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	<title>rheinsein &#187; Ganges</title>
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	<description>stan lafleur schlafwandelt durch die rheinische sferiferie</description>
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		<title>Verlaine anbetrachts der nächtlichen Seine in Paris und einiger weiterer ihm in den Sinn kommender Gewässer</title>
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		<pubDate>Wed, 13 Jul 2011 10:09:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stan Lafleur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Nocturne parisien
À Edmond Lepelletier
Roule, roule ton flot indolent, morne Seine. &#8211;
Sous tes ponts qu`environne une vapeur malsaine
Bien des corps ont passé, morts, horribles, pourris,
Dont les âmes avaient pour meurtrier Paris.
Mais tu n`en traînes pas, en tes ondes glacées,
Autant que ton aspect m`inspire de pensées
Le Tibre a sur ses bords des ruines qui font
Monter le voyageur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Nocturne parisien</p>
<p>À Edmond Lepelletier</p>
<p>Roule, roule ton flot indolent, morne Seine. &#8211;<br />
Sous tes ponts qu`environne une vapeur malsaine<br />
Bien des corps ont passé, morts, horribles, pourris,<br />
Dont les âmes avaient pour meurtrier Paris.<br />
Mais tu n`en traînes pas, en tes ondes glacées,<br />
Autant que ton aspect m`inspire de pensées</p>
<p>Le Tibre a sur ses bords des ruines qui font<br />
Monter le voyageur vers un passé profond,<br />
Et qui, de lierre noir et de lichen couvertes,<br />
Apparaissent, tas gris, parmi les herbes vertes.<br />
Le gai Guadalquivir rit aux blonds orangers<br />
Et reflète, les soirs, des boléros légers.<br />
Le Pactole a son or, le Bosphore a sa rive<br />
Où vient faire son kief l`odalisque lascive.<br />
Le Rhin est un burgrave, et c`est un troubadour<br />
Que le Lignon, et c`est un ruffian que l`Adour.<br />
Le Nil, au bruit plaintif de ses eaux endormies,<br />
Berce de rêves doux le sommeil des momies.<br />
Le grand Meschascébé, fier de ses joncs sacrés,<br />
Charrie augustement ses îlots mordorés,<br />
Et soudain, beau d`éclairs, de fracas et de fastes,<br />
Splendidement s`écroule en Niagaras vastes.</p>
<p>L`Eurotas, où l`essaim des cygnes familiers<br />
Mêle sa grâce blanche au vert mat des lauriers,<br />
Sous son ciel clair que raie un vol de gypaète,<br />
Rhythmique et caressant, chante ainsi qu`un poète.<br />
Enfin, Ganga, parmi les hauts palmiers tremblants<br />
Et les rouges padmas, marche à pas fiers et lents<br />
En appareil royal, tandis qu`au loin la foule<br />
Le long des temples va hurlant, vivante houle,<br />
Au claquement massif des cymbales de bois,<br />
Et qu`accroupi, filant ses notes de hautbois,<br />
Du saut de l`antilope agile attendant l`heure,<br />
Le tigre jaune au dos rayé s`étire et pleure.</p>
<p>&#8211; Toi, Seine, tu n`as rien. Deux quais, et voilà tout,<br />
Deux quais crasseux, semés de l`un à l`autre bout<br />
D`affreux bouquins moisis et d`une foule insigne<br />
Qui fait dans l`eau des ronds et qui pêche à la ligne<br />
Oui, mais quand vient le soir, raréfiant enfin<br />
Les passants alourdis de sommeil ou de faim,<br />
Et que le couchant met au ciel des taches rouges,<br />
Qu`il fait bon aux rêveurs descendre de leurs bouges<br />
Et, s`accoudant au pont de la Cité, devant<br />
Notre-Dame, songer, cœur et cheveux au vent!<br />
Les nuages, chassés par la brise nocturne,<br />
Courent, cuivreux et roux, dans l`azur taciturne.<br />
Sur la tête d un roi du portail, le soleil,<br />
Au moment de mourir, pose un baiser vermeil.<br />
L`hirondelle s`enfuit à l`approche de l`ombre,<br />
Et l`on voit voleter la chauve-souris sombre.<br />
Tout bruit s`apaise autour. À peine un vague son<br />
Dit que la ville est là qui chante sa chanson,<br />
Qui lèche ses tyrans et qui mord ses victimes;<br />
Et c&#8217;est l`aube des vols, des amours et des crimes.</p>
<p>&#8211; Puis, tout à coup, ainsi qu`un ténor effaré<br />
Lançant dans l`air bruni son cri désespéré,<br />
Son cri qui se lamente et se prolonge, et crie,<br />
Éclate en quelque coin l`orgue de Barbarie:<br />
Il brame un de ces airs, romances ou polkas,<br />
Qu`enfants nous tapotions sur nos harmonicas<br />
Et qui font, lents ou vifs, réjouissants ou tristes,<br />
Vibrer l`âme aux proscrits, aux femmes, aux artistes.<br />
C`est écorché, c`est faux, c`est horrible, c`est dur,<br />
Et donnerait la fièvre à Rossini, pour sûr;<br />
Ces rires sont traînés, ces plaintes sont hachées ;<br />
Sur une clef de sol impossible juchées,<br />
Les notes ont un rhume et les do sont des la,<br />
Mais qu`importe! l`on pleure en entendant cela!<br />
Mais l`esprit, transporté dans le pays des rêves,<br />
Sent à ces vieux accords couler en lui des sèves;<br />
La pitié monte au cœur et les larmes aux yeux,<br />
Et l`on voudrait pouvoir goûter la paix des cieux,<br />
Et dans une harmonie étrange et fantastique<br />
Qui tient de la musique et tient de la plastique,<br />
L`âme, les inondant de lumière et de chant,<br />
Mêle les sons de l`orgue aux rayons du couchant!</p>
<p>&#8211; Et puis l&#8217;orgue s`éloigne, et puis c&#8217;est le silence,<br />
Et la nuit terne arrive, et Vénus se balance<br />
Sur une molle nue au fond des cieux obscurs;<br />
On allume les becs de gaz le long des murs,<br />
Et l`astre et les flambeaux font des zigzags fantasques<br />
Dans le fleuve plus noir que le velours des masques;<br />
Et le contemplateur sur le haut garde-fou<br />
Par l`air et par les ans rouillé comme un vieux sou<br />
Se penche, en proie aux vents néfastes de l`abîme.<br />
Pensée, espoir serein, ambition sublime,<br />
Tout, jusqu`au souvenir, tout s`envole, tout fuit,<br />
Et l`on est seul avec Paris, l`Onde et la Nuit!</p>
<p>&#8211; Sinistre trinité! De l`ombre dures portes!<br />
Mané-Thécel-Pharès des illusions mortes!<br />
Vous êtes toutes trois, ô Goules de malheur,<br />
Si terribles, que l`Homme, ivre de la douleur<br />
Que lui font en perçant sa chair vos doigts de spectre,<br />
L`Homme, espèce d`Oreste à qui manque une Électre,<br />
Sous la fatalité de votre regard creux<br />
Ne peut rien et va droit au précipice affreux;<br />
Et vous êtes aussi toutes trois si jalouses<br />
De tuer et d`offrir au grand Ver des épouses<br />
Qu`on ne sait que choisir entre vos trois horreurs,<br />
Et si l`on craindrait moins périr par les terreurs<br />
Des Ténèbres que sous l`Eau sourde, l`Eau profonde,<br />
Ou dans tes bras fardés, Paris, reine du monde!</p>
<p>&#8211; Et tu coules toujours, Seine, et, tout en rampant,<br />
Tu traînes dans Paris ton cours de vieux serpent,<br />
De vieux serpent boueux, emportant vers tes havres<br />
Tes cargaisons de bois, de houille et de cadavres!</p>
<p>(aus: Paul Verlaine &#8211; Poèmes saturniens, 1866)</p>
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		<title>Der Rhein als Migrant</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Nov 2009 12:12:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stan Lafleur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#8220;Flüsse des Lebens&#8221; lautet der deutsche Titel einer britischen Dokumentarserie, die mit Yangtse, Ganges, Mississippi, Amazonas, Nil und Rhein einige der wichtigsten Kulturflüsse abhandelt. Bildführung und Textkommentar erinnern an BBC-Dokus: fantastische Aufnahmen treffen auf sensationalistische Grundierung, unterbrochen von ruhigeren Interviewpassagen, in denen ein Feuerwehrmann, ein Fischer, ein Binnenschifferpaar, ein Dichter, ein Meeresbiologe, ein Winzer, eine [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&#8220;Flüsse des Lebens&#8221; lautet der deutsche Titel einer britischen Dokumentarserie, die mit Yangtse, Ganges, Mississippi, Amazonas, Nil und Rhein einige der wichtigsten Kulturflüsse abhandelt. Bildführung und Textkommentar erinnern an BBC-Dokus: fantastische Aufnahmen treffen auf sensationalistische Grundierung, unterbrochen von ruhigeren Interviewpassagen, in denen ein Feuerwehrmann, ein Fischer, ein Binnenschifferpaar, ein Dichter, ein Meeresbiologe, ein Winzer, eine Loft-Kreative und ein Bergbauernpaar Auskünfte zu ihrem Leben am Fluß erteilen. Die 55 Minuten Rheinreigen scheinen bisweilen einer postmodernen Wagner-Inszenierung nachempfunden, beginnen mit einem Potpourri, das die wildesten Bilder aus 1320 Kilometern Rhein scheinbar willkürlich gegeneinander schneidet, auf die der Film im weiteren Verlauf bildlogisch rekurriert. Im Rotterdamer Hafen lauert Gefahr, die 300.000 Arbeiter dort, ja die ganze Stadt, erklärt der Sprecher, säßen auf einer allzeit entzündlichen Bombe: jeder zweite einlaufende Frachter birgt Gefahrgut, während die Wasserqualität im Hafengebiet den Aal- und Lachsfang zuläßt. (Der Rhein galt einst als größter Lachsfanggrund der Welt.) In großen Sprüngen nähert sich der Film den Alpen, bedient sich flott verschnittener Flußmosaiken „künstlerischer“ Aufnahmen: ausrangierte Hochöfen, Hafenbecken aus der Luft bei Duisburg erinnern an die Becher-Schule. Kleine Japaner posen unterm riesigen Kaiser Wilhelm-Denkmal am Deutschen Eck. In Ludwigshafen kommt Hasan Özdemir zu Wort, der türkischstämmige Ortspoet faßt den Rhein als Dauermigranten auf und die Deutschen als Ausländer im eigenen Land, dessen Veränderungen sie nicht begreifen. In zwei Minuten ist die Geschichte des Elsaß verhandelt: als eine komplizierte. Vollends apokalyptisch wird’s in Hinterrhein, jenem ersten düsteren Dörfli am gleichnamigen Lauf, dessen Stuben zumindest in der Kameraperspektive tatsächlich so aussehen, wie man sichs beim Queren der zwonhalb mistbelegten Straßen vorstellt. Die Sage vom Entstehen des Rheinwaldhorngletschers an einer zuvor Paradies genannten Stelle impliziert natürlich das Element seines eigenen Untergangs, der ganze Landschaften mit sich reißen wird: in hundert Jahren (bereits, so die Botschaft), wenn der Gletscher abgetaut sein wird, versiegt auch der Rhein, und die Bosheit, zumindest Unachtsamkeit des Menschen trägt daran Schuld. Ein christliches Ende mit Schrecken und Hoffnung und der gewaltigen Macht bewegter, mit Text und Musik untermalter Bilder. </p>
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		<title>Rhein vs Ganges</title>
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		<pubDate>Sun, 07 Jun 2009 14:58:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stan Lafleur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Eine Menge rheinischer Gedanken machte sich zeitlebens der (rheinische) Germanist, Sagensammler und Dichter Karl Simrock &#8211; wie zb die folgenden in der Einleitung zu seinem Buch &#8220;Das malerische und romantische Deutschland. Der Rhein&#8221; in der Mitte des 19. Jahrhunderts: &#8220;Den Namen Rhein (hrên, Rhenus) führte der Strom schon, ehe deutsche Völker seine Ufer in Besitz [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Eine Menge rheinischer Gedanken machte sich zeitlebens der (rheinische) Germanist, Sagensammler und Dichter Karl Simrock &#8211; wie zb die folgenden in der Einleitung zu seinem Buch &#8220;Das malerische und romantische Deutschland. Der Rhein&#8221; in der Mitte des 19. Jahrhunderts: &#8220;Den Namen Rhein (hrên, Rhenus) führte der Strom schon, ehe deutsche Völker seine Ufer in Besitz nahmen. Es hat so wenig gelingen wollen, ihn aus dem gleichlautenden deutschen Wort (rein) als aus einem griechischen, welches fließen bedeutet, abzuleiten. Mag aber sein Name in seiner ältesten Form keltisch sein, der Strom selbst ist seit fast zwei Jahrtausenden deutsch wie seine Anwohner, die mit den Kelten selbst auch jenes keltische &#8220;hrên&#8221; verdrängten und durch eine ähnliche klingende appellative Flußbenennung ersetzten. Uns hieß also der Rhein der Fluß überhaupt, gleichsam der Fluß aller Flüsse. Und von jeher war dieser Name ein süßer Klang in einem deutschen Ohr. Wie oft und gern flochten die Minnesänger ihr sehnsüchtiges &#8220;alumbe den rîn&#8221; ihren schönsten Liedern ein, zuweilen ohne weiteren Grund, nur des lieben Namens willen. (&#8230;) Ja, der Rhein ist uns ein heiliger Strom, und seine Ufer sind die wahre Heimat der Deutschen, der ehrwürdige Herd aller deutschen Kultur. Was dem Inder der Ganges, das ist dem Deutschen der Rhein. Religion, Recht, Kunst und Sitte haben sich von ihm aus über die Gaue unseres Vaterlands verbreitet. Dies allein gibt uns ein Licht über die geheimnisvolle Wirkung seines Namens. (&#8230;) Nach der indischen Legende, die wir durch Goethe kennen, schöpft die reine, schöne Frau des Brahmanen täglich aus dem heiligen Ganges ohne Krug und Eimer, weil sich dem seligen Herzen, den frommen Händen die bewegte Welle zu kristallener Kugel gestaltet. Aber nur solange sie rein bleibt: sobald der leichteste Schatten auf sie fällt, nur ein verwirrendes Gefühl die heilige Ruhe ihres Busens trübt, rinnt ihr das Wasser durch die Finger nieder. Auf ganz übereinstimmenden Begriffen beruht die schöne Sage von der heiligen Ritza zu Koblenz, die trockenen Fußes über den Strom ging, der sie aber gleich zu tragen weigerte, als ein Zweifel die Heiterkeit ihres gläubigen Bewußtseins störte. Beide Überlieferungen setzen die Heiligkeit des Flusses voraus. (&#8230;)&#8221;</p>
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