Rheinbedingte Ortsverschiebungen

“Damals war der Rhein ziemlich gross, und frass zu Rheinau die Stadt sehr hinweg, und kam so weit dass es den Herren von Honau (denen vor etlichen Jahren ihr Stift zu Honau der Rhein hatte hinweggefressen) damals der Rhein wiederum hinwegfrass, also dass die Häuser und Kirche, alles in den Rhein fiel. Deshalben seien sie gezwungen worden zu weichen. Sie kamen in die Stadt Strassburg, setzten sich zum Alten S. Peter mit Bewilligung des Bischofs, und machten ein Stift daraus; brachten S. Amandus Heiligthum mit ihnen her. S. Michel war ihr Patron, deshalben nannten sie das Stift zu S. Michen und S. Peter, wie es noch heisst. Ist jetzund noch ein Stift; sie essen noch alle im Refectorium. Aber jedermann sagte, es wäre eine Strafe Gottes, dass sie der Rhein also plagte, denn sie nicht also fromm waren, wie ihren alten Vorfahren.”

(Les collectanées de Daniel Specklin, chronique strasbourgeoise du seizième siècle / fragments recueillis par Rodolphe Reuss, Strasbourg 1890)

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“On connaît la constante variabilité du cours du Rhin, et on peut se faire une idée de changement qu’il a dû subir dans nos parages depuis le quatrième siècle. Il paraît bien avéré que son cours, dans les temps passés, était bien plus rapproché de nos murs. Des restes de vieux lits et d’anciens trous de gravier du Rhin en sont une preuve irréfragable, et l’un de nos quartiers, en face de l’hôpital civil, est encore aujourd’hui désigné par le nom de coin du Rhin (Rhineck), ce qui ne laisse nul doute sur l’ancienne proximité du fleuve. (…) L’inconstance du Rhin est attestée par des évènements très remarquables. Le vieux Brisach était autrefois incontestablement sur la rive gauche du fleuve ; ce fut en 1296 qu’étant extraordinairement gonflé, il se forma un nouveau lit, et Brisach se trouvasur la rive droite. En 1292, des prêtres écossais construisirent un monastère assez considérable près de Rhinau, qu’ils abandonnèrent en 1390, parce que le Rhin, qui, de ces côtés surtout, changeait fréquemment de lit, menaçait d’engloutir leur établissement, ce qui arriva en effet la même année. Depuis cet évènement et long-temps après, lorsque les eaux étaient très-basses, on apercevait des restes du bâtiment. M. Hochstætter, arpenteur à Colmar, en découvrit encore au milieu du Rhin en 1752 ; il en leva même le dessin, qui est rapporté dans un manuscrit de Silbermann. Ce dernier se rendit lui-même sur les lieux en 1766 ; il reconnut qu’alors ces ruines n’étaient plus au milieu du fleuve, mais dans un très-grand rapprochement de la rive droite.“

(Antoine-François-Xavier de Kentzinger, Strasbourg et l’Alsace, ou Choses mémorables des vieux temps, Strasbourg 1824)


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