Saint Goar le batelier (2)

Effectivement, quelques semaines après le passage de l’empereur, saint Goar reçut les deux objets promis. Tous deux étaient l’ouvrage de l’enchanteur Merlin, et avaient chacun une propriété particulière. Le tonneau, tout au contraire de celui des Danaïdes, était toujours plein, pourvu qu’on n’en tirât le vin que par le robinet ; quant au collier c’était bien autre chose.
Dans l’épanchement du tête-à-tête, saint Goar s’était plaint à Charlemagne de la mauvaise foi des infidèles, qui maintenant qu’ils savaient les habitudes de saint Goar, au lieu d’avouer leur hérésie, répondaient tout bonnement qu’ils étaient chrétiens, traversaient le fleuve, protégés par ce titre, et, quand ils étaient sur l’autre rive, buvaient son vin et s’en allaient en lui faisant des cornes. Il n’y avait pas de remède à cela, rien ne ressemblant à un chrétien comme un infidèle qui fait le signe de la croix.
C’était à cet inconvénient que l’empereur Charles avait promis d’obvier, et c’était pour tenir sa promesse qu’il envoyait le collier préparé par Merlin.
En effet, le collier avait une vertu particulière. À peine avait-il touché la peau qu’il sentait à qui il avait affaire : si c’était à un chrétien, il restait dans son statu quo, et laissait tranquillement passer le vin de la bouche à l’estomac ; si c’était à un infidèle, il se resserrait immédiatement de moitié, de sorte que le buveur lâchait le verre, tirait la langue et tournait de l’oeil. Alors, saint Goar, qui se tenait près de lui avec une tasse pleine d’eau, le baptisait lestement, et la chose revenait au même. C’étaient donc deux cadeaux inappréciables et bien faits pour aller ensemble que celui du tonneau et du collier.
Saint Goar sentit la valeur de ce don ; aussi, non seulement pendant toute sa vie en fit-il usage, mais encore ordonna-t-il aux moines, qui s’étaient réunis à l’entour de lui, et qui de son vivant avaient fondé une abbaye dont il était le supérieur, d’en faire usage après sa mort. Les moines n’y manquèrent pas, et le collier et le tonneau miraculeux traversèrent les siècles en conservant leur puissance.
Malheureusement, en 1794, les Français s’emparèrent de Saint-Goar tellement à l’improviste que les moines n’eurent point le temps de sauver leur tonneau. En entrant au couvent, le premier soin des vainqueurs fut de descendre à la cave, et comme par un seul robinet le vin ne coulait pas à leur soif, ils employèrent l’expédient en usage en pareil cas, et lâchèrent trois ou quatre coups de pistolet dans la bienheureuse futaille, sans se donner la peine de boucher le trou des balles. Le soir, le régiment était ivre, mais la tonne, dont le charme se trouvait rompu, était à tout jamais vide.
Quant au carcan, le tambour-maître l’avait pris pour en faire un collier à son caniche, et les amateurs d’archéologie peuvent le voir tel qu’il était encore en 1809, dans le joli tableau d’Horace Vernet, intitulé le Chien du régiment.
Mais depuis 1812 on ne sait pas ce qu’il est devenu, le pauvre caniche ayant été gelé avec son maître dans la retraite de Russie.

(Alexandre Dumas: Divers contes. Lohnenswerte Quelle: Ebooks libres et gratuits)

Saint Goar le batelier

Saint Goar est non seulement un débarcadère, mais encore un pèlerinage. Autrefois un beau château fortifié veillait sur la ville, mais en 1794 nous en avons fait sauter les murailles. Un aubergiste est entré par la brèche et y a bâti une auberge.
Quant au vieux saint qui avait donné son nom à la ville, il a bien perdu matériellement quelque chose aussi au passage des Français ; mais moralement, il a conservé une influence encore fort raisonnable pour le XIXe siècle.
Voici comment saint Goar a mérité cette grande réputation qui, de nos jours encore, s’étend depuis Strasbourg jusqu’à Nimègue.
Saint Goar était contemporain de Charlemagne, et par conséquent assistait à la lutte du grand empereur contre les infidèles. Pendant longtemps le saint regretta amèrement de ne pouvoir aider le fils de Pépin autrement que par ses prières. Saint Goar était non seulement ermite, mais encore batelier. Il se livrait à ce regret tout en allant prendre sur la rive droite du Rhin un voyageur qui lui avait fait signe de le venir chercher, lorsque tout à coup il lui vint une idée qui lui parut être tellement une inspiration du ciel qu’il résolut de la mettre à l’instant même à exécution.
En effet, à peine saint Goar se trouva-t-il avec le voyageur au milieu du Rhin, c’est-à-dire à l’endroit où le fleuve est le plus rapide et le plus profond, que, cessant tout à coup de ramer, il demanda à son passager de quelle religion il était, et ayant appris qu’il avait affaire à un hérétique, il quitta la rame, se jeta sur lui, le baptisa en un tour de main, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et aussitôt, de peur qu’un baptême ainsi administré perdît de sa vertu, il jeta le nouveau converti dans le fleuve, qui l’emmena tout droit dans le paradis. La même nuit, l’âme du noyé apparut à saint Goar, et, au lieu de lui faire des reproches sur la manière tant soit peu brutale dont il l’avait forcée de sortir de ce monde, elle le remercia de lui avoir procuré la félicité éternelle. Il n’en fallut pas davantage au saint, avec les dispositions naturelles qu’il avait, pour le lancer dans cette nouvelle voie convertissante ; aussi, à partir de ce moment, y eut-il peu de jours qui ne fussent marqués par une conversion nouvelle. Quand il avait affaire à un chrétien, au contraire, saint Goar ne se contentait pas de lui faire traverser le Rhin, il le conduisait à son ermitage, et là il partageait avec lui les dons que la piété des fidèles y entassait avec une prodigalité qui, en s’augmentant d’heure en heure, prouvait que la réputation du saint grandissait à vue d’oeil.
Or il arriva que cette grande réputation parvint jusqu’à Charlemagne, qui, en sa qualité de connaisseur, appréciait le moyen de conversion adopté par saint Goar, et résolut de ne point laisser un si puissant auxiliaire sans récompense. Il vint donc comme un simple étranger pour passer le Rhin, et ayant fait le signe accoutumé, il vit venir à lui le bon ermite ; mais son désir de passer le fleuve incognito fut sans résultat, car Dieu avait empreint sur sa face une telle majesté, que saint Goar le reconnut avant même qu’il n’eût mis le pied dans la barque.
Un pareil hôte devait laisser trace de son passage ; aussi, arrivé à l’autre bord, et ayant bu d’un petit vin qui lui parut agréable, Charlemagne demanda des renseignements sur la terre qui le produisait, et, ayant appris qu’elle était à vendre, il l’acheta et en fit don à l’ermite, lui promettant de lui envoyer de plus un tonneau et un collier.

(Alexandre Dumas: Divers contes. Lohnenswerte Quelle: Ebooks libres et gratuits)

Le Rhin réunit tout

“Saint-Goar, 17 août.

Vous savez, je vous l’ai dit souvent, j’aime les fleuves. Les fleuves charrient les idées aussi bien que les marchandises. Tout a son rôle magnifique dans la création. Les fleuves, comme d’immenses clairons, chantent à l’océan la beauté de la terre, la culture des champs, la splendeur des villes et la gloire des hommes.

Et, je vous l’ai dit aussi, entre tous les fleuves, j’aime le Rhin. La première fois que j’ai vu le Rhin, c’était il y a un an, à Kehl, en passant le pont de bateaux. La nuit tombait, la voiture allait au pas. Je me souviens que j’éprouvai alors un certain respect en traversant le vieux fleuve…

…Ce soir-là… je contemplai longtemps ce fier et noble fleuve, violent, mais sans fureur, sauvage, mais majestueux. Il était enflé et magnifique au moment où je le traversais. Il essuyait aux bateaux du pont sa crinière fauve, sa barbe limoneuse, comme dit Boileau. Ses deux rives se perdaient dans le crépuscule. Son bruit était un rugissement puissant et paisible. Je lui trouvais quelque chose de la grande mer.

Oui, mon ami, c’est un noble fleuve, féodal, républicain, impérial, digne d’être à la fois français et allemand. Il y a toute l’histoire de l’Europe considérée sous ses deux grands aspects, dans ce fleuve des guerriers et des penseurs, dans cette vague superbe qui fait bondir la France, dans ce murmure profond qui fait rêver l’Allemagne.

Le Rhin réunit tout. Le Rhin est rapide comme le Rhône, large comme la Loire, encaissé comme la Meuse, tortueux comme la Seine, limpide et vert comme la Somme, historique comme le Tibre, royal comme le Danube, mystérieux comme le Nil, pailleté d’or comme un fleuve d’Amérique, couvert de fables et de fantômes comme un fleuve d’Asie.

Avant que l’histoire écrivait, avant que l’homme existait peut-être, où est le Rhin aujourd’hui fumait et flamboyait une double chaîne de volcans qui se sont éteints en laissant sur le sol deux tas de laves et de basaltes disposés parallèlement comme deux longues murailles. À la même époque, les cristallisations gigantesques qui sont les montagnes primitives s’achevaient, les alluvions énormes qui sont les montagnes secondaires se desséchaient, l’effrayant monceau que nous appelons aujourd’hui les Alpes se refroidissait lentement, les neiges s’y accumulaient; deux grands écoulements de ces neiges se répandirent sur la terre: l’un, l’écoulement du versant septentrional, traversa les plaines, rencontra la double tranchée des volcans éteints et s’en alla par là à l’Océan; l’autre, l’écoulement du versant occidental, tomba de montagne en montagne, côtoya cet autre bloc de volcans expirés que nous nommons l’Ardèche et se perdit dans la Méditerranée. Le premier de ces écoulements, c’est le Rhin; le second, c’est le Rhône…

…Le Rhin, dans les destinées de l’Europe, a une sorte de signification providentielle. C’est le grand fossé transversal qui sépare le Sud du Nord. La providence en a fait le fleuve-frontière; les forteresses en ont fait le fleuve-muraille. Le Rhin a vu la figure et a reflété l’ombre de presque tous les grands hommes de guerre qui, depuis trente siècles, ont labouré le vieux continent avec ce soc qu’on appelle pépée. César a traversé le Rhin en montant du midi; Attila a traversé le Rhin en descendant du septentrion. Clovis y a gagné sa bataille de Tolbiac. Charlemagne et Bonaparte y ont régné. L’empereur Frédéric-Barberousse, l’empereur Rodolphe de Hapsbourg et le palatin Frédéric Ier y ont été grands, victorieux et formidables. Gustave-Adolphe y a commandé ses armées du haut de la guérite de Caub. Louis XIV a vu le Rhin. Enguien et Condé l’ont passé. Hélas! Turenne aussi. Drusus y a sa pierre à Mayence comme Marceau à Coblenz et Hoche à Andernach. Pour l’œil du penseur qui voit vivre l’histoire, deux grands aigles planent perpétuellement sur le Rhin, l’aigle des légions romaines et l’aigle des régiments français.

…Ce noble Rhin que les Romains nommaient Rhenus superbus, tantôt porte les ponts de bateaux hérissés de lances, de pertuisanes ou de baïonnettes qui versent sur l’Allemagne les armées d’Italie, d’Espagne et de France, ou reversent sur l’ancien monde romain, toujours géographiquement adhérent, les anciennes hordes barbares, toujours les mêmes aussi; tantôt charrie pacifiquement les sapins de la Murg et de Saint-Gall, les porphyres et les serpentines de Bâle, la potasse de Bingen, le sel de Karlshall, les cuirs de Stromberg, le vif-argent de Lansberg, les vins de Johannisberg et de Bacharach, les ardoises de Caub, les saumons d’Oberwesel, les cerises de Salzig, le charbon de bois de Boppart, la vaisselle de fer blanc de Coblenz, la verrerie de la Moselle, les fers forgés de Bendorf, les tufs et les meules d’Andernach, les tôles de Neuwied, les eaux minérales d’Antoniustein, les draps et les poteries de Wallendar, les vins rouges de Taar, le cuivre et le plomb de Linz, la pierre de taille de Kœnigswinter, les laines et les soieries de Cologne; et il accomplit majestueusement à travers l’Europe, selon la volonté de Dieu, sa double fonction de fleuve de la paix, ayant sans interruption sur la double rangée de collines qui encaisse la plus notable partie de son cours, d’un côté des chênes, de l’autre des vignes, c’est-à-dire d’un côté le nord, de l’autre le midi; d’un côté la force, de l’autre la joie…”

(aus: Victor Hugo: Le Rhin, lettre XIV; Hugos Rheinbriefe sind komplett zu finden auf Google Books)

Der Rhein

Du heil`ger Strom, gebenedeiter Strand,
Wo ist ein Deutscher, der nicht frommen Dranges,
Ein andachtglüh`nder Pilger an dir stand?
Wo ist ein Schwan germanischen Gesanges,
Deß Flügelschlag nicht über dir gerauscht,
Der nicht dem Säuseln deines Schilfs gelauscht,
Der nicht gewiegt sich auf dem deutschen Ganges?

Du bietest allen deinen Friedenskuß,
Den Landen rings, der Berge blauen Reigen;
Naht nicht mit Euren Schwertern diesem Fluß,
Laßt Eure Fahnen tief sich vor ihm neigen!
Auf dieser Wasser stillem Bette ruht
Des Volkes Stolz – zum Pfühl dient ihm die Fluth
Erweckt ihn nicht, antastet nicht sein Eigen!

Er ruht und träumt-, der Wellen Schlummerlied
Hat eingewiegt den blondgelockten Recken;
Des Wasserspiegels wallend Nebeln zieht,
Des Kaiserlichen Träumers seidne Decken;
Wer will ihm rauben, was er theu`r erkauft,
Was er mit blut`gen Weihungen getauft,
Wer wagts, aus seinem Schlummer ihn zu schrecken?

Der Fluß ist sein! Aus dieser Schale trinkt
Der deutschen Liebe und der Sehnsucht Taube,
Umher in duftigem Gewinde blinkt
Des deutschen Weines feu`rdurchglühte Traube,
Und wo die hohen Kathedralen steh`n,
Versteinte Siegsgesänge der Ideen,
Da wohnt der deutsche Friedensfürst, der Glaube.

Horch, wie den Strom das Läuten überklingt!
Hell singend kommt die Wallerschaar gezogen,
Im leichten Kahn, der mit dem Schaume ringt,
Von blüh`ndem Kranz und weh`ndem Band umflogen;
Auf morschem Erker zagend lauscht das Reh,
Vom Ringeltanz ins Dickicht schlüpft die Fee -
Das ist der deutsche Rhein, das ist sein Wogen!

Der deutsche Rhein! Seit aus des Epheus Blühn
Die grauen Burgen sonnig niederschauen;
Seit vielgethürmte große Städte kühn
Mit ihren Zinnen seine Wellen stauen;
Seit auf der Männer Stirn, ein Paraclet,
Flammenden Hauches der Gedanke steht,
Die stille Andacht auf der Stirn der Frauen:

Seit durchs Portal von diesen Felsenhöh`n
Der neuen Aera Morgengluth gedrungen,
Und unter ihm, in Heller Glorie Wehn,
Der Karol Magnus sein Panier geschwungen;
Seit in den Blenden, überwiegt von Grün,
Wie sinnend grüßende Gestalten blüh`n,
Roland, Fastrade und die Nibelungen;

Seit, dessen Herrlichkeit die Welt umspannt,
Der Barbarossa thronte zu Gerichte,
Als Reichskleinod die Erde in der Hand:
Seit Eschilbach, der Kaiser im Gedichte,
Die goldnen Klänge alter Melodein,
Zur Krone sich verflocht, ist dieser Rhein
Pulsaderstrom germanischer Geschichte.

Sie hütet still und ernst ihr Eigenthum,
Indeß der Dichtkunst Arme sie umranken;
Zu beider Füßen ruht der deutsche Ruhm,
Ein grauer Löwe mit gewalt`gen Pranken,
Der an der Milch der Schlachten aufgenährt,
Den blut`gen Flamberg hütet und das Schwert,
Das wir geschweißt aus ehernen Gedanken.

Derselbe, der den Libanon durchschritt,
Vom Zorn blutgier`ger Feinde wild umschnoben,
Der einst Byzanz und Accon niederstritt,
Der Roma`s Aar ins Banner sich gewoben;
Der grimmig hingestreckt auf seinem Schild,
Dalag in dem Roncalischen Gefild`,
Der Pranken Trutz gen Mailand aufgehoben:

Vor dem Sicllien und das welsche Land
Wie vor des Aetna`s Flammenguß gezittert,
Der von der Seine grünem Hügelland`
Bis zur Loire neulich noch gewittert;
Derselbe Leu: und donnernd tönt sein Ruf:
Weh` über euch, wenn Eurer Rosse Huf
Das Ufer meines Rheines nur erschüttert!

(Levin Schücking, 1840)

Rheinelefant (2)

Wir haben bereits über prähistorische, leonardische und sonstige Rheinelefanten berichtet. Nun fanden wir noch mehr über die Geschichte dieses bemerkenswerten Tiers am Rhein. Der erste namentlich erwähnte Elefant auf deutschem Staatsterritorium war demnach Abul Abbas, ein Geschenk Harun al-Raschids an Karl den Großen. Abul Abbas lebte vom 20. Juli 802 an in Aachen und ertrank der Legende nach 810 bei einer Rheinüberquerung in Deutschlands Schicksalsstrom. Es dauerte bald 700 Jahre, bis 1482 erneut ein Elefant in Deutschland, und zwar in Köln, gezeigt wurde, wo er von seinem Mahout Hans Viltzhover erstochen worden sein soll. Genaueres ist auch hierzu nicht bekannt, wohl aber eine weitere Quelle, die vom Tod dieses Elefanten samt seines Führers im Ärmelkanal spricht.

Was tatsächlich aus Abul Abbas geworden ist, bemühte sich aus gegebenem Anlaß ein Periodikum namens Wochentliche Duisburgische Adresse- und Intelligentz-Zettel (Nummer 27) anno 1750 zu klären: „Es sind im Anfang dieses Jahrs von den Fischern aus der Lippe, in der Herrschaft Gartrop einige Knochen von ungeheurer Grösse gesichtet, und dem hochwohlgebohrnen Freyherrn von Gartrop, als Grundherrn des Orts überliefert worden, welche mir wegen ihrer Seltenheit zu dieser Betrachtung Anlaß geben. Ich bedaure daß diese Fischer nicht ehe den Einfall bekommen, dergleichen Knochen zur Verwahrung zu übergeben, weil sie bezeugen, daß sie seit einiger Zeit verschiedentlich grosse Stücke mit den Netzen ausgezogen, und aus Unachtsamkeit wieder weggeworfen haben. Es ist unläugbar, daß es Knochen eines Elephanten sind, wie ich nachher aus deren Beschreibung dartun werde. (…) Man pfleget, wenn dergleichen fremde Dinge gefunden werden, so gleich zu fragen, wo mag ein solcher Knochen herkommen seyn? (…)“ Der Autor kommt also sogleich auf die Sintflut als gern genannter Ursache vieler ungewöhnlicher Anschwemmsel und schließlich, präziser, auf Karl den Großen, dessen berühmter Elefant auf einem gemeinsamen Feldzug gen Friesland just bei einem Ort namens Lippa, Lippeha oder Lippenheim – „nachdem der Kayser über den Rhein gegangen“ – eines schnellen Todes gestorben und „vermuthlich“ auch dort begraben sei. Diese Stadt Lippa enttarnt der Artikel nun nach zackigen Rückschlüssen aus lateinischer Quelle als Wesel oder ein unbestimmtes Lippenheim weiter nördlich davon, weswegen „vermuthlich“ von den Fischern keine andern als Abul Abbas` Knochen aus der Lippe gezogen worden seien, Fortsetzung würde folgen. Die Fortsetzung findet aber erst hier, gut weitere 250 Jahre nach dem Artikel im Intelligentz-Zettel und 1200 Jahre nach Abul Abbasens Tod statt. Solange es niemandem Schaden zufügt, ist das Anzetteln von Spekulationen nicht nur nicht verwerflich, sondern des Artiklers hartes Brot. Falls beim aktuellen Restniedrigwasser also statt Einkaufswagen- und Mopedskeletten auch Elefanten- nah bei Menschenknochen aus dem Rhein gezogen werden sollten, könnte man ja die Geschichte von Hans Viltzhover nochmal aufrollen. Wer wüßte sonst, wo der abgeblieben ist?

Wie freudig blutet` hier der Edelknecht

Der Rhein.

O Sohn der Alpen, in krystallnen Wiegen
Genährt von Gletscherbrüsten, heil`ger Rhein,
Wenn du dem blauen Schweizersee entstiegen
Dich jauchzend warfst vom schroffen Felsgestein,
Und glorreich nun, ein Held nach frühen Siegen,
Das Thal durchwallst im laub`gen Kranz von Wein,
Zur Lust den Völkern und der Flur zum Segen:
Wie schlägt dir hoch das deutsche Herz entgegen!

Und traun, mit Fug. Denn deutschen Lebens Bild
Und Zeuge bist du, seit von süßen Zähren
Auf deinen Höh`n der Rebstock feurig schwillt:
All um dich her erwuchsen unsre Ehren;
Du sahst zuerst erhöht des Reiches Schild,
Des Reichs, nach dem wir fromm noch heut begehren,
Wir Waisen, nun im eignen Vaterlande
Ruhmlos zertheilt wie du zuletzt im Sande.

Den Kaisern warst du werth; die Starken zog
Der Starke, daß, was gleich, zusammenwohne;
Hier stand der Stuhl des großen Karl, hier bog
Konrad das Haupt vor Konrad, eine Krone
Mit Lächeln missend; hier im Festgewog
Schied der im rothen Bart vom ehrnen Sohne;
Siegestrunken mocht` er deinen Wirbeln lauschen,
Nicht ahnend, daß sein Tod bald solches Rauschen,

Auf deinen Burgen horstet` ein Geschlecht
Frei, wild und mild; es wohnt` in seinem Sinne
Von deiner Traub` ein Anflug, zum Gefecht
Befeuernd wie zu Harfenschlag und Minne.
Wie freudig blutet` hier der Edelknecht,
Wenn aus der Herrin Blick von hoher Zinne
Ein Gruß als erster, ach, und letzter Dank
Auf sein verströmend Leben niedersank!

Und Städte sahn voll Trotz in deine Welle,
Wo unterm Krummstab Bürgerfreiheit sproß
Und Füll` und Kunst, und wo dann morgenhelle
Die neue Zeit ihr Kinderaug` erschloß.
Denn war`s zu Mainz nicht, wo in stiller Zelle
Ein andrer Dädalus die Flügel goß,
Die stark das Wort in alle Winde tragen?
Ward nicht zu Worms die Geisterschlacht geschlagen?

Und heut! Welch reich Gewühl umbraust noch heut
Die Rebenufer, wo vom breiten Riffe,
Die Veste droht, und weit im Thal zerstreut
Die Essen rastlos sprühn! Mit grellem Pfiffe
Durchkeucht das Dampfgespann des Doms Geläut,
Und durch die Fluten wandeln Feuerschiffe,
Wie schwarze Riesenschwäne; Flaggen winken,
Und Winzerjubel schallt und Römer blinken.

Gebrochen sind die Burgen. Ihre Zeit
Ging aus. Doch sitzt an ihrer Thürme Scharten
Die Sage harfend noch, die Wundermaid,
Und lallt im Traum von Chriemhilds Rosengarten,
Vom Drachenstein und von der Nonne Leid.
Und stießt das Mondlicht um die Felsenwarten:
Da singt die Loreley und aus dem Dunkel
Der grünen Wasser glimmt des Horts Gefunkel.

Gruß dir mein Rhein! Wie leicht bei dir einst flossen
Die Lieder mir, die jedes Tags Gewinn!
Mein Sternbild stand im Aufgang; noch im Sprossen
Wie Laub um Pfingsten grünte frisch mein Sinn,
Gruß euch, die ihr mir damals wart Genossen
In Leben und Gesang! – Wo seid ihr hin?
Ach, auseinander weit seit jenen Tagen,
Zu weit hat uns der Kampf der Zeit verschlagen.–

(Emanuel Geibel)

Frankfurt am Main (2)

“(…) We made a short halt at Frankfort-on-the-Main, and found it an interesting city. I would have liked to visit the birthplace of Gutenburg, but it could not be done, as no memorandum of the site of the house has been kept. (Gutenburg, Gutenberg, wer weiß? Die beiden werden ja häufiger verwechselt. Anm. Rheinsein) So we spent an hour in the Goethe mansion instead. The city permits this house to belong to private parties, instead of gracing and dignifying herself with the honor of possessing and protecting it. Frankfort is one of the sixteen cities which have the distinction of being the place where the following incident occurred. Charlemagne, while chasing the Saxons (as HE said), or being chased by them (as THEY said), arrived at the bank of the river at dawn, in a fog. The enemy were either before him or behind him; but in any case he wanted to get across, very badly. He would have given anything for a guide, but none was to be had. Presently he saw a deer, followed by her young, approach the water. He watched her, judging that she would seek a ford, and he was right. She waded over, and the army followed. So a great Frankish victory or defeat was gained or avoided; and in order to commemorate the episode, Charlemagne commanded a city to be built there, which he named Frankfort — the ford of the Franks. None of the other cities where this event happened were named for it. This is good evidence that Frankfort was the first place it occurred at. Frankfort has another distinction — it is the birthplace of the German alphabet; or at least of the German word for alphabet — BUCHSTABEN. They say that the first movable types were made on birch sticks — BUCHSTABE — hence the name. (…) In Frankfort everybody wears clean clothes (…). Even in the narrowest and poorest and most ancient quarters of Frankfort neat and clean clothes were the rule. The little children of both sexes were nearly always nice enough to take into a body’s lap. And as for the uniforms of the soldiers, they were newness and brightness carried to perfection. One could never detect a smirch or a grain of dust upon them. The street-car conductors and drivers wore pretty uniforms which seemed to be just out of the bandbox, and their manners were as fine as their clothes. In one of the shops I had the luck to stumble upon a book which has charmed me nearly to death. It is entitled THE LEGENDS OF THE RHINE FROM BASLE TO ROTTERDAM, by F. J. Kiefer; translated by L. W. Garnham, B.A. All tourists MENTION the Rhine legends — in that sort of way which quietly pretends that the mentioner has been familiar with them all his life, and that the reader cannot possibly be ignorant of them — but no tourist ever TELLS them. (…)”

(aus: Mark Twain – A tramp abroad, Chapter I)

Der Rhein für die gebildeten Stände (3)

Der Rhein durchfließt zuerst Graubündten, macht die Grenze zwischen dem vorarlbergischen Kreise und dem schweizer. Cantone St.-Gallen, scheidet dann, nachdem er den Bodensee verlassen hat, das Großherzogthum Baden und die Schweiz, von Basel an, wo er sich nördl. wendet, dasselbe Großherzogthum und die franz. Departements des Ober- und Niederrheins, sowie den Rheinkreis des Königreichs Baiern; durchströmt nun das Großherzogthum Hessen, das Herzogthum Nassau, die preuß. Provinz Rheinland und zuletzt die Niederlande. Die vornehmsten in denselben sich ergießenden Flüsse sind: die Aar, die Jll, die Kinzig, Murg, der Neckar, der Main, die Nahe, Lahn, Mosel, Erft, Ruhr und Lippe. Viele beträchtliche Städte liegen an seinen Ufern, so in der Schweiz und Deutschland: Konstanz, Schaffhausen, Basel, Alt-Breisach, Speier, Manheim, Worms, Mainz, Bingen, Koblenz, Neuwied, Bonn, Köln, Düsseldorf, Wesel und Emmerich. An Fischen ist der Rhein sehr reich. Man fängt darin Salmen, welche im Frühlinge im Hinaufsteigen aus der See Lachse, hernach aber, wenn sie sich gegen den Herbst wieder nach dem Meere zu wenden, Salmen genannt werden, Rheinstöre, Neunaugen, Hechte, Karpfen, oft zu 20 Pfund schwer u.s.w. An Federwildpret hält sich auf den unzähligen Rheininseln und dessen Ufern eine Menge verschiedener, oft seltener Gattungen auf. Auch führt der Rhein etwas Gold unter seinem Sande, welches theils aus dem Gebirge Helvetiens, theils aus dem des Schwarzwaldes kommt. Eine vorzügliche Wichtigkeit, besonders für das westl. Deutschland, hat der Rhein durch die Schiffahrt. (S. Rheinschiffahrt und Rheinhandel.) Er wird von Chur in Graubündten an befahren; unter Schaffhausen fängt die bequemere Schiffbarkeit des Stromes an; allein die größere Rheinschiffahrt mit schwer beladenen Schiffen beginnt erst bei Speier. Von Strasburg bis Mainz gehen Schiffe, die 2000—2500 Ctr. laden, von Mainz bis Köln Schiffe von 2500—4000 Ctr., und von Köln bis Holland Schiffe, welche 6000 —9000 Ctr. tragen. (S. Flöße.) Außer den Rheinfällen hält man für die Schiffahrt gefährlich: 1) Das Bingerloch, bei Bingen, sechs Stunden unterhalb Mainz. Hier nähern sich die Berge, welche den Rhein einschließen, von beiden Seiten so, daß man bis an das Flußbett hinein den ehemaligen Zusammenhang der gegenseitigen Felsen gewahr werden kann. Diese Felsenwand, die sich von einem Ufer zum andern erstreckte, wurde wahrscheinlich im Laufe von Jahrhunderten durch die Gewalt des Wassers oder durch eine Erdrevolution zum Theil zertrümmert und ließ nun dem Strom eine zwar freie, aber enge Bahn. Karl der Große ließ diese Öffnung erweitern, doch blieb sie noch immer so enge, daß nur ganz kleine Fahrzeuge die Fahrt machen konnten. Erst unter dem Kurfürsten Sigismund von Mainz wurde der Weg für größere Schiffe fahrbar und minder gefährlich. Die einzige Durchfahrt, welche man das Bingerloch nennt, war bis zum J. 1834, wo die preuß. Regierung durch Sprengen dieselbe erweitern ließ, nur 50 F. breit, und auch jetzt ist dieselbe bei niedrigem Wasser nicht ohne Gefahr zu passiren. Daselbst steht auch mitten im Wasser auf einem Felsen Hatto’s Thurm oder der Mäusethurm. (S. Hatto.) 2) Das wilde Gefährt bei Bacharach, wo der Strom im Thalwege mit fürchterlichem Gefälle des Wassers zwischen Felsen und Banken eine Art Trichter bildet. Dasselbe ist nur für die den Strom hinabfahrenden Schiffe gefährlich. 3) Die sogenannte Bank von St.-Goar, wo des Flusses Wellen an eine Gruppe theils sichtbarer, theils verborgener Klippen anprallen und einen Strudel bilden. 4) Der kleine und große Unkelstein bei dem Städtchen Unkel, eine Gruppe Basaltsäulen, die theils unter dem Wasser verborgen sind, theils hervorragen. Die größere Gruppe, der große Unkelstein genannt, ist unter der franz. Herrschaft hinweggeräumt worden, und auch die kleinen Gruppen können bei hohem Wasser von leeren Schiffen überfahren werden.

(aus: Allgemeine deutsche Real-Encyklopädie für die gebildeten Stände. Conversations-Lexikon, Band 9, F.A. Brockhaus Verlag, Leipzig 1836)

De Rynstroom (2)

Maer uw geloovigh Christendom
Beproeft werd, als het goud in d` oven,
Doen Attilaes verwoede trom
`t Geruisch uws waters quam verdooven,
En verwde met onnosel bloed
En damde uw kil met kuische dooden,
En trapte met een` droncken voet
Op woeste steden, leegh gevloden,
Of brande uw hair af met syn toorts,
Beklad en druipend van veel moords.

Ghy schreide met een heesche keel
Den hemel aen, om troost verlegen,
Die sond u Karel, `t Rycksjuweel:
Dees kon d` onveilige oevers veegen
Van onduitsch en baldaedigh schuim,
Gelijck uw Constantijn vorheenen.
Doen kreeght ghy uwe randen ruim,
En saemelde uw verstroide steenen,
En saeght dien held vol godesvrucht
Syn` lusthof planten in uw lucht.

O onvermoeide molenaer,
O stedebouwer, schepedraeger,
O rijxgrens, schermheer in gevaer,
Wijnschencker, veerman, overknaeger,
Papieremaecker, schaf papier,
Daer ick uw glori op magh schryven,
Uw water dat ontvonckt mijn vier.
Mijn sinnen in uw wedde dryven,
En speelen als een dartle swaen,
Verleckert op uw wijngaerdblaen.

Sélestat – Bibliothèque humaniste

Die Humanistische Bibliothek in Sélestat hatte Rheinsein sich „irgendwie anders vorgestellt“: menschenleer, grau in grau, im Grunde wohl wie einen seit Jahrhunderten nicht mehr gefegten, von Papierstapeln überlasteten Speicher. Tatsächlich trifft der willige Bibliotheks-Besucher in einem etwas kuriosen Vorraum ein, der einiges Gerümpel beherbergt, das sich bei näherer Betrachtung als lokalhistorische Ausstellungsgegenstände entpuppt, auf wie grad nicht benötigte Wäscheständer beiseitegeschobenen Klappstellwänden tut die aktuelle Sonderausstellung mit Illustrationen des Genji Monogatari ihr bestes, mit den einheimischen Werken zu korrespondieren, zwischendrin hocken auf kirchenbankartigen Studiervorrichtungen mit Kameras bewehrte Wissenschaftler und filmen die nackten Innereien alter Bücher. Der gemeine Besucher wird auf samttuchbedeckte Vitrinen im Hauptsaal verwiesen. Darin befinden sich die aufgeschlagenen Schmuckstücke der Sammlung, welche großteils dem Lokalhumanisten Beatus Rhenanus zu verdanken ist: Merowingisches Lektionar (7. Jh.), ein liturgisches Werk mit Texten aus dem Alten Testament, der Apostelgeschichte sowie einer apokryfen Schrift, das Kapitularbuch Kaiser Karls des Großen (9. Jh.), Vitruvs de architectura libri X (also der zehnte Band über Baumaschinen, mit Bauzeichnungen, 10. Jh.), das Wunderbuch der heiligen Fides (karolingische Minuskel, 11./12. Jh.), Pergament-Abschriften der Werke Ovids und Horaz mit Leserglossen aus dem Mittelalter, Macrobius In Somnium Scipionis (13. Jh.), eine illustrierte lateinische Bibel (13. Jh.), Otto von Passaus Die minnende Seele, 1430 vom Schlettstädter Schuhmacher Jakob Leistenmacher (!) abgeschrieben und selber illustriert. Dem Heute inadäquat bis konträr: der Schreiber Versenkung in der Aufgabe (Selbstaufgabe), ablesbar an der überwältigenden Ausstrahlung über hunderte und tausende Seiten gestochener, dem Werk gebührender Schönschrift, während Briefe etwa deutlich nachlässiger verfaßt daherkommen. Ab den 1450 Jahren betrieb Mentel dann seine Druckerei in Straßburg: auch diese Inkunabeln zeichnen sich, ganz in der Tradition der Handschriften, durch eine geradezu anmaßende Schönheit des Satzes aus. Darunter: die Constitutiones von Papst Clemens V. (1471). Jakob Wimpfeling, Vertreter des Humanistendramas, Adolescentia (1500). Die Cosmographiae introductio von Matthias Ringmann und Martin Waldseemüller mit der ersten schriftlichen Erwähnung der neuen Welt als „America“ nach Vespucci (1507). Erasmus Lobgedicht auf Schlettstadt „Encomium Selestadii Carmine Elegiaco per Erasmum Roterodamum“ (1515) und desselben Opera Omnia, geschätzte zwanzig Kilo schwer (1540). Sebastian Münsters Kalendarium Hebraicum, aufgeschlagen mit Holzschnitten zu den Fasen der Sonnenfinsternis (1527). Jakob Spiegels Zivillexikon (1538). Johannes de Sacroboscos Allstudien de Sphera, mit Glossen von Beatus Rhenanus. Dessen Rerum germani carum und Kollegheft an der Sorbonne (das von äußerster Disziplin beim und Achtung gegenüber dem Schreibvorgang zeugt). Die unglaubliche Cosmographia Universalis von Münster, ein wahrer Brocken vor dem Herrn (1554). Natürlich enthält die Bibliothek auch die seinerzeit wichtigsten Schriften etwa von Augustinus oder Thomas von Aquin, sowie Meßbücher, Karten und ein Dokument, das die erste schriftliche Erwähnung des Weihnachtsbaums enthält. Eine besonders hübsche Zeichnung des Wald-Sanikels (als Sanickel). Gerahmt das ganze von Heiligenkrust und alten Stadtmodellen, sowie Zellen, in denen ehrfurchtsgebietend dunkel eingebundene Folianten in Regalen schnarchen, hin und wieder geweckt vom schrillen, und wie das Sicherheitspersonal jovial versichert, selbstauslösenden Alarm. Nur vordergründig erstaunlich, daß so viele Menschen sich Bücher hinter Glas anschauen wie in der Humanistischen Bibliothek von Schlettstadt, denn wer diese Bücher einmal gesehen hat, weiß fortab um ihre Attraktivität, und kaum auszudenken, was passieren könnte, falls die Stadt einmal zu einer Größe heranwächst, welche U-Bahn-Baupläne aufs Tablett bringen könnte.

Melville in Köln

“I intended taking the boat at 10 1/4 in the morning, & so slept sweetly dreaming of the Rhine.

Sunday Dec 9th 1849 Cologne Sallied out before breakfast, and found my way to the famous cathedral, where the everlasting “crane” stands on the tower. While inside was accosted by a polite worthy who was very civil pointing out the “curios”. He proved a “valet de place”. He tormented me home to the Hotel & got a franc out of me. Upon going to the Steamer Office I learnt that no boat would leave that morning. So I had to spend the day in Cologne. But it was not altogether unpleasant for me so to do. In this antiquated gable-ended old town – full of Middle-Age, Charlemaigne associations, — where Rubens was born (Anm.: Rheinsein sah Rubens Geburtshaus in Siegen, aber dieser Rubens hier ist ja nicht näher spezifiziert) & Mary de Medici died – there is much to interest a pondering man like me. — But now to tell how at last I found that I had not put up at the “Hotel de Cologne”, but at the “Hotel de Rhin” – where my bill for a bed, a tea, & a breakfast amounted to some 2 Dollars, in their unknowable German currency. – Having learnt about the Steamer, I went to the veritable Hotel de Cologne, (on the river) & there engaged the services of a valet de place to show me the sights of the town for 2 Francs. We went to the Cathedral, during service – saw the tomb of the Three Kings of Cologne – their skulls. The choir of the church is splendid. The structure itself is one of the most singular in the world. One transept is nearly complete – in new stone, and strangly contrasts with the ruinous condition of the vast unfinished tower on the one side. From the Cathedral we went to the Jesuit`s Church, where service was being performed. Thence to the Museum & saw some odd old paintings; & one splendid one (a sinking ship – with the Captain at the mast-head – defying his foe) by Schefferen (?). Thence, to St Peter`s Church, & saw the celebrated Descend from the Cross by Rubens (Anm.: nuja, offenbar doch näher spezifiziert; Doppelgeburt?). Paid 2 Francs to see the original picture turned round by the Sacristan. Thence home. Went into a book store & purchased some books (Views & Panorama of the Rhine) & then to the Hotel. At one` o`clock dinner was served (Table d`hote). A regular German dinner & a good one, “I tell you”. Innumerable courses – & an apple-pudding (Anm.: Rievkooche met Äppelschlot?) was served between the courses of meat & poultry. I drank some yellow Rhenish wine which was capital, looking out on the storied Rhine as i dined. After dinner sallied out, roamed about the town, going into churches, buying cigar of pretty cigar girls, & stopping people in the streets to light my cigar. I drank the very vital spirit & soul of old Charlemagne, as i turned the quaint old corners of this quaint old town. Crossed the bridge of boats, & visited the fortifications on the thither side. At dusk stopped at a beer shop – took a glass of black ale in a comical flagon of glass. Then home. And here I am writing up my journal for the last two days. At nine o`clock (three hours from now) I start for Coblentz – 60 miles from hence. – I feel homesick to be sure – being all alone with not a soul to talk to – but then the Rhine, is before me, & I must on. The sky is overcast, but it harmonizes with the spirit of the place.”

Lederstrumpf am Rhein

In der Einführung zu seinem Roman The Heidenmauer berichtet Lederstrumpf-Autor James Fenimore Cooper von seinen raschen, historisch inspirierten rheinischen Einsichten: „At Aix-la-Chapelle we bathed, visited the relics, saw the scene of so many coronations of emperors of more or less renown, sat in the chair of Charlemagne, and went our way. The Rhine was an old acquantaince. A few years earlier, I had stood upon the sands, at Katwyck, and watched its periodical flow into the North Sea, by means of sluices made in the short reign of the good king Louis, and, the same summer, I had bestrode it, a brawling brook, at the icy side of St. Gothard. We had come now to look at its beauties in its most beautiful part, and to compare them, as far as native partiality might permit, with the well-established claims of our Hudson. Quitting Cologne, its exquisite but incomplete cathedral, with the crane that has been poised on its unfinished towers five hundred years, its recollections of Rubens and his royal patroness, we travelled up the stream so leisurely as to examine all that offered, and yet so fast as to avoid the hazard of satiety. Here we met Prussian soldiers, preparing, by mimic service, for the more serious duties of their calling. Lancers were galloping, in bodies, across the open fields; videttes were posted, the cocked pistol in hand, at every hay-stack; while couriers rode, under the spur, from point to point, as if the great strife, which is so mennacingly preparing, and which sooner or later must come, had actually commenced. As Europe is now a camp, these hackneyed sights scarce drew a look aside. We were in quest of the interest which nature, in her happier humors, bestows. There were ruined castles, by scores; grey fortresses; abbeys, some deserted and others yet tenanted; villages and towns; the seven mountains; cliffs and vineyards. At every step we felt how intimate is the association between the poetry of Nature and that of art; between the hill-side with its falling turret and the moral feeling that lends them interest. Here was an island, of no particular excellence, but the walls of a convent of the middle ages crumbled on its surface. There was a naked rock, destitute of grandeur, and wanting in those tints which milder climates bestow, but a baronial hold tottered its apex. Here Caesar led his legions to the stream, and there Napoleon drew his corps d`armée on the hostile bank; this monument was to Hoche, and from that terrace the great Adolphus directed his battalions. Time is wanting to mellow the view of our own historical sites; for the sympathy that can be accumulated only by the general consent of mankind, has not yet clothed them with the indefinable colors of distance and convention.“