Die Germania und die Billigbombe

Dimanche 26 juin. Rüdesheim. J’attrape de justesse le bateau, sur l’embarcadère de la Compagnie Köln-Düsseldorf. Je suis le dernier sur la passerelle. Il est 10 heures quand le Deutschland s’éloigne du quai.
Au-dessus de Rüdesheim s’aperçoit, dressée sur les hauteurs couvertes de vignobles, la statue de la Germa­nia du monument du Niederwald. Lothar Baier me racontait que des anarchistes francfortois avaient voulu profiter de son inauguration par Guillaume II, en 1893, pour assassiner l’empereur. Mais « en bons protestants allemands », dixit Lothar, ils avaient acheté pour leur bombe la mèche la moins chère qu’ils aient pu trouver. Or il plut ce jour-là et la mèche ne fonctionna pas. Ils furent arrêtés, condamnés à mort et exécutés. Lothar voyait là une nouvelle preuve par l’absurde de l’incapa­cité des Allemands à réussir une révolution.
La présence de ce monument en ces lieux, parmi les vignobles, loin de Berlin la capitale, est exemplaire de l’extraordinaire dissémination des monuments symboli­ques de l’unité nationale dans ce pays. Le Walhalla de 1842, construit sous Louis Ier de Bavière pour servir « au renforcement et à l’accroissement du sens allemand », se trouve au sud de Regensburg. A Cologne est la cathédrale dont l’achèvement, à partir de 1840, devait annoncer « une grande et puissante Allemagne ». A Mayence, l’érection, en 1837, d’un monument à Gutem-berg symbolisait « la conscience que nous avons une patrie commune, une langue commune, les mêmes lois, les mêmes espoirs et le même but ». A Leipzig se dresse, gigantesque, le monument témoin de la renaissance nationale, celui de la « Bataille des Peuples » contre Napoléon. Le monument symbole de la puissance germanique, celui qui commémore la victoire de Her­mann sur les Romains, se trouve près de Bielefeld, dans la Teutoburger Wald. Dans l’île de Norderney est la pyramide faite des pierres de toutes les villes alleman­des. Et à Berlin, bien sûr, sont quelques monuments « d’intérêt national », mais finalement guère plus qu’ail­leurs.
La Germania est un peu la cousine allemande de Marianne. Mais celle-ci est chrétienne lorsque, dans la mémoire nationale, elle se confond avec Jeanne d’Arc, porteuse de révolte et de liberté quand elle grimpe avec Gavroche sur les barricades. La Germania n’est pas cela, mais une réminiscence de légendes germaniques, une resucée de Walkyrie. Elle est grave et massive, grise et guerrière. Elle sert le prince et non la liberté, et le prince s’en sert pour tuer la liberté. A Rüdesheim, elle est tournée vers l’ouest et provoque la France. Elle monte la garde sur le Rhin.
Il n’y a qu’une société d’Allemands du troisième âge sur le bateau, ils restent vissés à leurs table, étroitement assis, et il m’est impossible de trouver leur compagnie. Les autres touristes sont des Japonais et des Français, deux groupes de chaque, et quelques Américains.
Passé Rüdesheim, le Rhin circule dans les méandres encaissés du massif schisteux rhénan. Son lit parfois est si étroit qu’il a dû être élargi pour les bateaux modernes, comme, après-guerre, à Bingen. A l’approche du rocher de la Lorelei, le bateau s’emplit, via les haut-parleurs, d’un mâle chœur chantant le poème de Heine mis en musique par Sucher. Les touristes se ruent à bâbord et photographient un morceau de la falaise qui les sur­plombe. A son sommet, à 132 mètres, flotte le drapeau allemand : ce bout de rocher est lui aussi monument national.
La légende de la Lorelei n’est que l’une des nombreu­ses légendes que ce fleuve charrie depuis toujours. On trouve de tout sur ces rives et ces îlots, « dans cette vague superbe qui fait bondir la France, dans ce murmure profond qui fait rêver l’Allemagne », comme l’écrit Hugo dans Le Rhin. Sous tous ces burgs dont les silhouettes déchiquetées accompagnent le voyage, se jouent des histoires odysséennes, comme celle, juste­ment, de la Lorelei, cette Circé germanique dont les longs cheveux d’or appellent les marins à fracasser leurs barques à ses pieds ; apparaissent des empereurs de légende, comme Frédéric Barberousse qui, à Pfalz, fait triompher l’amour, deus ex machina, au terme d’une histoire compliquée d’amoureux empêchés ; se mêlent christianisme et paganisme, comme dans la légende du Drachenfels, près de Bonn, où une jeune vierge livrée à un dragon se sauve par sa foi. Les mythes sont souvent effroyables et nocturnes : la parure d’or de la Lorelei ne se voit qu’à la nuit ; dans sa « tour aux souris » de Bingen, le méchant archevêque est bouffé tout vivant par les rats. On songe à ce que, dans De l’Allemagne, Heine dit des « légendes de l’Allemagne, ces tristes enfantements pétris de sang et de nuages, dont les formes sont si grises et si blafardes, et l’aspect si cruel ! ». Pourtant ici, sur ce fleuve, les monstres sont vaincus par la justice et par l’amour, le seul monstre triomphant, finalement, est la belle Lorelei qui tue insolemment.
La force et l’importance du Rhin sont d’abord en lui-même avant que d’être dans les rêveries des hommes. Ce fleuve, plus qu’aucun autre, est fluidité, mobilité, communication, trait d’union. Il fait définitivement échapper le pays qui le borde à cette Bodenständigkeit, cette « fixation au sol » tellement forte ailleurs et dérangeante. Son lit semble boire, autant qu’à l’eau venue des chutes de Schaffhausen, à celle, dorée, qui court en vert déferlement sur ses pentes somptueuses et qui, gavée de soleil et de sucre, rendra, muée en vin, tout le pays aimable. La douceur est vertu du Rhin malgré les sombres légendes et les orgueilleux monu­ments de la puissance de Guillaume, de Ruedesheim et de Coblence, qui paraissent ici ridicules et obscènes. C’est cette douceur aussi qui fait que, de la plus terrible et de la plus froide des légendes, Heine ne retient dans son chant qu’indicible tristesse : « Ich weiss nicht,/ Was soll es bedeuten,/ Dass ich so traurig bin. »

(aus: Patrick Démerin, Voyage en Allemagne (Paris 1989))

Mary Kochs Loreley

“Dämm’rung naht auf leisem Fuße,
Schatten ziehen still heran,
Doch in lichten Purpurflammen
Glüht der Wolkenocean.

Graue Nebelschleier hüllen
Schon die fernen Berge ein,
Nur der Schlösser stolze Zinnen
Glänzen noch im Abendschein.

Süße Feierstunde kündet
Aus dem Thal der Glocke Klang,
Zu den Hügeln noch ein Fischer
Sendet seinen Nachtgesang:

“Neigt der Tag sich seinem Ende,
Ist der Hände Werk vollbracht,
Klingt es tröstend allen Müden:
Gute Nacht! Gute Nacht!

Mutter, die mit treuer Sorge
Meinen Lebensweg bewacht,
Schließ’ die lieben müden Augen:
Gute Nacht! Gute Nacht!

Schlafe wohl auch du, Geliebte,
Daß dein Blick mir heller lacht,
Wenn ich morgen froh dich grüße.
Gute Nacht! Gute Nacht!

Bald auch mich umfängt der Schlummer,
Doch der Vater droben wacht. -
Herr der Welt, dir gilt mein letztes
Gute Nacht! Gute Nacht!”

Und der Schiffer treibt den Nachen
langsam zu dem stillen Strand,
Kettet dann ihn an den Pfosten,
Eingerammt im Ufersand.”

Der gewählte Ausschnitt zu Beginn des elften Gesangs mag die Langatmigkeit der Loreley von Mary Koch exemplarisch verdeutlichen, der Untertitel “Episch-Lyrische Dichtung in elf Gesängen” darf aus heutiger Sicht als Warnung vor naheliegenden Reimen in erstaunlicher Schlagzahl verstanden werden: auf gut 200 Seiten entfaltet sich eine ausufernd-überflüssige Bearbeitung des Loreley-Stoffes, niedergelegt 1884 (Verlag von Carl Barth, Stuttgart), als die literarische Epoche der Rheinromantik bereits einige Jahrzehnte auf dem Buckel hatte und die Schwelle zu neuen Betrachtungsweisen längst betreten war. Koch bekrittelt im Vorwort “mangelnde historische und lokale Hintergründe” der vorangegangenen essentiellen Loreley-Bearbeitungen (Brentano, Heine, Geibel) und meint damit, daß die Loreley zu erwähnen, ohne bei den Römern zu beginnen, die den Wein an den Rhein brachten und ihm in Bacharach einen Altar bauten, unbedingt zu kurz gegriffen sein müsse. So dient das mittelalterliche Bacharach als Kulisse und wird Lore bei Koch zu Meister Hartwin Vois’, des Feuerweinkochers Tochter, einer bescheidenen und an Schönheit längs des Stroms unangefochtenen Weinkönigin, “ein historischer und lokaler Hintergrund”, der auf ähnlichem Erfindungsgeist beruhen dürfte wie die Version Brentanos, der als erster den Mythos verschriftlichte, ihn womöglich zur Gänze erfand. Der schwäbische Pfalzgraf Otto bricht der jungen Lore bei Mary Koch nach wenig mehr als hundert Strofen das Herz, die enttäuschte Jungfer schwört Rache, welche ihr die Rheinnixen, die ihren Kummer vernehmen, gegen einen Deal genehmigen: für die Vernichtung des Heuchlers muß Lore dem Rhein sich vermählen, um seine Königin zu werden. Dem Koch’schen Epos möchten wir an dieser Stelle (nicht nur wegen des gewählten Ausschnitts) durchschlagende Kraft als Einschlafhilfe attestieren und der Handlung nicht weiter vorgreifen, wohl aber anmerken, daß außer der Autorin womöglich noch niemand das Epos von Anfang bis Ende gelesen haben mag, worin wiederum eine Herausforderung bestünde, die wir gerne an unsere Leserschaft weitergeben.

Köln in Köln (9)

köln in köln_7_15_richterfensterStromverteilerkasten in Nippes mit kolossalem, verteufelt schwarzen Gesellen Dom (Altstadt), telekomatisiertem Colonius und Herkules-Hochhaus (beide Ehrenfeld). Die Kölner Wahrzeichen liegen unter Wasser, was auf einen hohen Pegelstand bzw den alten Rheinarm, auf dem Nippes erbaut ist, deutet. Deutlich zu erkennen sind die umstrittenen Richter-Fenster der Kathedrale, aus deren einem die Schlange der Versuchung bzw der Weltaal lugt.

Die Loreley (feat. Helene Fischer)

loreley_großmutter

loreley_titel

loreley_rasta

loreley_helene

Neulich durchstöberten wir das Netz auf der Suche nach Loreley-Interpretationen und stießen auf diesen albernen Flash-Film von Arthur Würz und Leonard Liebler. Darin erzählt die Hippie-Großmutter den Drillingen eine Gutenachtgeschichte von der Loreley, die sie aus den 70ern in Erinnerung hat: Unter Reggaeklängen kommt ein Schiff durch die enge Schlucht des Mittelrheintals gesegelt. Kapitän ist ein Rastaman, der sich sogleich einen gewaltigen Joint anzündet, der den Heckbereich der Schaluppe einnebelt. Dabei zitiert er Heines Loreley, dichtet die erste Strofe jedoch auf seinen bekifften Zustand um. Im folgenden werden einzelne Zeilen im Original aus dem Off weitergesprochen, bis “die schönste Jungfrau” sich als Schlagerstar entpuppt, dessen “wundersame gewaltige Melodei” der Gassenhauer “Atemlos durch die Nacht” von Helene Fischer ist. Der Kapitän, breit wie eine Haubitze, entbrennt für die blonde Sängerin und läuft liebesblind auf einen Felsen in der Strommitte, sein Schiff detoniert. Ob dieser entsetzlichen Wendung wimmern die Drillinge im Bette und scheißen sich ein vor Angst. Nun beginnt der Abspann, der beinahe die Hälfte des Achtminüters ausmacht und zu Afromans Kifferhymne “Because I Got High” vor den Gefahren des Drogenkonsums warnt.

Rhein-Meditation (5)


“Zur Rechten und zur Linken tat sich das Postkartenpanorama des Mittelrheintals auf. Hunderte Male hatte ich die Strecke zuvor mit dem Zug passiert, ausländische Mitreisende hatte ich auf Höhe des Loreleyfelsens im Großraumwagen gelegentlich respektvoll Heine im Original zitieren hören, während deutsche Mitreisende am Mobilfon lautstark ihre Position mit „hier sind lauter Tunnel und so ein Fluß, wahrscheinlich die Elbe“ und ähnliche Desorientiertheiten durchgaben. Nun auf dem Schiff wirkte die Schönheit des Tals ins Quadrat gesetzt, schien der Fluß sich an Bergwänden zu stauen, um sich in fotogenen Biegungen erneut zu öffnen. Befestigungsanlagen und Burgen, die Rheinpfalz vor Kaub sonnten sich im warmen Morgenlicht, an den Hängen experimentierten Wald- und Weinlaub mit geschmackvollen Herbstfarben. Auf kleinen Felsinseln im Fluß breiteten die Kormorane ihr metallisch glänzendes Gefieder. Bojen wippten gemächlich entlang der Fahrrinne. Die Schiffsreisenden hielten ihre Tablets in Kopfhöhe, auf zahlreichen Displays setzte sich die Landschaft in persönlich gewählten Ausschnitten neu zusammen. Die groben, mehrsprachigen Informationshäppchen aus dem Bordlautsprecher erinnerten daran, dass diese genuin-zaubrische Umgebung im Allgemeinen zum Synthetikum verklärt, zum Multimedia-Mythosraum geronnen ist.”

Stan Lafleur: Rhein-Meditation, Edition 12 Farben, rhein wörtlich, Köln 2014/2015
112 Seiten, 13,5 x 20 cm, Klappenbroschur, 12 Euro
ISBN 978-3-943182-09-5

Die Rhein-Meditation läßt sich über das Kontaktformular bei rhein wörtlich oder über den Buchhandel bestellen.

Die Lebensmüden im Eller Süden (In Eller dichtet man schneller)

Düsseldorf hat mich depressiv gemacht. In Berlin war alles anders, das Leben fand direkt vor der eigenen Haustür statt. In Düsseldorf ist dagegen rein gar nichts los. Hier muß man Monate warten, bevor eine interessante Veranstaltung stattfindet. Sehr lange Monate, dunkle Monate sogar im Sommer, in denen man kulturell unterfüttert ist. In dieser Zeit kann man froh sein, wenn man zuhause über eine ungelesene Bibliothek verfügt, um sich die Langeweile auf hohem Niveau zu vertreiben. Und abends geht man des öfteren ins Kino, der Spaziergang dorthin kann dann als Sport verbucht werden. Wer weder gern Filme schaut noch sich für Literatur begeistert, geschweige denn Sport betreiben möchte, hat trotzdem die Möglichkeit, sich von der Tristesse abzulenken, indem er die grüne Achse für Ausflüge nutzt und den Fröschen beim Quaken lauscht, oder indem er sich irgendwo in ein Café in der Altstadt oder am Rheinufer platziert und die Touristen dabei beobachtet, wie sie sich ihre Langeweile mit Fotografieren von Sehenswürdigkeiten vertreiben. Das Fotografieren hat dabei einen doppelten Vorteil: man ist nicht nur mit der Aktion selber beschäftigt, sondern hat für zuhause gleich vorgesorgt. Das Sortieren und Vorführen der Fotos im virtuellen sozialen Freundeskreis sorgt für ein wenig Aufregung. Mit dem Beantworten von Likes und Kommentaren vergehen schon wieder ein paar trostlose Tage. Und dann gibt es ja auch noch die Sonntage, an denen man in einen Gottesdienst gehen kann. Notfalls auch jeden Sonntag in eine andere Kirche, um möglichst viel Abwechslung beim Zählen der Mosaikfenster zu erreichen. Der Besuch eines Schwimmbads mit Sauna wie zum Beispiel die Münstertherme kann unter der Woche das Schlimmste verhindern. Die Symptome der Depression können recht gut kontrolliert werden. Wenn gar nichts mehr geht, schnappt man sich einen Kugelschreiber und ein herumliegendes Blatt Papier (Klopapier, Bierdeckel und Servietten sind selbstverständlich auch gut geeignet) und dichtet drauf los! Also das Dichten hat bei mir immer ganz gut funktioniert. Es unterdrückt nicht nur die Sinnlosigkeitsanfälle und Selbstmordgedanken sondern ermöglicht auch neue ekstatische Erkenntnisse über das LEBEN, die einem normalerweise verborgen bleiben. Da reihen sich Buchstaben und Wörter und ganze Sätze so aneinander, daß man auf wirklich andere Gedanken kommt. Bestenfalls wird aus dem geistigen Höhenflug ein Geniestreich, der die gesamte bisherige Literatur auf den Kopf stellt. Dann ist man natürlich auch nach der Vollendung noch mit dem Gedicht beschäftigt. Mit Korrekturfahnen für Zeitschriften und Bücher, mit Vortragsreisen und Lesungen in Literaturhäusern und Buchhandlungen. Wenn das Gedicht in einer überregionalen Tageszeitung erscheinen sollte, hat man noch zusätzlich mit Leserkommentaren zu kämpfen. Es können dann Jahre vergehen, bevor man das nächste Gedicht gegen die Langeweile schreiben muß. Wenn man natürlich in Eller wohnt, sieht die Situation schon ganz anders aus. Hier bleiben Geniestreiche schlicht unbemerkt. Niemand braucht hier sowas wie Literatur, hier fährt die Straßenbahn ganz ordentlich über die Gumbertstraße zum Gertrudisplatz, das ist literarisch, da braucht es keinerlei poetologische Erläuterungen, um den normalen Alltag mit Geist aufzublasen. In Eller ist alles poetisch. Das ganze Lebensgefühl ist literarisch. Das Wasserschloß und der Ponyhof runden das Bild von der Idylle noch ab. Es gibt in Eller weder Künstler noch Schriftsteller, aber genauso viele Arbeitslose wie in Neukölln. Während die Neuköllner Arbeitslosen der Kreativszene angehören und dadurch rund um die Uhr mit Kreativität beschäftigt werden, handelt es sich bei den Elleraner Arbeitslosen um echte, authentische Arbeitslose. Sie sitzen schon mittags in ihrer Stammkneipe und haben mit Kreativität nichts am Hut. Wenn die Straßenbahn auf der Gumbertstraße vorbeifährt, zünden sie eine Zigarette an und öffnen das nächste Bier. Aber warum ich das alles erzähle: die Düsseldorfer Depression erreicht in Eller nicht nur ihren absoluten Höhepunkt sondern hier herrscht auch die nötige Ruhe für mystische Selbsterfahrungen. Nichts lenkt einen ab. Wer seine Erleuchtung noch nicht gefunden hat, sollte unbedingt nach Eller umziehen. Eller ist eigentlich ein gewaltiger Tempel. Oase der Besinnlichkeit. Unter den Arbeitslosen befinden sich mittlerweise schon massig spirituelle Lehrer, heimliche Gurus und einige frühvollendete Meister. Sie sitzen in ihren Verstecken und meditieren den ganzen Tag. Deshalb sind die Bürgersteige in Eller meist hochgeklappt. Auf der einzigen asphaltierten Straße des Bezirks strömt der Berufsverkehr jeden Tag in das Stadtzentrum hinein und wieder aus dem Stadtzentrum hinaus. Alle Autos müssen durch Eller, nur anhalten tut keiner. In Eller ist einfach nichts los. Wer hier wohnt, ist dem Himmel sehr nahe. Auf dem Feldweg zum Wasserschloß hat man den Überblick von einem Horizont zum anderen. Fast wie im Bergischen Land. Aber das ist ein anderes Thema. Der Feldweg heißt Monckartzhofweg, aber ist nicht namentlich auf google map verzeichnet. Ich habe ein Beweisfoto mit dem Straßenschild hochgeladen, aber das hat nichts geholfen. Der Feldweg ist also ein ultimativer Geheimtip. Hier habe ich einige schöne Gedichte im Gehen geschrieben. Gedichte, die niemand hier braucht und die niemand vermisst. In Berlin hätte ich all diese Gedichte schon längst irgendwo publiziert (zum Beispiel in der floppy myriapoda) und auf diversen Lesebühnen lautstark vorgetragen. Aber in Düsseldorf – nein, von moderner Literatur hat man hier noch nichts gehört. Hier liest man Heinrich Heine und Heidi Klum. Oder besucht einen Poetry Slam, um die Epigonen von Heine und Heidi live anzuhören. Wer wirklich überhaupt keine Lust auf Literatur hat, ist bei Poetry Slams genau richtig. Hier herrscht der spätpubertäre Klamauk. Eine Stadt wie Düsseldorf braucht Poetry Slams, damit die junge Generation nicht noch depressiver wird. Unterhaltung ist alles, vom Catwalk zur Comedy und zurück. Wer einen Job hat, flaniert in der Freizeit über die Kö. Und wer keinen hat, schreibt eben Gedichte auf Feldwegen. In Eller. In Eller dichtet man schneller.

(Ein Gastbeitrag über Wirkweisen Düsseldorfs, verfaßt von Tom de Toys am 10. und 11.5.2015. rheinsein dankt!)

In weißen Schiffen

paff_gedicht

In Bacharach, einem frei erfunden wirkenden Städtchen, das den Inbegriff des Mittelrheingedankens (eine gnadenlose Mischung aus Römer-, Mittelalter- und Romantiknachlässen, Weinbau und Tourismus) vorzustellen scheint, ist Lyrik im kopfsteingepflasterten Straßenbild omnipräsent. Gasthäuser und Weingüter, fast ausschließlich Fachwerkbauten, zieren einfach gereimte Sinnsprüche und Vierzeiler à la “Der Wein, der Wein ist Goldes wert / Er lindert alle Schmerzen / Er macht die Dummen oft gelehrt / Und bessert böse Herzen”. Dichterworte Goethes, Schillers, Brentanos und anderer Romantiker finden sich auf Tafeln und Plakaten, hin und wieder verirren sich auch Verse von Zeitgenossen zwischen diejenigen der längst begrabenen und kanonisierten Dichter. So stießen wir an Bacharachs Uferpromenade auf ein Gedicht von Friedrich G. Paff, der rheinsein bereits als Gastbeiträger mit Ansichten des Mittelrheins beehrte – und auch in der Schulgasse sind, ein wenig versteckt, Zeilen Paffs “fürs Rabegretsche” angebracht. In den Parkanlagen des Rheinufers befindet sich ein “Platz der Poesie”, an dem Victor Hugo mit Heinrich Heine und Clemens Brentano, alle drei in lustigen Tiergestalten, zecht – eine Bronze von Liesel Metten. Schließlich fand sich in einer kaum frequentierten dunklen Gasse ein Schaufenster, das komplett mit einem kunterbunt-süßlichen “Manifest für die Poesie” aus Versen und kleinskulpturalen Fantasiegebilden ausgestattet war, dessen Urheber uns durch die Lappen gerutscht ist.

Der Rabbi von Bacherach

Unterhalb des Rheingaus, wo die Ufer des Stromes ihre lachende Miene verlieren, Berg und Felsen, mit ihren abenteuerlichen Burgruinen, sich trotziger gebärden, und eine wildere, ernstere Herrlichkeit emporsteigt, dort liegt, wie eine schaurige Sage der Vorzeit, die finstre, uralte Stadt Bacherach. Nicht immer waren so morsch und verfallen diese Mauern mit ihren zahnlosen Zinnen und blinden Warttürmchen, in deren Luken der Wind pfeift und die Spatzen nisten; in diesen armselig häßlichen Lehmgassen, die man durch das zerrissene Tor erblickt, herrschte nicht immer jene öde Stille, die nur dann und wann unterbrochen wird von schreienden Kindern, keifenden Weibern und brüllenden Kühen. Diese Mauern waren einst stolz und stark, und in diesen Gassen bewegte sich frisches, freies Leben, Macht und Pracht, Lust und Leid, viel Liebe und viel Haß. Bacherach gehörte einst zu jenen Munizipien, welche von den Römern während ihrer Herrschaft am Rhein gegründet worden, und die Einwohner, obgleich die folgenden Zeiten sehr stürmisch und obgleich sie späterhin unter Hohenstaufischer, und zuletzt unter Wittelsbacher Oberherrschaft gerieten, wußten dennoch, nach dem Beispiel andrer rheinischen Städte, ein ziemlich freies Gemeinwesen zu erhalten. Dieses bestand aus einer Verbindung einzelner Körperschaften, wovon die der patrizischen Altbürger und die der Zünfte, welche sich wieder nach ihren verschiedenen Gewerken unterabteilten, beiderseitig nach der Alleinmacht rangen: so daß sie sämtlich nach außen, zu Schutz und Trutz gegen den nachbarlichen Raubadel, fest verbunden standen, nach innen aber, wegen streitender Interessen, in beständiger Spaltung verharrten; und daher unter ihnen wenig Zusammenleben, viel Mißtrauen, oft sogar tätliche Ausbrüche der Leidenschaft. Der herrschaftliche Vogt saß auf der hohen Burg Sareck, und wie sein Falke schoß er herab wenn man ihn rief und auch manchmal ungerufen. Die Geistlichkeit herrschte im Dunkeln durch die Verdunkelung des Geistes. Eine am meisten vereinzelte, ohnmächtige und vom Bürgerrechte allmählig verdrängte Körperschaft war die kleine Judengemeinde, die schon zur Römerzeit in Bacherach sich niedergelassen und späterhin, während der großen Judenverfolgung, ganze Scharen flüchtiger Glaubensbrüder in sich aufgenommen hatte.

Die große Judenverfolgung begann mit den Kreuzzügen und wütete am grimmigsten um die Mitte des vierzehnten Jahrhunderts, am Ende der großen Pest, die, wie jedes andre öffentliche Unglück, durch die Juden entstanden sein sollte, indem man behauptete, sie hätten den Zorn Gottes herabgeflucht und mit Hülfe der Aussätzigen die Brunnen vergiftet. Der gereizte Pöbel, besonders die Horden der Flagellanten, halbnackte Männer und Weiber, die zur Buße sich selbst geißelnd und ein tolles Marienlied singend, die Rheingegend und das übrige Süddeutschland durchzogen, ermordeten damals viele tausend Juden, oder marterten sie, oder tauften sie gewaltsam. Eine andre Beschuldigung, die ihnen schon in früherer Zeit, das ganze Mittelalter hindurch bis Anfang des vorigen Jahrhunderts, viel Blut und Angst kostete, das war das läppische, in Chroniken und Legenden bis zum Ekel oft wiederholte Märchen: daß die Juden geweihte Hostien stählen, die sie mit Messern durchstächen bis das Blut herausfließe, und daß sie an ihrem Paschafeste Christenkinder schlachteten, um das Blut derselben bei ihrem nächtlichen Gottesdienste zu gebrauchen. Die Juden, hinlänglich verhaßt wegen ihres Glaubens, ihres Reichtums, und ihrer Schuldbücher, waren an jenem Festtage ganz in den Händen ihrer Feinde, die ihr Verderben nur gar zu leicht bewirken konnten, wenn sie das Gerücht eines solchen Kindermords verbreiteten, vielleicht gar einen blutigen Kinderleichnam in das verfemte Haus eines Juden heimlich hineinschwärzten, und dort nächtlich die betende Judenfamilie überfielen; wo alsdann gemordet, geplündert und getauft wurde, und große Wunder geschahen durch das vorgefundne tote Kind, welches die Kirche am Ende gar kanonisierte. Sankt Werner ist ein solcher Heiliger, und ihm zu Ehren ward zu Oberwesel jene prächtige Abtei gestiftet, die jetzt am Rhein eine der schönsten Ruinen bildet, und mit der gotischen Herrlichkeit ihrer langen spitzbögigen Fenster, stolz emporschießender Pfeiler und Steinschnitzeleien uns so sehr entzückt, wenn wir an einem heitergrünen Sommertage vorbeifahren und ihren Ursprung nicht kennen. Zu Ehren dieses Heiligen wurden am Rhein noch drei andre große Kirchen errichtet, und unzählige Juden getötet oder mißhandelt. Dies geschah im Jahr 1287, und auch zu Bacherach, wo eine von diesen Sankt-Wernerskirchen gebaut wurde, erging damals über die Juden viel Drangsal und Elend. Doch zwei Jahrhunderte seitdem blieben sie verschont von solchen Anfällen der Volkswut, obgleich sie noch immer hinlänglich angefeindet und bedroht wurden. (…)

(aus Heinrich Heine: Der Rabbi von Bacherach, 1840)

Kleines Volk

In einem Pißpott kam er geschwommen,
Hochzeitlich geputzt, hinab den Rhein.
Und als er nach Rotterdam gekommen,
Da sprach er: “Juffräuken, willst du mich frein?

Ich führe dich, geliebte Schöne,
Nach meinem Schloß, ins Brautgemach;
Die Wände sind eitel Hobelspäne,
Aus Häckerling besteht das Dach.

Da ist es so puppenniedlich und nette,
Da lebst du wie eine Königin!
Die Schale der Walnuß ist unser Bette,
Von Spinnweb sind die Laken drin.

Ameiseneier, gebraten in Butter,
Essen wir täglich, auch Würmchengemüs,
Und später erb ich von meiner Frau Mutter
Drei Nonnenfürzchen, die schmecken so süß.

Ich habe Speck, ich habe Schwarten,
Ich habe Fingerhüte voll Wein,
Auch wächst eine Rübe in meinem Garten,
Du wirst wahrhaftig glücklich sein!”

Das war ein Locken und ein Werben!
Wohl seufzte die Braut: ach Gott! ach Gott!
Sie war wehmütig, wie zum Sterben –
Doch endlich stieg sie hinab in den Pott.

Sind Christenleute oder Mäuse
Die Helden des Lieds? Ich weiß es nicht mehr.
Im Beverland hört ich die schnurrige Weise,
Es sind nun dreißig Jahre her.

(Heinrich Heine)

De Rijn: een tochtje naar de hoofdstad

Amsterdam, waterrijke stad, deels gebouwd op hout uit het Schwarzwald, is rijkelijk voorzien van bruggen. Maar de stad met de meeste bruggen van Europa ligt aan de rivier waarover dat hout naar hier kwam: de Rijn.
Bruggen kun je opvatten als metafoor: voor de rol van mythen, geschiedenis, cultuur, als constructies van menselijke betekenissen, terwijl het stuk natuur zijn gang gaat. Daarom houd ik hier aan de hand van een paar Rijnbruggen, begeleid door eigen foto’s, een vertelling over de Rijn als mythe in het heden, vervlochten met politiek en toerisme, voort stromend naar de toekomst.

Toegegeven, voor het meest mythische deel van de Rijn is dat niet de meest geëigende aanpak: tussen Mainz en Koblenz heb je er, afgezien van de bijbehorende stadsbruggen, helemaal geen. Maar dat betekent niet, dat dat oord van zwelgende romantiek, tussen zijn steile bergwanden met wijngaarden, probleemloos op zijn plek ligt. Het valt niet op, als je er doorheen treint. Er zijn echter steeds meer mensen die het helemaal niet fijn vinden, dat jij dat doet; die er niet van genieten, dat er vierentwintig uur per dag doorheen wordt getreind, niet alleen door mensen, maar vooral ook door goederen. De Betuwelijn draagt in ernstige mate bij aan de inmiddels continue overlast in het dal van de Mittelrhein, waar het geluid zo heerlijk hangen blijft. Menigeen in die smalle stadjes hoopt diep in zijn hart, dat de schone maagd op de Loreley de treinmachinisten dermate betovert, dat die stomweg oplossen in de woeste baren van het brede water. Of, variërend op Heine’s Loreley-gedicht, waarbij het minstens goed is om te weten, dat ‘Schaffner’ het Duitse woord voor ‘conducteur’ is:

Ich glaube, die Wellen verschlingen
Am Ende Schaffner und Bahn;
Und das hat mit ihrem Singen
Die Lore-Ley getan.

Daar gaat het niet van komen. Zo kun je slechts actie voeren – en dat gebeurt, onophoudelijk, maar met weinig kans op succes: de Rijn als oord van voort tuffende scheepvaart is voor de snelle wereld te langzaam. Het leidt tot de bittere ironie, dat het als ecologisch meest verantwoord beschouwde vervoersmiddel, de trein, die oude plaatselijke idylle van samenleven tussen mens en natuur almaar verder ondergraaft. En de mensen kunnen niet weg: zij raken hun huis aan de spoorbielzen niet kwijt. Ze zitten gevangen in een idylle, die je enkel toeristen toewenst. Maar ook die hebben, met al die herrie op de hotelkamer, er steeds minder trek in.

Ze tijgen misschien noordelijker, zoals wij, naar zes, welbeschouwd: zeven, bruggen, in drie staten van voltooiing. We treffen als eerste een bouwwerk dat heel wat van die treinen naar het Rijndal ziet passeren.
Tegelijkertijd werpt zijn naam een gestrenge schaduw over het imago van het Rijnland als oord van gemoedelijkheid en lossere levensstijl: de Keulse Hohenzollernbrücke.
De naam verwijst naar die ene dynastie die het keurvorstendom Brandenburg opstootte in de vaart der volkeren, om dan als koninkrijk Pruisen vanaf 1871 de Duitse keizer te leveren. De eerste van hen, Willem I, ziet u links te paard.
De oude vrije rijksstad Keulen, in 1815 na een Frans intermezzo toegevallen aan Pruisen, werd rap tot vesting omgebouwd, vanuit de gedachte dat het Rijnland ‘de eerste beschermingswal voor de Duitse vrijheid en onafhankelijkheid’ vormde. Dat kreeg eens te meer vorm, zodra de Hohenzollern de keizerstroon bekleedden, en Duitsland, onder rijkskanselier Bismarck, voor het eerst in de geschiedenis tot een staatkundige eenheid werd omgesmeed. Het was de tijd waarin het lied ‘Die Wacht am Rhein’ hoogtij vierde, met zijn roemruchte regel ‘Lieb Vaterland, magst ruhig sein’. Het bolwerk Keulen moest in hoge mate tot die zielenrust bijdragen. En om juist daar de grootsheid van de Duitse cultuur te beklemtonen, werd eindelijk die enorme, onvoltooide gotische kerk afgebouwd, de welbekende Dom, pal aan brug en Hauptbahnhof gelegen.
De komst der Pruisen bracht Keulen een gestrengere mentaliteit dan men er gewoon was. De al sinds jaar en dag bestaande uitlaatklep, geheten carnaval, greep eens te meer om zich heen, aanvankelijk via het uitdagend dragen van Franse uniforms. De Pruisen deden alles om het carnaval te reguleren, maar de bijbehorende vrijheidszin liet zich niet zomaar beteugelen: ze waaierde uit over het Rijnland. Diezelfde wieg van het Rijnlandse carnaval groeide na de Tweede Wereldoorlog uit tot een van de meest liberale steden van Duitsland, zeker ook op cultureel gebied. Al heeft Keulen op dat punt door de opkomst van Berlijn aan betekenis ingeboet, de statusverandering van militair bolwerk naar levendig oord van samenkomst uit zich tegenwoordig minstens nog aan de Hohenzollernbrücke. De hekken tussen spoor en fietsgedeelte worden opgesierd door vrijelijk op te hangen liefdessloten: fietssloten, waarmee paartjes hun verbondenheid uitdrukken.

Zulke staalharde gevoelswarmte geldt in Keulen niet per se voor die andere stad in het Rijnland, waarvan de twee voornaamste, identieke, Rijnbruggen tegenwoordig heel Noordrijn-Westfalen representeren, door hun dagelijks verschijnen in het decor van het WDR-nieuwsmagazine Aktuelle Stunde. Een ervan ziet u hier, gefotografeerd vanonder de ander:
03_rijnbruggende Rheinkniebrücke van Düsseldorf, de Verbotene Stadt, zoals Keulen en Düsseldorf elkaar noemen. Dat gekibbel vindt zijn oorsprong in een van de verkeersknooppunten te Düsseldorf: de Worringer Platz. Worringen was een vlek ter plekke van het plein, waar in 1288 een boerenleger onder graaf Adolf von Berg de Keulse bisschop versloeg, met als resultaat dat het nabije gehucht aan het beekje de Düssel stadsrechten verwierf. Sindsdien is het nooit meer goed gekomen tussen het aloude Keulen en het omhooggevallen dorp, dat bovendien pas rond 1700 wat voor te stellen begon: keurvorst Johann Wilhelm II von Jülich-Berg, op zijn Düsseldorfs Jan-Wellem, legde toen de grondslag voor het moderne Düsseldorf, zowel economisch als cultureel. Ook het voornaamste stadspark, de Hofgarten, is aan hem te danken. Het legde de basis voor de negentiende-eeuwse uitbouw als ‘Gartenstadt’, terwijl de stad ook anderszins zijn vleugels uitsloeg, op een wijze die zich de huidige bezoeker niet eens kan voorstellen.
Die weerklinkt ook niet direct in het ene stuk muziek, dat Keulen en Düsseldorf met elkaar verbindt: de Derde Symfonie van Robert Schumann, bijgenaamd de Rheinische. Schumann schreef zijn stuk in 1851, juist aangesteld als stedelijk muziekdirecteur te Düsseldorf. Inspiratiebron vormde de op dat moment nog niet voltooide Dom van Keulen. De daaraan ontleende sfeer van goedmoedige levensvreugde, ondanks de duistere momenten uit het derde en vierde deel, verleende de symfonie zijn bijnaam. Maar al snel werd Düsseldorf ook de stad van duistere momenten, van vierentwintiguurs-arbeid, met name in de staalindustrie. Ze zijn nagenoeg allemaal weg, maar ooit stond Düsseldorf vol met fabrieken, en daar werkten mensen uit allerlei streken, tegen karig loon, in weinig florissante behuizing. Waar Düsseldorf van de ene kant de stad was van de burgerij, het hogere kader, de fabrieksdirecties, de culturele sector, was ze van de andere kant ook sterk proletarisch. Nog altijd bestaat die scheidslijn: het noorden is het deel met de meeste toeristische aandacht, het deel van de Rijnpromenade met zijn terrassen en Lufthansa-reclamevlaggen, met de moderne architectuur van de Medienhafen, met de Altstadt, die zich op de borst klopt de langste kroegtoog ter wereld te zijn, met zijn musea en galeries en zijn altijd wat sjieke gemoedelijkheid, alsook de ietwat prijzige Königsallee.
Het zuiden is gemiddeld armer: het begint pal achter Hauptbahnhof, met de wijk Oberbilk. Ga van het welgestelde Oberkassel, aan de overkant van de Rijn, naar Oberbilk, en je hoeft maar naar de gevels te kijken om het verschil te zien. Het oude communistische en anarchistische bolwerk Oberbilk, oord van de bloedig neergeslagen Spartacus-opstand van 1919, dan gepaaid met volkstuinen en een centrale drankenkiosk, maakte later mee, dat de geallieerde bommenwerpers de fabrieken spaarden, de huizen echter aan flarden schoten. In de jaren nadien was het ach zo gemoedelijk Rheinische stadsbestuur uitermate laks met de wederopbouw van die wijk vol minder prestigieuze vreemdelingen. Pas de laatste jaren wordt de schade ingehaald, al zal het moderne gerechtsgebouw op de plek van de als laatste buiten werking gestelde staalfabriek niet meteen het gevleugelde gezegde van oude Oberbilkers tenietdoen: ‘In Düsseldorf war ich schon lange nicht mehr.’

Dertig kilometer noordelijk is het probleem van uitgewiste industrie nog wat radicaler: in Duisburg, de stad met de meeste bruggen van Europa, een goede 700. Een ervan is kapot, maar dat komt niet door de Tweede Wereldoorlog.
04_rijnbruggen Het oude bruggenhoofd, met zijn burchtachtige uitstraling, werd pas echt toonbeeld van vooruitgang, toen het van zijn spoorbrug werd ontdaan, die vanaf 1873 de huidige wijken Rheinhausen en Hochfeld met elkaar verbond. In Rheinhausen, ginds aan de linkeroever, stichtte ietwat later de familie Krupp het Hüttenwerk Rheinhausen, binnen de kortste keren het grootste hoogovens-complex van Europa, gelijk opgaand met de razende ontwikkeling van Duisburg als geheel. Al snel voldeed de brug niet meer, waarop ze in 1927 werd vervangen door die ernaast, al is dit de derde versie, in 1949 aaneengelast op basis van restanten van de eersteling, zelf in 1945 opgeblazen door de zich terugtrekkende Duitse troepen. Het provisorische karakter ontgaat je niet, als je het bijbehorende fietspad neemt. Reis je er dan met de trein overheen, ben je er wat minder gerust op.
Al geldt die slechte staat voor een op de zeven Duitse bruggen, ze tekent ook Duisburg. Lang was die grootste binnenhaven van Europa op het kruispunt van Rijn en Ruhr, een moloch van zware arbeid. Het Rheinische van de goedmoedige levensvreugde ging vooral op in ‘Maloche’, het Duitse woord dat treffend de vermoeienis van zijn betekenis uitdrukt: keihard ploeteren. Dat gold voor duizenden mensen uit verre streken, die soms met zijn vijven één bed moesten delen. En dat harde werken bleef maar doorgaan, ook na de verregaande destructie tijdens de Tweede Wereldoorlog en de wederopbouw: bij een extreem lage werkloosheid moesten steeds meer arbeiders van buiten worden aangesleept, primair vanuit Turkije.
Vanaf de jaren 1970 verloor de staalindustrie echter stilaan de concurrentie met opkomende Aziatische machten. Zo werd Rheinhausen in 1987 uitvalsbasis van een van de grootste arbeidersopstanden uit de geschiedenis, uit protest tegen de sluiting van de hoogovens. Die uiterste solidarisering tussen arbeiders van verschillende herkomst mocht niet baten: het Hüttenwerk ging ten einde. Nu rest enkel nog het oude receptiegebouw, ergens tussen containerterminals.
Duisburg is die teloorgang nog altijd niet te boven, ondanks alle pogingen tot ‘Strukturwandel.’ Waar ooit het bevolkingsaantal enkel steeg, loopt het nu drastisch terug: wijken vervallen, steeds minder belastinggeld stroomt binnen bij een stad die steeds verder rood staat. Tal van projecten om Duisburg te laten aansluiten op het Rijnland als oord van het goede leven, mislukken, al kan niets op tegen het debacle van de Love Parade met zijn eenentwintig doden in 2010, toen nieuw Rijnlands elan belangrijker was dan levensvatbaarheid.
In Duisburg is minstens één sector wel succesvol: de rosse buurt, de grootste van Europa. Een van de belangrijkste pandjesbazen daar is – vanwege Rheinhausen, waar die rosse buurt niet is – dit jaar in het nieuws geweest. Hij bezit daar een appartementencomplex uit de jaren 1960: niet meer tiptop, maar voor Roemeense, en zeker voor Bulgaarse Roma, een oord van ongekende luxe. Die nieuwe bewoners waren een tijdlang echter nog niet gewend aan vuilnisophaal – niet zo handig in Duitsland. De omwonenden niet blij met de rotzooi, demonstraties volgden, de pandjesbaas werd uitgemaakt voor uitbuiter (maar de vraag was enorm, het aanbod beperkt; had hij veertig mensen voor bodemprijzen in één appartement gestald, was het ook niet goed geweest), extreemrechts bemoeide zich ermee, waarop linkse activisten lukraak buurtbewoners in elkaar mepten.
Toen een groep bewoners het voor de nieuwe buren opnam, leek de Rheinische gedachte van de smeltkroes van culturen, gepaard aan de herinnering aan bittere tijden, dan toch de overhand te krijgen. Maar de sociaaldemocratische burgemeester en de politiewoordvoerder moesten zo nodig zeggen, dat ze die EU-burgers weg wilden hebben. Het rood-rood-groene stadsbestuur hielp nog een handje mee door de kwestie te reduceren tot een aangelegenheid van de politie, terwijl die vooral de nieuwelingen op criminele activiteiten had onderzocht: naar bleek, ten onrechte. De stigmatiserende law and order-variant van het Rijnlandse model, de sociaaldemocratische idee van overheidsinzet tot rechtvaardige maatschappelijke samenhang, kreeg zijn logische vervolg: nergens in Noordrijn-Westfalen verwierven bij de recente Bondsdagverkiezingen de drie extreemrechtse partijen zoveel aanhang. Die voelden zich afgelopen weekend voldoende gesterkt voor een nog veel uitgesprokener racistische demonstratie, toegejuicht door mensen uit de buurt. In een andere wijk werd de afgelopen dagen zelfs een huis met vier Roma-families in brand gestoken. De buurt schaarde zich echter meteen rond de slachtoffers.
Misschien biedt het oude bruggenhoofd in zijn nieuwe functie toch iets van hoop: aan zijn overkant is een uitgebreid observatiecomplex ingericht, inclusief speeltuin. Zodat men over de burchtachtige mentaliteit goed Rijnlands lachen kan.

Ook in het noordelijker Wesel moet je autoriteiten niet te serieus nemen:
05_rijnbruggenhet gevaarlijke spoorlijntje op de voorgrond, deel van de Rijnpromenade, leidt naar buiten bedrijf genomen industrie. De spoorbrug aan de overkant heeft evenzeer haar beste tijd gehad. Ze werd, evenals de brug te Duisburg, in 1945 door de Duitse troepen opgeblazen. Hier kwam het nooit tot eerherstel: de kosten wogen niet op tegen de te verwachten opbrengst. Gezien de geschiedenis was dat verstandig. Al vanaf haar ingebruikname in 1874 was ze een financieel blok aan het been. Ze maakte deel uit van een project om Hamburg met Parijs te verbinden, met Venlo als scharnier. Maar de aanleg van deze meest geavanceerde brug van haar tijd, was zo kostbaar dat van meet af aan een toeslag moest worden berekend, terwijl de streek tussen Wesel en Venlo niet draagkrachtig genoeg was.
Dat gebied aan de overzijde heet de Niederrhein: een wonderschone, maar onzekere streek, want niemand weet waar zij precies haar grenzen heeft. Vast staat, dat de streken rond Kleve en Geldern er deel van uitmaken, maar daar is alles mee gezegd. Volgens de een behoort Mönchengladbach in het zuiden er wel bij, volgens de ander niet, wat ook weer geldt voor het noordelijke Wesel. De onzekerheid wordt versterkt door de historische positie van de streek, als meest Nederlands stukje Duitsland, tot diep in de achttiende eeuw zelfs ‘Niederlande’ genoemd. De wisselwerking tussen oost en west zwakte pas af onder Bismarck, minstens door diens bestrijding van het plaatselijke dialect, een mengelmoes van Nederlands, Limburgs en Duits.
Het gevoel van uitzondering binnen Duitsland zit echter dieper. Vijf eeuwen lang hadden de Romeinen in hun belangrijke nederzetting Ulpa Traiana, dichtbij het huidige Xanten, hun eigen ‘Wacht am Rhein’ tegen de Germanen. Maar dat Ulpa Traiana nooit de positie van Keulen bereikte, hangt samen met de reden, waarom de Niederrheiners zich eerder negatief met de Rijn identificeren. In hun streek konden zich, even afgezien van het zuidelijke Moers, nooit havensteden ontwikkelen, vanwege de fluctuerende loop van het water. Dit lot trof Ulpa Traiana in de derde eeuw na Christus: de haven verzandde, toen de rivier een nieuwe bedding vond.
Zo identificeert zich de traditionele Niederrheiner eerder met de eigen directe omgeving dan met de Niederrhein als geheel, anders dan in menige andere Duitse streek het geval. Die onzekere identiteit raakt inmiddels wat nader omschreven, door de opkomst van het toerisme, wat tot grotere regionale trots leidt. En niet voor niets: de Niederrhein nodigt alleen al uit tot prachtige fietstochten. Maar dat toerisme geldt meer de oude stadjes met hun rijke geschiedenis dan het water; meer de weidse uiterwaarden en de dijken dan de Rijn zelf; meer een riviertje als de Niers dan de grote Rijn; meer het landschap met zijn lommerrijke, kronkelende openheid dan het schaduwloze kronkelen van de Rijn. Al met al is de Niederrhein de streek waar de Rijn als mislukte grensrivier het minste bestaat; waar de mythe langs de mensen afglijdt.

Het was allemaal heel anders gelopen, als de rivier er zo bij gelegen had.
Ja, dit is Rijnwater, maar niet de Rijn bij Arnhem. Het bruggetje waarvan hier de eerste taludsporen verschijnen, wordt aangelegd over het zogeheten Meertje, het stroompje, dat parallel aan de grote oude Nijmeegse Waalbrug is gelegen. Het is niet minder dan een brug van nieuw elan, rechtstreeks samenhangend met het elegante bouwwerk dat twee kilometer stroomafwaarts nu bijna voltooid is.
Met zijn tweeën maken ze deel uit van een project dat Nijmegen tot stad van de toekomst moet maken.
Wie in Nijmegen woont, hoeft maar naar de Waalkade te gaan om overweldigd te raken door de kracht van het water, zoals het zich onder de oude Waalbrug door slingert: een schouwspel van ootmoed en ontzag, daar waar de rivier voor een stuk relatief smal is. Door klimaatverandering dreigt zich dat natuurgeweld tot ongekende proporties te kunnen ontwikkelen. Zo wordt inmiddels gewerkt aan een project, waarbij een ontlastende nevengeul gegraven wordt, er aldus een eiland ontstaat. Tegelijkertijd moeten nevengeul en eiland het toerisme bevorderen.
De grote brug is binnen dat project bestemd om de verkeersstromen vanuit het nieuwe, grotendeels al voltooide Nijmegen-noord soepeler te laten verlopen. Maar wie serieus bedacht is op ecologische consequenties, zou er juist voor moeten zorgen dat in de eigen contreien vooral extra landbouwgrond beschikbaar komt, zodat we heel wat minder voedsel vanuit verder gelegen streken moeten laten aanrukken. In plaats daarvan is Nijmegen nu voorzien van een flink Vinex-complex, waar het even kan duren voor je bij het winkelcentrum belandt.
Het eerdere bruggetje moet het de toerist op zijn beurt makkelijker maken om direct vanaf de Waalkade langs de boorden van de Waal te wandelen. Anders zou hij, in de Vierdaagse-stad Nijmegen, een hele kilometer moeten omlopen. In de uiterwaarden komen dan nog heel wat meer plastic flessen terecht. En mede vanwege diezelfde hoop op toerisme komt ook almaar dichterbij de dag, waarop in het Valkhof-park, met zijn weidse uitzicht, een imitatie-donjon zal verrijzen, die in zijn magere up moet herinneren aan de immense burcht die er ooit stond, zinnebeeld van Rijnlandse grootsheid.
Om het bijbehorende optimisme te beklemtonen, heeft men op de spoorbrug een Nescio-citaat gepoot. Logisch zou zijn: ‘‘Op een zomermorgen om half vijf, toen de zon prachtig opkwam, is hij van de Waalbrug gestapt.’’ Dat kun je een toerist niet aandoen. Zo staat er nu: ‘Zij staarde in de Waal. Mooi hè? Toen leunde ze haar bovenlijf uit ‘t raampje en keek naar Nijmegen, dat daar lag op de heuvels aan de rivier, zoo on-Hollandsch, zwak romantisch, […].’ Et cetera, maar die romantiek staat wat haaks op het rondom gerealiseerde inzicht, dat klimaatverandering de grootsheid van de Rijn tot een gevaar kan maken. Immers: als het IPCC gelijk heeft met de voorspelling, dat we in het slechtste geval in het jaar 2100 een temperatuurstijging van 4,80 C tegemoet kunnen zien, dan leven sommige kinderen van nu tegen die tijd in een wereld zonder besneeuwde Alpentoppen. In de winter komt al hun regenwater vrolijk deze kant op; in de zomer is er misschien nauwelijks water. De Nijmeegse pleziervaart zou een heel seizoensgebonden onderneming kunnen worden; de Rijn als constante stroom eens te meer een mythe.
Wat ook kan, is dat de recente, nauwelijks besproken waarschuwing van verzekeringsgigant Swiss Re bewaarheid wordt, en wel, dat in het jaar 2100 de Randstad onder water staat. Dan biedt onze oude Middeleeuwse hoofdstad Nijmegen vanuit zijn hippe donjon uitzicht over de Baai van Arnhem, en is de benedenstroomse Rijn voorgoed een mythe, samen met de Betuwelijn.

(Ein Gastbeitrag von Lucas Hüsgen. rheinsein dankt! Mehr über den niederländischen Autor und Übersetzer gibt es auf seiner Homepage. Dort zu finden ist auch der hier präsentierte Text, erweitert um einige Anmerkungen zum Schicksal der Roma in Duisburg.)

Aachen, von Heine für die Nachwelt entdeckt

Natürlich fuhren wir zuerst nach Aachen – ein unbekannter Ort, der kürzlich erst durch Heinrich Heine entdeckt und in dem unvergleichlichen “Wintermärchen” nach Verdienst besungen wurde. Die Schönheiten Aachens sind erst durch Heine recht ans Licht gekommen, man hatte früher nur eine dunkle Ahnung davon, man wußte nur, daß Karl der Große, seliger, dort verstorben und vergraben sei, daß die Bauern der Umgegend alle sieben Jahre zu der Ausstellung des heiligen Hemdes und die Bonner Studenten jeden Sonntag zu dem grünen Tische der Redoute wallfahrteten; die Bauern – um mit reuigem Herzen, mit verzückten Augen und gebeugten Knien vor dem antiken Leinwandfetzen ihre Andacht zu verrichten und von Not und Fegefeuer erlöst zu werden; die Studenten – um im Schmuck der goldenen Locken lächelnd an den grünen Altar der Croupiers zu treten und – wenn auch nicht den unsterblichen Hekatomben, doch ihrem Visavis die Fülle der Zehngroschenstücke opfernd – erst recht in Not und Fegefeuer hineinzugeraten. Das war eigentlich alles, was jedem Kinde der Provinz von Aachen bekannt war. Aber jetzt? Man kennt jeden Lieutenant auf der Straße, man kennt den Adler über dem Posthause, man weiß genau, womit sich die Hunde, die armen, langweiligen Hunde, in Aachen beschäftigen und amüsieren.
Kurz, man kennt die winzigsten Kleinigkeiten, und wenn der ehrwürdigen Stadt jemals etwas Menschliches begegnete, wenn sie einmal unterginge durch Pestilenz, Brand, Hunger oder durch ein ähnliches Unglück, da wird man nur Heines “Wintermärchen” aufzuschlagen haben, um den Feuer- oder Lebensversicherungsgesellschaften die beste Anleitung zu geben, in welcher Weise sie das Zerstörte zu ersetzen haben, sei es an Häusern, Menschen oder Vieh.
Aachen ist wirklich eine liebenswürdige Stadt – alle drei Jahre einen Tag lang ist Aachen das Nonplusultra des Schönen und Interessanten. Da kommt irgendein großer Meister von Berlin, von Wien oder sonst woher und dirigiert das Musikfest; da kommt die schwedische Nachtigall und trilliert und flötet viel schöner als alle die kleinen Brüder und Schwestern im Gebüsch des Louis-Berges; da kommt das Kölner Quartett, da kommen die Liedertäfler, die Gesangvereine, die Barden-Gesellschaften, die Arion-Kränzchen, und da kommen all die lustigen Lerchen, Wachteln, Buchfinken, Kanarien- und Paradiesvögel, welche vereinzelt die Welt mit ihrem Gesange erfreuen, so daß bald in dem alten, grauen Aachen ein Trillern und Musizieren beginnt, als hätte sich, ähnlich der Sage des Siebengebirges, wo sich auf das Wort des zornigen Priors alle Nachtigallen der Abtei Heisterbach einst aus ihren Nestern erhoben, um jenseit der Berge in einem einzigen, kleinen Wäldchen zusammenzukommen und vereint ihr Konzert zu beginnen – so auch dann in Aachen die ganze musikalische Welt der Heimat wie auf den Befehl eines Zauberers eingestellt. Und ich bin fest davon überzeugt: wenn es nicht gar zu anstößig wäre, die heilige Cäcilie schwebte an einem solchen Tage gern vom Himmel nieder und setzte sich für drei Taler preußisch Kurant in das Parterre des Aachener Komödienhauses. Denn so etwas hört man nicht alle Tage. Ob Aachen außer diesem einen Tage alle drei Jahre, außer diesem Tag der Musik der Nachtigallenkehlen und der Kontrabässe noch viele Reize aufzuweisen hat, konnte ich nie in Erfahrung bringen. Ich erkundigte mich oft danach bei einem alten Brüsseler Gelehrten, natürlich einem deutschen, der zweimal jährlich von Brüssel nach Aachen reist, um sich auf dem Büchel drei lange deutsche Pfeifen zu kaufen. Er wußte mir nie etwas zu erzählen; er versicherte mir aber stets, die Aachener Pfeifen seien vortrefflich.

(Georg Weerth, Skizzen aus dem sozialen und politischen Leben der Briten)

Rhein vs Mekong vs Menam

Im Vergleich zum Mekong oder Menam mit ihren quälend braunen Fluten wirkt unser Rhein, der deutsche, wunderbar klar, wenn ihm auch ein gewisser, teils volksgeschichtlich bedingter Braunstich innewohnt, von dem er sich kaum jemals reinwaschen wird – obschon ein Fluß sich zeitlich in ganz anderen Dimension selbst erfaßt, als der Mensch ihn bei bestem Mühen greifen kann. Im Vergleich zum Mekong oder Menam wirkt der Rhein zugleich lächerlich schmal und zahm, trotz Binger Loch und Loreley-Fels, und die Schubverbände auf seinem Rücken ziemlich winzig im Gegensatz zu den fast vollständig unter der Wasserhaut dümpelnden asiatischen Großverbänden, die zumindest dem Laien bedeuten, sie könnten jeden Augenblick absaufen. Der Rhein, die deutsche Lebensader, viel besungen und heute immerhin noch Synonym für einerseits original fröhliche Urständ, andererseits Schwartenkitsch und Blendromantik, wirkt jedenfalls im Vergleich zu seinen asiatischen Brüdern mehr wie so ein Würstchen – und die sind bei uns meist vom Schwein, dem edlen Wappentier der deutschen Metzgerzunft. So sinniere ich vor mich hin, während ich meine einmaligen Schritte (auch Heine lief hier lang, auch Goethe) als bedeutsame Zeichen in den Ufersand setze, das isotrope Lachen der Steine im Ohr, die meinen Anstalten höhnen, Raum und Zeit im Geiste zu einen; eine Aufgabe, von der sie meinen, sie sei alleine ihnen vorbehalten, auf dem Flußgrund, als dumpfes Geröll, oder eben als geschliffener Auswurf, in tausend Grautönen, als höflicher Kiesel, den Farben des Himmels angepaßt wie er über unserem Lande waltet, dem schönen, mit seinen Kraftwerken und Schweinepferchen: Die Kraftwerke, die den Himmel färben und die Mastbetriebe, die die gute Wurst herstellen – und zwischen Himmel und Wurst bewegen wir uns durch die Tage, starren, bettelnd um Bewußtsein, auf den überforderten Fluß, der uns dennoch beruhigt, weil er so elegant, so hoffnungsfroh, so trostspendend den Zyklus der Zellalterung umschreibt, wir hocken am Fluß und unsre Bedeutung fließt davon, küttste hück nit, küttste morje, Laoten, Thais und Vietnamesen mögen gewaltigere Ströme ihre Lehrmeister nennen, aber ob sie deshalb tiefere Weisheiten als der Kölner schürfen konnten, ist bis heute, zumindest am Rhein, unerforscht.

(Ein Gastbeitrag von Gerhard Preißner. rheinsein dankt!)

Der Düsseldorfer Kartoffelkönig

Hiraga Tomomi, ein verirrte japanische Touristin, die wir vor einigen Jahren bei Remagen kennenlernten, erzählte rheinsein vom bedeutenden Düsseldorfer Brauch des „potato king“, des Kartoffelkönigs. Die Geschichte der Hiraga Tomomi ging etwa wie folgt: „An einer Hauswand in Düsseldorf ist eine riesige bekrönte Kartoffel mit Gesicht (der Kartoffelkönig) angebracht. Der Kartoffelkönig symbolisiert eine im Grunde völlig ordinäre Kartoffel, die jedoch vor langer Zeit den schon hoffnungslos verlorenen Düsseldorfern in einer Schlacht auf wundersame Weise den Sieg gebracht hat. Seither wird sie von den Düsseldorfern als Kartoffelkönig verehrt. Mehr noch: die gekrönte Kartoffel muß immer in Richtung der bei der Schlacht unterlegenen Stadt schauen und an jedem Jahrestag des Sieges wird die Position der Kartoffel vom Bürgermeister Düsseldorfs eigenhändig nach vorgeschriebenem Ritus justiert. Denn wenn der Kartoffelkönig nicht mehr wacht, wird Düsseldorf untergehen.“ Wir ließen Hiraga Tomomi nicht merken, daß ihre schöne kleine Brauchtumsanekdote wohl vor allem in Japan kursieren dürfte und in Düsseldorf selbst noch wenig bis keinen Bekanntheitsgrad besitzt. Es hatte eine geraume Weile gedauert, bis wir die Erzählungen der jungen Dame über den „Kartoffelkönig“ recht zweifelsfrei dem gleichnamigen langjährigen Kartoffelpuffer-Imbiß auf der Bolkerstraße in der Düsseldorfer Altstadt zuordnen konnten, einer heutigen, insbesondere bei Touristen beliebten Partymeile, in der einst, “zufällig” wie er einmal schrieb, Heinrich Heine (der in Japan vielleicht bekannteste aller deutschen Dichter) geboren wurde. Diese Imbißbude hatte als Werbemaßnahme tatsächlich eine überdimensionale Kartoffel an ihrer Fassade montiert. Erwähnte Schlacht läßt sich mit hoher Sicherheit als die Schlacht bei Worringen (1288 n. Chr.), einem in Düsseldorf gern rund um die Uhr zitierten geschichtlichen Ereignis einordnen, die unterlegenen Angreifer als Einwohner Kölns. (Welche sich im übrigen ebenfalls als Sieger der Schlacht bei Worringen empfinden, diese aber weit seltener zitieren, was an anderer Stelle einmal genauer aufgedröselt werden soll.) Der Kartoffelkönig auf der Bolkerstraße existiert heute nicht mehr. Konkrete Auswirkungen seines Verschwindens auf die Existenz Düsseldorfs gibt es bisher keine. Wie es Hiraga Tomomi ergehen würde, kehrte sie nochmals nach Düsseldorf zurück, um den Kartoffelkönig aufzusuchen, von dem sie voller Freude, sogar mit Anflügen von Stolz erzählt hatte? Vermutlich würde sie ihren Augen nicht trauen, von einer Ortsverwechslung ausgehen und sich schnurstracks auf die Suche machen, ähnlich wie in Mündungsnähe der Ahr südlich Remagens, wo wir uns kennenlernten, indem wir der sympathischen Dame den Weg zum Drachenfels, den sie verpaßt haben mußte, erklärten und darüber ein wenig ins Plaudern verfielen.