Marcel Broodthaers beschäftigt sich mit dem Rhein

(von unserem Korrespondenten Roland Bergère)

Neulich besuchte ich die sehenswerte Marcel Broodthaers-Retrospektive in Düsseldorf. In einer Vitrine lag ein Buch mit dem Titel: „En lisant Lorelei / Wie ich die Lorelei gelesen habe” von 1975. Die aufgeschlagenen Seiten zeigten drei Mal die gleiche Zeichnung (eine Familie vor einem Fernsehgerät versammelt), mit den Legenden: Programme I, Programme II, Programme III. Die Zeichnungen unterscheiden sich voneinander nur dadurch, was auf dem Bildschirm erscheint (schwer zu erkennen, auch im Katalog, alles recht klein gedruckt), bei Programme II steht eine Blumenvase auf dem Fernsehgerät. Auf der rechten Seite sind drei verschiedene Chromolithographien reproduziert, welche drei Ansichten der Lorelei zeigen. Dazu gehört ein textkritischer Apparat. Das Buch „En lisant Lorelei“ wurde 1974 in Basel ausgestellt, in einem gleichnamigen Raum.
Zu sehen waren auch vier „Zeichnungen“. Drei ohne Titel, eine mit der Legende: „Au bord du Rhin“. Drei der vier Zeichnungen stellen Meerjungfrauen dar. Eine, auf einem Felsen stehend, hält eine Baby-Meerjungfrau in ihren Armen, ein Matrose nähert sich dem Felsen mit einem Ruderboot. Die zweite hebt (so scheint es zumindest) die Deckel eines Topfs, welcher womöglich auf einem nicht dargestellten Herd steht. Im Vergleich zu den anderen ist ihr Fischschwanz nur angedeutet. Die dritte trägt einen dampfenden Topf. Die vierte (diejenige mit dem Titel „Au bord du Rhin“) sitzt am Fluß und trinkt eine Tasse Kaffee und hört nachdenklich (dafür spricht die Haltung der rechten Hand, die das Kinn stützt) einer zweiten Frau zu. Die vier Zeichnungen haben verschiedene Größen, sind auf das Jahr 1974 datiert und als Abziehbilder auf Papier bezeichnet, die mit Bleistift und Tusche überarbeitet worden sind.

broodthaers_au bord du rhin

Fotografieren war nicht erlaubt, doch wie eine Wächterin mir flüsterte: „Wenn ich nicht gerade hinschaue, können Sie es versuchen.“ (Später sah ich, wie sie in einem menschenleeren Raum auf die Begleitmusik eines Films Tanzschritte machte). Das Foto zu machen war natürlich nicht einfach. Sie war nicht die einzige Aufpasserin. Die Besucher (in geringerer Anzahl als Wächterinnen vorhanden) wurden von einem Raum zum anderen wortwörtlich verfolgt. Ein Aspekt des aufregenden Museumslebens, über den Broodthaers sich recht amüsieren hätte können.

marcel broodthaers_remonter le rhin

Marcel Broodthaers Werk „Musée d’art moderne – Département des aigles“ (1968-1972) wurde 2015 in Paris ausgestellt (Monnaie de Paris). Am Tag der Eröffnung fand ein Happening statt: ein Frachtkahn fuhr die Seine aufwärts, beladen mit Kisten, Koffern, Palmen, Säcken, usw… die am Ufer abgeladen und in den Ausstellungsräumen plaziert wurden. Die Aktion sollte, laut der Presse-Mitteillung, an zwei nicht realisierte Projekte Broodthaers erinnern: „L’Ile du Musée“ und „Bateau sur le Rhin“ (1971), eine Video-Aufnahme dokumentierte die Aktion.

Im Katalog der Retrospektive steht folgendes zu lesen:
„Die Einladung zur Teilnahme an einer Konferenz im Rahmen von between 6, die im Juni 1971 mit der britischen, nach Düsseldorf eingeladenen Art and Placement Group (APG) stattfand, nutzte Broodthaers zur Präsentation einer hochironischen Variante seiner Museumsidee. Mit dem Collage-Projekt einer unbewohnten Insel im Rhein (“Museumsinsel”) entwickelte er die Vorstellung einer einsamen nahe dem Lorelei-Felsen im Rhein gelegenen Insel als Ort eines Museums, die in größtem Widerspruch zu der von der APG vertretenen Absicht stand, Kunst in der Industriegesellschaft zu verankern und dabei auch vor den Chefetagen nicht Halt zu machen. Broodthaers’ isoliertes Museum entwarf einen Ort der Utopie, das in die Collage eingefügte Cover einer Schallplatte mit Richard Wagners Oper Das Rheingold wies auf die „musikalische Untermalung der Museuminsel hin.“
(Doris Krystof in: Marcel Broodthaers, Eine Retrospektive)

Ein Blog zeigt zwei Fotos, welche eindeutig im Zusammenhang mit der „Museumsinsel“ stehen. Roland Bergère hat sie aus rechtlichen Gründen für rheinsein nachskizziert:

marcel broodthaers_museuminsel_2

marcel broodthaers_museuminsel

Projet pour un musée sur une île déserte (1971)

Die Germania und die Billigbombe

Dimanche 26 juin. Rüdesheim. J’attrape de justesse le bateau, sur l’embarcadère de la Compagnie Köln-Düsseldorf. Je suis le dernier sur la passerelle. Il est 10 heures quand le Deutschland s’éloigne du quai.
Au-dessus de Rüdesheim s’aperçoit, dressée sur les hauteurs couvertes de vignobles, la statue de la Germa­nia du monument du Niederwald. Lothar Baier me racontait que des anarchistes francfortois avaient voulu profiter de son inauguration par Guillaume II, en 1893, pour assassiner l’empereur. Mais « en bons protestants allemands », dixit Lothar, ils avaient acheté pour leur bombe la mèche la moins chère qu’ils aient pu trouver. Or il plut ce jour-là et la mèche ne fonctionna pas. Ils furent arrêtés, condamnés à mort et exécutés. Lothar voyait là une nouvelle preuve par l’absurde de l’incapa­cité des Allemands à réussir une révolution.
La présence de ce monument en ces lieux, parmi les vignobles, loin de Berlin la capitale, est exemplaire de l’extraordinaire dissémination des monuments symboli­ques de l’unité nationale dans ce pays. Le Walhalla de 1842, construit sous Louis Ier de Bavière pour servir « au renforcement et à l’accroissement du sens allemand », se trouve au sud de Regensburg. A Cologne est la cathédrale dont l’achèvement, à partir de 1840, devait annoncer « une grande et puissante Allemagne ». A Mayence, l’érection, en 1837, d’un monument à Gutem-berg symbolisait « la conscience que nous avons une patrie commune, une langue commune, les mêmes lois, les mêmes espoirs et le même but ». A Leipzig se dresse, gigantesque, le monument témoin de la renaissance nationale, celui de la « Bataille des Peuples » contre Napoléon. Le monument symbole de la puissance germanique, celui qui commémore la victoire de Her­mann sur les Romains, se trouve près de Bielefeld, dans la Teutoburger Wald. Dans l’île de Norderney est la pyramide faite des pierres de toutes les villes alleman­des. Et à Berlin, bien sûr, sont quelques monuments « d’intérêt national », mais finalement guère plus qu’ail­leurs.
La Germania est un peu la cousine allemande de Marianne. Mais celle-ci est chrétienne lorsque, dans la mémoire nationale, elle se confond avec Jeanne d’Arc, porteuse de révolte et de liberté quand elle grimpe avec Gavroche sur les barricades. La Germania n’est pas cela, mais une réminiscence de légendes germaniques, une resucée de Walkyrie. Elle est grave et massive, grise et guerrière. Elle sert le prince et non la liberté, et le prince s’en sert pour tuer la liberté. A Rüdesheim, elle est tournée vers l’ouest et provoque la France. Elle monte la garde sur le Rhin.
Il n’y a qu’une société d’Allemands du troisième âge sur le bateau, ils restent vissés à leurs table, étroitement assis, et il m’est impossible de trouver leur compagnie. Les autres touristes sont des Japonais et des Français, deux groupes de chaque, et quelques Américains.
Passé Rüdesheim, le Rhin circule dans les méandres encaissés du massif schisteux rhénan. Son lit parfois est si étroit qu’il a dû être élargi pour les bateaux modernes, comme, après-guerre, à Bingen. A l’approche du rocher de la Lorelei, le bateau s’emplit, via les haut-parleurs, d’un mâle chœur chantant le poème de Heine mis en musique par Sucher. Les touristes se ruent à bâbord et photographient un morceau de la falaise qui les sur­plombe. A son sommet, à 132 mètres, flotte le drapeau allemand : ce bout de rocher est lui aussi monument national.
La légende de la Lorelei n’est que l’une des nombreu­ses légendes que ce fleuve charrie depuis toujours. On trouve de tout sur ces rives et ces îlots, « dans cette vague superbe qui fait bondir la France, dans ce murmure profond qui fait rêver l’Allemagne », comme l’écrit Hugo dans Le Rhin. Sous tous ces burgs dont les silhouettes déchiquetées accompagnent le voyage, se jouent des histoires odysséennes, comme celle, juste­ment, de la Lorelei, cette Circé germanique dont les longs cheveux d’or appellent les marins à fracasser leurs barques à ses pieds ; apparaissent des empereurs de légende, comme Frédéric Barberousse qui, à Pfalz, fait triompher l’amour, deus ex machina, au terme d’une histoire compliquée d’amoureux empêchés ; se mêlent christianisme et paganisme, comme dans la légende du Drachenfels, près de Bonn, où une jeune vierge livrée à un dragon se sauve par sa foi. Les mythes sont souvent effroyables et nocturnes : la parure d’or de la Lorelei ne se voit qu’à la nuit ; dans sa « tour aux souris » de Bingen, le méchant archevêque est bouffé tout vivant par les rats. On songe à ce que, dans De l’Allemagne, Heine dit des « légendes de l’Allemagne, ces tristes enfantements pétris de sang et de nuages, dont les formes sont si grises et si blafardes, et l’aspect si cruel ! ». Pourtant ici, sur ce fleuve, les monstres sont vaincus par la justice et par l’amour, le seul monstre triomphant, finalement, est la belle Lorelei qui tue insolemment.
La force et l’importance du Rhin sont d’abord en lui-même avant que d’être dans les rêveries des hommes. Ce fleuve, plus qu’aucun autre, est fluidité, mobilité, communication, trait d’union. Il fait définitivement échapper le pays qui le borde à cette Bodenständigkeit, cette « fixation au sol » tellement forte ailleurs et dérangeante. Son lit semble boire, autant qu’à l’eau venue des chutes de Schaffhausen, à celle, dorée, qui court en vert déferlement sur ses pentes somptueuses et qui, gavée de soleil et de sucre, rendra, muée en vin, tout le pays aimable. La douceur est vertu du Rhin malgré les sombres légendes et les orgueilleux monu­ments de la puissance de Guillaume, de Ruedesheim et de Coblence, qui paraissent ici ridicules et obscènes. C’est cette douceur aussi qui fait que, de la plus terrible et de la plus froide des légendes, Heine ne retient dans son chant qu’indicible tristesse : « Ich weiss nicht,/ Was soll es bedeuten,/ Dass ich so traurig bin. »

(aus: Patrick Démerin, Voyage en Allemagne (Paris 1989))

Vogesen-Loreley

lorelei_rambervillers

Ruhr-Gebiet

Too much industry
too much eat
too much beer
too much cigarettes

Too much philosophy
too much thought forms
not enough rooms
not enough trees

Too much police
too much computers
too much hi-fi
too much pork

Too much coffee
too much smoking
under gray slate roofs
too much obedience

Too many bellies
too many business suits
too much paperwork
too many magazines

Too much industry
no fish in the Rhine
Lorelei poisoned
Too much embarrassent

Too many fatigued
workers on the train
ghost jews scream
on the streetcorner

Too much old murder
too much white torture
too much one Stammheim
too many happy Nazis

Too many crazy students
not enough farms
not enough appletrees
not enough nut trees

Too much money
too many poor
Turks without vote
“Guests” do the work

Too much metal
too much fat
too many jokes
not enough meditation

Too much anger
too much sugar
too many smokestacks
not enough snow

Too many radioactive
plutonium wastebarrels
take the Rhine gold
build a big tomb

A gold walled grave
to bury deadly nuclear slag
all the bank’s gold
shining impenetrable

All the German gold
will save the nation
build a gold house
to bury the devil

(Allen Ginsbergs Gedicht aus dem Jahr 1979 läßt seine Eindrücke von denen des Ruhrgebiets mit denen vom Rhein verschwimmen. Womöglich war es das amerikanische Gefühl für Distanzen, das Ginsberg historische Legenden (Loreley, Rheingold) und zeitgenössische Schlagworte (Stammheim, radioaktiver Abfall) in einen Topf werfen ließ, den er mit Ruhrpott überschrieb. Im Grunde steht “Ruhr-Gebiet” hier für Deutschland – als ruhrspezifisch könnte vielleicht die Eingangszeile “too much industry” durchgehen; selbst die Currywurst wird verallgemeinert zu “too much pork”. Aus heutiger Sicht mag es zudem niedlich erscheinen, daß die Stimmung der Endsiebziger u.a. mit “zuvielen Computern” aufgemacht wird: eine Reaktion auf die Zunahme von Firmenrechnern wie auf die Rasterfahndung.)

The Lorelei: ’Tis not I who go to the Rhine, but the Rhine that will come to me

Many are the legends which cluster round the name of the Lorelei. In some of the earlier traditions she is represented as an undine, combing her hair on the Lorelei-berg and singing bewitching strains wherewith to lure mariners to their death, and one such legend relates how an old soldier named Diether undertook to capture her.

Graf Ludwig, son of the Prince Palatine, had been caught in her toils, his frail barque wrecked, and he himself caught in the whirlpool and drowned. The prince, grievously stricken at the melancholy occurrence, longed to avenge his son’s death on the evil enchantress who had wrought such havoc. Among his retainers there was but one who would undertake the venture — a captain of the guard named Diether — and the sole reward he craved was permission to cast the Lorelei into the depths she haunted should he succeed in capturing her.

Diether and his little band of warriors ascended the Lorelei’s rock in such a way as to cut off all retreat on the landward side. Just as they reached the summit the moon sailed out from behind a cloud, and behold, the spirit of the whirlpool was seen sitting on the very verge of the precipice, binding her wet hair with a band of gleaming jewels.

“What wouldst thou with me?” she cried, starting to her feet.

“To cast thee into the Rhine, sorceress,” said Diether roughly, “where thou hast drowned our prince.”

“Nay,” returned the maid, “I drowned him not. ’Twas his own folly which cost him his life.”

As she stood on the brink of the precipice, her lips smiling, her eyes gleaming softly, her wet dark hair streaming over her shoulders, some strange, unearthly quality in her beauty, a potent spell fell upon the little company, so that even Diether himself could neither move nor speak.

“And wouldst thou cast me in the Rhine, Diether?” she pursued, smiling at the helpless warrior. “’Tis not I who go to the Rhine, but the Rhine that will come to me.”

Then loosening the jewelled band from her hair, she flung it on the water and cried aloud: “Father, send me thy white steeds, that I may cross the river in safety.”

Instantly, as at her bidding, a wild storm arose, and the river, overflowing its banks, foamed right up to the summit of the Lorelei Rock. Three white-crested waves, resembling three white horses, mounted the steep, and into the hollowed trough behind them the Lorelei stepped as into a chariot, to be whirled out into the stream. Meanwhile Diether and his companions were almost overwhelmed by the floods, yet they were unable to stir hand or foot. In mid-stream the undine sank beneath the waves: the spell was broken, the waters subsided, and the captain and his men were free to return home.

Nevermore, they vowed, would they seek to capture the Lorelei.

(Lewis Spence: Hero Tales and Legends of the Rhine, London; New York: 1915)

Lorelei

Es ist schon spät, es wird schon kalt,
Was reit’st du einsam durch den Wald?
Der Wald ist lang, du bist allein,
Du schöne Braut, ich führ’ dich heim!

“Groß ist der Männer Trug und List,
Vor Schmerz mein Herz gebrochen ist,
Wohl irrt das Waldhorn her und hin,
O flieh’ Du weißt nicht, wer ich bin.”

So reich geschmückt ist Roß und Weib,
So wunderschön der junge Leib,
Jetzt kenn’ ich dich – Gott steh mir bei!
Du bist die Hexe Lorelei!

“Du kennst mich wohl – von hohem Stein
Schaut still mein Schloß tief in den Rhein.
Es ist schon spät, es wird schon kalt,
Kommst nimmermehr aus diesem Wald!”

(Joseph von Eichendorff)

Die schwarze Lorelei

greco_die schwarze loreley_4Im Frühjahr 1959 kam “Whirlpool – Die schwarze Lorelei” von Lewis Allen, mit Juliette Gréco und O. W. Fischer, in die deutschen Kinos. Laut damaliger Zeit-Kritik ein unsäglicher Schinken: “Man hat die Lorelei durch ein Whisky-Glas besehen!” Die Gréco laufe gern existentialistisch-barfuß einher, um “das berühmte Rheinlied” Pieds nus dans mes sabots zu singen, mit dem Rhein habe das alles, außer der Kulisse, nichts zu schaffen: “Ein Kleinfilm, der gerade so gut an der Rhône oder an den Ufern unseres englischen Ost-West-Kanals spielen könnte. (…) Es wurde aber kein Rheinfilm, sondern ein Reinfall. Dabei wartet das wirkliche Drama und die Tragik des europäischen Schicksalsstroms immer noch auf eine ehrliche Dramatisierung.”

greco_die schwarze loreley_3Neutraler beschreibt den Film der französische Wikipedia-Artikel: “La légende germanique de la blonde Lorelei revue et corrigée façon sombre mélodrame moderne pour une Lora-Lorelei brune. Juliette Gréco (…) se fait ici marinière chaussée de sabots blancs et maniant périlleusement la barre entre le gentil O. W. Fischer et le méchant William Sylvester. L’action se déroule tout au long des rives de l’éternel et esthétique Rhin romantique, mises en valeur par la photographie pastel, nuancée de gris, d’ocre et de vert tendre (…).”

Heimatlust

O Lenz am Rhein, du Sonnenkind,
Wie deine Augen glänzen!
Selbst Felsenstirnen zierst du lind
Mit deinen Blütenkränzen,
Es dehnt, von lichtem Reiz umschlungen,
Der Rhein die breite Wogenbrust;
Waldmeisters Geist löst Herz und Zungen;
Aus jungen Kehlen jauchzt die Lust –
Und durch die weiten Gaue zieht
Ein einzig Lied, ein einzig Lied,
Das Lied vom Lenz am Rheine.

Wie wonnevoll die Rosen blüh’n
Nach solchem holden Maien!
Die Fiedel klingt, die Wangen glüh’n
Beim frohen Kirmesreihen.
Das Gnadenbild trägt Rosenranken;
Zum Berge wallt die Prozession;
Aus Nachen, die im Mondlicht schwanken,
weht Koselaut und Flüsterton –
Und durch die stillen Gaue zieht
Das süße Lied, das süße Lied
Der Rosenzeit am Rheine.

Du König voller Huld und Pracht,
Goldbrauner Herbst am Rheine!
Tief geht der Kähne süße Fracht,
Die Traube kocht zum Weine.
Im Wingert blitzen Schelmenaugen;
Der Winzerkranz schmückt Hut und Haus:
Der Most muß schäumen, soll er taugen! …
Das Edelnaß stießt golden aus –
Und wo ein Bursche wandernd zieht
Erklingt das Lied, erklingt das Lied
Vom Wein am grünen Rheine.

Die Ufer liegen eingeschneit,
Sankt Nepomuk mag wachen:
Die Scholle treibt, die Möve schreit.
Die Brückenpfosten krachen!
Mit weißen Flocken wirbelt lachend
Die tolle Lust hinein in’s Land;
Es hascht der Schalk, vom Schlaf erwachend,
Nach rotem Mündlein, Zopf und Band –
Und weithin durch die Gaue zieht
Das Jubellied, das Jubellied
Der Faschingszeit am Rheine.

O Rhein, du Schmuck und Edelstein!
Gleich schimmerndem Opale,
Fügst du der Zeiten Ring dich ein
Mit farbdurchglühtem Strahle.
Viel Schiffe zieh’n von Tal zu Berge
Vorbei an Dom und Lorelei:
Es singt der Fürst dir, wie der Ferge,
Die alte Sehnsuchtsmelodei –
Mit deinen stolzen Wogen zieht
Das tiefe Lied, das tiefe Lied
Der Heimatlust am Rheine.

(Charlotte Francke-Roeling, aus: “Die Rosenkette” 1906)

Mainz, wie es schunkelt

Als Netzfund der Kategorie “semi-bizarrer Beifang” möchten wir das Lied Mainz, wie es schunkelt bezeichnen, das im Dritten Reich als “Schunkelschlager mit militärischen Bläsereinsätzen” offenbar zum Karnevalsrepertoire des Mainzer Lokalmatadors Ernst Neger gehörte. (Nebenbei: welch großartiger Name: Ernst Neger! Dazu kommt uns unvermittelt die jüngste Diskussion um den Austausch vorgeblich diskriminierender Begriffe in Kinderbuchklassikern von Otfried Preußler und Astrid Lindgren vermittels modernerer, vorgeblich wertneutraler Formulierungen in den Sinn. Sollte die political correctness einst auf breiter Front siegen, wird dann auch Ernst Neger umbenannt werden müssen/dürfen? Und was ist mit dem noch viel berühmteren Fall Arnold Schwarzenegger? Anfang der 90er machten uns ghanaische Kommilitonen und Fans des testosterongeladenen Actiontrashs freudestrahlend auf dessen “Pseudonym” aufmerksam: “Weißt du, warum der sich “Schwarz-Neger” nennt? Wow, ist das cool!” Schwarzeneggers Name wurde von unseren Freunden, nicht ohne einen kräftigen Spritzer Humor, als Anbiederung an sein afrikanisches Publikum aufgefaßt. Diskriminierung scheint immer eine Frage der Perspektive, die selbstredend wechseln kann, sei es, z.B., durch gesellschaftlichen Auf- oder Abstieg, Nationalitätenwechsel oder Umpigmentierung. Quod licet Iovi non licet bovi, läßt sich die wohlmeinende Perspektive der Korrektheitsmahner zusammenfassen, die zumeist von einer mißgeleiteten und somit zu brechenden männlich-weiß-europäischen Mehrheits- und Machtperspektive ausgehen, deren Sinn für einseitige Filisterei kein geringer und deren Humorverständnis bisweilen komplexen, selbst erstellten Paragrafenwerken zu folgen scheint. Die Debatte lasen wir ergo, einmal mehr, als eine, die in erster Linie der Deutungshoheit und erst in zweiter, dritter oder garnicht schwerwiegenden persönlichen Erfahrungen, die nach Wandel schrieen, gewidmet war.) Unsere Quelle datiert das Lied, um das es hier eigentlich, wenngleich nur als Beifangausstellung geht, drei Jahre vor dem Zweiten Weltkrieg. Im Text, der grob mit dem “Der Wacht am Rhein” verquirlt wurde, heißt es in einer für den Landstrich typischen Melange aus rheinischem Fatalismus und zugleich einer mitläuferisch-subtilen Anpassung an tausendjährige Ideen:

“Die Welt, die geht rauf und geht runter
Es knallt und es kracht auch mitunter
Wenn alle die Nerven verliern
Uns kann doch gar nix passiern!

Die Lorelei hält immer noch jahraus, jahrein
Die Wacht am Rhein, die Wacht am Rhein!
Den großen Fels, den kriegen die auch niemals klein
Die Wacht am Rhein, der Wacht am Rhein!

Der Stein der Lorelei wird nie im Rhein versinken
Das wird in tausend Jahren noch wie heute sein”