreise vollbringen müssen, um vor Gericht erscheinen zu können und somit zu beweisen, daß sie zwar verschwunden, doch nicht verstorben war. Vor allem hätte sie erst die Anzeige lesen müssen… Meine Entdeckung ließ den “Ägypter” unberührt. Aus einem Lautsprecher mit parkinsonschem Innenleben zitterte und vibrierte eine Stimme mit viel Pathos und genauso vielen Aussetzern: “… silence du soir, … noir, … pour l’oreille … l’âme … de cette ombre disant … les eaux, … plaines … pleines …, dès que tout se tait, tout commence à parler.” (4)

- Meine Lieblingssendung: 7 um 11, also 7 Gedichte um 11 Uhr. Was Sie gerade hören, auch das was von Parasiten gefressen wird, stammt von Hugo, Victor.
- Hätte ich nicht erkannt, habe ihn auch kaum praktiziert.
- Kann man, muß man nicht, wie eine Nachbarin sagt. Er ist aber schwer zu vermeiden.
- Ich kann es. Was Poesie angeht, komme ich ganz gut damit (ich ließ die JORF-Seiten flattern) aus, dazu eine kleine wissenschaftliche Abhandlung und dabei versuchen, das Vornehmste zu begreifen, das übrige respektvoll beiseite zu lassen und über das restliche wohlwollend zu lächeln. Zur Zeit befasse ich mich mit Alfred Wegener, denn mich interessiert die Frage, ob die Kontinentaldrift auf den Gedanken zu übertragen wäre. (Fortsetzung folgt)

***

(1) B. Cyriax, Wie ich ein Spiritualist geworden bin (Leipzig 1893). In: Gabriel Delanne, Le phénomène spirite (Paris, 1897).
(2) Mein Index librorum prohibitorum.
(3) Journal Officiel de la République Française.
(4) V. Hugo, Oeuvres complètes: Océan – Tas de pierres (Posth.)

Presserückschau (März 2015)

1
Tod durch Bahnlärm: “30.000 Todesfälle und 75.000 zusätzliche Erkrankungen jährlich – so viele Opfer soll die Lärmbelastung durch den Schienengüterverkehr entlang des Rheins kosten. Die Zahlen stammen aus einer Studie des Bremer Epidemiologen Eberhard Greiser (…). Besonders belastend für die betroffenen Anwohner sei es, dass der Schienengüterverkehr vor allem nachts abgewickelt werde (…). Auf der Rheinstrecke verkehrten Züge oft im Intervall von drei bis acht Minuten. Teilweise liege der von Güterzügen verursachte Lärmpegel um das Zehnfache über dem vom Flugverkehr verursachten Krach. (…) Dabei wurden Effekte wie die von den Zügen verursachten Erschütterungen noch nicht einmal bei den Berechnungen berücksichtigt. (…) Die Dauerbelastung durch Bahnlärm rund um die Uhr führt laut Studie bei Anwohnern zu einem drastischen Anstieg von Herz-Kreislauf-Erkrankungen, Nierenproblemen, Depressionen und Psychosen.” (Kölnische Rundschau)

2
Calciumchlorid: “Die Behörden des Rhein-Maas-Beckens planen derzeit die Einleitung von Calciumchlorid-Rückständen aus der Salzindustrie Lothringens über eine Pipeline in den Rhein. Mittels dieser Pipeline sollen jährlich 990.000 Tonnen des Salzes eingeleitet werden. Hauptverantwortliche Unternehmen, die diese Rückstände verursachen werden vom trinationalen Parlament der Oberrheinregion aufgefordert, diese Rückstände an der Quelle zu beseitigen. Derzeit werden drei Varianten geprüft, wie mit dem Calciumchlorid umgegangen werden soll. Hierbei werden Einleitungen in die Mosel, Einleitung in den Rhein unterhalb von Straßburg und Aufbereitung der Salzeinleitungen geprüft.” (Metropolregion Rhein-Neckar News)

3
3Land: Ein trinationaler Stadtteil namens 3Land ist im Dreiländereck von Frankreich, Deutschland und der Schweiz in Planung. Dort sollen ungefähr 10.000 Arbeitsplätze für noch einmal soviele Einwohner entstehen: “Den Anstoß für die Vision 3Land hat die Hafenentwicklung Basel gegeben, in deren Zug sich Basel dann an die Nachbarn gewandt hat. 2011 folgte der städtebauliche Entwurf „Entwicklungsvision 3Land“, den Kritiker auch mit „Rheinhatten“ bezeichneten (…). Auf dem Rhein wurde im Herbst 2012 dann eine trinationale Planungsvereinbarung über die grenzüberschreitend abgestimmte Entwicklung des Gebiets rund um das Dreiländereck unterzeichnet, welche mit einem Zeithorizont von bis zu 30 Jahren ausgerichtet ist.” (Weiler Zeitung)

4
Wasserqualität: Eine gemeinsame Untersuchungsstation, die den Rhein rundum überwacht, betreiben die Bundesländer Hessen und Rheinland-Pfalz, wie die Frankfurter Rundschau berichtet: “Aufgabe der Untersuchungsstation in Mainz ist es, Tag für Tag die Wasserqualität zu dokumentieren und die Konzentration von Schadstoffen zu beobachten. Für den Main übernimmt das vor der Mündung eine Station in Bischofsheim. Rund 300 Substanzen haben die Experten dort pro Monat im Blick.” Demnach gehe es dem Rhein in chemischer Hinsicht gut, die mikrobiologische Belastung sei aber insbesondere nach Regenfällen (und entsprechend überlasteter Kanalisation) so hoch, daß das Rheinwasser weder zum Trinken noch zum Baden geeignet sei.

5
Rheinangeln in NRW: “Mehr als 30.000 Hobbyangler pro Jahr geben 34 Euro für einen Angelschein aus und dürfen dafür ihre Rute in den Rhein auswerfen. Studien hätten gezeigt, dass diese Nutzung für den Fischbestand unbedenklich sei (…). Bis auf den Aal könnten alle knapp 50 Fischarten bedenkenlos verzehrt werden, Probleme mit Schadstoffen gebe es nur punktuell. Derzeit seien zwar noch rund 15 Genehmigungen für Berufsfischerei mit Netz und Reusen erteilt, jedoch würden die höchstens im Nebenerwerb genutzt. „Nur noch zwei oder drei Fischer legen Netze im Rhein aus. Das ist auch sehr gefährlich”. (…) Die Fischereirechte für den Rhein teilen sich in NRW etwa 25 Inhaber – darunter Privatleute, die Kirche, Industrieunternehmen aber auch Städte, Land und Bund.” (Aachener Zeitung)

La mulette du Rhin

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“La mulette du Rhin (Unio margaritifera, Brugn.). Grande coquille épaisse et d’une belle nacre, que l’on trouve dans le Rhin, la Loire et quelques autres rivières. On en retire des perles assez belles et qui sont utilisées. C’est probablement à cette espèce qu’il faut rapporter ce que dit Valmont de Bomares des perles de Lorraine pêchées dans la Vologne, dont le duc Léopold s’était réservé la propriété, et dont une abbesse de Mons s’était fait un collier. Une mulette bien connue est celle nommée moule des peintres, qui sert à recevoir les couleurs dont les artistes se servent.
Les perles sont très-recherchées des femmes pour leur parure ; mais on en fabrique un très-grand nombre de fausses avec de petites ampoules de verre enduites intérieurement de colle de poisson chargées d’essence d’Orient, tirées des écailles de l’ablette, et ensuite remplies de cire fondue. Ces fausses perles imitent très-bien les véritables, et leur fabrication forme aujourd’hui un art assez important.”

Nicolas-Jean-Baptiste-Gaston Guibourt, Histoire naturelle des drogues simples, ou Cours d’histoire naturelle professé à l’École de pharmacie de Paris. Tome 4 (Paris, 1869-1870)
Abbildung: Charles-Auguste Millet, Les merveilles des fleuves et des ruisseaux, 3e édition illustrée de 66 vignettes sur bois par A. Mesnel (Paris 1888)

“Die Flussperlmuschel (Margaritifera margaritifera) ist eine der großen Süßwasser-Muscheln, die im Deutschland des beginnenden 21. Jahrhunderts als vom Aussterben bedrohte Tierart gilt.
Die Flussperlmuschel kann nach neuesten Ergebnissen ein Alter von bis zu 280 Jahren erreichen. Größe und Alter nehmen nach Norden hin zu, so wird sie in Spanien meist nur 8–10 cm groß und etwa 60–70 Jahre alt, während sie in Schweden bis zu 280 Jahre alt und 14 cm groß wird. Ihre Vermehrung ist ein komplexer, da an anspruchsvolle Voraussetzungen gebundener, störanfälliger Prozess mit mehreren Zwischenstadien. Nachdem die winzigen Frühformen (Glochidien) der Muschel geschlüpft sind, benötigen sie als Wirt die Bachforelle, in deren Kiemenbereich sie zehn Monate parasitisch leben; andere Fischarten sind als Wirt nicht geeignet. Sie wachsen von ca. 0,05 mm zur 0,5 mm großen Jungmuschel heran. Etwa im Mai, wenn die Temperatur und das Bachbett stimmig sind, lassen sie sich im Flussbett zwischen die Kiesel und Steine am Gewässergrund fallen und graben sich dort ein. Dort leben sie versteckt und kommen erst nach etwa sieben Jahren, im ausgewachsenen Stadium und mit der inzwischen gebildeten harten Schale, an die Oberfläche des Gewässergrundes. Sie verbringen dann den Rest ihres Lebens weitgehend stationär. In der Strömung lassen sie das Wasser durch ihre Kiemen fließen und filtern dabei Nahrungspartikel heraus. In ökologisch intaktem Umfeld bildet die Flussperlmuschel Kolonien.
Man bezeichnet die großen Flussmuscheln, einschließlich der Flussperlmuschel, auch als Najaden. (…)
Zur Zeit der deutschen Kleinstaaten und Fürstenhöfe bis zum 18. Jahrhundert wurde sie teilweise gezielt angesiedelt und effektiv mit drakonischen Strafen (z. B. Abhacken der Hand) geschützt, so im Odenwald und in der Eifel nachweisbar. Das Recht zur Suche nach Perlen wurde als Perlregal bezeichnet. Von vor 300 Jahren sind Perlmuschelbänke mit mehr als tausend Tieren pro Quadratmeter bekannt.
Mit dem Einmarsch der Franzosen 1794 erlosch das Perlregal in weiten Teilen Deutschlands, wodurch ein Raubbau ermöglicht wurde. (…)
Es enthalten nur wenige Muscheln tatsächlich Perlen: Die Angaben reichen von 0,05 % bis zu 4 % (eine Perle auf 2.000 bzw. 25 Muscheln).
Die Flussperlmuschel ist heute in Deutschland sehr selten. Gründe für den Bestandsrückgang sind: Verschmutzung der Gewässer durch Überdüngung, Abwassereinleitung und Streusalz; Versandung der Bäche; Verdrängung der Bachforelle, die als Wirtstier der Muschel dient, durch die eingeführte Regenbogenforelle; Aussterben des Lachses, der als Wirtstier dient; Vernichtung ganzer Bestände durch Perlenräuber in früheren Zeiten; neue Fressfeinde durch die Neozoen Bisamratte und Waschbär”
(Wikipedia, Stand: 17. August 2014)

Le rêve de Bismarck

C’est le soir. Sous sa tente, pleine de silence et de rêve, Bismarck, un doigt sur la carte de France, médite ; de son immense pipe s’échappe un filet bleu.

Bismarck médite. Son petit index crochu chemine, sur le vélin, du Rhin à la Moselle, de la Moselle à la Seine ; de l’ongle, il a rayé imperceptiblement le papier autour de Strasbourg : il passe outre.

À Sarrebruck, à Wissembourg, à Woerth, à Sedan, il tressaille, le petit doigt crochu : il caresse Nancy, égratine Bitche et Phalsbourg, raie Metz, trace sur les frontières de petites lignes brisées, — et s’arrête…

Triomphant, Bismarck a couvert de son index l’Alsace et la Lorraine ! — Oh ! sous son crâne jaune, quels délires d’avare ! Quels délicieux nuages de fumée répand sa pipe bienheureuse !… Bismarck médite. Tiens ! un gros point noir semble arrêter l’index frétillant. C’est Paris. Donc, le petit ongle mauvais, de rayer, de rayer le papier, de ci, de là, avec rage, enfin, de s’arrêter… Le doigt reste là, moitié plié, immobile.

Paris ! Paris ! — Puis, le bonhomme a tant rêvé, l’œil ouvert, que, doucement, la somnolence s’empare de lui : son front se penche vers le papier ; machinalement, le fourneau de sa pipe, échapée à ses lèvres, s’abat sur le vilain point noir…

Hi ! povero ! en abandonnant sa pauvre tête, son nez, le nez de M. Otto de Bismarck, s’est plongé dans le fourneau ardent… Hi ! povero ! va povero ! dans le fourneau incandescent de la pipe…, Hi ! povero ! Son index était sur Paris !… Fini, le rêve glorieux !

Il était si fin, si spirituel, si heureux, ce nez de vieux premier diplomate ! — Cachez, cachez ce nez !…

Eh bien ! mon cher, quand, pour partager la choucroute royale, vous rentrerez au palais [unleserlich] avec des crimes de… dame [unleserlich] dans l’histoire, vous porterez éternellement votre nez carbonisé entre vos yeux stupides!…

[fehlende Zeilen]

Voilà, fallait pas rêvasser !

(Arthur Rimbaud im Alter von 16 Jahren (unter dem Pseudonym Jean Baudry) im November 1870)

Schergenteufel (2)

(…) Es giebt Leute, die man für die Frömmsten und Heiligsten hält: die dem Glauben sehr ergeben, die nicht straucheln auf der Bahn des Rechts, tief erfahren in der Heilkunst, voll wissenschaftlichen Ernstes, von gradem Lebenswandel, kurz, reich an mannichfachen Titeln. Aber wenn ich das Herz recht auskundschaftete, so kam ich allemal zu dem unwidersprechlichen Schluß: diese Leute sind wahrhaftig nicht so, wie sie sich stellen; es ist Schminke, Falschheit und Heuchelei dahinter. Es stellen sich viele, als wollten sie etwas sein und sind es doch nicht; viele stellen sich nicht also, sind es aber doch. Daher sagt der Spanier: der Spanier stellt sich weise und ist närrisch; der Franzmann stellt sich weise und ist närrisch; der Italiener stellt sich närrisch und ist weise; der Deutsche stellt sich närrisch und ist weise.

Viele wissen sich mit Worten vor den Leuten nicht gering genug zu machen und zu demüthigen, nur damit sie mehr vorgezogen, mit großen Namen geehrt, geziert und gelobt werden, während sie anderswo ihre Pfauenfedern gewaltig hervorthun, die sie doch in christlicher Demuth sinken oder gar ausreißen lassen sollten. Solche scheinbare Sanftmuth ist der ärgste Stolz und die ärgste Ehrsucht: es ist Heuchelei, Schmeichelei, Liebkosen, heimliche Bosheit, heimliche Arglist, heimlicher Geiz, heimlicher Neid, heimliche Mißgunst, heimliches Irgendwas. Bei dem gemeinen Manne findet es einigen Schein, von verständigen Leuten wird es gemerkt und endlich verlacht; der gemeine Mann läßt sich überreden, wenn man sich nur nach seiner Noth und seinem Anliegen zu stellen weiß, er denkt nicht daran, was für Geschmink und Falschheit dahinter steckt. Nimmermehr aber kann es da etwas Redliches sein, wo man so sehr hinter dem Berge hält, wenn man Brei im Munde hat und dem Kinde nicht will den rechten Namen geben.

Viele können schwerlich leiden, daß von ihrem Nächsten irgendetwas Löbliches geredet und gerühmt werde, es verdrießt sie das im Herzen, als ob ihnen dadurch etwas an ihren Ehren genommen würde; sie schmälern auch selbst, wo nicht durch öffentliches Afterreden, so doch durch heimliches Einhauen, heimliches Ohrenblasen, wie sie ihrem Nächsten möchten eins auswischen, ihm möchten eine Klette anhängen, ihn durch die Hechel ziehen, an seinem Glück und seiner Wohlfahrt hindern, insonderheit mit dem verkleinernden Aber. Sie stellen sich mitleidig, thun als wollten sie dich loben: jedoch mit einem schändlichen Aber stoßen sie alles, auch dich selbst, wieder zu Boden, bringen dich von Ehren, von Hab und Gut und mit Weib und Kind unbarmherzig in Elend und Verderben.

Das ist der Welt Sitte: wir spiegeln uns und kitzeln uns mit fremder Thorheit und bedürfen doch selbst alle wohl, daß uns einer die Hand reicht.

In solchem Welthandel dachte ich: nun helf dir Gott, Philander! Mußt du dich in diese Weltköpfe alle schicken, was wird es dann noch für Angst und Arbeit kosten! Welche Drangsal und Verfolgung wirst du noch von Schelmen, von Dieben, von Zauberern leiden müssen? Heuchelst du nicht mit, sondern wirst wie ein redlicher deutscher Michel frei durchgehen und aus gutem Herzen alles meinen, reden und thun wollen? Dann wird man deiner wenig achten. Heuchelst du aber und thust also, welche Gefahr dann deiner Seele! weil Gott keine falschen Leute, die aus Furcht oder Heuchelei ein Ding thun oder lassen, sondern nur redliche Leute will im Himmel haben. Ich beschloß also, obschon durch böse Zungen gar oft ein frommer Mann, der alles dulden kann, aus seinem Ort gedrängt ist, doch lieber zu leiden als zu lügen, lieber Esel zu sein als ein falscher Hund: Offenheit ist besser als List. Dabei dachte ich aber, es möchte vielleicht nur in meinem Vaterlande so beschaffen sein, anderswo aber redlichere Arbeit und bessere Belohnung geben. Um das recht eigentlich zu erforschen, nahm ich mir alsbald in unschuldiger Einfalt vor, über den blauen Berg in ein anderes Land und Reich zu ziehen und zu sehen, ob daselbst Treu und Glauben, Religion und Redlichkeit auch so vermummt wären, oder besser zu finden, ehrlicher gehalten und belohnt würden.

Zu diesem Ende zog ich im Frühling in Gottes Namen davon und nahm meinen Weg über Nancy in Lothringen auf Paris zu… Als ich Abends daselbst ankam und in der Herberge zum heiligen Nicolaus einkehrte, begab es sich, daß zwei Priester mit zu Tische saßen, Namens Louis von Ainuille und Karl Foussat von Alsdorf; dieselben sagten mir, daß man morgenden Tags einen Besessenen unfern von da in Notre Dame de Bon-Secours, vor St. Nicolaus Pforte, beschwören wollte; wenn ich nun Willens wäre, selbiges mit anzusehen, so wollten sie mir dabei behilflich sein. Ich nahm ihr Anerbieten mit Dank an; dann schlief ich nach geschehenem Nachtwunsch in Gottes Namen ein. Früh Morgens fand ich mich mit meinem Wirth an dem bestimmten Orte ein; da trieb mich denn mein Vorwitz, wie auch die andern, so daß ich gar sehr ins Gedränge gerieth, dem einen hier, dem andern da einen Stoß versetzte, weil jeder der Vorderste sein wollte.

Als mir aber die Zeit zu lang wurde, und ich eben wieder zur Stadt zurückkehren wollte, da begegneten mir zu gutem Glück die obengedachten Priester und redeten mir zu, wieder mit umzukehren und mich weder Zeit noch Mühe deswegen verdrießen zu lassen, und führten mich durch eine kleine Thür hinein zum Altar. Alsbald sah ich einen Menschen von scheußlichem, schrecklichem Angesicht, mit zerrissenen Kleidern, dem standen die Haare auf dein Haupte wie Igelstacheln, seine Stirn war gefalten wie ein Rock, die Augenbrauen gekrümmt wie ein Bogen, die Augen glänzend wie eine Fackel, mit schäumendem Maule wie ein Roß; der fing an jämmerlich zu schreien und greulich zu zittern: er zischte wie eine Schlange, knirschte mit den Zähnen wie ein Eber, blähte den Mund auf wie ein Blasebalg, sperrte die Kehle auf wie ein Schlauch, zerkratzte mit den Händen sein Angesicht und zerschlug sich die Brust und zuletzt, als ob er gestorben wäre, sank er zu Boden und gaffte mit wüsten Gebärden gen Himmel. – O Gott! sprach ich und schlug ein Kreuz, was ist das! und ein Geistlicher, der bei ihm stand und ihn beschwören wollte, sagte zu mir: “Da seht Ihr den elenden Menschen, der vom bösen Geiste besessen ist.” Alsbald hob der böse Geist an in ihm zu reden und rief: “Du Pfaff’ hast’s erlogen, denn nicht ein Mensch ist von einem bösen Geiste besessen, sondern ein böser Geist ist von einem Menschen geplagt. So wisset nun, daß wir Geister, wider unsern Willen gezwungen, bisweilen in den Menschen, insonderheit in den Schergen wohnen. Darum, wenn ihr mir meinen rechten Namen geben wollt, so sagt nicht, dieser ist ein besessener Mensch, sondern es ist ein verteufelter Scherge, ein verschergter Teufel, ein Teufelsscherge, ein beschergter Teufel; denn die Menschen können sich insgemein viel besser vor dem Teufel durch das heilige Kreuz segnen und hüten, als vor einem Schergen, daher sie auch Allerwelthaß genannt werden. Auch wenn man unser Wesen und der Schergen Thun gegen einander stellt, so ist es gleichförmig in allen Stücken; denn gleich wie sich die Teufel abarbeiten und geschäftig umherlaufen, damit die Menschen gestraft und verdammt werden möchten, so thun es auch die Schergen und warten mit Verlangen, wo der Richter ihnen einen Angriff zu machen befiehlt. Die Teufel wünschen, daß die Welt nur voll böser Buben wäre; dasselbe wünschen auch die Schergen, damit sie immer zu jagen, zu klagen und zu nagen haben, und sie thun es viel eifriger noch, weil sie ihres Lebens Nahrung in dieser Gestalt suchen und erhalten. Darin sind denn die Schergen noch ärger als die Teufel, denn sie thun demjenigen Böses an, der doch ein Mensch ihres Wesens und Geschlechts ist und ihnen oftmals Gutes erwiesen hat; das thun die Teufel, obschon sie aller Gnaden beraubte Engel sind, aber nicht. Darum höre auf, Pater, denn es ist alles vergebens mit deinen Gaukeleien und Beschwörungen; wenn der Teufel einen Menschen einmal in seine Schlinge bekommen hat, so ist er, wenn ihn Gott nicht erlösen wird, nicht wieder zu retten.

So war es besonders mit diesem Schergen, dieweil ja die Schergen und Teufel eines Handwerks sind, nur darin unterschieden, daß jene verkleidete und vermummte Teufel sind, diese aber unbeleibte, unsichtbare Teufel und ein verdammtes Leben in der Hölle führen, grade wie die Schergen auf Erden.”

(aus: Johann Michael Moscherosch – Philanders von Sittenwald wunderliche und wahrhaftige Gesichte, Erster Teil, Erstes Gesicht)

Der Rhein bei Maurice Genevoix: Loreley und Zabern-Affäre

„Lorelei“ heißt ein später Roman von Maurice Genevoix, der eine französisch-deutsche Jugendbegegnung in Offenbach am Main im Jahre 1905, zwischen den Kriegen, schildert. Es geht ums Erwachsenwerden, um Kulturaustausch mit Worten und Fäusten, eingebettet in den intellektuellen Heroismus des Bildungsbürgertums. Der 17jährige Protagonist Julien bricht auf aus seinem beschaulichen Chasseneuil „Reisen! Wir sind auf Reisen!“ und trifft dabei erstmals auf Rhein und Mosel: „(…) Und er sah alles vor sich: die blaue Linie der Vogesen, Grenzpfähle, den alten Rhein der Erckmann-Chatrian, Storchennester auf Fachwerkhäusern, Elsaß-Lothringen in violetter Trauer, den Tatsachen zum Trotz französisch auf den Wandkarten in den Schulen. (…) Vom braunen Land steigt jetzt ein Schimmer auf. Jener Fluß… Julien steht auf. Der Fluß biegt ab, deutet unter dem Himmel eine weite umfassende Schleife an. Julien ruft Halleluja: „Die Mosel!“ (…)“ Die jugendliche Euforie wird alsbald in verschiedene Regungen umgewandelt, noch bevor Julien den Rhein überquert. Denn Autor Genevoix, ein großer Freund eingeflochtener Ortssymbolik, nimmt Lorelei und Zabern-Affäre bei einem kurzen Zwischenstop der Reisegesellschaft um Julien „in Zabern, ach so, nein, in Saverne“ vorweg: „(…) Sie hatten noch immer das leuchtende Band des Flusses – der französischen Moselle – vor sich. Sie waren dann in ein oben auf einem sanften Abhang gelegenes Restaurant gegangen. (…) An der anderen Seite verlief der Abhang in ein Tälchen und in dem tat sich (…) eine (…) von einer Reihe von Bäumen umsäumte Esplanade in einem Chaos von Dächern auf: offenbar ein Kasernenhof, gottverlassen zu dieser Mittagsstunde. (…) Nachdem sie sich gesetzt hatten, trat eine Frau auf sie zu: groß, majestätisch, ein wenig blaß, ein wenig unnahbar. Julien fielen ihre wehen und schönen Augen auf; auch wie sie gekleidet ging, erstaunte ihn nicht gering: ein weißes Kleid trug sie so körpernah, daß der weiche Stoff durchfeuchtet wirkte. Unter dem mächtigen Busen zog ein breiter Gürtel, eine Art goldenes Wehrgehänge, die Taille eng zusammen. Sie reichte die Speisekarte und nahm die Bestellung stumm entgegen. „Da kann man nur staunen“, sagte Britte, kaum daß die Frau weg war. „Eine Nixe, eine Erscheinung aus der Vergangenheit. Die ist für uns aus den Fluten aufgetaucht; für dich, Julien, als sei sie dir bestimmt… Habt ihr diese Augen gesehen? Zwei flußfarbene Wasserschlünde, faszinierend. Man könnte sie für eine Lorelei von einst halten. Ihr „goldnes Geschmeide“, ihr „goldner Kamm“… Ich habe wirklich und wahrhaftig das Haar auf ihre Schultern herabfließen sehen. Nimm dich in acht, Bübchen! An deiner Stelle bekäm` ich`s mit der Angst zu tun.“ Alles lachte, wie so oft. Die Vorspeise war köstlich, der Rüdesheimer fruchtig nach Wunsch. (…) Aber dann fielen, mitten in diese Friedlichkeit, jene Schreie, ertönten jene rauhe, ehrverletzende Stimme, jene Schmäh- und Schimpfreden, die sich wie Schläge anhörten. Der Lärm kam vom Kasernenhof herauf, traf sie mit voller Wucht. (…) Die von oben im Restaurant konnten, der Entfernung wegen, die Gesichter auf dem Hof nicht unterscheiden, bloß diese zwei auf so pathetische Weise entgegengesetzten Silhouetten. Obwohl die Uniformen von derselben grünlichen Farbe waren, kontrastierten auch diese noch, denn die eine saß lose und unscheinbar, die andere elegant und akkurat, von der Schirmmütze bis zu den gut geputzten Reitstiefeln. (…) Das belfernde Gebrüll hörte keineswegs auf, es zerriß die Stille. (…) Julien, sehr blaß geworden, war aufgestanden (…). Ekel schüttelte ihn. Der Offizier hatte den Arm erhoben: einmal, zweimal zog er dem Mann mit der Reitpeitsche eins über. Und jedesmal unterstützte er den Hieb, indem er brüllte: „Wackes! Wackes!“ (…) Kurz danach (…) sah ihnen die Frau beim Aufbruch zu. Julien, noch blaß und zitternd, ging als letzter an ihr vorüber und streifte ihr Kleid dabei. Sie zeigte zum erstenmal eine Regung, blickte ihm mitten ins Gesicht. Lächelte sie? Der Jüngling hielt den Schritt an, überrascht, peinlich berührt von der dunkeln Unruhe, die sich seines Körpers bemächtigte. Unversehens, als sei das Kleid von ihr zu Boden geglitten, hatte er diesen anderen Körper ganz nah, in seiner fleischlichen Wirklichkeit, gesehen. Nichtsdestoweniger hielt er mit glutroten Wangen dem Blick der Frau stand. Aus welchen Fernen kam ihr Lächeln? Sie sprach. Mit gemessener, melodischer Stimme drückte sie sich in einem geläufigen Französisch aus, hatte jedoch einen betont deutschen Akzent: „Ich kenne diesen Offizier. Er nimmt seine Mahlzeiten in diesem Restaurant ein. Er ist höflich, aber er kann die elsässischen Wackes nicht leiden. Habt eine glückliche Zeit, lieber französischer Chevalier. Aber vergessen Sie nicht: von jetzt an befinden Sie sich in Deutschland.““

Wie die Römer vor zeiten so hart vnd lang wider das Teütsch land gestritten haben.

MJt was grosser müh vnd arbeit / ia kosten vnd verlust die Römer vorzeiten haben gestritten wider das Teütsch land / ist niemand on wissen der echter gelesen hat die alte historien. Es ist jnen gering gewesen vnder jren gewalt zubringen Hispaniam / Galliam / Britanniam / Greciam / Asiam / Egypten / Macedoniam vn ander villänder / aber Teütsch land wolt sich nit also liederlich ergeben / besunder das Teütsch land das der Rhein von occident / vnnd die Tonaw gegen mittag als starcke rinckmauren beschleüßt. Es hat manch tausent man müssen darüber zu grund ghan zu beiden seiten / wie du hören wirst. Dan die Teütschen theten solichen gewaltigen widerstand den Römern vnd allen jren fyenden / das vnder jren nachbauren ein solich sprichwort auß gieng. Will einer übel streiten / so reib er sich an die. Teütschen. Vnd wil einer streich lösen / so fahe er an ein zäck mit den Teütschen. Es habe die grausamme vnnd stäte überfäl der Teütsche gegen jren nachbauren den Römern so vil zu schaffen geben / das sie an eroberug Germanien offtermals verzweifflet / allein understünden jre prouintzen gegen den Teütschen vor überfal zu beschirmen / deshalb sie beide flüß Rhein vnd Tonaw auff jrer seiten mit vil trefflichen stetten vnd befestigungen verwaretend / als dan seind am Rhein / Bingen / Bopparten / Jngelheim / Mentz / Wormß / Speier / Rheinzabern / Seltz / Straßburg / Augst ob Basel / Keyserstul / Costentz / Arbon / vnd an der Tonaw / Augspurg / Regenspurg / Passaw / etc. Durch dies stett habe die Römer verhütet / das die Teütschen mit den jren / noch sie hinwider mit den Teütschen kein gemeinschafft dorffte haben. Der starck vnd namhafftig held Julius der erst keyser / legt sich zum ersten wider die Teütschen / vnd nam jnen die stett so an dem Rhein gelegen waren / die vor zeiten vnder den Galliern waren gewesen / aber durch die Teütsche erobert vnnd den Galliern ab getrungen / alsdann fürhin gemeldet ist / wie die Teütschen mit grossen scharen über den Rhein gefaren / die besten länder yngenommen vnd besessen haben. Do nun die Römer begerten des Rheinstroms vn den mit gewalt jnen zuziehen wolten / haben sich die Teütsche nit gesaumpt / sunder jnen fräuenlichen widerstand gethan. Doch mochte sie den Rheinstrom vo Basel an biß ghen Mentz nit behalten / sunder die Römer brachte jn zeitlich vnder jren gewalt / vnd besetzten alle stett vnd vn wärhafftige flecken mit haupleüten vnd kriegern. Die machten prouintzen darauß vnd vogteien / vnnd gaben den eroberten Teütschen ländern herzliche tittel vnd setzten grauen vnd hertzogen daryn. Die erst vnd gröst prouintz begreifft in jr Heluetiam / Sequanos vnd Rauracos/ das ist / Schweytzerland gegen Burgud / das Sunggöw biß ghen Bisantz vnd Baßler ladschafft biß ghen Colmar. Der hauptman diser prouintz hielt sich zu Bisantz / vnnd der vnder jm ander hauptleüt / vnder welchen einer sich hielt / bey Basel im Hole / der wartet das die Teütschen nitt über Rhein kämen / vnd den Römern in das land fielen. Nach diser prouintz kam Tractus Argentoratensis / das ist der Straßburger strich / vnd fieng an ob Schletstatt vnd gieng biß vnder Straßburg / wölche landschafft wir ietz zumal das vnder Elsaß nennen. Jr vorweser hieß der Straßburger graue / vnd was dem hertzogen zu Mentz vnderworffen. Do gieng an das erst Germania vnd begriff vnder jm das Straßburger land / Speirer land / Wormsser land vn Mentzer land. Die andern nennen es das ober Germaniam / vnd strecket sich biß in Lothringen. Ptolemäus streckt es biß an die Mosel / die er Obrincam nent. Sein oberster vorweser oder hauptman saß zu Mentz / vn her vnder jm eylff vögt / die hatten jre sitz / einer zu Salerion / das ist Seltz / einer zu Zabern / einer zu Vico Julio / jch acht es sey Weyssenburg oder Landaw / einer zu Speier / einer zu Alta ripa vnder Speier / das jetz heißt Altrip / einer zu Worms / einer zu Mentz / einer zu Bingen / einer zu Bodobriga / jetzunt Boppart / einer zu Confluentz oder Cobolentz / vn einer zu Antonaco / jetzunt Andernach. (Aus Sebastian Münsters Cosmographia)

Wackes

Nochmal in der DFB-Länderspielbilanz nachgehakt: demnach muß es der 18. April 1984 gewesen sein, als wir mit einer Rotte Schulkameraden das Länderspiel Frankreich – Deutschland (in Straßburg) in einem ausgebauten Hobbykeller verfolgten und die weniger Schöngeistigen oder stärker Alkoholisierten den gesamten, im Vorfeld zum nationalen Prestigeduell erhobenen Kick mit dem plötzlich aus Familienfundi ausgegrabenen „Wackes!“-Schmähgegröhle begleiteten: ein Begriff, der entgegen seiner im Grunde doch eher harmlos-niedlichen Lautlichkeit richtig richtig böse schien, auf die Franzosen gemünzt (auf die Elsässer eigentlich, meinte einer, der sich besser auskannte), doch dessen Sinngehalt niemand zu erklären wußte. Jüngst, ein paarundzwanzig Jahre später, im Gespräch: mit Wackes seien ursprünglich Wacken=Rheinkiesel bezeichnet, als würden solche nicht auch auf deutscher Seite vorkommen und als würde sich aus Kieseln ernsthaft Negatives ableiten lassen. Wikipedia führt etwas weiter: Wacken seien dann doch größere (Fels)Brocken, Wackes somit eine Anspielung auf die vorgebliche Sturheit/Dickköpfigkeit der Elsässer. Damals die Frage im Geschichtsunterricht: „Fühlen sich die Elsässer eher als Franzosen oder eher als Deutsche?“ Triumfierender Fingerzeig des Lehrers auf meine Brust. Ich wußte es nicht, war schließlich keiner von denen. „Wahrscheinlich eher als Elsässer“, gab ich trotzig zurück. Gelächter in der Klasse. Der Lehrer warf die Stirn in Falten, versank kurz in Gedanken, strahlte plötzlich, gleichsam erleuchtet, übers ganze Gesicht: “Sehr gute Antwort, sehr gut! Merkt euch des! Un du kommsch nach der Stund zu mer vor, dann kriegsch e Oins mit Sternle.“ Interessant, daß der frz. Schmähbegriff für die Deutschen „boches“ in etwa dasselbe ausdrückt wie „Wackes“: Dickkopf. Womöglich ist der Elsässer, bei soviel begrifflicher Ableitung der von ihm gepufferten Nationen, der eigentliche Prototyp des Deutschen? Was sich, historisch erwiesen, auf kuriose Weise in der Zabern-Affäre gespiegelt haben mochte (aus Wikipedia zitiert): „Der noch nicht 20-jährige Leutnant Günter Freiherr von Forstner hatte sich während einer Truppeneinweisung in Zabern am 28. Oktober 1913 in abfälliger Weise über die Einwohner geäußert. Zu seinen Soldaten sagte er: „Wenn Sie angegriffen werden, dann machen Sie von Ihrer Waffe Gebrauch; wenn Sie dabei so einen Wackes niederstechen, dann bekommen Sie von mir noch zehn Mark.“ (…) Die amtliche Stellungnahme der Behörden in Straßburg am 11. November spielte den Vorfall herunter und interpretierte „Wackes“ als allgemeine Bezeichnung für streitsüchtige Personen. (…) Das Verhältnis zwischen Elsaß-Lothringen und dem übrigen Deutschen Reich wurde merklich in Mitleidenschaft gezogen. (…)“ Genaueres liefert der als exzellent eingestufte Artikel, u.a. auch zwei Gedichte zur Affäre von Ulrich Rauscher und Kurt Tucholsky.