Quel dommage, monsieur, que nous soyons en Allemagne !

(…) Nous avions quitté les chemins briquetés de Hollande. Le pays était toujours très plat, très vert, mi-polders, mi-champs de cultures, avec, çà et là, de petits villages tranquilles, entourés joliment de bouquets de bois, et des petites maisons basses — fermes et laiteries — aux façades chaulées, aux toits de tuiles, dont le rouge jouait discrètement, sous un ciel gris perle, très profond et très doux.

Ce n’était plus la Hollande et ce n’était pas encore l’Allemagne. C’était un reste de Hollande dans très peu d’Allemagne, quelque chose d’intermédiaire qui donnait au paysage je ne sais quoi de plus gentiment mélancolique, un charme de chose très jeune ou très ancienne — je ne saurais dire — assez émouvant.

Et la route unie, sans une courbe, sans un ressaut, invitait à la vitesse.

Nul obstacle nulle part. Pas un caniveau, pas un dos d’âne : une piste bien entretenue de vélodrome. Scrupuleusement, les voitures que nous dépassions tenaient leur droite, et les charretiers, attentifs à leurs chevaux, nous saluaient au passage, sans servilité, presque en camarades.

Brossette me dit :

— Quel dommage, monsieur, que nous soyons en Allemagne !
— Pourquoi donc, Brossette ?
— Parce que je n’aime point ces gens-là… Et puis, monsieur, parce que voilà une route épatante où nous ferions facilement du quatre-vingt-dix… plus, peut-être…

Et, après un silence :

— C’est curieux !… Monsieur est bien sûr, au moins, que nous sommes en Allemagne ?
— Voyons !… Et la frontière ?… Tout à l’heure ?
Il haussa les épaules.
— Ça ? Une frontière ?… Oh ! là là !… Givet, oui… voilà une frontière… Mais du moment que monsieur est sûr ?

Et il grogna :

— Sale pays, tout de même !

Nous marchions lentement, comme dans une forêt enchantée, une forêt pleine d’embûches, de traquenards, de dangers, une forêt pleine d’ours, de tigres et de lions… Anxieux, nous interrogions l’horizon… Nous fouillions du regard, à droite et à gauche, la campagne, avec la peur de voir tout à coup surgir le casque à pointe du Règlement, avec la terreur de tout ce que devait cacher d’inconnu, de barbare, ce calme insidieux.

Et la 628-E8 était impatiente. On la sentait, toute frémissante d’élans retenus… Elle semblait encapuchonner son capot, comme un ardent étalon, son encolure, sous le mors qu’il mâche et qui le maîtrise. On eût dit vraiment qu’elle tirait sur le volant, comme un cheval sur ses guides… Je vis à l’horloge municipale d’un village qu’il était quatre heures et demie. Nous avions plus de deux cents kilomètres à faire, avant d’atteindre Dusseldorf, où nous eussions bien désiré arriver avant la nuit.

Pourquoi, à ce moment, songeai-je à la guerre de 70 ? Pourquoi justement, au lieu de ses horreurs, me revint à l’esprit cet épisode intime et consolant qu’au retour mon père m’avait conté ?

Il avait dû loger, pendant un mois, un général prussien, son état-major et sa suite. Très discret, d’une éducation parfaite, d’une bonne grâce très délicate, ce général n’avait pris de notre propriété que ce qui était indispensable à lui et à ses services. Il s’efforçait, par tous les moyens, de rendre moins humiliante, moins pénible, cette occupation, et il veillait à ce que rien – autant que cela était possible – ne fût changé des habitudes de la maison. Il se conduisait comme un hôte bien élevé, non comme un conquérant.

Un matin, il se fit annoncer chez mon père :

— Je viens d’apprendre, monsieur, lui dit-il, que vous avez un fils à l’armée de la Loire ?… Est-ce vrai ?
— Oui.
— Avez-vous de ses nouvelles ?
— Je n’en ai plus depuis longtemps déjà.
— Depuis quand, exactement ?
— Depuis Patay… soupira mon père.
— Ah !…

Puis :

— Voulez-vous me permettre de m’informer ?… Moi aussi, monsieur, j’ai des enfants… Je sais… Je sais… Cela ne vous désobligera pas que…
— Je vous en serai reconnaissant, au contraire… J’avoue que j’ai de grandes inquiétudes…

Le général demanda quelques renseignements complémentaires… et, saluant :

— À bientôt, j’espère…

Quelques jours après, il se présentait à nouveau… Il était tout souriant :

— J’ai des nouvelles de monsieur votre fils… Il est au Mans… Il se porte très bien… Je suis heureux d’avoir pu…

Puis :

— Je crois que nous touchons au terme de cette affreuse chose…

Puis encore :

— Voulez-vous me permettre de vous serrer la main ?

J’entendais encore mon père me dire qu’il n’avait jamais été plus touché par la bonté d’un homme, et que, jamais, il n’avait serré une main française avec autant de joie qu’il étreignit cette main allemande… C’est que mon père était, lui aussi, un brave homme… Dieu merci, il n’avait rien d’un héros de théâtre.

Sous l’impression de ce souvenir, je m’exaltai :

— Ma foi ! tant pis… m’écriai-je tout à coup… Arrivera ce qui pourra… Allons-y, Brossette, allons-y !

L’air était frais, la carburation excellente. La bonne C.-G.-V., lâchée, bondit et roula comme une trombe sur la route.

— L’accélérateur, Brossette !… Nous verrons bien…
— Sale pays ! répéta Brossette, en réglant ses gaz et donnant méthodiquement de l’avance à l’allumage.

En quelques minutes, nous fûmes à Emmerich, où nous traversâmes le Rhin, sur un bac à vapeur très puissant ; en quelques autres, à Clèves, dont nous escaladâmes les rues sinueuses et montueuses, à la grande joie des promeneurs – c’était un dimanche, – et sous la conduite d’un petit pâtissier, très fier d’être monté sur le marchepied, et qui nous mit gentiment sur notre chemin, de l’autre côté de la ville.

Ah ! quelle route !

Quelle route que cette route où nous mena le petit pâtissier de Clèves, la plus belle de ces belles routes du Rhin, construites par Napoléon, pour les affreux défilés de la guerre, et où, maintenant, passe ce que l’automobilisme apporte avec lui de civilisation moins rude, de sociabilité universelle et d’avenir pacificateur.

Elle était, cette route, bordée d’une double rangée de magnifiques ormes, avec du printemps très tendre, très jeune, entre leurs branches, une poussière de printemps, à peine rose, à peine verte, à la pointe de leurs branches ; elle était large, étalée, comme notre avenue des Champs-Élysées, douce et unie comme si elle eût été tendue de soie, et toute droite, si droite qu’on n’en voyait pas le bout, sinon, là-bas, tout là-bas, aux confins du ciel, un tout mince ruban jaune, un tout petit trait de pastel jaune que nous ne pouvions jamais atteindre… Et le soleil de cette fin de journée faisait avec les entrelacs de l’ombre, comme un tapis, tel que n’en tissèrent jamais les plus subtils artisans de la Perse.

Sur ce sol merveilleux, la machine, emportée au rythme d’un ronflement léger, régulier, infiniment doux – bruit d’ailes ou souffle de vent lointain – glissait, volait, ainsi qu’un oiseau rapide qui rase la surface immobile d’un lac.

Brossette ne disait plus rien, ne répondait plus à mes questions. Il était grave, regardait la route d’un œil légèrement bridé, et il écoutait chanter la belle chanson des cylindres.

Les champs me frappèrent par leur terre grasse, leur air cossu, leurs belles cultures, l’abondance de leurs troupeaux. Les villages, très propres, les seuils lavés, les fenêtres claires, les portes aux cuivres luisants avaient un aspect d’aisance tranquille. Partout cela sentait le travail, la sécurité, la richesse, je ne dis pas le bonheur, car le bonheur, c’est autre chose. Il ne se voit pas tout de suite aux yeux des hommes, comme le bien-être aux fenêtres des maisons. Il ne se voit qu’à la longue, il ne se voit pas souvent, il ne se voit presque jamais.

Nous prîmes de « la benzine » dans une petite ville dont je n’ai pas retenu le nom, ville de cinq mille habitants, à peu près, rebâtie, presque toute neuve, avec des rues larges, coupées de places ombragées, et des maisons où semblait régner un confort solide. Deux ponts, l’un tout neuf, l’autre très vieux, enjambaient, le premier, d’une seule courbe, le second, de deux arches gothiques, les deux bras d’une rivière, que bordaient de petites industries qu’à leur air actif et coquet l’on pressentait prospères.

Comme dans toute l’Allemagne, les édifices administratifs s’imposaient aux contribuables par leur monumentalité un peu effrayante, d’un goût horrible souvent, d’une opulence orgueilleuse et bien assise, toujours. Je m’étonnais grandement de voir, dans un endroit si peu important, tant de magasins de toute sorte, des boutiques de luxe, des soies drapées, des velours à traîne, des maroquineries étincelantes, des bijoux, des étalages de victuailles enrubannées, des charcuteries architecturales, ornées, comme des églises, un jour de fête. Partout l’abondance, la sensualité, la richesse.

Et je me disais :

— Ces objets ne sont pas là pour le simple plaisir de la montre. Il y a donc, dans ce petit pays, des gens qui les désirent et qui les achètent.

Je me disais encore, non sans mélancolie :

— Comme je suis loin de la France, des petites villes de France, de leurs rues mortes, de leurs maisons lézardées, de leurs boutiques sordides et fanées !… Chez nous, on ne travaille qu’à Paris, dans quelques grands centres, quelques villes du Nord, et dans le Sud-Est… Le reste s’étiole et meurt chaque jour. D’immenses richesses dorment inexploitées, partout. Qui donc, par exemple, songe à arracher aux Pyrénées le secret de leurs métaux ? Qui donc oserait confier des capitaux improductifs à cette jeunesse hardie qui, faute de trouver chez elle l’emploi de son activité et de sa force, est contrainte de s’expatrier et de travailler à l’enrichissement des autres pays ?… Comme je suis loin ici, de ces bons Français, rentiers et gogos, qui se disent toujours la lumière et la conscience du monde, et que je vois perpétuellement assis au seuil de leurs boutiques, devant la porte de leur demeure, abrutis et amers, crevant de leur paresse, s’appauvrissant de leur épargne, passant leurs lourdes journées à s’envier, se diffamer les uns les autres ! Nul effort individuel, nul élan collectif… Quand je reviens dans des régions traversées quelques années auparavant, je les retrouve un peu plus sales, un peu plus vieilles, un peu plus diminuées ; et chacun s’est enfoncé, un peu plus profondément, dans sa routine et dans sa crasse. Ce qui tombe n’est pas relevé. On met des pièces aux maisons, comme les ménagères en mettent aux fonds de culotte de leur homme. On ne crée rien. C’est à peine si on redresse un peu ce qui est par trop gauchi, si on remplace aux toits les ardoises qui manquent, les portes pourries, les fenêtres disloquées… N’ayant rien à faire, rien à imaginer, rien à vendre, rien à acheter, ils économisent… Sur quoi, mon Dieu !… Mais sur leurs besoins, leurs joies, leur dignité humaine, leur instruction, leur santé… Affreuses petites âmes, que ce grand mensonge antisocial, l’épargne, a conduites à l’avarice, qui est, pour un peuple, ce que l’artériosclérose est pour un individu. Ce n’est pas de leur bas de laine que la France a besoin, mais de leurs bras, de leur cerveau, de leur travail et de leur joie… Et ce n’est pas leur faute, après tout… On ne leur a jamais dit : « Vivez ! Travaillez ! » On leur a toujours dit : « Épargnez ! » Ils épargnent…

(aus Octave Mirbeau : La 628-E8, Bibliothèque Charpentier – Fasquelle, 1907)

Rotterdam (6)

rdam_kop van zuid

Pyramidalpeilung: die zentrale Rotterdamansicht ist von den Boompjes, der Straße, die den alten Hafen von der Nieuwe Maas trennt, aufgenommen worden. Im linken Bildmittelgrund Bäume und Häuser der Maasinsel Noordereiland, dahinter ragt der 2013 fertiggestellte Hochhauscluster De Rotterdam von Rem Koolhaas empor. Rechts die Erasmusbrücke und dahinter der brachial-moderne, auf verfallenen Hafenflächen angelegte Stadtteil Kop van Zuid. Bild: Lucas Hüsgen.

***

Die belebten, nebeneinander liegenden Brücken von Rotterdam und die stolzen Häusertürme dieser Stadt sind die Torbogen des Rheines vor seinem Ende. Bis an den großen letzten Haken, den der Strom hier schlägt, schimmert die Merwede in dem weit auseinanderklaffenden Tiefland. Schönster Sport in Europa, auf dem dröhnenden Eis dieser klaren, freien Fläche hinzusausen, einen strengen Wind im Rücken, der das Segel des Schlittens wie einen Riß durch die Luft in zwanzig Minuten bis Dordrecht treibt. Auf den Deichen des majestätischen Stromstückes stehen saubere alte Städtchen, Häuser, deren Giebel umgestülpten Kähnen ähnlich sind, Ziegeleien, die chinesischen Dörfern gleichen. Kleine Wasserflächen strahlen als Fabrikhöfe in das Land, in der Ferne kriechen die Raupen windgekrümmter Alleen. Ländliche Kähne, mit Rüben beladen, liegen vor den Aeckern; hohe Schiffsrümpfe, mennigrot, ragen mit ihren schirmartig ausgespannten Gerüsten, im Rappeln der elektrischen Hämmer, hoch über das Baumgebüsch. Gewölbte Scheunen, untersetzte Windmühlen, deren Kreuze leer wie Gräten in die Luft starren, leicht wogende Binsenwälder, Arbeiterkolonien mit leuchtend roten Dächern, mit Alteisen und halbfertigen Schiffen gefüllte Werften, begonnene Uferbauten mit Kippwagenzügen und seichten Wasserflächen hinter dem Weidendickicht. Kleine schwarze Marktdampfer mit ländlichen Reisenden eilen dem von Masten und Türmen starrenden Horizonte zu. Mathematisch gebaute Fabriken, gläserne Dächer, sägenartig abgesetzte Profile neuer Arbeitshallen reihen sich enger, dann ordnen sich die Schlote und das Takelwerk der Seeschiffe zu Bündeln. Die Fensterreihen am Stromufer von Rotterdam schauen zu den Docks hinüber, sie beobachten das Anlegen und Wegfahren der Flußdampfer und der zugedeckten Kähne. Unablässiger Verkehr der Eisenbahnzüge, der Fußgängerscharen und der Lastwagen auf den Brücken und der quer gelenkten Fähren, von denen jede eine Versammlung von Seeleuten, Werftarbeitern, Angestellten, Drehorgelspielern und Hausiererkarren zum Ufer der Docks hinüberträgt. Die verwitterten Rheinboote im Hafen tragen am Heck ihre Heimatorte, die Namen von Heilbronn und Basel, von Antwerpen, Mülheim-Ruhr, Waspik, Homberg, Okriftel, Tiel, Straßburg, Mannheim, Oberwesel. Die Hütten der Holländerkähne sind grün und weiß lackiert wie Hochzeitstruhen oder glänzen dunkelgelb wie neue Möbel. Hundert offene Schiffsgefäße liegen unter den Seilen der Ladebäume vor haushohen, salzüberzogenen Dampferwänden. Aus den steifen Schläuchen, die über die Reling lehnen und in die tiefen Räume der Südamerikadampfer hinunterreichen, strömt das Getreide. Und die geschlossenen Schachteln der Kähne, die der kleine Dampfer stromauf schleppt, bringen den Margarinefabriken des Niederrheins die Palmkerne afrikanischer Wälder, den Schokoladefabriken von Köln und von Bern die mit Kakaobohnen gefüllten Säcke, sie führen Farbholz, Tabak, Kautschuk, Erze, Pflanzenfasern in den unermeßlichen Verbrauch. Aus den Fenstern des hohen Eckhauses am Stromufer schaut der Besucher über den Hafen. Hier oben in den stillen Sälen sind die alten Stadtpläne von Rotterdam mit den spitzen Bastionen an allen Ecken, die Modelle der Kauffahrteischiffe und der Kriegsfregatten, der javanischen Hausboote, der vergoldeten Staatsbarken, der modernen Schleusen, Bagger und Schiffsmaschinen. In diesem Museum sind die heroischen Marinen, die Gallionsfiguren, die Wimpel, alle die beiseitegestellten Dinge, in denen sich die ältere Beziehung Hollands zur See ausdrückt. Und drüben, jenseits des Wassers, hinter den aus Beton gebauten, mit Nummern bemalten Kolonnaden der Dockhöfe und der geschlossenen Speicher erheben sich die nüchtern hohen, ziegelroten Häuserblocks der Arbeiterviertel. Aus der griechischen Herberge “Peiraios”, aus dem Eiscreamgeschäft mit dem amerikanisch bemalten Schaufenster schallt Grammophongesang. Neben der Wirtschaft “Germania” sind die Läden von Hop Jee, Wong Sin und Kow Yun mit verstaubten Fischkonservendosen, mit chinesischen Zigaretten, Oel- und Saucenfläschchen in der Auslage und den gelben, insekthaft beschriebenen Speisezetteln an der Tür. Proletarisch gekleidete Chinesen stehen um das Billard im Kaffeehaus und hinter der Theke des Grünkramhändlers an der Ecke; ein paar rote Blusen und hochblonde Frisuren in der verschwiegenen Opiumluft eines Hausgangs verraten das übrige. Welche Stadt, bedrängt von allen Kräften der Gegenwart, genötigt, dem Problem der großen Verkehrsabwicklungen mit den weitesten Plänen zu begegnen. An den verworrenen, von Lärm erfüllten und altgewordenen Bau ihres Innern schließen sich die Massenquartiere des Randes. Das Wachstum dieser Stadt drängt sich unbestimmbaren Zielen der Weltwirtschaft entgegen, es ist ständig in Gefahr, in ein Chaos zu entgleiten. Der Gegensatz dieser motorischen Stadt zum übrigen Holland verlangt nach Ausgleich. Wie wird sie in zwanzig Jahren aussehen? In jenen Seestädten, die um das europäische Festland den Ring bilden, ist Rotterdam zwischen Hamburg und Antwerpen eine der kräftigsten. Das ganze Rheinland ist hinter ihr. Jede dieser Städte, am Ausgang ihres Hinterlandes gelegen, alle durch die Girlande der Schiffslinien miteinander verbunden, öffnet einem Ausschnitt des europäischen Raumes das Meer. Diese Seestädte strahlen ihre gewölbten Routen zu den Häfen des Erdballes über See. Das Salzwasser trägt alle Lasten leichter, Schiffe machen die Völker auch für andere Dinge bereit, deren Träger die Meerflut ist. Alle diese Städte, Empfänger und Sender in einem, stehen als die vordersten im Zeichen jenes Sehertums, das hinter dem Wettstreit der Volkswirtschaften die Einheit kommen sieht.

(aus Alfons Paquet: Der Rhein, eine Reise, Frankfurt/Main 1923)

Leyden

Es ist aber eine schöne, feste, grosse, wohlerbaute und volkreiche Stadt in der Graffschaft Holland, wie auch die Hauptstadt im Rheinland, (*) an dem alten Rheincanal. Ihren Anfang soll sie dem tapfern Römer Druso Germ. zu danken haben, ohngeachtet einige wollen, daß sie Hengst, der Angelsachsen Herzog, im Jahr 450. erbauet habe. Anbey ist sie mehr länglicht, als ganz rund erbauet. Ihre Mauern sind ganz von Ziegelsteinen, aber nicht hoch aufgeführt, darzwischen stehen viele Thürne, hinter welchen man die von Erde aufgeworfene Wälle, imgleichen die breiten tiefen mit Wasser angefüllten Gräben erblikt, welche mit einem Damm umgeben sind, worauf zwey Reihen grosser Bäume stehen, unter welchen zwischen zweyen Canälen ein überaus langes Malliespiel zu sehen ist. Obwohl im übrigen Leyden so ziemlich verwahrt ist, so hat es doch keine regelmäßige Festungswerker.

Ueberhaupt ist dieser Ort ohnstreitig eine der saubersten Städte in Holland, weswegen man ihn auch das Auge der holländischen Städte nennen kan, man mag nun desselben lustige und bequeme Lage, oder die Reinlichkeit der dasigen Gassen und die Schönheit der Gebäude, oder aber die grosse Menge der Einwohner und allerhand daselbst üblicher Künste und Handwerker in Betrachtung ziehen. Es steht auch diese Stadt fast in der Mitten der übrigen Städte. Denn sie liegt drey Meilen von Delft, viere von Harlem, Goude und Rotterdam, sieben von Amsterdam, Dortrecht und Utrecht, nur zweye aber vom Haag. Sie wird von vielen Canälen durchschnitten, so sie in ein und dreyßig Inseln abtheilen, und worauf man an unterschiedenen Orten mit kleinen Schiffen von einer zur andern fahren kan. Es sind dieselben zum wenigsten mit hundert fünf und vierzig Brücken überlegt, worunter bey hundert und vier steinerne sind. Dahero pflegen auch allda die Gassen viel säuberer, als oftmals anderswo die Privathäuser gehalten zu werden. Sie sind anbey mehrentheils lang, und auf beyden Seiten mit grossen Lindenbäumen besezt.

Ausser dem hat Leyden viele prächtige Häuser, so meistens von gebackenen Steinen mit schönen Erkern gebaut sind. Die Sparre, so von Harlem herkomt, fliest mitten durch den Rhein, und die dasige Luft ist anmuthig und leidlich.

Ferner sind allda zu sehen: Die grosse Kirche, zu St. Petri, als eine der vornehmsten und schönsten in Holland, so wohl gewölbt und sehr hell ist. Das Chor hat auf jeder Seite drey Reihen Pfeiler. Man zeigt ein Brod darinnen, welches soll zu Stein worden seyn, und zwar auf den Wunsch einer reichen Frauen, die ihre arme Schwester mit vielen Kindern in einer grossen Theurung, welche sie um ein Brod gebeten, abgewiesen, und gesagt habe: Wenn sie Brod hätte, so wolte sie, daß es zu Stein werde, welches auch geschehen. (…)

Sonderlich aber befindet sich die dasige medicinische Facultät in nicht geringer Aufnahme. Allhier muß ich eine Begebenheit anmerken, welche sich mit dem Prinzen Wilhelm dem III. von Oranien, und einem Bauren von Cattwiek allda begeben hat. Denn als besagter Prinz in seiner Jugend auf dasiger Universität studirte, so lies er sich von gedachtem Bauren für zwey Stüber Krabben geben, und hies ihn nachgehends, als er sein Geld forderte, mit diesen Worten sich fortpaken: Ik betael niet, ik ben de Prins; Worauf dieser dem Prinzen eine Maulschelle gab, er würde ihm auch noch weiter übel begegnet haben, wenn nicht eine gute alte Frau die zwey Stüver aus ihrem Sak hervor gelangt, und sie diesem groben Bauern gegeben hätte.

(*) Das Rheinland ist ein Theil von Südholland, welcher sich ober- und unterhalb Leyden in die Weite zwischen des Rheins beyden Ufern hinstrecket, anbey schön, eben, sehr lustig, und über die Massen fruchtbar ist. In derselben Gegend wird die beste holländische Butter gemacht, sie ist voller schöner Dörfer, welche ihrer Lage und schöner Gebäude wegen manchem Städtgen nichts nachgehen. Die vornehmsten darunter sind Rhinburg, Valkenburg, Caudekerk, Catwik, Nortwik, Sevenhuysen, u.a.m. Es kan sie ein neugieriger Reisender insgesamt in einem Tage ganz gemächlich besehen.

(aus Dielhelm: Rheinischer Antiquarius)

Der niederländische Rhein

Der schweizerische Rhein spaltet wie ein Blitz das Felsgebirge. Der deutsche Rhein durchfährt den Leib des Landes magnetisch wie ein sammelndes Gefühl. Dem niederländischen Rhein gaben schon die Alten den Namen Rhenus bicornis, des Zweihörnigen. Denn ihn teilt sogleich die größte seiner Inseln, die fast ein Land für sich ist. Auf einem jener Weltbilder, mit denen Beatus, ein Mönchsgeograph des siebten Jahrhunderts, die Erde in der Form eines Eies darstellte, von der Schale des Meeres umgeben, in der die Fische und die Inseln in der gleichen körnigen Weise eingezeichnet sind, empfing der nördliche Rhein einen anderen Strom von jeder Seite, ehe er als ein doppelter Fluß durch das Land der Friesen in das Meer sank. Man kann an Maas und Lippe denken. In der Tat, die heutige Forschung liest in den Schichten von Ton und Schlammsand, die unter der Sichtbarkeit der jetzigen Rheinteilung liegen, eine verwischte ältere Schrift der Erde, deren Deutung das Bild des römischen Geographen bestätigt. Der Strom in Holland ist nun der klargeschnittene Rhein nicht mehr. Er trifft, schon ehe er das Meer berührt, die Nullhöhe; seine Auflösung, die beginnen muß, wird zu Teilen und Strecken des Wasserstaates, er durchfließt ein verwirrendes Netz von Gewässern. Von äußeren Linien her ist das amphibische Land von Wasserbändern durchflochten, zwischen den grünen und den blauen Flächen liegen die weithin gedehnten Kurven der Deiche. Kanäle, von der Seite einfallend wie der schmale Arm der Maas, der nicht tief genug ist, um auch nur den normalen Kähnen der Rheinschiffahrt einen Zutritt ins flandrische und französische Flußnetz zu geben, vergrößern den Strom, andere entziehen ihm das Wasser. Meeresarme, in das Land ausgestreckt, fügen ihn unversehens in das kosmische Gesetz der Flut und der Ebbe, die eigenkräftige Nähe des Meeres entführt ihn seitwärts in verwirrende Inselwelten. Wie durch ein Uhrwerk die Zeit rinnt, so rinnt der wasserreiche Strom durch das gewaltige und sorgsam angepaßte Uhrwerk, das geschaffen ist, das Nasse vom Trocknen auszuschließen. Ihn beherrschen die doppelten und dreifachen Deiche, die Pumpen und die Schleusen. Ein unablässiges Eintauchen der Meßinstrumente, ein ewiges und überlistendes Studium der Bewegungen von Wasser und Schlammerde, ein hartnäckiges Werk des Pfahlbaues und des Deichgrabens vollzieht sich und setzt das Arbeitserbe der Jahrhunderte ständig fort. Am oberen Rhein beschränkt sich der Strombau darauf, die Serpentinen wegzuschneiden, das Krumme zu strecken und zu kürzen; fast zu sehr beeilten sich dort die Ingenieure, den Abfluß des Wassers zu erleichtern. In den Niederlanden schufen die Baumeister seit Jahrhunderten die Molen und die langgezogenen Dämme, die den Hauptstrom erst nach Osten, dann westwärts richteten und ihn aufhalten. Mit der Waffe des Flusses führten die Holländer in der Vergangenheit gegen Römer und spanische Eroberer ihren Kampf. Kanäle wurden gegraben, um den Kriegsflotten bis ins Herz des Landes Zutritt zu geben, die Handelsflotten folgten nach. Ueberschwemmungen glänzten auf wie große Seen, Dörfer und Städte ertranken, aus einer Lache wurde der Lekstrom, dessen Breite ohne Tiefgang vor Rotterdam in den Rhein zurückfließt, und aus dem großen Bett des Stromes, der einmal zur Zuidersee hinfloß, tauchten Grasländer. Von dem Wasser, das durch den Kanal von Pannerden beiseite fließt, um sich in gekrümmten, kleinen und versickernden Rheinen bis an die See zu verlieren, bleibt der Waalstrom übrig. Zwischen flachen Ufern schaukeln gemächlich die rundlich gebauten Boote auf der milchkaffeefarbenen Flut. Die Schleppzüge, deren Kähne groß und aufgetaucht mit asphaltglänzenden, aus Eimern begossenen und mit Schrubbern bearbeiteten Rücken vorübergleiten, begegnen dem grün, weiß und rosa bemalten Raddampfer der Niederländischen Dampfschiffahrt. Durch Wolken schwarzen Rauches flattern Möwenscharen im salzigfeuchten Nordwestwind. Eine blanke Wasserfläche, von rauhen Schäumen überzogen, umgibt dann das von Kanälen und Brücken durchflochtene, von braunen Segeln besuchte Dordrecht. Vor dem breiten und dunklen Kirchturm ragt das Gehölz der Masten; bei den Seedampfern liegen die Flöße des Schwarzwaldes, die auseinandergenommen und auf die Werften, die Bauplätze und Sägemühlen des Landes verteilt werden. Eine Bucht, ein Wasserdurchbruch glänzt zur Schelde hin; die Schiffer auf der Fahrt nach Antwerpen reisen an den Inseln von Seeland vorüber, die Ebbe entblößt die ungeheueren, mit Muschelkolonien bedeckten Schlamm- und Tonbänke der Scheldemündungen, die braunsilbernen Schilfwiesen, die mit Algen bewachsenen Deiche des Archipels. Die steigende Flut hebt das Fahrzeug hoch und zeigt dem Schiffer über die Deiche hinweg die roten Dächer der Inseln, die grünen Weiden, das bunte Vieh, die bis zum Rand gefüllten Kanäle. Vor Dordrecht stellen die englischen Matrosen ihre dunkeln Segel, um über das Aermelmeer zu kreuzen. Regelmäßig nehmen die alten wohlbekannten Lastboote, die ihre Seile vom Ufer in Remagen lösten, die “Maggie” und die “Consul” mit einigen hunderttausend Apollinarisflaschen im plombierten Laderaum diesen Kurs. Die Ingenieure wollen dem alten Dordrecht eine neue kurze und offene Verbindung mit dem Meere geben. Draußen am Rand der Inseln richtet das altberühmte Vlissingen seinen Außenhafen zum Treffpunkt des großen Ozeanverkehrs mit den Schnellzügen des Festlandes, und es bietet dem atlantischen Luftweg nach den Alpen seine Ebene mit dem Flugzeugschuppen zur Landung.

(aus Alfons Paquet: Der Rhein, eine Reise, Frankfurt/Main 1923)

Presserückschau (Oktober 2015)

Mutmaßliche Verseuchungen des Rheins mit Industriestoffen und umgehende Dementi der angeblichen Verursacher dominierten die Rhein-Schlagzeilen des ersten Monatsdrittels: berichtet wurde u.a. von Einleitungen der Chemikalien Pyrazol bei Dormagen und PFT (Perfluorierte Tenside) bei Düsseldorf, desweiteren von einer großflächigen Ölverschmutzung bei Basel. Weitere Einzelheiten unterschlagen wir an dieser Stelle und gehen über zu den bemerkenswertesten Meldungen des Oktobers:

1
Die Bedeutung des Rheins für Köln beleuchtet der Kölner Stadt-Anzeiger. 600 Schiffe, bis zu 135 Meter lang und 17 Meter breit, passieren täglich die deutsch-niederländische Grenze und etablieren den Fluß als eminente Handelsroute: “Die Bedeutung des Rheins und der Binnenschifffahrt dürfte sogar weiter wachsen. Denn die „Zara“-Häfen (Zeebrügge, Antwerpen, Rotterdam, Amsterdam) werden derzeit kräftig ausgebaut. Was in den belgischen und niederländischen Seehäfen ankommt, wird dort umgeschlagen und oft auf Rheinschiffen nach Deutschland transportiert – und umgekehrt. Der Warenverkehr zwischen Holland und Deutschland gehört mit einem Umfang von jährlich 160 Milliarden Euro zu den größten Handelsvolumina in der Welt.” Die NRW-Binnenhäfen erreichen dabei gemeinsam nahezu das Umschlagsvolumen des Hamburger Seehafens. Als Transportweg nehmen die Wasserstraßen in Deutschland bisher hinter Straße und Schiene den dritten Rang ein: “Trotz einiger aufsehenerregender Havarien gehört das Binnenschiff zu den sichersten Transportmitteln. Fast ein Viertel der darauf im ersten Halbjahr 2015 beförderten Güter fiel deshalb in den Bereich Gefahrgut wie Benzin, Heizöl, Methanol, Säuren, Ammoniak. Am häufigsten verschifft werden auf dem Rhein aber Erze, Steine und Erden. Es folgen Kokerei- und Mineralölerzeugnisse sowie Kohle, Rohöl, Gas und chemische Produkte. Ford lässt per Schiff Neuwagen ins Ausland verfrachten.”

2
“Weil er Phosphor mit Bernstein verwechselt hat, erlitt ein Mann in Neuss schwere Verbrennungen. (…) Am Rhein fand er einen tischtennisball-großen, feuchten Gegenstand. Diesen hielt er nach eigener Aussage für Bernstein. Der Mann nahm den vermeintlichen Bernstein laut Feuerwehr Neuss in seiner Hosentasche mit. Als er im Auto bereits auf dem Weg nach Hause war, entzündete sich die Kugel. Der Rentner erlitt schwere Verbrennungen am Oberschenkel sowie an Hand und Arm. Mit einem Rettungshubschrauber wurde er in eine Spezialklinik für Verbrennungen nach Köln-Merheim geflogen.” In Neuss handelte es sich um den ersten bekannt gewordenen Phosphorfund. Insgesamt sei der hochgiftige und entzündliche Weiße Phosphor, der von Bernstein optisch nicht zu unterscheiden sei, am Rhein extrem selten. Bisher gefundenes Material stamme aus durchgerosteten Fliegerbomben. Weitaus häufiger tauchten komplette Kampfmittel in Flußnähe auf, berichtet die WAZ.

3
Ein ungewöhnlicher Todesfall beschäftigt die Kölner Polizei zur Monatsmitte. Auf der Zoobrücke hatte sich ein Auffahrunfall mit Blechschaden ereignet: “Als Polizisten hinzukamen, sicherten sie die Unfallstelle ab und sprachen mit dem Seat-Fahrer. Der 39-Jährige sei langsam zum Brückengeländer gegangen, plötzlich über die Brüstung gestiegen und hinunter gesprungen. Er war sofort tot. Es gebe nicht den geringsten Hinweis darauf, dass der Mann sich womöglich einer Polizeikontrolle entziehen wollte, berichtete ein Ermittler. Im Polizeicomputer habe der Kölner keinen einzigen Eintrag gehabt.” (Kölner Stadt-Anzeiger)

4
Eine mysteriöse Autofahrt in den Rhein bei Urmitz vermeldet das Netzportal Arcor: “Zeugen hatten (…) beobachtet, wie nahe der ehemaligen Nato-Rampe auf Höhe des Atomkraftwerks ein Wagen in den Rhein fuhr, abgetrieben wurde und unterging.” Das von Rettungskräften geborgene Vehikel wies keinen Insassen auf.

5
Rheinapplizierte Mietvehikel meldet die Kölner Lokalpresse (Express, Xtra): “Fahrradfahren macht fit, man ist an der frischen Luft – und landet manchmal im Rhein! Das versicherte uns zumindest die KVB-App (…): Einige Meter nördlich von der Mülheimer Brücke stand laut KVB-App ein Leihrad im Rhein. Seit Mai bietet die KVB einen Leihrad-Service für die Stadt an. Einloggen, losradeln und einfach am Ende seiner Tour irgendwo in Köln abstellen. Per GPS lassen sich die Räder orten, auf einer interaktiven Karte kann man nach Rädern in seiner Umgebung suchen.” Für die “im Rhein” abgestellten Mieträder ist die fehlerhafte GPS-Ortung des KVB-Systems verantwortlich, welche Standorte ungenau, im berichteten Fall um 150 Meter verschoben, angibt. Die KVB sind in Köln allerdings nicht die einzigen Anbieter mit feherhafter Ortung. Auch Mietautos der Firma DriveNow wurden potentiellen Abholern auf Smartfone-Apps schon als “im Rhein parkend” angegeben.

Oh, Königsdrachen!

Oh! Ticketvergessen brühlausgestiegen,
Frühknospenzwitscherallee.
Oh! Astwerktonsur parkpfleggeschnitten
(…ist ihm passiert noch nie…).
Nun! Ticketgezogen brühleingestiegen,
Sitzplatz gefunden, wie schön!
Nebenmann, jung, bärtig, liest „Economist“
mit Hornbrille & Frisur per Föhn.

Godesberg, Bahnhofumbau, Alubrücke,
villenumschlummert Entzücken.
Zum Rhein: & gegenüber Drachenfels!
Wozu noch in die weite Welt?
Ufer, nach John J. McCloy benannt, aha,
wer das? Weiß Wikipedia…
Fahnenseilklappern, wachwerdend Wiesen,
Maulwurfhügel auf diesen.
Lastschiffmotorengebrumm. Containerschrift:
www-punkt-irgendwasdingens-de.

Hochwasserleichtumspülter Sägebaumstumpf,
darauf ein Erpel sonnend,
der lässt den Peters- einen guten Berg sein.

Bei Stromkilometer sechs-fünf`n-vierzich
„nicht davor und nicht dahinter“
Luft nach Bootsdiesel würzig.

Großes Schubschiff aus Holland, majestätisch
(leistungsstarkes Volk, deich- & seenah, stetig).

So könnte ein Gedicht im Gedicht beginnen.
Sich dann rhythmuswechselnd auf Prosa besinnen.
Gleichwohl poetisch bleiben.
Das Geschäft des Schauens weiter betreiben.

Etwa so:
Die nördliche Peripherie, Oberdollendorf, von Godesberger Seite betrachtet,
wirkt architektonisch aufgerüstet, durch funktional erscheinende,
doch solvenzvoraussetzende Neubauten mit breiten Balkonfensterfronten.

Gruppenhaptisch eisessende Jungmanntruppe bladerrollt vorüber,
wähnend kommende Geschäfte & Schlachten, vorausahnend fiebrige Siege.

Ein mittelalter Passant, Lyrikfragmente in ein Notizbuch kugelschreibend,
den Blick der Drachenburg zugewandt, wird angesprochen.
„Was schreiben Sie denn da?“
„Ich tippe in mein Smartphon,… Sie verstehn?“
Andere wähnen ihn kundig, vermeintlich wissend.
Paar, Anfang 40, mit Hund. Sie blond, der Vierbeiner gemischt.
Womöglich aus der Gegend von Hannover, denn der Er fragt akzentfrei:
„Verzeihen Sie, ist das da drüben auf der anderen Rheinseite Königswinter?“
„So isses“, bestätigt der Dichter.
„Bitte?“ fragt höflich der Herr, die Dame an der Hand, den Hund an der Leine.
„So ist es.“
„Ich danke Ihnen!“, sagt der Herr herablassungsfrei, gar beglückt wirkend.

Der gut besuchte Imbiss am Fähranleger zu Mehlem
wird durch ein oberhalb der Fahrbahn installiertes Kabel
stromversorgt. Eine Taubengruppe hat es sich angewöhnt
von dort aus kontemplativ den Asphalt zu düngen,
quasi in gerader Linie.

Acheron und Rhein unterscheiden sich in vielem.
Unter anderem lässt sich hier ein Hochgenuss erzielen,
wenn man für 1 € 20 dem Fährmann sich anvertraut
und sich an schwebegleicher Überfahrt erbaut.
Der Rocker fährt die Harley Davidson spazieren,
eine Dame im Porsche beginnt sich zu frisieren.
Familienväter, Fahrradfahrer. Momentan fehlt nur ein Trecker.
Dem Schiffer ist dies Taggeschäft, die Poesie hüpft merklich kecker.

Um doch gleich wieder eine weitere Impression
samt Oberfläche und Unterströmung aufzuschnappen:
Während die Straßenbahnlinie 66 vorbeigrünt
und das stahlgewundene Tau der Fähre
sich in wenigen Augenblicken zielsicher um den
Haltepolder der Landebrücke zu legen im Begriff ist,
schiebt sich die Kirchturmspitze von St. Remigius
vor den Petersberg, als wolle sie ein Überdenken der
ein oder anderen dort oben getroffenen staatsmännischen
Entscheidungen anregen.

Der über Hundertdreißig Jahre alte Zahnraddrachen speit kein Feuer;
unter freundlichem Hupen transportiert er Passagiere den steilen Berg hinauf.

Früh im Jahr weiden die Augen im überschaubaren Immergrün der noch blattlosen Siebengebirgswälder. Bald werden die braunen Äste überwältigend Frischgrün gekleidet sein.

Über schwarzfelligen Eseln am Hang
bricht der Frühling heuschnupfend aus.

(Ein Gastbeitrag von GrIngo Lahr, exklusiv für rheinsein. Die Firma dankt!)

In the name of all the devils in Rotterdam

“By late accounts from Rotterdam, that city seems to be in a high state of philosophical excitement. Indeed, phenomena have there occurred of a nature so completely unexpected – so entirely novel – so utterly at variance with preconceived opinions – as to leave no doubt on my mind that long ere this all Europe is in an uproar, all physics in a ferment, all reason and astronomy together by the ears.

It appears that on the — day of –, (I am not positive about the date,) a vast crowd of people, for purposes not specifically mentioned, were assembled in the great square of the Exchange in the well-conditioned city of Rotterdam. The day was warm – unusually so for the season – there was hardly a breath of air stirring; and the multitude were in no bad humor at being now and then besprinkled with friendly showers of momentary duration, that fell from large white masses of cloud profusely distributed about the blue vault of the firmament. Nevertheless, about noon, a slight but remarkable agitation became apparent in the assembly: the clattering of ten thousand tongues succeeded; and, in an instant afterwards, ten thousand faces were upturned toward the heavens, ten thousand pipes descended simultaneously from the corners of ten thousand mouths, and a shout, which could be compared to nothing but the roaring of Niagara, resounded long, loudly and furiously, through all the city and through all the environs of Rotterdam.

The origin of this hubbub soon became sufficiently evident. From behind the huge bulk of one of those sharply defined masses of cloud already mentioned, was seen slowly to emerge into an open area of blue space, a queer, heterogeneous, but apparently solid substance, so oddly shaped, so whimsically put together, as not to be in any manner comprehended, and never to be sufficiently admired, by the host of sturdy burghers who stood open-mouthed below. What could it be? In the name of all the devils in Rotterdam, what could it possibly portend? No one knew; no one could imagine; no one – not even the burgomaster Mynheer Superbus Von Underduk – had the slightest clew by which to unravel the mystery; so, as nothing more reasonable could be done, every one to a man replaced his pipe carefully in the corner of his mouth, and maintaining an eye steadily upon the phenomenon, puffed, paused, waddled about, and grunted significantly – then waddled back, grunted, paused, and finally – puffed again.

In the meantime, however, lower and still lower towards the goodly city, came the object of so much curiosity, and the cause of so much smoke. In a very few minutes it arrived near enough to be accurately discerned. It appeared to be – yes! it was undoubtedly a species of balloon; but surely no such balloon had ever been seen in Rotterdam before. For who, let me ask, ever heard of a balloon manufactured entirely of dirty newspapers? No man in Holland certainly; yet here, under the very noses of the people, or rather at some distance above their noses, was the identical thing in question, and composed, I have it on the best authority, of the precise material which no one had ever before known to be used for a similar purpose. – It was an egregious insult to the good sense of the burghers of Rotterdam. As to the shape of the phenomenon, it was even still more reprehensible. Being little or nothing better than a huge fool’s-cap turned upside down. And this similitude was regarded as by no means lessened, when upon nearer inspection, the crowd saw a large tassel depending from its apex, and, around the upper rim or base of the cone, a circle of little instruments, resembling sheep-bells, which kept up a continual tinkling to the tune of Betty Martin. But still worse. – Suspended by blue ribbons to the end of this fantastic machine, there hung, by way of car, an enormous drab beaver bat, with a brim superlatively broad, and a hemispherical crown with a black band and a silver buckle. It is, however, somewhat remarkable that many citizens of Rotterdam swore to having seen the same hat repeatedly before; and indeed the whole assembly seemed to regard it with eyes of familiarity; while the vrow Grettel Pfaall, upon sight of it, uttered an exclamation of joyful surprise, and declared it to be the identical hat of her good man himself. Now this was a circumstance the more to be observed, as Pfaall, with three companions, had actually disappeared from Rotterdam about five years before, in a very sudden and unaccountable manner, and up to the date of this narrative all attempts at obtaining intelligence concerning them had failed. To be sure, some bones which were thought to be human, mixed up with a quantity of odd-looking rubbish, had been lately discovered in a retired situation to the east of the city; and some people went so far as to imagine that in this spot a foul murder had been committed, and that the sufferers were in all probability Hans Pfaall and his associates. (…)”

(Edgar Allan Poe: The Unparalleled Adventure Of One Hans Pfaall, 1835)

Hagel in Dordrecht

dordrecht_book of miracles_2
Nach Christi Geburt 1553. den 17. tag May; Ist ain solch grausam Wetter vnnd Hagel zu Dordrocht Inn Hollanndt gefallen / das die Leut gemaint haben es kumb der Jüngst tage / unnd hat bey einer halben stunndt gewolxt / Die Stain haben etlich ir schwer in pfunndt unnd 8. Lot / unnd da sie erganngen sind / haben sie grausam übel gestunncken

Die heftige Dordrechter Hagelszene beschließt das sogenannte Wunderzeichenbuch, das vermutlich 1552 entstand und lange als verschollen galt. Das Buch mit unbekannter Autorschaft behandelt außergewöhnliche Naturerscheinungen und setzt sie mit christlichen Motiven in Verbindung. Eine ausführliche Beschreibung mit weiteren Bildbeispielen etwa des Tibermonsters, einer Heuschreckenplage in Polen, von bärtigen Weintrauben und dem Dreiermond findet sich in The New York Review of Books.

Presserückschau (Juli 2014)

Die Rheinmeldungen des Juli-Sommerlochs handeln von Rückständen und Schwimmern im Fluß, sowie saisontypisch von Tieren, darunter einem selten gesehenen Besucher:

1
Den Rhein auf kleinste Plastikpartikeln untersucht der Basler Student Thomas Mani: “”Es gibt Hochrechnungen, laut denen täglich mehr als vier Tonnen kleinste Plastikteile via Donau ins Schwarze Meer gelangen. Mit meiner Masterarbeit will ich prüfen, ob es dieses Problem auch im Rhein gibt.” In einer 15-tägigen (…) Reise mit einem Kleinbus wird er an zehn Stellen zwischen Basel und Rotterdam rund 4,5 Millionen Liter Rheinwasser filtern und die darin enthaltenen Schwebestoffe zurück ins Labor bringen. Dort werden die winzigen Plastikteile Stück für Stück unter dem Binokular untersucht, fotografiert und gewogen. Danach wird ein externes Forschungsinstitut mittels Infrarot-Spektroskopie ermitteln, von welchen Produkten der Mikroplastik möglicherweise stammt.” (20 minuten)

2
Noch ein Probenentnehmer kündigt sich in der Presse an: der Chemiker Andreas Fath möchte den Rhein ab Ende Juli der Länge nach durchschwimmen. “So will man erforschen, wie sauber der Rhein wirklich ist und was darin so alles schwimmt. Unter anderem erwarten die Wissenschaftler zu finden: Spuren von der Droge Crystal Meth, Psychopharmaka, Pestizide sowie einen Wirkstoff aus der Anti-Baby-Pille. Ein Fokus liege auf Mikroplastik, erläutert Fath, also mikroskopisch kleinen Plastikteilchen, etwa von PET-Flaschen. Die Ergebnisse könnten laut dem Chemiker dabei helfen, Verfahren zu entwickeln, bestimmte Stoffe aus dem Abwasser zu filtern. Der Wissenschaftler sieht es auch als sportliche Herausforderung: Vor ihm hat nur der Bonner Klaus Pechstein den Rhein bezwungen, in 30 Tagen, 1969 war das.” (Morgenweb)

3
Dieweil Andreas Fath (siehe 2) mit der Ankündigung seiner Rheindurchschwimmung die deutsche Presselandschaft des Sommerlochs im Sturm erobert, ist Ernst Bromeis bereits mit seiner “Expedition 2014″ im Rhein unterwegs. Im Mai 2012 hatte Bromeis einen ersten Versuch gestartet, den gesamten Rhein zu durchschwimmen – kurz hinter Basel gab er damals auf. Im Vorfeld hatte die Presse seinerzeit ausführlich berichtet. Dieses Mal hält sich deutsche Presse im Vorfeld und auch während der laufenden Aktion (mit Ausnahme eines längeren, lesenswerten Artikels in der FAZ) vornehm zurück, während die Schweizer Presse auch Bromeis’ zweite Expedition begleitet: “Zu Beginn der dritten Expeditionswoche erlebte das Team um Ernst Bromeis (…) eine unangenehme Überraschung: Am Stauwehr des Kraftwerks Laufenburg (Aargau) wurde ihnen mitgeteilt, dass bis auf weiteres keine Boote passieren können, weil der Hochrhein für den Schiffsverkehr teilweise gesperrt sei. Grund dafür sind die ergiebigen Niederschläge der letzten Tage und Wochen vor allem im Einzugsgebiet der Aare, die weiter oben in den Rhein mündet. «Ohne Begleitboot kann ich im Moment nicht weiterschwimmen,» fasst Bromeis die Situation zusammen. Er war mit seiner «Expedition 2014» am 7. Juli an der Rheinquelle im Lago di Dentro gestartet, um zur Rheinmündung in Holland zu schwimmen. Die ersten sieben Tage hatten ihm die sehr tiefen Wassertemperaturen zu schaffen gemacht.” (Südostschweiz)

4
Von “Teufelszeug auf dem Vormarsch” berichtet die Frankfurter Rundschau und meint das oben (siehe 2) angesprochene Crystal Meth. Ein verwandter Artikel derselben Ausgabe schildert womöglich erste Auswirkungen der Droge: “Äußerst aggressiv sollen zwei Männer in Bingen reagiert haben, als sie von Wachleuten beim Nacktbaden im Rhein gestört wurden. Die Sicherheitsleute hatten sie am Freitagabend auf dem Gelände der Landesgartenschau erwischt und zum Verlassen des Parks aufgefordert (…). Daraufhin hätten die unbekleideten Schwimmer die Wachleute wüst beschimpft und mit der Faust zugeschlagen.”

5
Am Oberrhein, wo sie entlang des Rheins am häufigsten vorkommen, heißen die Stechmücken Schnaken (Dialekt: Schnooke bzw in diversen Schreibweisen). Ihre Brutgebiete liegen in den dümpelnden Altrheinarmen. Seit 1976 werden sie Jahr für Jahr vom Menschen bekämpft, die Kriegstaktik ging dabei von anfänglich massiven Einsätzen der chemischen Keule zu biologischen Kampfstoffen über: “Monsunartige Regenfälle in Kombination mit tropischen Temperaturen: Das ist eine Wettermischung, die den Stechmückenbekämpfern am Rhein gar nicht gefällt. Vor wenigen Tagen erst sind die Hubschraubereinsätze zu Ende gegangen, bei denen der für Schnakenlarven tödliche Eiweißstoff Bacillus thuringiensis israelensis (BTI) aus der Luft über einer Fläche von rund 6000 Quadratkilometern abgeworfen wurde. Da rollt schon die nächste Hochwasserwelle den Fluss hinab. So dass in den Brutgewässern links und rechts des Stroms, in denen die dort abgelegten Eier durchaus bis zu zehn Jahre auf den für sie „richtigen Moment“ warten können, abermals neue Plagegeister heranwachsen” schreibt die FAZ. Die Kampfeinsätze finden vom Kaiserstuhl bis Bingen statt, neben Helikoptern sind ganze Hundertschaften Infanterie mit Sprühgeräten im Einsatz. Veterane der Anti-Schnaken-Bewegung erinnern sich noch an die Zeit vor 1976, als viele Rheinanwohner die Sommerabende im eigenen Garten nur in Neoprenanzügen überstehen konnten.

6
Zum ersten mal habe sich ein Seeadler im niederländisch-deutschen Grenzgebiet dauerhaft niedergelassen, schreibt derwesten: “Mit einer Flügelspannweite bis 2,40 Meter gleitet der Seeadler fast geräuschlos am Himmel, elegant und immer aufmerksam auf der Suche nach Nahrung. Der Seeadler gehört zu den größten Raubvögeln in Mitteleuropa und in diesem Jahr ist er zum ersten Mal auch ein Sommergast in der deutsch-niederländischen Grenzregion. Ornithologe Bert Beekers beobachtet den Vogel seit ein paar Monaten am Kaliwaal bei Kekerdom in der Millinger Waard, im Ooijpolder, entlang der Altrheinarme in Lobith und in der deutschen Düffel.”

Schwimmende Dörfer

schwimmendes dorf
“Schwimmenden Dörfern glichen die bis 300 Meter langen und 50 breiten Floßriesen, die um 1800 auf dem Rhein nach Holland gesteuert wurden. Rund 500 Mann Besatzung arbeiteten wochenlang auf diesen gewaltigen Holzinseln: Ruder- und Ankerknechte, Kopfständer- und Steuerleute, Metzger und Köche, Floß- und Proviantmeister, Schiffer und Fahrgäste. Zu siebt gruppiert, bedienten 280 Ruderknechte die 40 je 15 Meter langen Ruderstreiche vorn und hinten am Floß. Mit Ruderkraft allein konnten die Holzungetüme nicht durch die Rheinschleifen gesteuert werden. Erst der Einsatz einer aufwendigen Ankersteuerung machte dies möglich. Ca. 30 Ankernachen mit je acht Mann Besatzung und mehr als 100 Ankern waren nötig, um die Strömungskräfte des Rheines für die Steuerung auszunutzen. Im Holzhandelszentrum Dordrecht wurde der Floßkoloss von der Stammmannschaft ausgepoltert. Es dauerte oft Jahre, ehe die ca. 12.000 Festmeter Holz in Kapital zurückverwandelt waren.” (Schautafel am Wolfacher Kinzigufer; in Wolfach soll einst ein 750 Meter langes Floß zusammengestellt worden und die Kinzig hinab geflößt worden sein. Die Kinzigflöße waren allerdings nicht rheintauglich, sondern mußten im Kehler Floßhafen für die Tiefwasserfahrt umgerüstet werden.)

gleichsam der Fluß aller Flüsse

(…) Deutschland, dem die Donau nur in ihren Anfängen gehört, hat einen zweiten Strom wie der Rhein nicht aufzuweisen. Wir gehen weiter und sagen, Europa, das heisst hier die Welt, besitze seines Gleichen nicht. Man hat Deutschland das Herz Europa’s genannt; weil aber das Herz der Sitz der Leidenschaften ist, so wollten Einige dem immer heftig aufgeregten Frankreich die Ehre vindiciren, für das Herz Europa’s zu gelten. Gesteht man Deutschland und Frankreich gleiche Ansprüche darauf zu, so muss das im Herzen beider gelegene Rheinland den Sieg über beide davontragen. Entscheidet man sich für das tiefer fühlende Deutschland, so lehrt die richtige Ansicht von dessen natürlichen Grenzen, dass der Rhein mitten durch das Herz dieses Weltherzens fliesst. Die Welt ist zwar rund, mithin ihre Mitte, wie ihr Ende überall; aber als eine Wohnstätte der Völker hat die Erde ihre Mitte da, wo sich die mächtigsten und gebildetsten Nationen begegnen. Und auch dies entscheidet für den Rhein, denn an seine Ufer, die England alljährlich mit zahllosen Abgesandten überschwemmt, grenzen ausser Frankreich die wichtigsten deutschen Staaten, Oesterreich, Preussen, Baiern und Würtemberg, anderer zweiten und dritten Ranges nicht zu gedenken; die Schweiz und Holland liegen in seinen Quellen und Mündungen und Belgien wird durch eine Eisenbahn mit ihm in Verbindung gesetzt. Durch diese und ähnliche grossartige Unternehmungen, die theils schon im Bau begriffen, theils beschlossen und genehmigt sind, wohin auch der Donau-Main-Canal gehört, wird das Rheinthal immer mehr das werden, was es jetzt schon ist, die Hauptstrasse der gebildeten Welt, der Markt und Sammelplatz aller Nationen, der grosse Corso für die Faschingsfreuden der schönen Jahreszeit, zu welchen einzuladen sich dieses irdische Paradies mit immer neuen Reizen schmückt. Nirgend ist der Völkerverkehr lebendiger, die stündlich abgehenden Schnellposten mit ihren Beiwagen, die goldglänzenden Dampfschiffe, vor deren umgeschwungenen Rädern der Strom nicht zur Ruhe kommt, die geräumigen, mit der verschwenderischen Pracht der Palläste eingerichteten Gasthöfe wissen die Menge der Reisenden nicht fortzuschaffen, die Zahl der Fremden nicht unterzubringen. Man ist nicht mehr in Deutschland, man fühlt sich in der grossen Welt. Für die Bedürfnisse der Reisenden, für alle erdenklichen Bequemlichkeiten wird mit einem Raffinement gesorgt, das man ohne Lächeln nicht wahrnehmen kann. Reisebücher, Karten, Panoramen, malerische und plastische Darstellungen einzelner Gegenden wie grösserer Strecken, Sagensammlungen in Versen und Prosa, und tausend andere Reisebehelfe sind in allen Kunst- und Buchläden in solcher Fülle zu Kauf, dass zwischen Mainz und Köln kaum ein Haus, kaum ein Baum gefunden wird, der nicht schon eine Feder oder einen Grabstichel in Bewegung gesetzt hätte. Diese Gegend ist so vielfältig beschrieben, abgebildet und dargestellt, dass man zuletzt das Postgeld schonen und sie mit gleichem Genuss in seinen vier Wänden bereisen kann. Auf eine solche malerische Reise im Zimmer ist es auch hier wieder abgesehen.
Den Namen Rhein (hrên, Rhenus) führte der Strom schon, ehe deutsche Völker seine Ufer in Besitz nahmen. Es hat so wenig gelingen wollen, ihn aus dem gleichlautenden deutschen Worte (rein), als aus einem griechischen, welches fliessen bedeutet, abzuleiten. Mag aber sein Name in seiner ältesten Form keltisch sein, der Strom selbst ist seit fast zwei Jahrtausenden deutsch wie seine Anwohner, die mit den Kelten selbst auch jenes keltische hrên verdrängten und durch eine ähnlich klingende appellative Flussbenennung ersetzten. Uns hiess also der Rhein der Fluss überhaupt, gleichsam der Fluss aller Flüsse. Und von jeher war dieser Name ein süsser Klang in einem deutschen Ohre. Wie oft und gern flochten die Minnesinger ihr sehnsüchtiges alumbe den rîn ihren schönsten Liedern ein, zuweilen ohne weitern Grund, nur des lieben Namens willen. Heute noch, wenn es in unserm Nationalgesang, in dem Rheinweinliede des trefflichen Claudius an die Stelle kommt, wo es heisst: Am Rhein, am Rhein! wie stimmen alle Kehlen vollkräftig mit ein, wie klingen alle Römergläser an, wie schüttelt der Deutsche dem Deutschen die Hand, wie fühlen sich alle Theilnehmer des Festes, so zufällig sie zusammengekommen seien, in dem Gedanken an den geliebtesten unserer Ströme befreundet und verbrüdert! Was ist es, das diese magische Wirkung auf die Gemüther übt? Ist es der Duft der Rebenblüthe, der sich im Becher verjüngt; oder der edle Geist des Weins, der von dem Zauberwort erlöst in uns üherströmt? Oder weht uns der frische Hauch des Rheinthals an, die gesunde Alpenluft, die der Strom von den Gletschern seiner Heimat bei sich führt? Ist es der königliche, tiefgehende Fluss selbst, der seine klaren, grünen Wogen mit deutscher Ruhe von der Schweiz bis Holland wälzt? sind es seine gepriesenen, viel besungenen Ufer, das jährliche Ziel einer neuen Völkerwanderung? sind es die sanftgeschwungenen Rebenhügel, denen der geistreichste Most entströmt, oder die starren Felsen, von denen Schlösser und Burgen als Zeugen einer grossen Vergangenheit niederblicken? Ist es der kräftige Genius des Mittelalters, an den jene Ruinen mahnen, oder der Geist der neuern Zeit, der nirgend vernehmlicher als am Rheine zu uns spricht? Sind es die geschichtlichen Erinnerungen, oder die alten vertrauten Sagen? lst es die schöne Gegenwart, oder die lachende Zukunft, was uns vor die Seele tritt, wenn der Name Rhein unsergreift? Dies Alles erschöpft den Zauber des Wortes nicht, und wenn sich noch tausend andere Vorstellungen unbewusst mit jenen verbünden, so würde doch die Magie des Namens unenträthselt bleiben. Wer sich aber auf die Anatomie der Gefühle verstände, wer seine leisesten Empfindungen zergliedern könnte, der würde vermuthlich finden, dass in dem Namen des Rheins etwas Heiliges, etwas Heimatliches liegt, das seine Wirkung nicht verfehlt, obgleich wir sie uns nicht zu erklären wissen. (…)

(Karl Simrock, Das malerische und romantische Rheinland)

Fließtheorie

(…) Die Verhältnisse, welche zu berücksichtigen sind, wenn ein Hauptfluß ansehnliche Nebenflüsse empfängt, verdienen ebenfalls Beachtung. Wiebeking hat auch hierüber lehrreiche Bemerkungen mitgetheilt. Der Winkel, unter welchem die Ströme einander treffen, hat einen bedeütenden Einfluß auf den Stand und die Geschwindigkeit beider, und besonders des letztern. Soll die Vereinigung so von Statten gehen, daß daraus für beide keine Beschränkung oder Hemmung entsteht, so muß dieser Winkel, wie sich aus den Gesetzen der Hydrodynamik ergiebt, ein möglichst spitzer sein; denn in diesem Falle zieht der große Strom den kleinen an sich, ohne Unregelmäßigkeiten zu veranlassen, und vermischt sein Material mit dem seinigen. Ist aber der Winkel, unter dem sie sich treffen, ein rechter, oder gar stumpf, so wirft der Hauptstrom den Nebenstrom von sich, und der letztere wird zurückgestaut und kann nur langsam abfließen. Dieses Verhältniß steigert sich, wenn der Hauptstrom anschwillt und mächtiger wird; dann kann er wol den Nebenstrom weit hinauf zum Austreten bringen. So zeigt Wiebeking, daß der Rhein früher den Main bei hohem Stande drei Stunden oberhalb seiner Mündung über das Ufer zu treten nöthigte, ein Übel, welches auch noch gegenwärtig vorkommt, und dem man nur durch Erhöhung der Deiche steüern kann, da der Main seine alte spitzwinklige Mündung bei Cassel (Mainz gegenüber) noch nicht wieder erhalten hat. So sah auch Saussure einst die Wasser der Arve bei einem Anschwellen des Rhone rückwärts fließen. Ein großer Übelstand waltet in diesen Fällen ob: da nämlich die Kraft der Nebenflüsse plötzlich gebrochen wird, so lassen diese ihr Material schnell fallen und verursachen eine Versandung der Mündungen und des Hauptflusses. Wiebeking erlaütert dieses durch Beispiele und rügt sehr kräftig den Unverstand, welcher bei vielen Anlagen der künstlichen Leitung der Flußmündungen, namentlich am Rhein, begangen worden, wo man die Nebenflüsse zu einem Kampf mit dem Hauptfluß gezwungen hat, da doch die Gewalten beider so ungleich sind.
Es giebt indeß noch eine andere sehr verbreitete Ansicht über das Verhalten der Vereinigung zweier Flüsse, wovon wir noch etwas hinzufügen müssen. Man hat nämlich oft gesagt, daß, wenn ein Hauptstrom einen bedeütenderen Nebenfluß empfängt, seine Breite unterhalb dieser Vereinigung sich nicht merklich vermehrt und wenigstens wol selten in dem Verhältniß der beiden Durchmesser der Ströme, da sie noch getrennt waren. Bossut will dies dadurch erklären, daß nach der Vereinigung die Geschwindigkeit sich im Verhältniß der Wassermasse vermehre, und also kein weiteres Bette erforderlich sei; nicht genug hieran, hat man behauptet, daß die Hauptflüsse sich nicht erhöhen, wenn die Nebenflüsse selbst beträchtlich anschwellen, indem immer die Geschwindigkeit der vermehrten Wassermenge proportional sei. So soll u. a. der Main den Rhein nicht anschwellen, und eben so der Rhein umgekehrt nicht schmäler werden, wo er sich in die Waal und den Rhein scheidet, ja es ist hierauf sogar ein sonderbarer Vorschlag gegründet worden, wie die versandeten Flüsse Hollands zu reinigen sein würden. Wiebeking hat hierauf geantwortet, daß, wenn diese Ansicht richtig wäre, gar keine Überschwemmungen eintreten könnten, weil dann immer die vermehrte Geschwindigkeit des Flusses hinreichen würde, die vergrößerte Wassermenge abzuführen. Er fügt zugleich hinzu, daß, wenn auch in vielen einzelnen Fällen ausgezeichnete Abweichungen von der Regel vorkommen, es doch noch viel zu sehr an Beobachtungen fehle, um hierüber von irgend einem Strome etwas Vollständiges anführen zu können; so fließen z. B. alle Flüsse Baierns, der Inn, die Jser, der Lech u. s. w. bedeutend schneller als die Donau, in welche sie münden; und so weit Wiebekings Erfahrungen reichen, ist fast immer die Geschwindigkeit des Hauptflusses geringer, als die seiner Nebenflüsse, sobald beide niedrig stehen; erhöht sich aber einer von beiden, so ändert sich dieses Verhältniß. Bei niedrigem Wasserstande ist z. B. die Geschwindigkeit des Rheines geringer, als die der Sieg; schwillt dagegen der Rhein durch die Mosel und Ahr an, so tritt der umgekehrte Fall ein. Dabei ist es nicht zu übersehen, daß, wenn dieses Verhältnis; in aller Strenge begründet wäre, die Geschwindigkeit der Ströme endlich doch gegen ihre Mündungen am größten sein müßte, was aber, wie wir oben schon gesehen haben, nicht der Fall ist, so sehr auch die Theorie dafür zu sprechen scheint. (…)

(Heinrich Karl Wilhelm Berghaus: Allgemeine Länder- und Völkerkunde: Nebst einem Abriß der physikalischen Erdbeschreibung: ein Lehr- und Hausbuch für alle Stände, Stuttgart 1837)

Hume in Köln: as if it had lately escaped a pestilence or famine

Cologne, 23d March.

We came hither last night, and have travelled through an extreme pleasant country along the banks of the Rhine. Particularly Cleves, which belongs to the King of Prussia, is very agreeable, because of the beauty of the roads, which are avenues bordered with fine trees. The land in that province is not fertile, but is well cultivated. The bishoprick of Cologne is more fertile and adorned with fine woods as well as Cleves. The country is all very populous, the houses good, and the inhabitants well clothed and well fed. This is one of the largest cities in Europe, being near a league in diameter. The houses are all high; and there is no interval of gardens or fields. So that you would expect it must be very populous. But it is not so. It is extremely decayed, and is even falling to ruin. Nothing can strike one with more melancholy than its appearance, where there are marks of past opulence and grandeur, but such present waste and decay, as if it had lately escaped a pestilence or famine. We are told, that it was formerly the centre of all the trade of the Rhine, which has been since removed to Holland, Liege, Frankfort, &c. Here we see the Rhine in its natural state; being only a little higher (but no broader) on account of the melting of the snows. I think it is as broad as from the foot of your house to the opposite banks of the river.

(David Hume)