Auguste Duméril sur les bords du Rhin (2)

Le soir, en me promenant dans une des rues de cette petite ville, je suis passé devant un estaminet, à la porte duquel je me suis arrêté, avec plusieurs autres passants, pour entendre de la musique, telle qu’on n’en a jamais faite en France, en pareil lieu. Il paraît, au reste, que les compatriotes de Beethoven sont très grands amateurs de musique. Le lendemain je m’embarquai, à 8 h. à Bonn, et j’arrivai à Mayence à 7 h ½ du soir. Ce fut là, si je puis le dire, ma grande journée, dans ce beau voyage. A part une pluie assez forte, pendant la première heure, le temps fut magnifique, toute la journée, et ce fut une grande faveur du ciel, car il est à mon avis bien difficile de voir quelque chose de plus admirable, de plus varié, que ces bords du Rhin, que rendent si pittoresques ces rochers couverts de ruines. Nous avons pu dîner sur le pont, de sorte que je puis dire que, depuis le moment du départ, jusqu’à la tombée de la nuit, c’est-à-dire jusqu’à 6 h ½ ou 7 h., j’ai été dans une admiration perpétuelle, et dans un état d’attention permanente, m’aidant du panorama du Rhin, de mon itinéraire, et de ma lorgnette. Je pense bien souvent à cette belle journée. A Mayence, où j’ai été si frappé de voir les uniformes Autrichiens, Prussiens, et Hessais, et où tout a un aspect militaire. J’ai visité les 2 ou 3 belles églises de Jésuites, la cathédrale, dont les réparations viennent d’être achevées, et qui montre si bien ce qu’était cette curieuse architecture à plein cintre, qui diffère tant de l’architecture gothique, dont on voit, au reste, un superbe échantillon, dans les ruines, parfaitement conservées, d’un cloître, attenant à l’église. J’ai visité une très riche collection publique de tableaux: elle est peu nombreuse, mais contient de très belles choses; la promenade du Main; vis à vis, l’embouchure de cette rivière, est très jolie: c’est un beau spectacle que celui de la résistance que les eaux du Rhin offre à celles du Main, qui ne se mélangent que fort loin de là, à Bingen, seulement, dit-on. La statue de Gutenberg, par Thorvaldsen, est fort belle. Je quittai Mayence, dans la matinée, et allai à Wiesbaden, dont j’ai vu les admirables salles de jeu, de concert, de danse, et la belle promenade. Toutes les constructions nouvelles donnent, aux parties de la ville, qui avoisinent les sources, un très bel et riche aspect: j’ai vu les baignoires de grès rouge à fleur du sol, où arrivent les eaux thermales, que j’ai goûtées, mais dont je n’ai pu me résoudre à avaler un verre entier, quoiqu’elles ne soient point sulfureuses, mais simplement salines: j’ai également goûté les eaux sulfureuses d’Aix-la-Chapelle, et les eaux salines de Baden. Après avoir passé 3 heures, je suis venu à Francfort, où j’arrivai en moins de 2 h. C’était le samedi soir : je me promenai dans la ville, et fus, tout d’abord, frappé de l’air de capitale qu’offre cette grande ville, dont la grande rue, sur laquelle donnent la plupart des hôtels, est vraiment magnifique. Toute la matinée du lendemain fut employée à parcourir cette riche ville, où je vis un grand luxe d’équipages et de toilettes. La rue des Juifs m’a beaucoup frappé, par l’aspect tout particulier qu’offrent ses vieilles maisons, et les habitants de ces maisons, qui, tous Juifs, ont, hommes ou femmes, des tournures et des figures qui n’appartiennent qu’à eux: ce sera grand dommage, à mon avis, quand on démolira les maisons de cette rue, car c’est là un caractère particulier de cette ville, où les maisons Juives sont à la tête du commerce et de la banque, à commencer par Rothschild et Bethmann. J’ai vu chez ce dernier une admirable statue, qui vaudrait peut-être, à elle seule, le voyage de Francfort: l’Ariane de Dannecker. C’est le plus beau marbre que j’ai vu, et lorsqu’on ne laisse arriver le jour qu’à travers des rideaux roses, c’est une illusion incroyable.

La cathédrale est curieuse par son ancienneté. On y voit le fauteuil du couronnement des empereurs et un beau Christ en ivoire, d’Alb. Dürer. L’hôtel de ville, où se tenaient les assemblées pour les élections d’empereurs, et la grande salle où sont les portraits en pied de 52 ou 53 empereurs, offrent d’intéressants souvenirs historiques. Je me suis promené dans les nouvelles promenades, sur les bords du Main, et comme c’était le dimanche, il y avait beaucoup de monde, et concert. C’était un joli coup d’œil: une foule de constructions nouvelles embellissent la ville, qui est certainement la plus importante de toutes celles que j’ai visitées. Il y a un riche musée de tableaux. J’étais, le soir de ce même jour, à Mannheim, singulière ville, par sa construction trop régulière, qui lui donne l’aspect d’un damier. Toutes les rues, en effet, y sont tirées au cordeau, et se coupent à angles droits. C’est une ville peu animée, mais qui a un certain air d’aisance. On y voit un ancien palais, qui, par ses immenses dimensions, rappellerait un peu Versailles, comme les jardins de Schwetzingen, situés à 2 lieues de là, et que j’ai visités ce même jour, en me rendant à H, rappellent un peu le parc de Versailles, par les belles plantations, les pièces d’eau, et les constructions, un peu analogues au petit Trianon. C’est un magnifique jardin, que j’aurais regretté de ne pas visiter. Les moyens de communication sont si rapides, avec les chemins de fer, si bien organisés dans ce pays, qu’après avoir vu à Mannheim tout ce qu’il y a de curieux, ce qui n’est pas long, car, après le nouveau pont suspendu, 2 ou 3 belles fontaines, qui n’ont pas même les tuyaux destinés à y amener l’eau, l’habitation de la grande duchesse douairière de Baden-Baden, Stéphanie Beauharnais; la collection de tableaux, la belle promenade sur le Rhin, le nouveau bâtiment des douanes, et l’aspect particulier de la ville, on n’a plus rien à visiter, et qu’après avoir parcouru le parc de Schwetzingen, je suis arrivé à Heidelberg ce même jour, assez tôt pour visiter, avant la nuit, les ruines de l’ancien château.

Auguste Duméril sur les bords du Rhin

Copie d’une lettre que j’ai écrite à Joseph Fabre, après mon voyage sur les bords du Rhin, en 1846, et qui peut servir de journal abrégé de ce voyage.

Le soir du jour où vous m’avez embarqué au chemin de fer, c’est-à-dire, lundi 14 Septembre, je suis arrivé, à 2 h ½ environ, à Bruxelles, et là, suivant le conseil de M. V. Cumont, je me fis immédiatement conduire à la diligence de Namur, qui allait partir, et je me trouvai le lendemain matin à Namur, à 6 h.: à 6 h ½, une autre diligence, se mettant en route pour Liège, je m’installai sur une banquette surnuméraire, adossée au cabriolet de l’impériale, et de là, comme d’un observatoire, d’où ma vue pouvait s’étendre de tous côtés, j’ai parfaitement joui de la vue des bords pittoresques de la Meuse, dont la grande route suit presque constamment le cours, de sorte que je n’aurais pas mieux vu, je crois, à bord du bateau, si j’avais suivi mon premier plan, qui était d’aller par eau, de Namur à Liège, où je ne serais arrivé que le mardi soir, tandis que j’y étais à une heure, et qu’à 5 h, je me trouvais à Aix-la-Chapelle, où je me mis en rapport avec M. Darancourt, qui ne savait pas l’Allemand plus que moi. Nous passâmes notre soirée au café de la source Elise, au théâtre, et à la redoute, où nous ne vîmes pas de joueurs trop acharnés, mais où je pus prendre une idée de ce que sont la Roulette et le 31. Le lendemain matin, nous avons visité l’hôtel de ville, la cathédrale, dont je fus très frappé, car c’était le premier exemple que je voyais de cette architecture byzantine, dont je devais voir de si beaux échantillons à Bonn, mais surtout à Mayence: les fameuses reliques, et la jolie montagne du Louisberg. Ce même jour, nous avons visité Cologne, dont j’ai extrêmement admiré la magnifique cathédrale, malheureusement inachevée, mais pour laquelle on dépense maintenant 500 000 F par an: si elle est jamais achevée, ce sera, je crois, une des plus belles églises gothiques qui se puissent voir. L’Eglise Ste Marie du capitole, curieuse par des restes de constructions romaines; l’église des Jésuites, richement ornée, surtout par un banc de communion, de marbre blanc, couvert de charmante sculpture, et l’église de St Pierre, où se voit le curieux tableau de Rubens, représentant le crucifiement de St Pierre, qui est vu la tête en bas. Le soir de ce même jour, nous vînmes coucher à Bonn. Ici, commence le magnifique spectacle qu’offre le Rhin, et la matinée du jeudi, passée, ainsi que je vais vous le raconter, a été pour moi pleine d’enchantement. Nous prîmes un guide, et après avoir visité, dans la ville, la cathédrale, d’un aspect particulier, et la statue de Beethoven, nous nous dirigeâmes, en voiture, vers le Kreutzberg, montagne élevée, où existe une église, avec un escalier de marbre, qui ne se monte qu’à genoux, et dont un caveau contient des moines momifiés, par la sécheresse du lieu, et l’absence complète pendant des siècles, du contact de l’air extérieur: physiologiquement, c’est un fait, qui ne manque pas d’intérêt: la peau est parfaitement intacte et dure, comme du cuir tanné. De là, la vue est déjà belle, mais elle est plus belle encore, du Godesberg, où nous allâmes ensuite, et où se voient des ruines assez considérables: elle l’est certainement davantage, sur le Rolandseck, où se voient quelques ruines, et d’où la vue plonge sur le Rhin, et sur les îles considérables qui existent dans ce point, et sur l’une desquelles est construit un grand bâtiment qui, de monastère qu’il était autrefois, est devenu un hôpital.

Après être descendus, nous avons traversé le Rhin, en bateau: il a, dans ce point, une largeur extrême: sur l’autre rive, est la haute montagne du Drachenfels, que nous avons également gravie, et d’où nous avons joui du plus admirable point de vue, car on a, autour de soi, les autres monts; qui forment ce que l’on nomme les 7 monts, le Rhin, et, de l’autre côté, les monts qui bordent la rive. En redescendant, on arrive à la petite ville de K, où mon compagnon de voyage me quitte, pour prendre le bateau à vapeur, qui devait le conduire à Coblentz, et moi, je traversai le Rhin, sur un pont volant, pour rejoindre la voiture qui me ramènera à Bonn, que je ne voulais pas quitter sans avoir visité l’Université. Les 6 heures environ passées dans cette ravissante excursion, si elles furent accompagnées d’une assez grande fatigue, qui me dura 2 ou 3 jours, furent vraiment délicieuses, car je n’avais jamais eu encore l’occasion de voir la nature sous un si magnifique et si imposant aspect; mais je ne savais pas encore quels enchantements m’étaient réservés, pour le lendemain. A Bonn, tous les professeurs étaient absents: je visitai cependant avec assez de détails Cl., ancienne résidence d’été des électeurs, où se voient une belle collection d’anatomie, mais surtout, de magnifiques collections d’histoire naturelle, renfermées dans des salles, de l’aspect le plus grandiose. J’ai visité la clinique d’accouchement, composée de 12 lits, d’une collection curieuse de bassins vicieux, et d’instruments d’obstétrique, qui me furent montrés par l’aide de clinique du professeur Kilian. Il y a là une douche ascendante de 2 mètres ½ environ de hauteur, pour les accouchements prématurés: il paraît qu’on obtient de bons résultats de ce procédé, qui n’est jamais mis en usage chez nous, à ce que je crois.

Rhein vs Rest der Welt

In der Lyrikzeitung von heute nimmt Michael Gratz aus der Aachener Zeitung die Geschichte von Niklas Beckers berühmt-berüchtigtem Rheinlied „Sie sollen ihn nicht haben / den freien deutschen Rhein“ und folgenden Erwiderungen (u.a. von Heine und de Musset) als spezifische „Rheinlichkeiten“ auf. Das Dissen und Bashen per Volkslied erreichte im Vormärz gefühlte Dimensionen, denen so manch Vorstadt-Gangsterrapper fetten Respekt für die endkrasse Vorlage zu zollen, so er sie denn in seinem Bezugsrepertoire abrufbar hätte. Die Lyrics der Deutschtümlergang liefert das Buch: „Klänge aus der Zeit. Hervorgerufen durch die neuesten politischen Ereignisse und zunächst durch das Becker`sche Rheinlied. Gesammelt und herausgegeben von B. Funck. Erlangen, in der Palm`schen Verlagsbuchhandlung. 1841“ Es geht im rheinischen Volkslied ansonsten primär ja eher um Glückseligkeit, insbesondere assoziiert mit der Endreimverbindung W-ein/Rh-ein und “der blonden Maid”, sowie das Wettstreiten der anliegenden Landschaften um eben den höchsten Seligkeitsfaktor. Was den ein oder andern Nichtrheinländer ebenfalls zum Verseschmieden bewegte, um seine eigene Heimat anzupreisen, ohne jedoch Vergleichen mit dem in puncto Seligkeitsstiften im deutschen Raum taktgebenden Rhein ausweichen zu können, wie Emil Rittershaus im Jahre 1868, dessen Lied jedoch niemals groß als Abschreckungsszenario gegen potentielle Invasoren aus dem Südwesten ausgeweidet werden mußte:

Ihr mögt den Rhein, den stolzen, preisen
der in dem Schoß der Reben liegt
Wo in den Bergen ruht das Eisen
da hat die Mutter mich gewiegt.
Hoch auf dem Fels die Tannen steh´n
im grünen Tal die Herden geh´n
als Wächter an des Hofes Saum
reckt sich empor der Eichenbaum.
Da ist´s wo meine Wiege stand
O grüß dich Gott, Westfalenland!

Wir haben keine süßen Reben
und schöner Worte Überfluß
und haben nicht sobald für jeden
den Brudergruß und Bruderkuß.
Wenn du uns willst willkommen sein,
so schau auf´s Herz, nicht auf den Schein
und sieh´ uns grad hinein ins Aug!
gradaus, das ist Westfalenbrauch
Es fragen nichts von Spiel und Tand
Die Männer im Westfalenland.

Und uns´re Frauen, uns´re Mädchen
mit Augen blau wie Himmelsgrund
Sie spinnen nicht die Liebespfädchen
zum Scherz nur für die müß´ge Stund.
Ein frommer Engel hält die Wacht
in ihrer Seele Tag und Nacht
und treu in Wonne, treu im Schmerz
bleibt bis zum Tod ein liebes Herz
Glückselig, wessen Arm umspannt,
Ein Liebchen aus Westfalenland!

Behüt dich Gott, du rote Erde,
du Land von Wittekind und Teut!
Bis ich zu Staub und Asche werde
mein Herz sich seiner Heimat freut.
Du Land Westfalen, Land der Mark
wie deine Eichestämme stark
dich segnet noch der blasse Mund
im Sterben, in der letzten Stund!
Du Land wo meine Wiege stand
O grüß dich Gott, Westfalenland.

Rheinsein-Lesung

Nach drei Rheinsein-Lesungen in Köln (März), Aachen (Juli) und Karlsruhe (September), letztere als Podcast abrufbar bei Online Radio Mühlburg gastiert Rheinsein heute zum zweiten Mal in diesem Jahr auf der Lesebühne im Kölner Raketenclub. Rheinsein debattierte in diesem Rahmen bereits mit dem Publikum über die genaue Anzahl der Windmühlen in Xanten und Zons; die Lokalpresse zeigte sich angetan bis begeistert. Beginn der heutigen Veranstaltung ist 20.30 Uhr, der Raketenclub liegt in einem Hinterhof der Weidengasse 21 im Eigelsteinviertel und ist von den Verkehrsknotenpunkten Hauptbahnhof und Hansaring in jeweils fünf Minuten zu Fuß erreichbar.

Rheinische Tierwelt

Am Büchel in Aachen fiel mir eine echsenschwänzige Pantherskulptur ins Auge – und es dauerte Wochen, bis ich auf Umwegen (der Rhein spülte`s ans elektronisch fizzelnde Ufermorgenlicht) erneut auf sie aufmerksam wurde. Es handelt sich bei der Figur um eine, vermutlich äußerst frei interpretierte, den Schrecken exotischer Wildkatzen importierende Darstellung des lokalen Bahkauv, hochdeutsch: Bachkalb, eines halbmythischen Exemplums aus der Gattung der Aufhocker, nachtaktive und äußerst unangenehme Sprung- und Hockwesen, die sich ihren vornehmlich alkoholbetäubten Opfern von hinten nähern, um sich auf deren Rücken festzukrallen und schreckliches bis lähmendes Entsetzen zu verbreiten, eine Wirkung, die durch Gebete des Opfers noch verstärkt, durch Flüche aber gelindert wird. Das Bahkauv, das aufgrund der beschriebenen Umstände kaum jemand zu Gesicht bekommen hat, und das eigentlich eher einem Kalb oder Eber denn einem Panther gleichen, schuppiges Fell, lange Krallen und scharfe Zähne (wahlweise erkleckliche Hauer) eignen soll, ist nischenspezialisiert und im öcherrheinischen Raum endemisch. Es ernährt sich ausschließlich von den Seelen betrunkener Männer, die spätnachts durch die Straßen stürzen, und deren Alkoholfahnen das Tier bis tief in die unterirdischen Wassersysteme wittert, in denen es sich versteckt hält. Das Lauern auf unbedarfte Zecher hat dem Bachkalb Freunde wie Feinde beschert. Frauen und Kinder hat es zweifelhaften Quellen zufolge nie belästigt. Glaubwürdigere Quellen sprechen von häufigen Vorkomnissen zur Abenddämmerung, während der Bahkauvschemen unter Geräuschen wie Kettengerassel auch Kinder durch die Straßen gehetzt haben sollen – mehr wohl eine erzieherische Maßnahme. Der letzte bekanntgewordene Bahkauv-Vorfall liegt weit vor Emanzipationszeitalter und Privatfernsehen. Im 17. Jahrhundert kamen in Aachener Wirtshauskreisen (cui bono?) Gerüchte auf, dat Bahkauv sei in Wirklichkeit ein verkleideter und mittlerweile von einem kräftigen besoffenen Schmied im Kampf gestellter und hernach aus der Stadt geprügelter Räuber, ein heimischer Nachtwächter mit kriminellen Neigungen nämlich, welcher sich den Bahkauv-Mythos zunutze machen wollte und dessen Enttarnung und vorgebliche Entsorgung das nächtliche Zechen womöglich noch eine Spur unbeschwerter gestalten half als zuvor. Zu diesem Vorfall kursieren aufklärerische Einträge aus der Aachener Stadtchronik, die von der Mythenlobby für gefälscht bzw in der Stadtchronik garnicht erst auffindbar erachtet werden. Das vermutete Verschwinden bzw Nichtmehrauftauchen des Bachkalbs wird in der Regel mit der Deckelung der Aachener Wasseraustritte erklärt. Wie lange aber hält die Seele eines schwertrunkenen Mannes als Nährmittel vor? Eine wirklich gute, ausgeprägte, mit der passenden Mischung aus Alkoholika zusätzlich stimulierte, am Ende gar katholische doch wohl locker für 200 bis 500 Jahre. Die Theorie also lautet: das Bahkauv könnte beim letzten Beutegang solch eine fette Seele erwischt haben und ist derzeit schlicht und ergreifend gesättigt.

Aachen

Aachen ist eine der am weitesten vom Rhein entfernten rheinischen Städte. Am Bahnhof grüßen Ochsenaugen aus den Bäckereivitrinen, Printen pflastern meinen Weg in die Innenstadt, deren Halbwelt der Dichter HEL in den Achtzigern in ebenso grandiosen wie unbekannt gebliebenen Langgedichten besungen hat. In der Elisengalerie, moderne Shopping Mall, ragt eine wunderbar chaotische Skulptur mittels Hindernisstangen gebarrter Springpferde unter die Decke. Überall in der Stadt weisen weitere, durchaus originelle Pferdeskulpturen aufs CHIO. Erdbeerfrappée im Elisenbrunnen Café, hinter dem frühe Feuerstein-Siedlungsspuren und Römerzeitliches freigelegt und ans Tages- bzw ins Museumslicht gezogen werden. Aachen kommt von altdeutsch aha=Wasser, zahlreiche Brunnen und auch ein Tümpel zieren das Stadtbild, heiße Quellen und Wasserläufe blubbern und rinnen unterirdisch, bisweilen auch eingefaßt dahin, allein was fehlt: ist ein frischer mächtiger greifbarer Fluß, auf den keine Stadt von Rang verzichten sollte. (Was Aachen umfließt, nomina sunt omina, heißt Wurm und Rur.) Der berühmte Kaiserdom wurde mithilfe des Teufels erbaut. Als den Aachenern das Geld für den Dombau ausging bot ihnen Luziferus Abhilfe unter der kleinen Bedingung, ihm solle die erste Seele gehören, welche das fertige Domportal durchschreite. Die Aachener dachten nach und schickten schließlich einen Straßenköter vor. Derart gelinkt geriet der Teufel beim Seelenabholen in Rage und schlug die Domtür zum rauschenden Abgang so heftig zu, daß er dabei einen Daumen verlor, der bis heute im Eingangsbereich des Domes schwefligböse dünstet, weil er irgendwie unglücklich ins Türschloß geraten ist. Das Aachener Domkapitel lobt ein goldenes Kleid aus für denjenigen, dem es gelingt den Daumen hervorzuholen. Wie sehr allerdings Aachener Versprechen in Teufelsdingen zu trauen ist, erzählt die Geschichte selbst. Die noch weiter geht. Der Teufel wollte die Aachener Schmach nämlich nicht auf sich sitzen lassen. So stürmte er auf die Gestade der Nordsee zu, wo er zwei prall gefüllte Säcke Strandsands requirierte, um Aachen ein für allemal damit zuzuschütten. Unter ebenfalls praller Hochsommersonne wurde ihm die Schlepperei jedoch schwer. Knapp vor den Toren der Stadt, die er aus einer Senke aber nicht erkennen konnte, begegnete er einer ärmlichen Marktfrau mit zerschlissenem Schuhwerk und fragte sie, wie weit es noch bis Aachen sei. Die Frau hatte den finsteren Gesellen sofort an Pferdefuß- und Schwanzmerkmalen identifiziert und sagte schlau: „Mein Gott, bis Aachen ist es ja noch ewig, so lang lauf ich schon von dort bis hierher, daß meine Schuhe beginnen, von den Füßen zu fallen.“ Da verlor der Teufel die Lust an seiner Rache und schüttete die Sandsäcke an Ort und Stelle aus, wodurch der heute städtische Lousberg entstand, der eine prima Sicht auf Stadt und Umland und bisweilen sogar Literaturveranstaltungen im Freien bietet. Lous aber bedeutet im Oecher Idiom schlau und bezieht sich auf die gerissene Marktfrau oder auch die gesamte katholische Stadtbevölkerung, die sich als zu clever für den Antichristen erwies.

Lederstrumpf am Rhein

In der Einführung zu seinem Roman The Heidenmauer berichtet Lederstrumpf-Autor James Fenimore Cooper von seinen raschen, historisch inspirierten rheinischen Einsichten: „At Aix-la-Chapelle we bathed, visited the relics, saw the scene of so many coronations of emperors of more or less renown, sat in the chair of Charlemagne, and went our way. The Rhine was an old acquantaince. A few years earlier, I had stood upon the sands, at Katwyck, and watched its periodical flow into the North Sea, by means of sluices made in the short reign of the good king Louis, and, the same summer, I had bestrode it, a brawling brook, at the icy side of St. Gothard. We had come now to look at its beauties in its most beautiful part, and to compare them, as far as native partiality might permit, with the well-established claims of our Hudson. Quitting Cologne, its exquisite but incomplete cathedral, with the crane that has been poised on its unfinished towers five hundred years, its recollections of Rubens and his royal patroness, we travelled up the stream so leisurely as to examine all that offered, and yet so fast as to avoid the hazard of satiety. Here we met Prussian soldiers, preparing, by mimic service, for the more serious duties of their calling. Lancers were galloping, in bodies, across the open fields; videttes were posted, the cocked pistol in hand, at every hay-stack; while couriers rode, under the spur, from point to point, as if the great strife, which is so mennacingly preparing, and which sooner or later must come, had actually commenced. As Europe is now a camp, these hackneyed sights scarce drew a look aside. We were in quest of the interest which nature, in her happier humors, bestows. There were ruined castles, by scores; grey fortresses; abbeys, some deserted and others yet tenanted; villages and towns; the seven mountains; cliffs and vineyards. At every step we felt how intimate is the association between the poetry of Nature and that of art; between the hill-side with its falling turret and the moral feeling that lends them interest. Here was an island, of no particular excellence, but the walls of a convent of the middle ages crumbled on its surface. There was a naked rock, destitute of grandeur, and wanting in those tints which milder climates bestow, but a baronial hold tottered its apex. Here Caesar led his legions to the stream, and there Napoleon drew his corps d`armée on the hostile bank; this monument was to Hoche, and from that terrace the great Adolphus directed his battalions. Time is wanting to mellow the view of our own historical sites; for the sympathy that can be accumulated only by the general consent of mankind, has not yet clothed them with the indefinable colors of distance and convention.“