Au lieu de les mettre en prison, on les a mis en Alsace…

Après avoir traversé le Rhin à Kehl, en dépit de nos lettres de recommandation et de nos beaux cachets rouges, nous avons dû passer par de longues et coûteuses formalités douanières. Absolument libre, en Allemagne, la circulation automobile subit en Alsace des règlements vexatoires, qui ont pour résultat de gêner beaucoup le commerce alsacien. Les hôteliers, les marchands, et surtout les propriétaires de ces luxueux garages installés dans les villes, supplient le gouvernement de rapporter des mesures qui les ruinent, en éloignant, de plus en plus, les automobilistes de ces régions admirables, hier encore très fréquentées pour la joie et au bénéfice de tout le monde. Mais le gouvernement reste sourd à ces doléances. Il a encore de la défiance, une sorte de rancune sourde contre ce pays.

Je n’avais pas revu Strasbourg depuis 1876. Faut-il dire que je ne l’ai pas reconnue ? À l’exception du quartier de la cathédrale, et de ce vieux quartier si pittoresque, qu’on appelle la petite France, rien d’autrefois n’est resté. Et encore, ces derniers vestiges, où nous nous retrouvons, vont bientôt disparaître. La pioche y est déjà. Aujourd’hui Strasbourg est une ville magnifique, spacieuse, et toute neuve, la ville des belles maisons blanches et des balcons fleuris. Nous n’en avons pas une pareille en France. Les larges voies des nouveaux quartiers, luisantes comme des parquets suisses, les universités monumentales, tous ces palais élevés à l’honneur des lettres, des sciences, et des armes aussi, par lesquels l’Allemagne s’est enfoncée jusqu’au plus profond du vieux sol français, ces jardins merveilleux, ce commerce actif qui, partout, s’épanouit en banques énormes, en boutiques luxueuses, et cette armée formidable qui veille sur tout cela, doivent faire réfléchir bien douloureusement ceux qui gardent encore, au cœur, d’impossibles espérances. Ah ! je plains le pauvre Kléber qui assiste, sur sa place, impuissant et en bronze, au développement continu d’une cité à qui il a suffi d’infuser du sang allemand pour qu’elle acquît aussitôt cette force et cette splendeur. Telle fut, au moins, ma première impression.

Je n’ai pas la prétention, en traversant une ville, de juger de sa mentalité. Un voyageur est dupe de tant d’apparences ! Et tant de choses lui échappent !… Mais j’ai longuement causé avec un Alsacien très intelligent, qui ne se paie pas de mots. Il m’a dit :

— Strasbourg est complètement germanisée… Quelques familles bourgeoises résistent encore. Mais leur résistance se borne à ressasser, en français, d’anciens souvenirs, le soir, autour de la lampe… Elles n’ont ni influence, ni crédit. N’oubliez pas, non plus, que le prêtre, en ce pays très catholique, s’est fait tout de suite l’agent le plus ardent, le plus écouté de la conquête définitive. Par intérêt, par politique, le prêtre est devenu profondément, agressivement allemand. Il n’a même pas attendu le dernier chant du coq gaulois, pour renier sa patrie !… Au vrai, il n’y a plus ici que très peu d’Alsaciens, noyés sous un flot d’Allemands qui, après l’annexion, sont venus en Alsace, comme on va aux colonies, prospecter des affaires et chercher fortune. Ce n’est pas la crème de l’Allemagne. Nos fonctionnaires, tous allemands aussi, ne sont pas, non plus, la crème des fonctionnaires. Beaucoup avaient de vilaines histoires, là-bas… Au lieu de les mettre en prison, on les a mis en Alsace… Et ils espèrent se faire pardonner, en affichant un zèle exagéré… Ils sont rigoureux, formalistes, très durs, et nous tiennent sous une tutelle un peu humiliante… Par exemple, nous avons ce qu’il y a de mieux comme armée… Sous ce rapport, on n’a pas lésiné, pas marchandé… vingt mille hommes !… Les meilleurs, les plus solides régiments de tout l’Empire… Oh ! nous n’en sommes pas très fiers… Je dois dire pourtant que les militaires ont beaucoup perdu de leur arrogance, de leur morgue… Les officiers sont affables, se mêlent davantage à la vie générale, vivent en bonne harmonie avec l’élément civil… Beaucoup sont riches et font de la dépense… Et puis, les musiques, qui se prodiguent dans les squares et sur les places, sont excellentes…

Comme je lui parlais de l’énorme développement de la ville :

— Oui !… fit-il assez vaguement… C’est surtout un décor, derrière lequel il y a bien de la misère… pour ne rien exagérer, bien de la gêne. Quoique l’Alsace ait un sol fertile, et qu’elle soit, pour ainsi dire, la seule province agricole de tout l’Empire, nous n’en sommes pas plus riches pour cela. La crise économique, qui frappe les centres industriels de la métropole, nous atteint, nous aussi… Les impôts nous écrasent… La vie est horriblement chère, quarante-cinq pour cent de plus qu’autrefois… Matériellement, nous ne sommes donc pas très heureux… Moralement, politiquement, nous restons, sous l’autorité de l’Allemagne, ce que nous étions sous celle de la France : soumis, passifs, et mécontents… On se trompe beaucoup en France sur la mentalité et la sentimentalité de l’Alsacien. Il n’est pas du tout tel que vous le croyez, tel que le représentent de fausses légendes, et toute une littérature stupidement patriotique… L’Alsacien déteste les Allemands, rien de plus exact… Vous en concluez qu’il adore les Français… Grave erreur ! S’il est vrai que dans l’imagerie populaire et les dictons familiers d’un pays se voie et se lise l’expression de ses sentiments véritables, vous serez fixé tout de suite quand vous saurez, de quelle façon peu galante et pareille, l’Alsacien traite les Allemands et les Français. Il dit des Allemands qu’ils sont des schwein, des porcs ; il appelle les Français, des « welches » !…

Je croyais avoir entendu : des belges. Je lui en fis la remarque.

— Welches… belges…, c’est le même mot, répondit-il. Et croyez que, dans son esprit, ceci n’est pas moins injurieux que cela. Au fond, ça lui est tout à fait indifférent d’être Allemand ou Français… Ce qu’il voudrait, c’est être Alsacien… Ce qu’il rêve ?… Son autonomie… Seulement, saurait-il s’en servir ?… J’ai bien peur que non… Un esprit de discipline traditionnel, atavique, le fait obéir, en rechignant, obéir tout de même, tantôt à la France, tantôt à l’Allemagne… Mais, livré à lui-même, je crains qu’il ne se perde dans toutes sortes de querelles intestines. Je ne crois pas qu’il sache, qu’il puisse se conduire tout seul… Il a besoin qu’on le mène par la bride… Fâché, il devient vite agressif, abondamment injurieux… Si vous connaissiez son patois ?… Oh ! bien plus riche en couleurs que l’argot parisien… Excellent homme, d’ailleurs, qu’il faut aimer, car il a de fortes qualités…

Il sourit, et je pus constater que son sourire n’avait aucune amertume.

— Je vous dis mes craintes… Craintes tout idéales, n’est-ce pas ?… Car l’autonomie de l’Alsace, voilà une question qui n’est pas près de se poser…

Il ajouta :

— Peut-être, de devenir Allemands, y avons-nous gagné un peu de dignité humaine… Tenez, sous l’Empire, Colmar était ignoblement sale, puante, décimée par la fièvre typhoïde. Elle n’avait pas d’eau, et en réclamait, à grands cris, mais vainement, depuis plus de cent ans. Le lendemain même de la conquête, le premier acte du gouvernement allemand a été d’amener, du Honach, d’abondantes sources d’une eau excellente, avec laquelle on a inondé et purifié la ville… Oui, les Allemands nous ont appris la propreté et l’hygiène, ce qui n’est pas négligeable, et l’insouciance de l’avenir, ce qui nous a fait une âme moins sordide et moins âpre. L’Allemand – je ne dis pas le juif allemand – l’Allemand ignore l’économie. Il est – non pas fastueux – car le faste suppose une imagination dans le goût, ou une ostentation dans la personnalité, que l’Allemand n’a pas, – mais très dépensier. Il dépense tout ce qu’il a, et souvent plus que ce qu’il a, au fur et à mesure de ses désirs et de ses caprices, presque toujours enfantins et coûteux. Un détail assez curieux… À Berlin – je dis Berlin, c’est toute l’Allemagne que je pourrais dire – le jour même des vacances, plus de deux cent mille familles quittent la ville… Elles vont s’abattre un peu partout, mais particulièrement en Suisse… Vous avez dû les rencontrer, au bord de tous les lacs, au sommet de toutes les cures d’air… Ces braves gens, un peu naïfs, un peu bruyants, un peu encombrants, emportent avec eux tout l’argent qu’ils ont chez eux… Soyez sûr qu’ils ne rentreront à la maison que lorsqu’ils auront usé jusqu’à leur dernier pfennig… Aussi les universités, les collèges, les pensions, qui connaissent ces mœurs-là, obligent-ils les pères de famille à payer, avant de partir, la future année scolaire de leurs enfants… Sans cela… cette fameuse instruction !…

Il se mit à rire.

— Eh bien, nous devenons, un peu, comme ça…
— En somme ? quoi ? interrogeai-je… vous n’êtes pas trop malheureux, sous le régime allemand ?

Il répondit simplement :

— Mon Dieu !… On vit tout de même… Quand on ne peut pas être soi… d’être ceci, ou bien cela… Turc, Lapon, ou Croate… allez… ça n’a pas une grande importance…
— Et la Lorraine ?
— Ça, c’est une autre histoire… Elle est restée française, jusque dans le tréfonds de l’âme… Sourires ou menaces, rien n’entame ce vieux sentiment, obstiné et profond… comme l’espérance…

(aus Octave Mirbeau: La 628-E8, Bibliothèque Charpentier – Fasquelle, 1907)

Rheinbedingte Ortsverschiebungen

“Damals war der Rhein ziemlich gross, und frass zu Rheinau die Stadt sehr hinweg, und kam so weit dass es den Herren von Honau (denen vor etlichen Jahren ihr Stift zu Honau der Rhein hatte hinweggefressen) damals der Rhein wiederum hinwegfrass, also dass die Häuser und Kirche, alles in den Rhein fiel. Deshalben seien sie gezwungen worden zu weichen. Sie kamen in die Stadt Strassburg, setzten sich zum Alten S. Peter mit Bewilligung des Bischofs, und machten ein Stift daraus; brachten S. Amandus Heiligthum mit ihnen her. S. Michel war ihr Patron, deshalben nannten sie das Stift zu S. Michen und S. Peter, wie es noch heisst. Ist jetzund noch ein Stift; sie essen noch alle im Refectorium. Aber jedermann sagte, es wäre eine Strafe Gottes, dass sie der Rhein also plagte, denn sie nicht also fromm waren, wie ihren alten Vorfahren.”

(Les collectanées de Daniel Specklin, chronique strasbourgeoise du seizième siècle / fragments recueillis par Rodolphe Reuss, Strasbourg 1890)

***

“On connaît la constante variabilité du cours du Rhin, et on peut se faire une idée de changement qu’il a dû subir dans nos parages depuis le quatrième siècle. Il paraît bien avéré que son cours, dans les temps passés, était bien plus rapproché de nos murs. Des restes de vieux lits et d’anciens trous de gravier du Rhin en sont une preuve irréfragable, et l’un de nos quartiers, en face de l’hôpital civil, est encore aujourd’hui désigné par le nom de coin du Rhin (Rhineck), ce qui ne laisse nul doute sur l’ancienne proximité du fleuve. (…) L’inconstance du Rhin est attestée par des évènements très remarquables. Le vieux Brisach était autrefois incontestablement sur la rive gauche du fleuve ; ce fut en 1296 qu’étant extraordinairement gonflé, il se forma un nouveau lit, et Brisach se trouvasur la rive droite. En 1292, des prêtres écossais construisirent un monastère assez considérable près de Rhinau, qu’ils abandonnèrent en 1390, parce que le Rhin, qui, de ces côtés surtout, changeait fréquemment de lit, menaçait d’engloutir leur établissement, ce qui arriva en effet la même année. Depuis cet évènement et long-temps après, lorsque les eaux étaient très-basses, on apercevait des restes du bâtiment. M. Hochstætter, arpenteur à Colmar, en découvrit encore au milieu du Rhin en 1752 ; il en leva même le dessin, qui est rapporté dans un manuscrit de Silbermann. Ce dernier se rendit lui-même sur les lieux en 1766 ; il reconnut qu’alors ces ruines n’étaient plus au milieu du fleuve, mais dans un très-grand rapprochement de la rive droite.“

(Antoine-François-Xavier de Kentzinger, Strasbourg et l’Alsace, ou Choses mémorables des vieux temps, Strasbourg 1824)

Der Donnerstein von Ensisheim (2)

“Weit wichtiger und lehrreicher aber als die seither angeführten Beispiele ist der berühmte Steinfall, der sich am 7. November 1492 zu Ensisheim im Elsaß zutrug. Es fiel daselbst ein keilartig dreieckiger Stein von 260 Pfund nieder, der in der Kirche aufbewahrt wurde; es ist der erste Meteorit, dessen Niederfallen man beobachtete, und von welchem noch jetzt viele Bruchstücke vorhanden sind. Ueber die dabei beobachteten Begebenheiten erhalten wir durch mehrere Urkunden genaue Auskunft. Eine derselben ist die Inschrift auf einer Tafel neben dem Stein und lautet: „A. D. 1492 uff Mittwochen nechst vor Martini den siebenten Tag Novembris geschah ein seltsam Wunderzeichen; denn zwischen der eilften und der zwölfften Stund zu Mittagzeit kam ein großer Donnerklapff und ein lang Getöß, welches man weit und breit hört, und fiel ein Stein von den Lüfften herab bei Ensisheim in ihrem Bann, der wog zweihundert und sechzig Pfund, und war der Klapff anderswo viel größer, dann allhier. Da sahe ihn ein Knab in eim Acker im oberen Feld, so gegen Rhein und Ill zeucht, bei dem Gisgang gelegen, schlagen, der war mit Waitzen gesäet und thet ihm kein Schaden, als daß ein Loch innen würd. Da führten sie ihn hinweg und ward etwa mannich Stück davon geschlagen: das verbot der Landvogt. Also ließ man ihn in die Kirche legen, ihn willens dann zu einem Wunder aufzuhencken und kamen viele Leut allher den Stein zu sehen, auch wurden viel seltsam Reden von dem Stein geredet. Aber die Gelehrten sagten, sie wissen nicht was es wär, denn es wär übernatürlich daß ein solcher Stein sollt von den Lüfften herabschlagen, besonders es wäre ein Wunder Gottes, denn es zuvor nie erhört, gesehen noch geschrieben befunden worden wäre. Da man auch den Stein fand, da lag er bei halb Manns tief in der Erden, welches jedermann dafür hält, daß es Gottes Wille war, daß er gefunden würde. Und hat man den Klapff zu Lucern, zu Pfillingen und sonst an viel Orten so groß gehört, daß die Leut meinten es wären Häuser umgefallen. Darnach uf Montag nach Catharinen gedachten Iahrs, als König Maximilian allhier war, hieß ihre königliche Excellenz den Stein, so jüngst gefallen, ins Schloß tragen, und als man ihn darein brachte, hielt er Excellenz viel Kurzweil mit dem Stein, und da er lange mit den Herren davon redt, sagte er, die von Ensisheim sollten ihn nehmen und in die Kirche heißen aufhencken, auch niemands davon lassen schlagen. Doch nahm er Excellenz zwey Stück davon: das Ein behielt sein Excellenz, das Andere schickte er Herzog Sigmunden von Oesterreich. Und war eine große Sage von dem Stein, also hinck man ihn in den Chor, da er noch henckt. Auch kam eine große Welt den Stein zu sehen.” In einer anderen Inschrift heißt es u. A.:

„Tausend vierhundert neunzig zwei
Hört man allhier ein groß Geschrei
Daß zunächst draußen vor der Stadt
Den siebenten Wintermonat
Ein großer Stein bei hellem Tag
Gefallen mit einem Donnerschlag
An dem Gewicht dritthalb Centner schwer
Von Eisenfarb bringt man ihn her.”

u. s. w. Eine neuere, die beste Inschrift kann als Motto für alle Feuermeteöre dienen und lautet: „De hoc lapide multi multa, omnes aliquid, nemo satis.” In einem Aufruf Kaiser Maximilians d. d. Augsburg 12. Nov. 1503 an alle Unterthanen zu einem Zug wider die Türken werden allerlei Zeichen aufgeführt, durch welche der Himmel die Christenheit heimgesucht und ermahnt habe. Zu diesen gehört auch der Ensisbeimer Stein. Es heißt da: „Anfänglich so hat der Allmächtig Uns als das Obrist Haupt der Christenheit vor etlichen Iahren mit einem harten Stein, ungeverlich zweyer Centner schwehr, der auf einem weiten Feld mit großer Uugestümmigkeit für uns, als wir an unserm Heerzug zu Widerstand der Franzosen mutwillig Fürnemen gewesen sein, gefallen ist; den wir auch in die Kirche in unserer Stadt Insißheim, dabey er sich niedergelassen hat, und da unser Regiment der vordern Lande gehalten wird, haben hencken lassen; ermanet und erfodert daß wir die Christenheit von ihren schweren Sünden und Unordnungen leiten und in ein erkenntliches seliges Leben gegen seine Gnade kehren, und da durch seinen heiligen Glauben mehren, erretten und behalten sollen; hat uns auch das zu einem Exempel, damit wir in demselben also fortfahren, zu der Zeit, als solcher Stein gefallen ist, in unserem Fürnehmen wider die Cron Frankreich Sieg und Glück gegeben” u. s. w.
Noch vielfach finden sich Notizen und Berichte über dieses merkwürdige Ereigniß und geht daraus hervor, daß der Stein bei sonst klarem Himmel aus einer feurigen Wolke unter fürchterlichem Krachen niederfiel, daß er eine dreieckige Form hatte, ursprünglich über 2OO Pfund wog, daß er beim Niederfallen in zwei Stücke zerbrach, und das größte derselben von 171 Pfund an einer Kette in der Kirche zu Ensisheim aufgehängt wurde. Während der Französischen Revolution kam es nach Colmar, viele Stücke wurden davon abgeschlagen, so daß der Rest, welcher sich jetzt wieder an seiner alten Stelle in der Ensisheimer Kirche befindet, nur noch 70 Pfund wiegt. Er ist graubläulich, durch hellere Stellen breccienartig, durch zahlreiche schwarze, glänzende Ablösungsflächen fast schieferig und leicht spaltbar, mit eingesprengten Theilchen von gelblichem Olivin; ferner enthält er etwas Eisenkies und nickelhaltiges Eisen; er ist nicht hart, giebt am Stahl keine Funken und läßt sich leicht zerreiben.”

(Christian Ludwig Otto Buchner, Die Feuermeteore, insbesondere die Meteoriten, historisch und naturwissenschaftlich betrachtet, Gießen 1859)

Presserückschau (Januar 2013)

„Houston am Rhein“ (Kölner Stadt-Anzeiger) oder „Schilda am Rhein“ (Frankfurter Allgemeine Zeitung): die Einschätzungen Kölns klaffen weiterhin auseinander. Langweilig wird es in der Stadt, die auf altem Rheinsand steht, so schnell nicht. Seit Jahren sorgt der U-Bahnausbau in Köln für bundesweite Schlagzeilen, in diesem Monat wieder (siehe unten, 4). Doch au woannerschter am Rhoi isch ebbes los:

1
„Im Herzen Europas, wo der Rhein Frankreich, Deutschland und die Schweiz verbindet, liegt das Upper Rhine Valley. Die Region ist mit über 21.000 qkm fast so groß wie die Toskana. Wie diese lockt sie seit Jahrhunderten Touristen an, die Kunst, Kultur und gutes Essen lieben. Upper Rhine Valley ist eine kompakte, landschaftlich und kulturell enorm vielfältige Region. In den sehens- und liebenswerten Städten Baden-Baden, Basel, Colmar, Freiburg, Karlsruhe, Mulhouse und Strasbourg sowie zahlreichen weiteren Städtchen und Dörfern auf beiden Seiten des Rheintals lassen sich Natur, Kunst und Kultur erleben und das Leben genießen. Und: Die wirtschaftlich prosperierende Region mit rund 6 Millionen Einwohnern ist leicht erreichbar und gut erschlossen. Drei Länder in einem Tag, auch das ist hier leicht machbar.“ (regiotrends.de)

2
Über essentielle Unterschiede zwischen Biber und Mensch im Verhältnis zum Rhein (in Grenzach) schreibt die Badische Zeitung: „Während man bei der Gemeinde darüber nachdenkt, wie man den Rhein als Standortvorteil nutzen, wie der Fluss mehr in den Alltag der Bürger rücken könnte, geht der Biber viel spontaner vor. Die Nagetiere, die sich seit den 90er Jahren wieder am Hochrhein wohlfühlen, sind vor vier Jahren auch in Grenzach angekommen. Statt die Regionalplanung zu bemühen und Bebauungspläne erstellen zu müssen, haben sie sich nur wenige Meter vom Hochrheinwanderweg einen Bau errichtet, dessen Größe auch die Biberexpertin des Regierungspräsidiums beeindruckt.“

3
Infolge der Sperrung der Leverkusener Brücke für den Schwerlastverkehr im vergangenen Dezember ist nun auch die benachbarte Mülheimer Brücke für größere Transportfahrzeuge teilgesperrt, nachdem das Kölner Amt für Brücken und Stadtbahnbau festgestellt hatte, daß der Schwerlastverkehr auf die Nachbarbrücke ausgewichen war, wie der Kölner Stadt-Anzeiger berichtet: „Man müsse (…) jetzt reagieren, um zu vermeiden, dass an der Mülheimer Brücke ähnliche Schäden entstehen wie an der Leverkusener Autobahnbrücke.“

4
Das Zittern des Kölner Domes ist sogar bis hoch in den Norden zu spüren, wo das Ereignis vom Hamburger Abendblatt verbreitet wird: „Eine neue U-Bahn-Verbindung lässt den Kölner Dom erzittern. Deshalb seien Gebäudeschäden zu befürchten, sagte Dompropst Norbert Feldhoff (…). Das historische Gemäuer sei “für derartige Belastungen nicht ausgelegt”. Man könne ein Zittern wahrnehmen und auch ein Rauschen. Es sei unstrittig, dass dies auf den U-Bahn-Verkehr zurückgehe, sagte Feldhoff.“ (Anm. rheinsein: Unser Test im Dominnern fiel, was U-Bahn-induziertes Zittern und Rauschen belangt, negativ aus. Es kann aber gleichwohl spirituell induziertes Zittern und Rauschen auftreten, weniger am Dom, als vielmehr im Schädel des/der Dombesuchenden.)

5
„In Deutschland, China und anderen Industrienationen macht sich der stark angestiegene Verbrauch von Seltenen Erden nun auch verstärkt in der Umwelt bemerkbar. Hochtechnologie-Metalle, die zu den Seltenen Erden gehören, sind zum Beispiel ein wichtiger Bestandteil von Windturbinen und anderer moderner Elektronik; ihr Verbrauch steigt weltweit. Flüsse sind mittlerweile in vielen Ländern auch mit dem in der medizinischen Diagnostik verwendeten Kontrastmittel Gadolinium belastet. Eine neue Studie der Geochemiker Michael Bau und Serkan Kulaksiz zeigt, dass der Rhein darüber hinaus mit Lanthan und seit einigen Monaten auch mit Samarium verschmutzt ist. Der Rhein ist damit von den großen Flüssen der Erde derjenige, der am deutlichsten mit Seltenen Erden kontaminiert ist. Wie die Jacobs-Geochemiker nachweisen konnten, gelangen pro Jahr mehrere Tonnen dieser Hochtechnologie-Metalle mit Industrieabwässern nördlich von Worms ins Flusswasser und werden dann in die Nordsee, aber auch ins Trinkwasser von Rheinanliegern eingetragen.“ (idw-online)

6
„Der Verein Schwanenschutzkomitee Hochrhein ist am Hochrhein und darüber hinaus bis Breisach im Einsatz. (…) Aktuelle Situation: Der Rhein ist derzeit so sauber wie noch nie. Fischbestände und Artenvielfalt werden reduziert. Das Wachstum von Wasserpflanzen, die Nahrungsgrundlage der meisten Wasservögel, geht zurück. Das Schwanenkomitee findet bereits im Herbst abgemagerte Schwäne und Wasservögel, die aufgebaut werden müssen.“ (Südkurier)

Außerdem erinnert die Klever Ausgabe der Rheinischen Post an die Geschehnisse im Januar vor 50 Jahren, als der Rhein von der Loreley bis zur holländischen Grenze „zum Stehen kam“: bei bis zu minus 32 Grad war der Fluß Mitte Januar 1963 zum bisher letzten Mal zugefroren. Auch der Bonner General-Anzeiger ruft das Ereignis mit seiner damaligen Titelschlagzeile wach: „Auf dem Rhein tanzen und flüstern die Schollen“ und die FAZ legt nach: „Glühweinstände mitten auf dem Rhein“.

Presserückschau (Dezember 2012)

Zum Jahreswechsel passend erscheint auf unserem Screen die Frage, ob nicht eigentlich immer wieder dasselbe in der Zeitung stehe? Für die Presserückschau dürfte eine Bejahung dieser Frage bedeuten, daß sie fortzuführen ab einem gewissen Grad an Themenabdeckung überflüssig würde. In der Vergangenheit haben wir tatsächlich den ein oder anderen Zeitungsartikel nur unwesentlich verändert oder ganz identisch zu verschiedenen Zeitpunkten an verschiedenen Stellen vorgefunden. Würden zigtausende Rheinmeldungen aus hundert Jahren überblendet/auf Schnittmengen untersucht, was wären die zentralen/häufigsten Begriffe/Themen? Folgt eine Nachricht der Aktualität nicht nur, sondern nimmt sie die Aktualität auch vorweg, sodaß sie beinahe blind, ihrem konkreten Anlaß weitgehend entkoppelt lanciert werden könnte?

1
“Warum gibt es im Rhein keine Aale mehr?“ fragt die Badische Zeitung und schildert ihre Vorort-Recherchen: „Für Sekunden zuckt der Aal im grünen Netz. Dann schlägt der Schwanz geschmeidig nach hinten aus, der glitschige Fisch landet im aufgewühlten Wasser des Grand Canal d’Alsace bei Kembs. Er trägt einen Sender unter der weißen Bauchhaut. Er ist einer von 50 Akteuren. Französische Forscher wollen herausfinden, warum die Aalbestände in Europa und besonders am Rhein dramatisch zurückgegangen sind. Über die Ursachen wird spekuliert: Wasserkraftanlagen und Stauwehre, Umweltverschmutzung, Pilzkrankheiten oder Überfischung in manchen Flussmündungen? (…) “Gesichert ist, dass es innerhalb weniger Jahre in den 80er-Jahren zu einer Zäsur gekommen ist”, erklärt Sébastien Manné vom Amt für Wasser und Wasserlebensraum, er überwacht das Forschungsprogramm. Die Zahl der Aale ging danach um 95 Prozent zurück.“ Am Niederrhein wiederum wird der Aal fleißig gefangen, jedoch vor seinem Verzehr gewarnt, weil der Fisch zuviele Schadstoffe aus chemischen Altlasten am Rheingrund enthalte.

2
Über ein dreijähriges deutsch-niederländisches Projekt, an dem auch die Hochschule Rhein-Waal beteiligt war und das nun 81 Buchseiten abwirft, schreibt die Rheinische Post. In der Publikation „Genießen im Grünen – Groen genieten in der Region Rhein-Waal“ seien die Vorzüge der wenig bekannten „grünen Insel“ zwischen den Ballungsräumen Rhein-Ruhr und Randstad Holland dargestellt: „Wunderschön wird der Niederrhein in all seinen typischen Facetten dem Leser vor Augen geführt. So sieht man große Heuballen vor der Silhouette der Schwanenburg: „Selbst in Städten wie Kleve ist es am Niederrhein nie allzu weit bis zum nächsten Acker.“ Ein weiteres Kapitel befasst sich mit der Produktion: „Das Ackern liegt dem Niederrheiner im Blut“. Auch Grünkohl, Eier von frei laufenden Hühnern, Weizenanbau, Äpfel mit roten Backen oder Käseerzeugnisse sind Wirtschaftszweige der Zukunft.“

3
„Die Leverkusener Rheinbrücke ist für Fahrzeuge ab 3,5 Tonnen gesperrt worden. Enorme Schäden hätten diese Maßnahme notwendig gemacht, heißt es aus dem Verkehrsministerium. Ob die Mängel überhaupt zu reparieren sind, ist unklar.“ (Kölner Stadt-Anzeiger)

4
„Cette semaine, le projet commun des neuf ports du Rhin Supérieur a été lancé – le «corridor européen multimodal du Rhin Supérieur» devient ainsi une réalité, constituant un maillon central du transport fluvial sur l’axe Rotterdam – Gênes. L’Europe des transports est en train de se constituer et le Rhin Supérieur fait partie des éléments centraux donnant en même temps un exemple d’une coopération tri-nationale réussie“, teilt das euroJournal mit. Dem „multimodalen Korridor“ gehören die Häfen von Straßburg, Colmar, Kehl, Karlsruhe, Ludwigshafen, Mannheim, Basel, Mülhausen und Weil am Rhein an.

5
Von einer halbwegs höllischen Passagierkonzentration auf der Bellriva berichtet die Frankfurter Rundschau: „Auf einem Rhein-Kreuzfahrtschiff vor Wiesbaden sind in der Nacht zum Samstag mindestens 54 Reisende an schwerem Brechdurchfall erkrankt. Weil die Ursache dafür zunächst völlig unklar war, wurde das Hotelschiff unter Quarantäne gestellt – niemand durfte von Bord.“ Als Verursacher wird der Norovirus vermutet, die Feuerwehr sei ihm bereits auf der Spur. Die größte Gefahr beim Norovirus bestünde in Dehydration. (Wahnsinnsidee: Ein Süßwasserschiff voller Dehydrierender, die sich in üblen Schwällen die Seele aus dem Leib treiben. Hieronymus Boschs Visionen als Wirklichkeit vor Wiesbaden.) Ein Fluch scheint auf der Bellriva zu liegen: „Das Schiff war erst im Frühjahr dieses Jahres in die Schlagzeilen geraten, nachdem es bei Karlsruhe von einem Lotsen auf Grund gesetzt und dabei fast versenkt worden war.“

6
Ein Zusammenschluß namens „Trinationale Metropolregion Oberrhein“ betreibt „das touristische Leuchtturmprojekt “Upper Rhine Valley”“, meldet baizer.ch, das Portal des Wirteverbands Basel-Stadt: „Neue Vorhaben, die auch in der Region wirken und dort die Wahrnehmung stärken, sind die Entwicklung und Installation von Schildern, die den Eintritt ins “Upper Rhine Valley” an allen Autobahnen in Deutschland, Frankreich und der Schweiz kennzeichnen, die Entwicklung und Kennzeichnung grenzüberschreitender Ein- und Mehrtagesradtouren sowie die Verbindung der Weinstrassen links und rechts des Rheines zu einer gemeinsamen “Oberrheinweinstrasse”.“

7
Hat das die Loreley getan? Eine Meldung aus der Frankfurter Rundschau: „Ein mit Stahl beladenes Güterschiff ist (…) auf dem Rhein bei Sankt Goar nahe der Loreley auf Grund gelaufen. (…) Ursache der Havarie sei ein Fehler des Schiffsführers gewesen.”

8
„Am 26. März 2013 organisiert das grenzüberschreitende Forschungskonsortium Neuro-Rhine im Plenarsaal des Conseil Régional d’Alsace in Straßburg einen internationalen Kongress für Experten und Praktiker der Neurogenese und der Neuroprotektion“, verkündet rmtmo.eu, das Portal der offenbar anglofilen „Trinationalen Metropolregion Oberrhein“ (siehe 6) bereits jetzt: „Neuro-Rhine ist ein Konsortium von 10 Partnern aus der Trinationalen Metropolregion Oberrhein und Umgebung: Universitätsklinikum Freiburg, SATT CONNECTUS Alsace, Centre National de Recherche Scientifique (CNRS), Région Alsace, Association Neurex Alsace, Universität Basel, Universität des Saarlandes, Land Baden-Württemberg, Land Rheinland-Pfalz.“

Ansonsten jede Menge Berichte zu den Hochwasserständen (“der Rhein ist für die Schifffahrt gesperrt”; “der Rhein darf wieder von Schiffen befahren werden” etc etc), die in ihrer schubartigen Häufung zeitgeraffte Plastiken in unserer Imagination hervorrufen: eine Art holografischer Tischrhein zum Selberbedienen, dessen Vorbild eine Kreuzung aus Modelleisenbahn und Strömungsbecken mit lyrischen Unterständen sein könnte.

Tulla über den Rhein

Der Rhein ist einer der merkwürdigsten Ströme in Europa, wegen seiner Größe, seiner Verbindung mit den Glätschern, und den meisten Seen der Schweiz, seiner Wasserfälle bey Schaffhausen und Laufenburg, der Veränderungen seines Laufs in ältern und neuern Zeiten, der Verschiedenheit seines Gefälles und seiner Geschwindigkeiten, wegen seiner Mündungen in das Meer, und seiner Benutzung zur Flößerey und Schifffahrt.

Der Rhein hat durch seine Geschiebe das Becken des ehemaligen, von Zürich bis Konstanz ausgedehnten Sees von Wallenstadt bis Rheinek, und die Linth von Wesen bis Schmerikon theilweise ausgefüllt, wodurch der ehemalige See in drey Seen, den Bodensee, Wallenstadter und Züricher-See, getheilt wurde.

Vom Bodensee bis Hüningen ist der Spielraum des Rheins größtentheils durch die Gebirge eng begrenzt, und die merkwürdigsten Veränderungen seines Laufes, sind nur die Einschneidungen oder tiefere Bettung, welche Veränderungen durch terrassenförmig übereinander liegende Hochgestade erkannt werden.

So wie der Rhein in das zwischen den Vogesen und dem Schwarzwald liegende Thal tritt, hat derselbe mehr Spielraum, er serpentirt in dem Bett des ehemaligen – nicht problematischen – zwischen dem Schwarzwald und den Vogesen bestandenen Sees, führt jährlich eine große Masse von Kies, Sand und Erde bis zu seinen Ausmündungen in das Meer in Holland, welches Land größtentheils durch den Absatz des Rhein gebildet wurde.

Die Geschichte des Rheinlaufes in den ältern Zeiten liegt bey den Geschichtsschreibern sehr im Dunkeln. Mehr Licht geben die sichtbaren alten Flußbette, die Hochgestade und die alten Inseln.

Nachdem der See sich, durch die allmählig, vielleicht auch plötzlich, entstandene Vertiefung seines Durchflusses, durch die Gebirge zwischen Bingen und Königswinter größtentheils, abgelaufen war, muß das verlassene Bett desselben zwischen den Vogesen und dem Schwarzwald, ziemlich eben gewesen seyn, und jede fortlaufende regelmäßige Vertiefung in dem Seebett, kann nur durch Ausflößung oder Ausschwemmungen, oder endlich durch Ausgrabung und nachherige Ausflößungen entstanden seyn.

Die Breite und die Größe der Krümmungen derartiger Vertiefungen, so wie ihre Vertheilung in mehrere Zweige, lassen immer auf das ehemalige Bestehen eines Flusses, auf seine Größe und seine Geschwindigkeit schließen, wenn gleich diese Vertiefungen nun trockenes Land sind.

Der Rhein theilte sich in den ältern Zeiten oberhalb dem Kaiserstuhl-Gebirge in drey Theile. Der eine ging links in dem jetzigen Gebiet der Ill, der andere längs dem Kaiserstuhl-Gebirge auf der linken Seite, und der dritte rechts dem Kaiserstuhl, längs dem Fuß desselben, zwischen den Vorgebirgen von Riegel und Hecklingen durch.

Man wird den erstern den gallischen Rhein, den zweiten den großen Rhein, oder auch nur Rhein ohne Beinamen, und den dritten den deutschen Rhein, nennen können.

Wegen Mangel an Localkenntnissen kann eine nähere Beschreibung des gallischen Rheins nicht gegeben werden. Die Städte Colmar, Gemar und Schlettstadt dürften auf dem linken Ufer desselben, und Straßburg, welches auf der vorspringenden Spitze des aufgeschwemmten Gebirges erbaut ist, bey der Vereinigung des gallischen Rheins mit dem großen Rhein, stehen.

Wann der gallische in einen Altrhein überging, und ob er noch zur Zeit, als die Römer an den Rheinufern waren, schiffbar war, ist unbekannt.

Der deutsche Rhein floß längs dem Fuße des Schwarzwald-Gebirgs, parallel mit dem großen Rhein, so wie gegenwärtig die Ill, und nahm in seinem Lauf die Flüsse Dreysam, Elz, Schutter, Kinzig, Rench, Murg, Alb, Pfinz und alle die kleinen Flüsse und Bäche des Schwarzwaldes, vielleicht auch den Neckar auf.

Der deutsche Rhein änderte seinen Lauf in einzelnen Distrikten wenig, in andern sehr bedeutend, letzteres zwischen der Kinzig und der Murg, und unterhalb Malsch, wo er in mehrere Arme sich theilte, bis gegen den Neckar. Da wo bedeutende Flüsse aus dem Gebirge treten, wurde sein Lauf durch den Ausschub dieser Flüsse vom Fuße der Gebirge abgetrieben, wie sehr deutlich an der Murg und der Alb zu ersehen ist.

Sein linkes Ufer war nur längs dem Kaiserstuhl mehr als das rechte, sonst aber das rechte Ufer bey weitem mehr, als das linke, bewohnt. Ein Beweis hiefür ergibt sich aus der Thatsache, daß noch gegenwärtig in der Strecke von Schwarzach bis Karlsruhe nur die Orte Sandweiher und Beyertheim am linken Ufer liegen. Die Ursache dieser Ungleichheit der Bewohnung läßt sich sehr leicht aus der Fruchtbarkeit des rechten, und Unfruchtbarkeit des linken Ufers, und der geringen Entfernung des rechten Ufers des großen Rheins von dem deutschen, erklären.

In vielen Gegenden sind die alten Läufe, die bestandenen Inseln, die Hochgestade sehr deutlich zu erkennen, in andern sind ihre Spuren mehr oder weniger durch Anschwemmungen der Flüsse des Schwarzwaldes ausgelöscht; häufig folgt das Wasser im ungezwungenen Zustand dem alten Lauf.

Wie lange der deutsche Rhein bestanden, und zu welchen Zeiten bedeutende Aenderungen mit ihm vorgefallen sind, dürfte schwerlich in der Geschichte aufgefunden werden. Indessen läßt sich mit Zuverläßigkeit behaupten, daß er zur Zeit, als die Römer ihre Herrschaft bis an den Rhein ausgedehnt hatten, noch ein schiffbarer Strom war. (…)

Quelle: Wikisource

Wie die Römer vor zeiten so hart vnd lang wider das Teütsch land gestritten haben.

MJt was grosser müh vnd arbeit / ia kosten vnd verlust die Römer vorzeiten haben gestritten wider das Teütsch land / ist niemand on wissen der echter gelesen hat die alte historien. Es ist jnen gering gewesen vnder jren gewalt zubringen Hispaniam / Galliam / Britanniam / Greciam / Asiam / Egypten / Macedoniam vn ander villänder / aber Teütsch land wolt sich nit also liederlich ergeben / besunder das Teütsch land das der Rhein von occident / vnnd die Tonaw gegen mittag als starcke rinckmauren beschleüßt. Es hat manch tausent man müssen darüber zu grund ghan zu beiden seiten / wie du hören wirst. Dan die Teütschen theten solichen gewaltigen widerstand den Römern vnd allen jren fyenden / das vnder jren nachbauren ein solich sprichwort auß gieng. Will einer übel streiten / so reib er sich an die. Teütschen. Vnd wil einer streich lösen / so fahe er an ein zäck mit den Teütschen. Es habe die grausamme vnnd stäte überfäl der Teütsche gegen jren nachbauren den Römern so vil zu schaffen geben / das sie an eroberug Germanien offtermals verzweifflet / allein understünden jre prouintzen gegen den Teütschen vor überfal zu beschirmen / deshalb sie beide flüß Rhein vnd Tonaw auff jrer seiten mit vil trefflichen stetten vnd befestigungen verwaretend / als dan seind am Rhein / Bingen / Bopparten / Jngelheim / Mentz / Wormß / Speier / Rheinzabern / Seltz / Straßburg / Augst ob Basel / Keyserstul / Costentz / Arbon / vnd an der Tonaw / Augspurg / Regenspurg / Passaw / etc. Durch dies stett habe die Römer verhütet / das die Teütschen mit den jren / noch sie hinwider mit den Teütschen kein gemeinschafft dorffte haben. Der starck vnd namhafftig held Julius der erst keyser / legt sich zum ersten wider die Teütschen / vnd nam jnen die stett so an dem Rhein gelegen waren / die vor zeiten vnder den Galliern waren gewesen / aber durch die Teütsche erobert vnnd den Galliern ab getrungen / alsdann fürhin gemeldet ist / wie die Teütschen mit grossen scharen über den Rhein gefaren / die besten länder yngenommen vnd besessen haben. Do nun die Römer begerten des Rheinstroms vn den mit gewalt jnen zuziehen wolten / haben sich die Teütsche nit gesaumpt / sunder jnen fräuenlichen widerstand gethan. Doch mochte sie den Rheinstrom vo Basel an biß ghen Mentz nit behalten / sunder die Römer brachte jn zeitlich vnder jren gewalt / vnd besetzten alle stett vnd vn wärhafftige flecken mit haupleüten vnd kriegern. Die machten prouintzen darauß vnd vogteien / vnnd gaben den eroberten Teütschen ländern herzliche tittel vnd setzten grauen vnd hertzogen daryn. Die erst vnd gröst prouintz begreifft in jr Heluetiam / Sequanos vnd Rauracos/ das ist / Schweytzerland gegen Burgud / das Sunggöw biß ghen Bisantz vnd Baßler ladschafft biß ghen Colmar. Der hauptman diser prouintz hielt sich zu Bisantz / vnnd der vnder jm ander hauptleüt / vnder welchen einer sich hielt / bey Basel im Hole / der wartet das die Teütschen nitt über Rhein kämen / vnd den Römern in das land fielen. Nach diser prouintz kam Tractus Argentoratensis / das ist der Straßburger strich / vnd fieng an ob Schletstatt vnd gieng biß vnder Straßburg / wölche landschafft wir ietz zumal das vnder Elsaß nennen. Jr vorweser hieß der Straßburger graue / vnd was dem hertzogen zu Mentz vnderworffen. Do gieng an das erst Germania vnd begriff vnder jm das Straßburger land / Speirer land / Wormsser land vn Mentzer land. Die andern nennen es das ober Germaniam / vnd strecket sich biß in Lothringen. Ptolemäus streckt es biß an die Mosel / die er Obrincam nent. Sein oberster vorweser oder hauptman saß zu Mentz / vn her vnder jm eylff vögt / die hatten jre sitz / einer zu Salerion / das ist Seltz / einer zu Zabern / einer zu Vico Julio / jch acht es sey Weyssenburg oder Landaw / einer zu Speier / einer zu Alta ripa vnder Speier / das jetz heißt Altrip / einer zu Worms / einer zu Mentz / einer zu Bingen / einer zu Bodobriga / jetzunt Boppart / einer zu Confluentz oder Cobolentz / vn einer zu Antonaco / jetzunt Andernach. (Aus Sebastian Münsters Cosmographia)

Unterlinden

Während die Schlettstädter Humanistenbibliothek deutlich stärker frequentiert war als erwartet, herrscht im Musée d`Unterlinden, nach dem Louvre angeblich das am häufigsten besuchte Museum Frankreichs, vergleichsweise wenig Rummel. Obwohl ich diesmal aus einer gänzlich anderen, nämlich der Bahnhofsperspektive an Colmar herantrete, erscheint die Stadt, beim letzten Besuch noch ein mittelalterliches Labyrinth, diesmal recht übersichtlich. Im Westen gießt die Sonne ihren Goldschmelz über die Vogesen, dringt in deren Mulden ein, in deren Tiefen wiederum sie sich dem Magma verschwistert; in der Stadt färbt sie, wie eine übereitle Mutter ihrer Tochter den eigenen Stil aufzwängt, das Blattwerk der Pappeln. Zwischen Bahnhof und Musée weist General Rapp heroisch auf die rhythmisierten, von herkunftslosen Slidegitarren unterlegten Wasserspiele der Departementshauptstadt Haut-Rhin samt Präfektur. Im Musée interessiert zunächst der Isenheimer Altar, ein monumentales Flügelgebilde, so monumental, daß es in Originalzusammensetzung garnicht in die Räumlichkeiten paßt, weswegen es nun, veraudioguidet, in vier Reihen umsortiert, großzügig doppelseitig beäugbar, zerzupft zwar, darob jedoch nicht weniger imposant, vor den Kunsttouristen posiert. Ein wenig enttäuschend zunächst, daß die Farben, selbst jene der Auferstehungsszene, deutlich weniger knallen als im Internet. Dargestellt sind Stationen aus den Lebensgeschichten Jesu und des heiligen Antonius. Extrem die Versuchung des letzteren, umstellt von allerlei Monstren (darunter ein knüppelbewehrter Habicht mit menschlichen Oberarmen, Panzerdronte, Zahnkröte, Pestgnom, Schweinepriester, Trolpertinger und Reptilbock). Antonius selbst mit Anzeichen von Brandiger Hautrose (dem durch Mutterkornverzehr ausgelösten „Antoniusfeuer“), Syfilis und Beulenpest, eine ziemlich kräftige Mischung. Aus Mutterkorn synthetisierte unweit Colmars Albert Hofmann in einer ganz anderen Zeit Lysergsäurediäthylamid, dessen Bilder dem jener Versuchungsszene, wie es gern heißt: gleichen. Gleich nebenan knallen (nun wirklich) die Farben Martin Schongauers, der in seinen biblischen Szenen nicht mit umzäunten Gärten, Einhörnern, Folterpunks und Arschgesichtern spart, ein reicher Fundus an oberrheinischer Kunst vom Neolithikum bis zur Humanistenperiode, erweitert um das düstere „Le char de la mort“ von Schuler stehen Ankäufen von weiter her (in der Moderne) gegenüber, und draußen tut Colmar, von seiner anhaltenden Schönheit linde dauerberauscht, als sei nichts geschehen.

Ins Elsaß

Fahles Licht, als sei`s aus der Gutedel-Rebe gekeltert. Wie ein kleines, der Region vorbehaltenes Weltwunder buckelt der Kaiserstuhl in grüngoldner Beleuchtung. Um ihn rum ziehn flache Bodennebelfelder in bedeutsamer Prozession. Eigentlich existiern solche Landschaften nur in christlich motivierter altmeisterlicher Lasur oder weltflüchtigen Airbrush-Fabelwelten. Fehlte noch, daß hündchengroße Einhörner umhertollten. Übern Rhein, übern Grand Canal ins gleichnamige Elsaß. Neuf-Brisach hat sich zum Herbst hin deutlich tiefer als sonst in die Erde gegraben, mühsam, doch gleichmäßig atmen die Häuser aus ihren knapp über Bodenlevel befindlichen Dachluken, der Überlandbus kreuzt die von Vauban symmetrisch im (benebelten?) Sinne einer Rosenblüte angelegten Straßen, niemand steigt ein und schon gar keiner aus – bis zum Frühjahr, wenn die derzeit so angegriffenen Häuser wieder selbstvergessen aus dem Erdreich lugen, wird es das letzte Linienfahrzeug gewesen sein, das, gleichsam touristisch, in die unnützeste aller Festungsstädte eindrungen ist. Schöner Kontrast: Raben picken das Weiß ausm Mittelstreifen, es geht auf Colmar zu, vorbei an Dörfern mit totalitär klingenden Namen (Wolfgantzen), die von den Namen ihrer Einwohner (Chertzinger) jedoch mindestens wieder neutralisiert werden. Das Farbempfinden des Elsässers sei eben ein anderes, weiß eine Dame aus der hintersten Sitzreihe: strohiger die Felder, brauner die abgeerntete Ackerkrume, goldner die sonnengesättigte Luft als auf der badischen Seite, den perwollgewaschnen Himmel schmücken ausflockende Kondensstreifen, von rostigem Wein und wohlgestalten Burgen bestanden die Vogesen, vermitteln sie „von den blauen Bergen kommen wir“ den Eindruck des Tors zum wilden Westen, „singing yeah, yeah, jippie, jippie yeah“!