Alexandre Dumas über den Drachenfels

Au village de Rhungsdof, au bord du Rhin, nous trouvâmes plusieurs barques à l’affût des voyageurs ; en quelques minutes encore nous fûmes transportés à Koenigswinter, joli petit bourg situé sur l’autre rive. Nous nous informâmes de l’heure à laquelle passait le bateau à vapeur, on nous répondit qu’il passait à midi. Cela nous donnait une marge de près de cinq heures ; c’était plus de temps qu’il n’en fallait pour visiter les ruines du Drachenfelds.
Après trois quarts d’heure de montée à peu près, par un joli sentier qui contourne la montagne, nous arrivâmes au premier sommet, où se trouvent une auberge et une pyramide.
De cette première plate-forme, un joli chemin tournant et sablé comme celui d’un jardin anglais conduit au sommet du Drachenfelds. On arrive d’abord à une première tour carrée, dans laquelle on pénètre assez difficilement par une crevasse ; puis à une tour ronde, qui, entièrement éventrée par le temps, offre un accès plus facile. Cette tour est située sur le rocher même du Dragon. Le Drachenfelds tire son nom d’une vieille tradition qui remonte au temps de Julien l’Apostat. Dans une caverne que l’on montre encore, à moitié chemin de la montagne, s’était retiré un dragon énorme, si parfaitement réglé dans ses repas que lorsqu’on oubliait de lui amener chaque jour un prisonnier ou un coupable, à l’endroit où il avait l’habitude de le trouver, il descendait dans la plaine et dévorait la première personne qu’il rencontrait. Il est bien entendu que le dragon était invulnérable.
C’était, comme nous l’avons dit, au temps où Julien l’Apostat vint avec ses légions camper sur les bords du Rhin. Or, les soldats romains, qui n’avaient pas plus de vocation pour être dévorés que les naturels du pays, profitèrent de ce qu’ils étaient en guerre avec quelques peuplades des environs pour nourrir le monstre sans qu’il leur en coûtât rien. Parmi les prisonniers, il se trouva une jeune fille si belle que deux centurions se la disputèrent, et qu’aucun des deux ne voulant la céder à l’autre, ils étaient près de s’entrégorger, lorsque le général décida que, pour les mettre d’accord, la jeune fille serait offerte au monstre. On admira fort la sagesse de ce jugement, que quelques-uns comparèrent à celui de Salomon, et l’on s’apprêta à jouir du spectacle.
Au jour dit, la jeune fille fut conduite, vêtue de blanc et couronnée de fleurs, au sommet du Drachenfelds : on la lia à l’arbre, comme Andromède à son rocher ; seulement elle demanda qu’on lui laissât les mains libres, et l’on ne crut pas devoir lui refuser une si petite faveur.
Le monstre, nous l’avons dit, avait une vie très régulière, il dînait comme on dîne encore en Allemagne, de deux heures à deux heures et demie. Aussi, au moment où il était attendu, sortit-il de sa caverne et monta-t-il, moitié rampant, moitié volant, vers l’endroit où il savait trouver sa pâture. Il avait l’air, ce jour-là, plus féroce et plus affamé que d’habitude. La veille, soit hasard, soit raffinement de cruauté, on lui avait servi un vieux prisonnier barbare, fort dur et qui n’avait que la peau sur les os ; de sorte que chacun se promit un double plaisir de ce redoublement d’appétit. Le monstre lui-même, en voyant quelle délicate victime on lui avait offerte, en rugit de joie, fouetta l’air de sa queue écaillée et s’élança vers elle.
Mais lorsqu’il était prêt à l’atteindre, la jeune fille tira de sa poitrine un crucifix et le présenta au monstre. Elle était chrétienne.
À la vue du Sauveur, le monstre resta pétrifié ; puis, voyant qu’il n’y avait là rien à faire pour lui, il s’enfuit en sifflant dans sa caverne.
C’était la première fois que les populations voyaient fuir le dragon. Aussi, tandis que quelques-uns couraient à la jeune fille et la déliaient, le reste des habitants poursuivit le dragon, et encouragé par sa frayeur, introduisit dans la caverne force fagots sur lesquels on versa du soufre et de la poix résine, puis on y mit le feu.
Pendant trois jours la montagne jeta des flammes comme un volcan ; pendant trois jours on entendit le dragon se débattre en sifflant dans son antre ; enfin les sifflements cessèrent : le monstre était rôti.
On voit encore aujourd’hui la trace des flammes et la voûte de pierre, calcinée par la chaleur, s’écraser en poussière aussitôt qu’on la touche.
On conçoit qu’un pareil miracle aida fort à la propagation de la foi chrétienne. Dès la fin du IVe siècle, il y avait déjà force sectateurs du Christ sur les bords du Rhin.

(Le rocher du dragon aus Alexandre Dumas: Divers contes)

Tulla über den Rhein

Der Rhein ist einer der merkwürdigsten Ströme in Europa, wegen seiner Größe, seiner Verbindung mit den Glätschern, und den meisten Seen der Schweiz, seiner Wasserfälle bey Schaffhausen und Laufenburg, der Veränderungen seines Laufs in ältern und neuern Zeiten, der Verschiedenheit seines Gefälles und seiner Geschwindigkeiten, wegen seiner Mündungen in das Meer, und seiner Benutzung zur Flößerey und Schifffahrt.

Der Rhein hat durch seine Geschiebe das Becken des ehemaligen, von Zürich bis Konstanz ausgedehnten Sees von Wallenstadt bis Rheinek, und die Linth von Wesen bis Schmerikon theilweise ausgefüllt, wodurch der ehemalige See in drey Seen, den Bodensee, Wallenstadter und Züricher-See, getheilt wurde.

Vom Bodensee bis Hüningen ist der Spielraum des Rheins größtentheils durch die Gebirge eng begrenzt, und die merkwürdigsten Veränderungen seines Laufes, sind nur die Einschneidungen oder tiefere Bettung, welche Veränderungen durch terrassenförmig übereinander liegende Hochgestade erkannt werden.

So wie der Rhein in das zwischen den Vogesen und dem Schwarzwald liegende Thal tritt, hat derselbe mehr Spielraum, er serpentirt in dem Bett des ehemaligen – nicht problematischen – zwischen dem Schwarzwald und den Vogesen bestandenen Sees, führt jährlich eine große Masse von Kies, Sand und Erde bis zu seinen Ausmündungen in das Meer in Holland, welches Land größtentheils durch den Absatz des Rhein gebildet wurde.

Die Geschichte des Rheinlaufes in den ältern Zeiten liegt bey den Geschichtsschreibern sehr im Dunkeln. Mehr Licht geben die sichtbaren alten Flußbette, die Hochgestade und die alten Inseln.

Nachdem der See sich, durch die allmählig, vielleicht auch plötzlich, entstandene Vertiefung seines Durchflusses, durch die Gebirge zwischen Bingen und Königswinter größtentheils, abgelaufen war, muß das verlassene Bett desselben zwischen den Vogesen und dem Schwarzwald, ziemlich eben gewesen seyn, und jede fortlaufende regelmäßige Vertiefung in dem Seebett, kann nur durch Ausflößung oder Ausschwemmungen, oder endlich durch Ausgrabung und nachherige Ausflößungen entstanden seyn.

Die Breite und die Größe der Krümmungen derartiger Vertiefungen, so wie ihre Vertheilung in mehrere Zweige, lassen immer auf das ehemalige Bestehen eines Flusses, auf seine Größe und seine Geschwindigkeit schließen, wenn gleich diese Vertiefungen nun trockenes Land sind.

Der Rhein theilte sich in den ältern Zeiten oberhalb dem Kaiserstuhl-Gebirge in drey Theile. Der eine ging links in dem jetzigen Gebiet der Ill, der andere längs dem Kaiserstuhl-Gebirge auf der linken Seite, und der dritte rechts dem Kaiserstuhl, längs dem Fuß desselben, zwischen den Vorgebirgen von Riegel und Hecklingen durch.

Man wird den erstern den gallischen Rhein, den zweiten den großen Rhein, oder auch nur Rhein ohne Beinamen, und den dritten den deutschen Rhein, nennen können.

Wegen Mangel an Localkenntnissen kann eine nähere Beschreibung des gallischen Rheins nicht gegeben werden. Die Städte Colmar, Gemar und Schlettstadt dürften auf dem linken Ufer desselben, und Straßburg, welches auf der vorspringenden Spitze des aufgeschwemmten Gebirges erbaut ist, bey der Vereinigung des gallischen Rheins mit dem großen Rhein, stehen.

Wann der gallische in einen Altrhein überging, und ob er noch zur Zeit, als die Römer an den Rheinufern waren, schiffbar war, ist unbekannt.

Der deutsche Rhein floß längs dem Fuße des Schwarzwald-Gebirgs, parallel mit dem großen Rhein, so wie gegenwärtig die Ill, und nahm in seinem Lauf die Flüsse Dreysam, Elz, Schutter, Kinzig, Rench, Murg, Alb, Pfinz und alle die kleinen Flüsse und Bäche des Schwarzwaldes, vielleicht auch den Neckar auf.

Der deutsche Rhein änderte seinen Lauf in einzelnen Distrikten wenig, in andern sehr bedeutend, letzteres zwischen der Kinzig und der Murg, und unterhalb Malsch, wo er in mehrere Arme sich theilte, bis gegen den Neckar. Da wo bedeutende Flüsse aus dem Gebirge treten, wurde sein Lauf durch den Ausschub dieser Flüsse vom Fuße der Gebirge abgetrieben, wie sehr deutlich an der Murg und der Alb zu ersehen ist.

Sein linkes Ufer war nur längs dem Kaiserstuhl mehr als das rechte, sonst aber das rechte Ufer bey weitem mehr, als das linke, bewohnt. Ein Beweis hiefür ergibt sich aus der Thatsache, daß noch gegenwärtig in der Strecke von Schwarzach bis Karlsruhe nur die Orte Sandweiher und Beyertheim am linken Ufer liegen. Die Ursache dieser Ungleichheit der Bewohnung läßt sich sehr leicht aus der Fruchtbarkeit des rechten, und Unfruchtbarkeit des linken Ufers, und der geringen Entfernung des rechten Ufers des großen Rheins von dem deutschen, erklären.

In vielen Gegenden sind die alten Läufe, die bestandenen Inseln, die Hochgestade sehr deutlich zu erkennen, in andern sind ihre Spuren mehr oder weniger durch Anschwemmungen der Flüsse des Schwarzwaldes ausgelöscht; häufig folgt das Wasser im ungezwungenen Zustand dem alten Lauf.

Wie lange der deutsche Rhein bestanden, und zu welchen Zeiten bedeutende Aenderungen mit ihm vorgefallen sind, dürfte schwerlich in der Geschichte aufgefunden werden. Indessen läßt sich mit Zuverläßigkeit behaupten, daß er zur Zeit, als die Römer ihre Herrschaft bis an den Rhein ausgedehnt hatten, noch ein schiffbarer Strom war. (…)

Quelle: Wikisource

Le Rhin réunit tout

“Saint-Goar, 17 août.

Vous savez, je vous l’ai dit souvent, j’aime les fleuves. Les fleuves charrient les idées aussi bien que les marchandises. Tout a son rôle magnifique dans la création. Les fleuves, comme d’immenses clairons, chantent à l’océan la beauté de la terre, la culture des champs, la splendeur des villes et la gloire des hommes.

Et, je vous l’ai dit aussi, entre tous les fleuves, j’aime le Rhin. La première fois que j’ai vu le Rhin, c’était il y a un an, à Kehl, en passant le pont de bateaux. La nuit tombait, la voiture allait au pas. Je me souviens que j’éprouvai alors un certain respect en traversant le vieux fleuve…

…Ce soir-là… je contemplai longtemps ce fier et noble fleuve, violent, mais sans fureur, sauvage, mais majestueux. Il était enflé et magnifique au moment où je le traversais. Il essuyait aux bateaux du pont sa crinière fauve, sa barbe limoneuse, comme dit Boileau. Ses deux rives se perdaient dans le crépuscule. Son bruit était un rugissement puissant et paisible. Je lui trouvais quelque chose de la grande mer.

Oui, mon ami, c’est un noble fleuve, féodal, républicain, impérial, digne d’être à la fois français et allemand. Il y a toute l’histoire de l’Europe considérée sous ses deux grands aspects, dans ce fleuve des guerriers et des penseurs, dans cette vague superbe qui fait bondir la France, dans ce murmure profond qui fait rêver l’Allemagne.

Le Rhin réunit tout. Le Rhin est rapide comme le Rhône, large comme la Loire, encaissé comme la Meuse, tortueux comme la Seine, limpide et vert comme la Somme, historique comme le Tibre, royal comme le Danube, mystérieux comme le Nil, pailleté d’or comme un fleuve d’Amérique, couvert de fables et de fantômes comme un fleuve d’Asie.

Avant que l’histoire écrivait, avant que l’homme existait peut-être, où est le Rhin aujourd’hui fumait et flamboyait une double chaîne de volcans qui se sont éteints en laissant sur le sol deux tas de laves et de basaltes disposés parallèlement comme deux longues murailles. À la même époque, les cristallisations gigantesques qui sont les montagnes primitives s’achevaient, les alluvions énormes qui sont les montagnes secondaires se desséchaient, l’effrayant monceau que nous appelons aujourd’hui les Alpes se refroidissait lentement, les neiges s’y accumulaient; deux grands écoulements de ces neiges se répandirent sur la terre: l’un, l’écoulement du versant septentrional, traversa les plaines, rencontra la double tranchée des volcans éteints et s’en alla par là à l’Océan; l’autre, l’écoulement du versant occidental, tomba de montagne en montagne, côtoya cet autre bloc de volcans expirés que nous nommons l’Ardèche et se perdit dans la Méditerranée. Le premier de ces écoulements, c’est le Rhin; le second, c’est le Rhône…

…Le Rhin, dans les destinées de l’Europe, a une sorte de signification providentielle. C’est le grand fossé transversal qui sépare le Sud du Nord. La providence en a fait le fleuve-frontière; les forteresses en ont fait le fleuve-muraille. Le Rhin a vu la figure et a reflété l’ombre de presque tous les grands hommes de guerre qui, depuis trente siècles, ont labouré le vieux continent avec ce soc qu’on appelle pépée. César a traversé le Rhin en montant du midi; Attila a traversé le Rhin en descendant du septentrion. Clovis y a gagné sa bataille de Tolbiac. Charlemagne et Bonaparte y ont régné. L’empereur Frédéric-Barberousse, l’empereur Rodolphe de Hapsbourg et le palatin Frédéric Ier y ont été grands, victorieux et formidables. Gustave-Adolphe y a commandé ses armées du haut de la guérite de Caub. Louis XIV a vu le Rhin. Enguien et Condé l’ont passé. Hélas! Turenne aussi. Drusus y a sa pierre à Mayence comme Marceau à Coblenz et Hoche à Andernach. Pour l’œil du penseur qui voit vivre l’histoire, deux grands aigles planent perpétuellement sur le Rhin, l’aigle des légions romaines et l’aigle des régiments français.

…Ce noble Rhin que les Romains nommaient Rhenus superbus, tantôt porte les ponts de bateaux hérissés de lances, de pertuisanes ou de baïonnettes qui versent sur l’Allemagne les armées d’Italie, d’Espagne et de France, ou reversent sur l’ancien monde romain, toujours géographiquement adhérent, les anciennes hordes barbares, toujours les mêmes aussi; tantôt charrie pacifiquement les sapins de la Murg et de Saint-Gall, les porphyres et les serpentines de Bâle, la potasse de Bingen, le sel de Karlshall, les cuirs de Stromberg, le vif-argent de Lansberg, les vins de Johannisberg et de Bacharach, les ardoises de Caub, les saumons d’Oberwesel, les cerises de Salzig, le charbon de bois de Boppart, la vaisselle de fer blanc de Coblenz, la verrerie de la Moselle, les fers forgés de Bendorf, les tufs et les meules d’Andernach, les tôles de Neuwied, les eaux minérales d’Antoniustein, les draps et les poteries de Wallendar, les vins rouges de Taar, le cuivre et le plomb de Linz, la pierre de taille de Kœnigswinter, les laines et les soieries de Cologne; et il accomplit majestueusement à travers l’Europe, selon la volonté de Dieu, sa double fonction de fleuve de la paix, ayant sans interruption sur la double rangée de collines qui encaisse la plus notable partie de son cours, d’un côté des chênes, de l’autre des vignes, c’est-à-dire d’un côté le nord, de l’autre le midi; d’un côté la force, de l’autre la joie…”

(aus: Victor Hugo: Le Rhin, lettre XIV; Hugos Rheinbriefe sind komplett zu finden auf Google Books)

Drei Mann in einem Boot

Bei Drei Mann in einem Boot handelt es sich um einen Junggesellen- und Strohwitwerklamauk, zugleich um eine typische, auf Wortspielen basierende Heinz Erhardt-Komödie und ein Road- oder besser: Rivermovie auf dem Rhein, der vom Bodensee bis Amsterdam die Kulisse für eine Flucht der Herren Erhardt, Kulenkampff und Giller aus ihrem von so tiefblonden wie vereinnahmenden Damen reichlich bevölkerten Wirtschaftswunderalltag gibt. Als Fluchtmittel dient eine kleine Barkasse namens Marianne. Bald wird den dreien der Bodensee zu eng, denn ihre Damen haben die Verfolgung im Schnellboot aufgenommen: ein solidarischer Schweizer Grenzwächter steckt dem Trio die Botschaft in Romanshorn. Sie beschließen, nach Amsterdam aufzubrechen, vergessen aber das Hindernis des Rheinfalls, was zu dramatischen Szenen führt – so dramatisch eben der deutsche Familienfilm von 1961 dramatische Szenen zu gestalten wußte: die Herren Lausbuben werden in vorvorletzter Sekunde vorm Brettern in den Orkus bewahrt. Unterdessen entbreitet sich der Rhein in strahlendem Technicolor. Die Herren singen ein Loblied auf die Vorzüge Mariannes, welche ihnen nicht unnötig ins Leben quatscht wie Frauen das eben sonst pflegen. Doch schon bald wird das Trio mit einer nächsten Blondine konfrontiert: der fluchenden, Jenever in sich hineinschüttenden, holländischen Frachtersteuerfrau Betje Ackerboom (die frühverstorbene Susanne Cramer), deren Zähmung Kulenkampff zufällt. Das Lied von der Loreley erschallt aus dem Off, die Kamera zeigt mitten ins Paradies. Es besteht aus Burgruinen auf Weinhügeln. Marianne hüpft für geraume Zeit über romantische Frachterbugwellen – bis zum großen Personaltreffen (samt Gesangseinlage) in Königswinter. Der Showdown kann hier jedoch noch nicht stattfinden, denn er wurde eindeutig für Amsterdam versprochen. Wo er dann auch stattfindet: wennschon nicht als Showdown, sondern als sich hinziehendes Happy End. Der Film taugt insgesamt eher als historisches Bilderbuch, denn zum Lachen. Heinz Erhardts vertrottelte Art in Kombination mit seinem bisweilen unglaublichen Vokabular sorgt für die wenigen Höhepunkte neben der wunderbar ins Klischee gesetzten Rheinkulisse. Und bei Walter Giller müssen wir immer an seine Autogrammkarte in der Kölner Grill Station (R.I.P., beste Currywurst und bestes Schweineschaschlik Kölns!) denken, die mit „Danke für Chili con Carne“ unterzeichnet war und uns daran gemahnte, daß a) berühmte Schauspieler Imbißbuden nicht unbedingt verschmähen, b) wir Walter Giller in der Grill Station niemals erkannt hätten und c) wir überhaupt niemals jemanden ausgerechnet Chili con Carne in der Grill Station essen sahen.

Rheinischer Rebell

Der Oberbürgermeister der Stadt Köln hatte uns vor geraumer Zeit eingeladen zur Kabinettsausstellung „Ein rheinischer Rebell. Wolfgang Müller aus Königswinter“ in der Zentralbibliothek am Neumarkt. Der Einladung konnten wir erst heute, am letzten Tag der Ausstellung folgen. Zur Anreise entschieden wir uns ganz gegen alle Gewohnheit für die Stadtbahn: eine gute Entscheidung, denn nebst dem beinahe schon literarischen Anblick eines aus der Zwerghundhochburg Weidenpesch zugestiegenen Yorkshireterriers, der mit seiner unverhältnismäßig langen Zunge unablässig die dünne Wagenluft aufleckte, kamen wir in kurzer Fahrtzeit auch in den Genuß diverser Privatgespräche („hisch`schwööre wennhischdensehe kritterjleisch nehohrfeije“), proklamativ memorierter Telefonnummern und den heftigen Ausfall eines mittäglich Schwerbetrunkenen, welcher sich zunächst wilde Kampfszenen mit einer Automatiktür der Bahn lieferte, bevor er den zahlreichen staunenden Anwesenden zurief, sie mögen ihn doch alle am Arsch lecken. Wie sehr der private und der öffentliche Raum sich heuer durchdringen zeigten insbesondere die Displays einiger Smartfones, welche sich den Fingerübungen ihrer Besitzer entzogen und eigenständig Informationen verbreiteten, welche den ein oder anderen empfindlicheren Passagier erröten ließen. Ferner beobachteten wir etliche Gestalten, die für zwei Stationen ihre Fahrräder in die Bahn schleppten, ein Massenfänomen mit schwer durchschaubarer Motivation. Wir hätten gerne noch mehr modernen Alltag gesehen, doch die Ausstellung rief, sie war nurmehr wenige Stunden verfügbar.

Die Ausstellung entpuppte sich, wie das in Bibliotheken so üblich ist, als Vitrinenausstellung. Ein vitrinierter Rebell also, dieser Wolfgang Müller. Anbetrachts der auf den ersten Blick gefühlten fünf (auf den zweiten Blick/in Wirklichkeit aber mindestens doppelt bis dreifach sovielen) Exponate war Müllers Rebellentum zunächst kaum faßbar: handelte es sich doch um Bücher mit anheimelnden Titeln wie Bruderschaftslieder eines rheinischen Poeten, Rheinfahrt, Mein Herz ist am Rheine, Erzählungen eines rheinischen Chronisten oder auch Lahnfahrt. Etwas rebellischer schon der Titel: Höllenfahrt von Heinrich Heine, schwer einschätzbar Müllers Ehrenmitgliedschaft im Bonner Maikäferbund, mäßig rebellisch einige Gedichtdrucke Herbstfeier (mit viel Rhein/Wein-Gereime), Der Mönch von Heisterbach und ein Text über den sagenhaft volksfreundlichen Kölner Bürgermeister Hermann Gryn, der einen ausgehungerten Löwen (und mit diesem den Klerus) in die Schranken wies, doch schließlich vollends Müllers Rebellentum hervorkehrend ein Zitat von Friedrich Engels: „Es wurden auch einige kommunistische Gedichte des Herrn Dr. Müller aus Düsseldorf vorgelesen“, zu finden angeblich in Karl Marx/Friedrich Engels, Werke, Band 2, Berlin 1990, auf Seite 517. Die Ausstellung hat vor wenigen Minuten geschlossen, wir bemühen uns jedoch darum,  den ein oder andern Müllertext hier einzustellen.

Rheinischer Jedi

Eine unserer Studentinnen machte uns auf den Fall eines Mannes aus Königswinter aufmerksam, der sich seit Jahren für einen Jedi-Ritter ausgibt und deshalb im soeben verflogenen September Ärger mit der Justiz bekam. Der Mann hatte einen Imbißbesitzer (sic!) verletzt, weil dieser ihm nicht den dem Jedistand gebührenden Respekt entgegengebracht hätte. Zuletzt griff er einen Postboten, der ihn beim Meditieren gestört hatte, mit Schlägen ins Gesicht an. Bei der darauf folgenden Gerichtsverhandlung verlangte er von den Richtern, sie hätten sich vor ihm (als Jedi) zu verbeugen. Das Gericht entschied die Einlieferung des Mannes in eine psychiatrische Klinik. So berichteten es zumindest diverse Zeitungen.
Unsere Studentin nahm den Fall zum Anlaß, den Jedi-Kodex auf Übereinstimmungen und Unvereinbarlichkeiten mit der rheinischen Lebensweise zu untersuchen. Sie kam zum Schluß, daß der Rheinländer an sich, zumindest außerhalb des Karnevals (dort etwa als Darth Vader kostümiert), nicht sonderlich fürs Jedi-Dasein tauge. Freilich war ihre Untersuchung vorwiegend kreativ-komödiantischer Natur und an gängigen Stereotypen orientiert.
Bleibt anzumerken: der Jedi im Schnellimbiß hat sich im rheinischen Alltag bisher allem Anschein nach nicht etabliert. Oder aber er bleibt bei „Currywurst Pommes“ derart unauffällig, daß er für Dritte nicht als Jedi zu erkennen ist. Ohnehin verbietet ihm sein Kodex Aggressionen gegen Schnellimbißbesitzer oder Postboten. Der Mann aus Königswinter scheint daher ein von Laien nur schwer zu beurteilender Ausnahmefall. Was wiederum bedeutet: über den tatsächlichen Jedianteil an der rheinischen Bevölkerung kann allenfalls spekuliert werden. Was wir hiermit bis auf Weiteres zu unterlassen versprechen.

Adolf Clarenbach (2)

Drachenfels

Kennt ihr die sieben Berge,
Das Siebengebirge am Rhein?
Sie ragen und sie blauen
So stolz ins Land hinein,
Und drunten glänzt wie Silber
Der majestätische Strom,
Drin spiegeln sich die Burgen,
Die Städte und der Dom.

`S war Sommer. Die Schiffe zogen
Mit Wimpeln vorbei auf den Well`n,
Sie schleppten schwere Frachten
Für die reichen Kaufherrn in Köln.
Die Mägdlein und die Knaben,
Sie zogen rheinauf, rheinab
Und grüßten die milden Lüfte
Mit Hut und Wanderstab.
Das ist ein Singen und Jauchzen
Im Sommer am grünen Rhein!
Ein fröhlicher Volk auf Erden
Mag nirgend zu finden sein.
Die fernen Hügel klingen
Im Widerhall mit ein
Und wandeln die jubelnden Lieder
In funkelnden goldenen Wein.

Am Ufer bei Königswinter
Zieht eine Studentenschar
Mit Samtbarett und Degen,
Magister und Scholar.
Sie haben die schweren Folianten
Mit Wonne geworfen beiseit,
Denn wiederum ist gekommen
Die goldene Ferienzeit.
Sie schwenken ihre Hüte,
Wie ist die Welt so schön!
Sie singen mit hellen Stimmen
Es schallt hinauf zu den Höhn:

“Eine Stadt liegt drunten am Rheine,
Am großen gewaltigen Strom,
So herrlich weiß ich keine
Mit Kirchen, Türmen und Dom.
Es spiegeln sich Burgen und Masten
Im leuchtenden, grünen Rhein
Es tragen die Schiffe in Lasten
Die Schätze der Erde hinein.

In Sälen sitzen und schwitzen
Die Jünger der Wissenschaft,
Es fliegen die Klingen und blitzen
Voll Mut und Jugendkraft.
Und wandeln die blonden Zöpfe
Und blauen Augen am Rhein,
So verdrehen sie uns die Köpfe,
Wir besingen sie beim Wein.

Die sieben Berge winken
Herüber im Märchenduft,
Des Stromes Wellen blinken,
Und alles zur Freude ruft.
Dann satteln wir die Rosse
Und fliegen ins Land hinein
Und schauen vom trutzigen Schlosse
Hernieder, vom Drachenstein.”

In Königswinter kehren
Im goldenen Anker sie ein
Und löschen aus kühlem Keller
Den Durst mit funkelndem Wein.
Sie sitzen auf hoher Terrasse
Sehn drunten des Stromes Lauf
Und singen die goldenen Lieder
Zum Drachenfelsen hinauf.
Das war ein fröhlich Zechen
Am strömenden heiligen Rhein,
Man sagt, solch fröhliches Trinken
Soll nirgend zu finden sein.
Jetzt ruft beim letzten Humpen
Der lange Peter: “Wohlauf
Ihr lieben Kommilitonen,
Hört an und merket auf:
`S ist heute am samstag der elfte
Im Erntemond August
Den Gott der Herr geschaffen
Der ganzen Welt zur Lust.
Wir ziehen für vier Wochen
In alle Winde hinaus,
Um brave Philister zu werden
Bei Vater und Mutter zu Haus.
Doch heute über vier Wochen
Da finden wir uns fein
Vollzählig, wie wir hier sitzen,
Im goldenen Anker ein.
Und wer dazu sich verbindet,
Besinne sich nicht lang
Und stimme nach Burschensitte
Frisch ein durch Becherklang!”
Da klingen die vollen Römer,
Beendet wird der Schmaus,
Und lustig ziehen die Brüder
In alle Welt hinaus.

***

(aus: Ludwig Schneller – Adolf Clarenbach. Abseits der beschriebenen Szenerie wartet bereits der stille Held Adolf Clarenbach. Er wird sich im Laufe des Epos ritterlichen Prüfungen wie einem Singturnier unterziehen müssen, deren Ausgänge trotz langatmig geschilderter Szenerien so absehbar sind wie die verwendeten Endreime.)

Adrian Kasnitz: Königswinter

Die alte westdeutsche Zeit, sie tickt noch
und hat in diesen Gassen ihr Refugium, schau
die Kannen im Fenster, in denen
verwunschene Essenzen schlafen.

Oben bröckelt der Fels, steig hinauf.
Sicher, der Ausblick ist wie im Prospekt
und manchmal gibt es Drachen
wie Drachentöter im Ausflugsprogramm.

Nah ist der Rhein, das weißt du
das weiß das Navigationsgerät, schau
da ist ein Blatt auf deiner Schulter.

Auguste Duméril sur les bords du Rhin

Copie d’une lettre que j’ai écrite à Joseph Fabre, après mon voyage sur les bords du Rhin, en 1846, et qui peut servir de journal abrégé de ce voyage.

Le soir du jour où vous m’avez embarqué au chemin de fer, c’est-à-dire, lundi 14 Septembre, je suis arrivé, à 2 h ½ environ, à Bruxelles, et là, suivant le conseil de M. V. Cumont, je me fis immédiatement conduire à la diligence de Namur, qui allait partir, et je me trouvai le lendemain matin à Namur, à 6 h.: à 6 h ½, une autre diligence, se mettant en route pour Liège, je m’installai sur une banquette surnuméraire, adossée au cabriolet de l’impériale, et de là, comme d’un observatoire, d’où ma vue pouvait s’étendre de tous côtés, j’ai parfaitement joui de la vue des bords pittoresques de la Meuse, dont la grande route suit presque constamment le cours, de sorte que je n’aurais pas mieux vu, je crois, à bord du bateau, si j’avais suivi mon premier plan, qui était d’aller par eau, de Namur à Liège, où je ne serais arrivé que le mardi soir, tandis que j’y étais à une heure, et qu’à 5 h, je me trouvais à Aix-la-Chapelle, où je me mis en rapport avec M. Darancourt, qui ne savait pas l’Allemand plus que moi. Nous passâmes notre soirée au café de la source Elise, au théâtre, et à la redoute, où nous ne vîmes pas de joueurs trop acharnés, mais où je pus prendre une idée de ce que sont la Roulette et le 31. Le lendemain matin, nous avons visité l’hôtel de ville, la cathédrale, dont je fus très frappé, car c’était le premier exemple que je voyais de cette architecture byzantine, dont je devais voir de si beaux échantillons à Bonn, mais surtout à Mayence: les fameuses reliques, et la jolie montagne du Louisberg. Ce même jour, nous avons visité Cologne, dont j’ai extrêmement admiré la magnifique cathédrale, malheureusement inachevée, mais pour laquelle on dépense maintenant 500 000 F par an: si elle est jamais achevée, ce sera, je crois, une des plus belles églises gothiques qui se puissent voir. L’Eglise Ste Marie du capitole, curieuse par des restes de constructions romaines; l’église des Jésuites, richement ornée, surtout par un banc de communion, de marbre blanc, couvert de charmante sculpture, et l’église de St Pierre, où se voit le curieux tableau de Rubens, représentant le crucifiement de St Pierre, qui est vu la tête en bas. Le soir de ce même jour, nous vînmes coucher à Bonn. Ici, commence le magnifique spectacle qu’offre le Rhin, et la matinée du jeudi, passée, ainsi que je vais vous le raconter, a été pour moi pleine d’enchantement. Nous prîmes un guide, et après avoir visité, dans la ville, la cathédrale, d’un aspect particulier, et la statue de Beethoven, nous nous dirigeâmes, en voiture, vers le Kreutzberg, montagne élevée, où existe une église, avec un escalier de marbre, qui ne se monte qu’à genoux, et dont un caveau contient des moines momifiés, par la sécheresse du lieu, et l’absence complète pendant des siècles, du contact de l’air extérieur: physiologiquement, c’est un fait, qui ne manque pas d’intérêt: la peau est parfaitement intacte et dure, comme du cuir tanné. De là, la vue est déjà belle, mais elle est plus belle encore, du Godesberg, où nous allâmes ensuite, et où se voient des ruines assez considérables: elle l’est certainement davantage, sur le Rolandseck, où se voient quelques ruines, et d’où la vue plonge sur le Rhin, et sur les îles considérables qui existent dans ce point, et sur l’une desquelles est construit un grand bâtiment qui, de monastère qu’il était autrefois, est devenu un hôpital.

Après être descendus, nous avons traversé le Rhin, en bateau: il a, dans ce point, une largeur extrême: sur l’autre rive, est la haute montagne du Drachenfels, que nous avons également gravie, et d’où nous avons joui du plus admirable point de vue, car on a, autour de soi, les autres monts; qui forment ce que l’on nomme les 7 monts, le Rhin, et, de l’autre côté, les monts qui bordent la rive. En redescendant, on arrive à la petite ville de K, où mon compagnon de voyage me quitte, pour prendre le bateau à vapeur, qui devait le conduire à Coblentz, et moi, je traversai le Rhin, sur un pont volant, pour rejoindre la voiture qui me ramènera à Bonn, que je ne voulais pas quitter sans avoir visité l’Université. Les 6 heures environ passées dans cette ravissante excursion, si elles furent accompagnées d’une assez grande fatigue, qui me dura 2 ou 3 jours, furent vraiment délicieuses, car je n’avais jamais eu encore l’occasion de voir la nature sous un si magnifique et si imposant aspect; mais je ne savais pas encore quels enchantements m’étaient réservés, pour le lendemain. A Bonn, tous les professeurs étaient absents: je visitai cependant avec assez de détails Cl., ancienne résidence d’été des électeurs, où se voient une belle collection d’anatomie, mais surtout, de magnifiques collections d’histoire naturelle, renfermées dans des salles, de l’aspect le plus grandiose. J’ai visité la clinique d’accouchement, composée de 12 lits, d’une collection curieuse de bassins vicieux, et d’instruments d’obstétrique, qui me furent montrés par l’aide de clinique du professeur Kilian. Il y a là une douche ascendante de 2 mètres ½ environ de hauteur, pour les accouchements prématurés: il paraît qu’on obtient de bons résultats de ce procédé, qui n’est jamais mis en usage chez nous, à ce que je crois.

(Quelle: http://correspondancefamiliale.ehess.fr/)

Mehlem

Das ehemalige Fischerdorf Mehlem bietet auf seiner Promenade die herrlichsten Panoramablicke auf den Drachenfels, musikalisch untermalt von den hochtönenden Arien bremsender Güterzüge. Rheinsein erreicht Mehlem per Fähre von Königswinter aus. Das hat das globale Positionierungssystem von Rheinseins Chauffeur sich so ausgedacht: anstatt dem direkten Weg über die B9 zu folgen wird die gesamte Entourage in Bonn über die Autobahnbrücke auf die rechte Rheinseite gelotst. Nicht nur Gottes Entscheidungen, auch modern errechnete Routen auf bekanntem Terrain sind bisweilen unergründlich. Der Mensch an sich braucht meist nicht mehr als eine verständliche Ansage. Am Fähranleger krächzt der GPS-Blechpapagagagei in hektischer Folge: jetzt Fähre fahren, jetzt Fähre fahren! Die freundlichen Charoniers vernehmens mit Genugtuung. Drüben mümmelt Mehlem, von wo aus man einen fantastischen Blick auf uns hat. Die Fähre ist ein gewaltiges und eigenwilliges Gefährt. Nahezu quadratisch kreist sie dem anderen Ufer entgegen. Schwindel erfaßt den mehlemwärts Reisenden beim Blick in die vom Fährkoloss verdrängten Wogen, als befände er sich auf aufgewühlter See. Inmitten solchen Schwindels erheben sich luzide Erinnerungen an längst vergangene Autofahrten. In den späten Achtzigern war es Mode unter vielen Hippies und Punks der zweiten, dritten und vierten Generation, langsam vor sich hin rostende Gebrauchtmodelle aus dem Hause Mercedes Benz aufzufahren, schwere Straßenschiffe mit gigantischen Benzinbedürfnissen und Knautschzonen, keilriemenquietschend ging es über die Autobahn wie übers Meer, häufig dem eigentlichen Ziel solcher Reisen, im Fußraum traten sich Sterne, Bierdosen und Pistazienschalen fest, jugendliche Freiheit in den Zeiten der Kohlära. Operettenhafte Fahrten zum Soundtrack von Hüsker Dü, Velvet Underground, Nikki Sudden und dilettantischen Lokalbands aus dem Kasettendeck des Autoradios, neben dem Motor wichtigster Ausstattungs-Bestandteil der mondänen Karossen, auf deren Kühler anstelle des Firmensterns nicht selten eine Donald Duck-Figur oder kruderes seinen Schnabel in den Fahrtwind hielt, selbigen höchst aerodynamisch um die Frontscheibe leitend. Immer vorwärts, durch tausend Morgen- und Abenddämmer. Die Poesie der Leitplanken, Mittelstreifen und Notrufsäulen. Zack, dockt die Fähre an. Der Schwindel verschwindet, Mehlem grüßt mit einer Bratwurstbude. Der Blick zurück auf Drachenfels und Petersberg ist ganz exorbitant. (Dochdoch, hat schon was, die moderne Routenberechnung.)

Die Lee(h)re der Flüsse

Derzeit schwimmt der Musiker und Dichter Heinz Ratz durch verschiedene deutsche Flüsse, auch den Rhein. In insgesamt 52 Städten gibt er von Mai bis August 2009, gemeinsam mit bekannten Künstlern, Konzerte zugunsten von regionalen Artenschutzprojekten. Heinz schreibt auf seiner Website www.flussprojekt.de:
„Der Rhein ist mit einer Länge von 1324 km der längste Nordseezufluss. Seine Quellen in den Schweizer Alpen werden ganzjährig durch Gletscherwasser gespeist. Zusammen mit seinen Nebenflüssen hat der Rhein ein Einzugsgebiet von fast 200.000 Quadratkilometern. Sagen und Mythen ranken sich um den Rhein und seine Landschaft – so ist die Loreley überall in Deutschland bekannt. Legendär ist auch die Rheinkorrektur nach Tulla – dabei wurde der Rhein mit Durchstichen verkürzt, um die Bedingungen für die Schifffahrt zu verbessern, anliegende Flächen besser nutzen zu können und die Hochwassergefahr zu bannen. Anfangs wurden die Errungenschaften dieser Ingenieurkunst enthusiastisch gefeiert. Erst nach und nach wurden auch die Nachteile sichtbar: typische Lebensräume wie Auwälder verschwanden fast völlig, die Hochwassergefahr für die Unterlieger nahm deutlich zu. An einigen Stellen hat sich der Rhein inzwischen bis 15 Meter eingetieft, die Grundwasserstände sind drastisch gesunken – die ehemaligen artenreichen Auen sind zu trockenen Nadelwäldern verkommen und selbst der Landwirtschaft fehlt das Wasser.
Während die Fischfauna in der ersten Hälfte des 20. Jahrhunderts mit nur etwa 30 Arten stark dezimiert war, können inzwischen wieder mehr als 60 Fischarten nachgewiesen werden.
Der intensive Ausbau der Abwasserreinigung, gezielte Besatzmaßnahmen und der Bau von Fischwanderhilfen zeigten erste erfreuliche Ergebnisse: seit mehreren Jahren kann der ursprünglich im Rhein heimische Lachs (früher wegen seiner großen Bestände Nahrung für Arme und Dienstboten!) wieder bis in den Oberrhein und in die Nebenflüsse aufsteigen und dort laichen. (…)
1986 führte der Eintrag von etwa 20 Tonnen Giftstoffen aus dem Brand einer Chemieanlage von Sandoz in Basel mit dem Löschwasser zu einem massiven Fischsterben über Hunderte von Kilometern. Im Ergebnis hat der Gewässerschutz am Rhein einen höheren Stellenwert bekommen. Die Internationale Kommission zum Schutz des Rheins (IKSR) bestand zwar schon vorher, aber erst durch den öffentlichen Druck bekam sie größere Bedeutung und wurde in der Folge auch Vorbild für weitere Flussschutzkommissionen.
Der Rhein ist eine der meistbefahrenen „Wasserstraßen“ der Welt – über die Rheinhäfen Amsterdam, Rotterdam und Antwerpen (ARA-Häfen) wird ein großer Teil der Güter umgeschlagen, die die Beneluxstaaten, Frankreich, Deutschland und die Schweiz erreichen sollen. Schiffbar ist der Rhein bis Basel, der untere Teil – ab der Staustufe Iffezheim (oberhalb von Karlsruhe) blieb trotz intensiver wasserbaulicher Eingriffe frei von Staustufen. In der sog. „Gebirgsstrecke“ zwischen Bingen und Koblenz (mit den früher berüchtigten Schifffahrtshindernissen an der „Loreley“) treten daher deutliche Niedrigwasserphasen auf. An vielen Stellen wurde der Rhein mit hohem Aufwand verbaut – Spundwände und Schotterungen am Ufer und teilweise sogar Betonierungen der Sohle haben ihn streckenweise in einen naturfernen Zustand versetzt.
Wie sich z.B. im Trockenjahr 2003 gezeigt hat, werden sich Schifffahrt und Natur im Zuge des Klimawandels zunehmend auf extreme Pegelstände einstellen müssen. In Niedrigwasserphasen gerät der Fluss durch den Wärmeeintrag aus Kraftwerken und Industrie an seine Belastungsgrenzen. Der zunehmende Wärmestress tritt möglicherweise an die Stelle von früheren Katastrophen wie z.B. dem Unfall in der Chemieanlage in Basel.
Auch heute noch besteht in der viel befahrenen Wasserstraße allerdings stets auch das Risiko der Havarie eines mit Gefahrgut oder Mineralöl beladenen Schiffes, so wurde z.B. am 25. 02. 2009 ein Öltanker bei Königswinter von einem Containerschiff gerammt. Nur knapp entging der Rhein dabei einer Katastrophe: der Tanker war zum Glück fast unbeladen.
Die Wasserwirtschaftsverwaltungen versuchen am gesamten Flusslauf Überschwemmungsraum zurückzugewinnen – vor allem zugunsten von durch Hochwasser gefährdeten Millionenstädten wie Köln. Zum Teil werden hierzu (problematische) Polder, d.h. Becken, in die Hochwasser geleitet wird, angelegt; zum Teil entstehen aber auch wertvolle Aueflächen mit der vollen Niedrig- und Hochwasserdynamik neu. (…)“

Heinz schwimmt im Rhein:
am 25.05.09 (Karlsruhe / Konzert im Jubez)
am 06.06.09 (Köln / Konzert im Underground)
am 07.06.09 (Bonn / Konzert im Pantheon)

Königswinter

An der Grenze des Herzogthums Berg liegt das Chur=Cöllnische Städtgen Königswinter / von dem aber nichts kan gemeldet werden. (Dielhelm: Rheinischer Antiquarius) Heuer stellt Königswinter einen B-Touristenflecken vor, der auf eher belächelnswerte Weise zum Zuge zu gelangen trachtet, mit einer nochmal kräftig aus der ohnehin teilverhunzten Kulisse fallenden Sea Life-Halle oder überflüssigen Lädchen in der Fußgängerzone wie „Rüdiger`s Welt“, der einige der dümmst-vorstellbaren Sprüche überhaupt auf T-Shirts gedruckt an den apostrofgewöhnten Amerikaner zu bringen sucht. Zwei Esoterikklitschen scheinen halbwegs in die Fachwerkkulisse integriert. Auch die Asiaten, die ohnehin global gewaltig im Kommen sind – sie wirken nirgendwo wirklich fehl am Platz, als wären sie schon immer und eigentlich noch viel länger bereits dagewesen und wüßten, was das alles zu bedeuten hat, weil sie ihren Siddhartha Gautama, Konfuzius und Laotse in- und auswendig kennen. Es ist Mittag, die Zone füllt sich. Vor und im Marmaris-Imbiß rennt ein geschäftiges Team eher sinnentbunden hin und her – wohl hauptsächlich, um Kundschaft vorzugaukeln. Dieser Imbiß kann leider nicht verschwiegen werden, steht er doch stellvertretend für das lieblose und weltweit bekannte Konzept, möglichst vielen Touristen möglichst viel Geld für möglichst geringe Gegenleistung aus der Tasche zu ziehen. Gegen Grills (siehe: grills sind ok, Köln/Düsseldorf 1999) ist schon aufgrund ihrer basisnahen Art selten etwas einzuwenden, der Marmaris-Imbiß von Königswinter aber bildet die Ausnahme. Hinter der Fußgängerzone beginnen die Königswinterer Slums, enge Gassen führen zu offensichtlicher Armut und Verfall, Touristen meiden diese „echten“ Gässchen lieber, in denen bösartige Gartenzwerge mit hämischem Grinsen und krebszerfressenen Nasen von den Fensterbänken grüßen und ihren Todeshauch verbreiten. So richtig was los ist an der Promenade, viele ihrer Hotels könnten ebensogut an der Nordsee stehen, der Auftrieb ist für die Jahreszeit durchaus ansehlich, ein Durcheinander an Menschen und winzigen Dackeln, welche diese Saison besonders in Mode scheinen. Eislöffeln am Schiffsanleger. Ansonsten kann auch vom heutigen Königswinter nicht viel vermeldet werden, außer vielleicht dem Bahnhof Oberdollendorf Nord im Trog der B 42, der in eine zumindest bei Dämmerung abstrus bis konfliktbeladen erscheinende Siedlung führt, die eine genauere Betrachtung wert sein mag, ein andermal.