Monatsarchiv für August 2009

 
 

Rheindampfschifffahrn! (3)

Gautier beschreibt im Verlaufe der Reise vornehmlich, und mit Schwerpunkt auf ihr modisches Auftreten, die zusteigenden Passagiere, darunter ein seltenes südamerikanisches Pärchen und kommt schließlich auf den Schiffsjungen: „N`oublions pas le garcon du bateau, vêtu d`un habit noir, cravaté de blanc dès l`aurore, qui, dans cette journée, fit au moins douze ou quinze lieues en allées et venues, portant à celui-ci du café, à cet autre du jambon, à un troisième des cigares ou de l`eau-de-vie, et qui, pâlissant de fatigue, mélait sur sa figure truitée les perles de la transpiration aux taches de rousseur. A la fin de jour, il était livide et ressemblait à ces laquais fantastiques décrits par Achim d´Arnim, et qui se remettent en service après leur mort, parce qu`ils doivent quelque petite chose aux vers. (…)“ Am Ende widmet Gautier sich einer armen alten lahmen Dame, und dann erst der (Stadt)Landschaft: „Le Mein se jette dans le Rhin presque en face de Mainz, que nous appelons Mayence, par suite de ce système absurde de traduction des noms qu`on devrait bien abandonner. – Cependant jambon de Mainz ferait un singulier effet! – C`est toujours un beau spectacle que la rencontre de deux grands cours d`eau dont l`un absorbe l`autre et l`entraîne à la mer en lui ôtant son nom: – ainsi l`homme débaptise la femme qu`il épouse. Mainz ou Mayence fait une assez bonne figure sur la rive du Rhin avec ses lignes de remparts denticulés, ses tours à échauguettes, son quai d`hôtels, son dôme gigantesque aux quatre campaniles, à la coupole mitrée, au clocher brodé de sculptures; ses églises aux nombreuses aiguilles, et la flotte de puissants bateaux à vapeur et d` embarcations de toute sorte amarrés à son quai. – Ce premier plan de navires, de barques, de kopps, entremêlant leurs tuyaux et leurs mâts, produit toujours un bon effet, et l`aquarelliste regrette que le Dampfschiff passe si vite. Un immense pont de bateaux traversant le Rhin, fort large à cette place, relie les deux rives du fleuve; en aval du pont, treize moulins, rangés en file, font tourner leurs grandes roues à aubes, comme les bateaux à vapeur, et l`on est étonné de les voir rester immobiles. Il semble qu`ils devraient descendre le Rhin avec vous. Lorsque le pont, en s`ouvrant, a donné passage au Dampfschiff, on a en face de soi, sur le quai, de grands bâtiments de style Louis XIV, ennuyeusement classiques, dont la couleur, d`un rouge aviné, est désagréable à l`oeil; le gris seul convient aux lignes sobres de cette architecture trop souvent imitée en Allemagne au XVIIe siècle. Mainz dépassé, le Rhin se tachète d`îles et se borde de villes et de villages si rapprochés les uns des autres, qu`à peine a-t-on le temps de chercher leurs noms sur la carte. Les rives, plates jusque-là, tendent à s`élever. A Bingen, situé au confluent de la Nahe, commence le Rhin des burgs et des burgraves, la partie véritablement pittoresque du voyage; les collines s`escarpent en montagnes, et les rochers presque à pic reserrent le cours du fleuve, qui s`étrangle et devient plus rapide. Au milieu des eaux bouillonnantes, se dresse sur un écueil, le Mausethurm, ou Tour de la Souris, presque en face les ruines d`Ehrenfels, fièrement perchées au sommet de la montagne. Cette entrée est du charactère le plus grandiose. Les hautes pentes de schiste et d`ardoise jettent leurs ombres sur le fleuve profondement encaissé; on se sent dans un endroit dangereux, dans un lieu sinistre aux naufrages et aus tragédies. C`était, en effet, un coupe-gorge de vingt heures de long que toute cette partie du Rhin.“

Rheindampfschifffahrn! (2)

Unter der trockenen Kapitelüberschrift “Ce qu`on peut voir en six jours” beginnt Gautier seine Rheindampferfahrt, schätzungsweise bei Mannheim: “Lorsque le temps daigne ne pas être trop hostile, que les nuées ne vident pas leurs outres de pluie, que le soleil illumine à propos le décor, et que le vent ne vous jette pas à la figure l`écume du fleuve, rien n`est pas plus amusant qu`une journée passée ainsi. Il faisait ce jour-là „une jolie température,“ suivant l`expression favorite des philistins. Quelques légers bancs de nuages flottaient dans la sérénité du matin, et les rivages se dessinaient sous un rayon de lumière favorable. Le Rhin s`étalait largement entre des berges peu élevées contre lesquelles moutonnaient des longues vagues produites par les sillages du bateau à vapeur, qui faisait danser les petites embarcations. – Il y avait encore peu du monde sur le Dampfschiff, mais chaque fois que l`on passait devant une petite ville ou un bourg, la Concordia, opérant une évolution sur elle-même, se rapprochant de l`estacade, ou, brassant l`eau à rebours, se laissait rejoindre par des barques chargées de voyageurs et de paquets. La navigation du Rhin n`est pas autrement dangereuse, mais elle exige de l`attention; le lit du fleuve change souvent de niveau, quelquefois il se hérisse de roches où une coque pourrait se découdre, et s`obstrue de bas-fonds sur lesquels on s`engraverait; aussi une inscription trinlingue, comme celle de Rosette, enjoint-elle en allemand, en anglais et en francais, de ne pas parler au pilote, qui ne quitte pas une minute la roue du gouvernail, imprimant à propos de légères déviations au docile pyroscaphe. D`escale en escale, le pont se peuplait: il y montait des mères de famille allemandes, suivies de deux ou trois fillettes et d`une Gretchen naive, n`ayant pas l`air dame de la femme de chambre anglaise, encore moins l`air soubrette de la femme de chambre francaise, mais rappelant le type de Marguerite dans les illustrations de Reschz; des groupes d étudiants coiffés de la petite casquette aux couleurs de leur pays, qui devrait bien remplacer partout l`affreux chapeau moderne; des instrumentistes se rendant à quelque ville d`eaux et portant sous le bras des cuivres que leur fourreau de percaline verte faisait ressembler à des boas empaillés; des Anglais exacts de tenue, comme au bal; des Russes parlant toutes les langues, et que, sans cette faculté polyglotte, on eût pris pour des Parisiens.”

Rheindampfschifffahrn!

“Quelle charmante manière de voyager que la navigation fluviale! le bateau à vapeur file comme le flèche, sans tangage ni roulis, entre deux rives assez rapprochées pour que vous en discerniez les détails. Vous pouvez vous asseoir, vous promener, descendre dans la cabine, remonter sur le pont, vous transporter de la poupe à la proue, fumer, lire, rêver, vous mêler aux groupes dont le costume ou la conversation vous intéresse. Vous marchez vous-même sur un plancher qui marche, et vous n`êtes pas réduit comme dans les autres modes de locomotion, voiture, diligence ou chemin de fer, à l`état inerte de colis. Vous avez tous les agréments et tout le confort du vaisseau, moins les indéfinissables angoisses et les avilissantes nausées du mal de mer. Nulle gêne, nulle souffrance, nulle fatigue. C`est le loisir occupé, le repos moins l`ennui.” (aus: Théophile Gautier – Loin de Paris)

Der Rhein als Rhône

In seinen Reisebeschreibungen „Loin de Paris“ von Mitte des 19. Jahrhunderts sieht Théophile Gautier, bei seinem Aufbruch nach Nordafrika, den Rhein, bzw sowas wie eine französische Variante davon, nämlich den Rhein in der Rhône (ein paar hundert Seiten später wird er den tatsächlichen, absolut echten Rhein stilecht dampfschiffbereisen): „Le lit du Rhône est plus profondément creusé que celui de la Saône; la tranchée qu´il s`ouvre vers la mer sépare en deux de hautes collines d`abord, des montagnes ensuite. – Sur ces pentes, chauffées par le soleil méridional, mûrissent le vin de Côte-Rôtie et celui de l`Ermitage. Le mont Pilat se présente et disparaît. – Tournon et son château en ruine restent bientôt en arrière. Déjà le mont Ventoux dessine sa croupe à l`horizon lointain. L`Isère verse ses eaux d`un gris sale dans le Rhône, dont la rapidité s`accroit en raison des affluents qu`il absorbe. – Cette ville, c`est Valence; ces murailles effondrées perchées sur le haut d`un roc inaccessible, ce burg qui ne serait pas déplacé sur les rives du Rhin, c`est le château de Crussol. Le Rhône est une espèce de Rhin francais; ce que les guerres et les années ont émietté de châteaux et de fortresses dans cette onde qui ne s`arrète jamais est vraiment prodigieux; à chacque instant, une tourelle ébréchée, un pan de rempart démantelé s`ébauche dans un rayon de lumière; un reste d`enccinte gravit en zigzags désordonnés les flancs d`un tertre abrupt; une poterne s`ouvre en ogive sur le cours du fleuve; les villes mêmes, à part quelques rares taches de maisons blanches, ont conserve l`aspect qu´elles devaient avoir au moyen âge; et l`illusion serait complète si une foule d´affreux ponts suspendus, que le tuyau du bateau à vapeur est obligé de saluer, ne venaient la déranger.“

Gehege

Die germanischen Früchtchen rauchen
Waldreben. Unter Eichenbäumen
schieben wir die Grasnarbe vor, arbeiten uns heran
mit Krupp & Schmiedehammer
zum Tore hinaus, ab in die Binsen, feucht fröhliche
Ritterspiele, Tanzparaden, krautige Kneipen, Stehimbisse.
Quellende Brüste, erhellende Stimmen, – arschgeil
als wir am Rhein standen, oder die Oder, oder
genau, der wagnersche Hügel war’s,
wie so die Trunkenheit spielt, die ist hin(zu)zunehmen.
Verlagerungen der Reiseziele.
Von Deutschland haben wir bislang nichts gesehen.
Walken das ab, stochern den Rhein hinauf,
dabei bleiben wir sachlich, pflegen die Liebe,
drehen am Rad, machen dem Kaiser ein Kind.
Ne kölsche Jung soll dat werden. Bei Köln der Rhein ist so schön.
In Hamburg ist’s schön, aber die Elbe.
Von Deutschland haben wir bislang nichts gesehen.
In Dresden ist’s schön. Magdeburg hässlich.
Machen dem Kaiser ein hässliches Kind.
Machens in Buxtehude. Machens in Braunschweig.
In Flensburg das Meer ist so schön.
Der Wald ist so schön.

“Gehege” ist ein Gastbeitrag von Markus Hallinger. Besten Dank!

Rheintraum

„ich habe den fluß nun seit jahren nicht mehr gesehen & kann dazu nur sagen: was solls! in meiner erinnerung war er, wenn es überhaupt dazu kam, stets kaum mehr als eine energiearme linie, im grunde nichts weiter als ein halb vergrabener, halb gesteinigter, gelblicher strich, der a & b verbindet, & diese punkte a & b sehr vage koordinaten, von keinerlei interesse sozusagen, stellen sie sich vor: eine gesichtslose stadt am rhein & noch eine gesichtslose stadt am rhein, bevölkert von lauter wimmelnden lichtlein, die ihrem korrumpierten alltag nachgehen, ein bewegtes diagramm sozusagen, die leute tun willenlos ihre jobs, sie dreschen den tag in seine einzelstücke, sekundenspäne, angefüllt mit ihren tätigkeiten, deren sinn sie nicht verstehen & in ihrer freizeit rennen sie an den fluß & sagen: der ist aber schön! es reicht, wenn die leute soviel unter heimat verstehen – & nicht mehr – daß sie manipulierbar bleiben. (…) ich hatte in dieser zeit einen traum (einen einzigen – in jahren!), der tatsächlich vom rhein handelte & der rhein war so etwas wie die gelbe füllung eines schlauches, ein glattes gelbes wasserseil aus hartgummi vielleicht, das sich äußerlich nicht bewegte, nicht von selbst jedenfalls, doch im inneren dieses flußgegenstandes floß es wahrscheinlich & die fließrichtungen wurden von unsichtbaren pfeilen markiert, das heißt, die pfeile waren unsichtbar, aber spürbar & gleichzeitig war spürbar, daß die pfeile wahrscheinlich logen, daß sie ihre richtungen willkürlich anzeigten & garnichts mit diesem schlauch zu tun hatten, in dem sie sich befanden. es kam dann wie ein schatten ein riesiger heiliger hinzu, ein mann, der für seine festen ansichten gefoltert worden war (in realität hatte ich solche bestrafungen bis dato erst wenige male mit angesehen), er war mehrere hundert jahre alt & sehr groß, etwa zehnmal so groß wie der fluß. er hatte viele entsetzlich klaffende löcher im fleisch, um seine kniee & ellbogen trug er nietenbänder aus eis & anstatt seiner augen waren flammen zu sehen, so wie aus einem feuerzeug. überhaupt machte er einen sehr punkigen eindruck, doch was zuerst für schwarze klamotten durchging, war bei näherem betrachten seine ledrige haut. auf der haut dieses heiligen (der vermutlich jan van leiden war; ich kenne allerdings auch nicht viele andere heilige beim namen, insofern mag es sich in diesem traum wohl um eine projektion des heiligen an sich gehandelt haben), bildeten sich blasenwerfende schlammlöcher, die auch als spiegel taugten, in speckigem schwarz. gleichzeitig spürte ich einen luftzug & erwachte, die flüsse meines neuen lebens waren ja die winde, die sich auf verschiedenen höhen ihre wege durch die himmel bahnten & dort sehr viel mehr energie abstrahlten, wenn sie die an den galgen baumelnden bewegten, denn in der trockenen ebene lassen wir die opfer der wechselnden gesellschaftlichen trends an gut einsehbaren punkten verfaulen. (…) ich habe später gehört, daß den rhein immer mehr senegalesen hinabtreiben, oder wie es heißt: sudanesen oder mauretanier. diese namenlosen, völlig ausgezehrten massen aus afrika, waren auf euren fernsehbildern. das heißt, sie sind jetzt gespeichert. einem toten, erinnere ich mich, habt ihr den namen „philippe“ verpaßt, um ihn symbolisch aus der masse herauszustellen, ihn dann ausgestopft für euer nationalmuseum, um euren eigenen rassismus in frage zu stellen.“

(aus: Rémy Demilnes – die flüge unserer jungen tage oder: die überwindung europas)

Montaigne am Rheinfall

“Nous vinsmes passer le Rhin à la ville de Keyserstoul qui est des alliées des Souisses, & catholique, & delà suivimes ladite riviere par un très-beau plat pais, jusques à ce que nous rencontrâmes des saults, où elle se rompt contre des rochiers, qu ils appellent les catharactes, comme celle du Nil. C´est que audessoubs de Schaffouse le Rhin rencontre un fond plein de gros rochiers, où il se rompt, & audessoubs, dans ces mesmes rochiers, il rencontre une pante d`environ deux piques de haut, où il faict un grand sault, escumant & bruiant estrangement. Cela arreste le cours des basteaus & interrompt la navigation de la ditte riviere. Nous vinsmes souper d`une trete à SCHAFFOUSE, quatre lieues. Ville capitale de l`un des cantons des Souisses (…); on (…) rapporta que la peste y estoit. A Schaffouse nous ne vismes rien de rare. Ils y font faire une citadelle qui sera assés belle. Il y a une bute à tirer de l`arbalestre, & une place pour ce service, la plus belle, grande & accommodée d´ombrage, de sieges, de galeries & de logis, qu`il est possible; & y en a une pareille à l`hacquebute. Il y a des moulins d`eau à sier bois, comme nous en avions veu plusieurs ailleurs, & à broyer du lin & à piller du mil. Il y a aussi un abre de la facon duquel nous en avions veu d`autres, mesme à Bade, mais non pas pareil de grandeur. Des premieres branches, & plus basses, ils se servent à faire le planchier d`une galerie ronde, qui a vint pas de diametre; ces branches, ils les replient contre-mont, & leur font embrasser le rond de cette galerie, & se hausser à-mont, autant qu`elles peuvent. Ils tondent après l`abre, & le gardent de jetter jusques à la hauteur qu´ils veulent donner à cette galerie, qui est environ de dix pieds. Ils prennent là les autres branches qui viennent à l`abre, lesqueles ils couchent sur certennes clisses pour faire la couverture du cabinet, & depuis les plient en bas, pour les faire joindre à celles qui montent contre-mont, & remplissent de verdure tous ce vuide. Ils retondent encore après cela l`abre jusques à sa reste, où ils y laissent espandre ses branches en liberté. Cela rend une très belle forme & est un très bel abre.”

Montaigne in Konstanz (3)

“Lendemein qui fut Dimenche, à cause de ce desordre, nous arrestames jusques après disner, & changeames de logis au brochet, où nous fumes fort bien. Le fils du Capitene de la ville, qui a esté nourri page chez M. de Meru, accompaigna tous-jours Messieurs à leur repas & ailleurs; si ne scavoit-il nul mot de francois. Les services de leurs tables se changent souvent. On leur donna là, & souvent depuis, après la nappe levée, d`autres nouveaus services parmy les verres de vin: le premier, des canaules, que les Guascons appellent; après, du pain d`espice, & pour le tiers un pain blanc, tandre, coupé à taillades, se tenant pourtant entier; dans les descoupures, il y a force espices & force sel jetté parmy, & audessus aussi de la croute de pain. Cette contrée est extresmement pleine de Ladreries, & en sont les chemins tout pleins. Les gens de village servent au des-juner de leurs gens de travail, des fouasses fort plattes, où il y a du fenouil, & au dessus de la fouasse des petits lopins de lard hachés fort menus & des gosses d`ail. Parmi les Alemands, pour honorer un home, ils gaignent tous-jours son costé gauche, en quelque assiete qu´il soit; & prennent à offense de se mettre à son costé droit, disant que pour déferer à un home, il faut lui laisser le costé droit libre, pour mettre la main aux armes. Le dimenche après disner nous partimes de Constance; & après avoir passé le lac à une lieue de la ville, nous en vinsmes coucher à SMARDORFF, deux lieues, qui est une petite ville Catholicque, à l`enseigne de Coulogne, & logeames à la poste qui y est assise pour le passage d`Italie en Alemaigne, pour l`Empereur.”

Montaigne in Konstanz (2)

“Ils ont une belle terrasse, qui regarde ce grand lac en pouinte, où ils recueillent les marchandises; & à cinquante pas de ce lac, une belle maisonnette où ils tiennent continuellemant une santinelle; & y ont attaché une cheine par laquelle ils ferment le pas de l`antrée du pont, ayant rangé force pals qui enferment des deux costés cete espace de lac, dans lequel espace se logent les bateaus & se chargent. En l`Eglise Nostre Dame, il y a un conduit, qui, au dessus du Rhin, se va rendre au faux-bourg de la ville. Nous reconnumes que nous perdions le pais de Souisse, à ce que un peu avant que d`arriver à la ville, nous vismes plusieurs maisons de gentil`homes; car il ne s`en voit guieres en Souisse. Mais quant aus maisons privées, elles font & aus villes & aus champs, par la route que nous avons tenu, sans compareison plus belle qu`en France, & n`ont faute que d`ardoises, & notament les hoteleries, & meilleur traitemant; car ce qu`ils ont à dire pour nostre service ce n`est pas par indigence, on le connoit assés au reste de leur equipage; & n`en est point où chacun ne boive en grands vaisseaux d`argent, la pluspart dorés & labourés, mais ils sont à dire par coustume. C´est un pais très fertile, notament de vins. Pour revenir à Constance, nous sumes mal logés à l`aigle, & y receumes de l`hoste un trait de la liberté & fierté barbare Alemanesque, sur la querelle de l`un de nos homes de pied avec nostre guide de Basle. Et parce que la chose en vint jusques aus juges, ausquels il s`alla pleindre, le Prevot du lieu, qui est un Gentilhome Italien, qui est là habitué & marié, & a droit de bourgeoisie il y a longtemps, respondit à M. de Montaigne, sur ce qu`on l`enqueroit, pourveu qu`il leur donnat congé, mais que soudain après il les pourroit reprendre à son service. C`étoit une subtilité remarcable.”

Montaigne in Konstanz

“Nous passames le long du Rhin, que nous avions à notre main droite, jusques à Stain, petite ville alliée des cantons, de mesme religion que Schaffouse. Si est ce qu`on chemin, il y avoit force croix de pierre, où nous repassames le Rhin sur un autre point de bois, & coutoyant la rive, l`aiant à notre main gauche, passames le long d`un autre petite ville, aussi des alliées des cantons catholicques. Le Rhin s`espand là en une merveilleuse largeur, come est notre Garonne davant Blaye, & puis se referre jusques à CONSTANCE, quatre lieues, où nous arrivames sur les quatre heures. C`est une ville de la grandeur de Chalons, apértenant à la Archiduc d`Austriche, & catholicque, parce qu`elle a esté autrefois, & depuis trente ans, possédée par les Lutheriens, d`où l`Empereur Charles Ve les deflogea par force. Les Eglises s`en sentent encores aus images. L`Evesque qui est Gentilhome du pais & Cardinal, demeurant à Rome, en tire bien quarante mille escus de revenu. Il y a des chanoinies, en l`Eglise Nostre Dame, qui valent mille cinq cent florins, & font à des Gentilshomes. Nous en vismes un à cheval, venant de dehors, vetu licentieusement comme un home de guerre; aussi dit-on qu`il y a force Lutériens dans la ville. Nous montasmes au clochier qui est fort haut, & y trouvames un homme attaché pour santinelle, qui n`en part jamais quelque occasion qu`il y ait, & y est enfermé. Ils dressent sur le bord du Rhin, un grand batimant couvert, de cinquante pas de long & quarante de large ou environ; ils mettront – là douze ou quinze grandes roues, par le moyen desqueles ils esleveront sans cesse grande quantité d`eau, sur un planchié qui sera un estage audessus, & autres roues de fer en pareil nombre, car les basses sont des bois, & releveront de mesme de ce planchier à un autre audessus. Cett`eau, qui estant montée à cette hauteur, qui est environ de cinquante piés, se degorgera par un grand & large canal artificiel, se conduira dans leur ville, pour y faire moudre plusieurs moulins. L`artisan qui conduisoit cette maison, seulement pour sa main, avoit cinq mille sept cent florins, y fourni outre cela de vin. Tout au fons de l`eau, ils font un planchier ferme tout à tour, pour rompre, disent-ils, le cours de l`eau, & affin que dans cet estuy elle s`endorme, affin qu`elle s`y puisse puiser plus ayséement. Ils dressent aussi des engeins, par le moyen desquels on puisse hausser & baisser tout ce rouage, selon que l`eau vient à estre haute ou basse. Le Rhin n`a pas là ce nom: car à la teste de la ville, il s`estand en form de lac, qui a bien quatre lieues d`Allemaigne de large, & cinq ou six de long.”

Melville in London

“X X X I last wrote in my journal on the banks of the Rhine – & now after the lapse of a few days, I resume it on the banks of the Thames, in my old chamber that overlooks it, on Saturday the 15th of Dec: `49. – I broke off at Coblentz on Monday night, Dec: 10th. The same night I fell in with a young Englishman at a cigar shop & had a long talk with him. He had been in America, & was related to Cunard of the Steamers. Next morning, Tuesday Dec 11th, I again rambled about the town – saw the artillery-men & infantry exercise on the parade ground. Very amusing indeed. Saw a squadron of drumers. Walked down & up the river, & while waiting for the Cologne boat spent at least two hours standing on a stone peir, at the precise junction of the Rhine & Moselle. At 3 o´clock started for Cologne on a Dusseldorf boat. It was intensely cold. Dined at the table d`hote in the cabin. Fine dinner & wine. Drank Rhenish on the Rhine. Saw Drachenfells & the Seven Mountains, & Rolandseck, & the Isle of Nuns. The old ruins & arch are glorious – but the river Rhine is not the Hudson. In the evening arrived at my old place – Hotel de Cologne. Recognized Drachenfells in a large painting on the wall. Drank a bottle of Steinberger with the landlord, a Rhinelander & a very gentlemanly, well-informed man, learned in wines. At 1/2 past 6 P.M went to the Theatre. Three vaudevilles acted. Audience smoking & drinking & looking on. Stopped in a shop on my way home & made some purchases for presents, & was insidiously cheated in the matter of a breast-pin, as I found out after getting to London, & not before. God forgive the girl – she was not very pretty, either – which makes it the more aggravating.”

Melville in Koblenz

“Monday Dec: 10th 1849. Coblentz. Embarked last night about 9 1/2 PM for Coblentz. But before so doing went out after tea to take a final stroll thro` old Cologne. Upon returning to the hotel, found a large party assembled, filling up all the tables in the Dining Saloon. Every man had his bottle of Rhenish, and his cigar. It was a curious scene. I took the tall spires of glasses for castles & towers, and fancied the Rhine flowed between. I drank a bottle of Rudenshimer (?) (Anm: oder Rusheshiemer?). When the boat pushed off it was very dark, & I made my way into the 2d cabin. There I encountered a German, who was just from St: Louis in Missouri. I had a talk with him. From 9 1/2 P.M. till 5. A.M., I laid down & got up, shivering by turns of the cold. Thrice I went on deck, & found the boat gliding between the tall black cliffs & crags. – A grand sight. At last arrived at Coblentz in the dark, & got into a bed at the “Giant Hoff” near the quay. At ten o`clock in the morning descended to breakfast, & after that took a valet de place & crossed the Bridge of Boats to the famous Quebec fortress of Ehrbrincedstein. A magnificient object, truly. The view from the summit is superb. Far away winds the Rhine between its castellated mountains. Crossed the river again, & walked about the town – entering the curious old churches – half Gothic, half Italian – and crossed the Moselle at the stone bridge – near where Prince Metternich was born. Singular that he was born so near the great fortress of Germany – Still more curious that the finest wine of all the Rhine, is grown right under the guns of Erhbreistein. At one´o´clock dined at “The Giant” at the table d`hote. There were some six or eight English present, two or three ladies & many German officers. The dinner was very similar to the dinner at the Hotel de Cologne yesterday. After dinner, walked out to the lower walls & into the country along the battlements. The town is walled entirely. At dinner I drank nothing but Moselle wine – thus keeping the counsel of the “Governor of Coney Island” whose maxim it is, “to drink the wine of the country in which you may be travelling.” Thus at Cologne on the banks of the Rhine, & looking at the river thro` the window opposite me – what could I imbibe but Rhenish? And now, at Coblentz – at the precise junction of the Moselle – what regale myself with but Moselle? – The wine is blueish – at least tinged with blue – and seems a part of the river after which it is called. At dusk I found myself standing in the silence at the point where the two storied old rivers meet. Opposite was the frowning fortress – & some 4000 miles was America & Lizzie. – Tomorrow I am homeward-bound! Hurrah & three cheers!”

Melville in Köln

“I intended taking the boat at 10 1/4 in the morning, & so slept sweetly dreaming of the Rhine.

Sunday Dec 9th 1849 Cologne Sallied out before breakfast, and found my way to the famous cathedral, where the everlasting “crane” stands on the tower. While inside was accosted by a polite worthy who was very civil pointing out the “curios”. He proved a “valet de place”. He tormented me home to the Hotel & got a franc out of me. Upon going to the Steamer Office I learnt that no boat would leave that morning. So I had to spend the day in Cologne. But it was not altogether unpleasant for me so to do. In this antiquated gable-ended old town – full of Middle-Age, Charlemaigne associations, — where Rubens was born (Anm.: Rheinsein sah Rubens Geburtshaus in Siegen, aber dieser Rubens hier ist ja nicht näher spezifiziert) & Mary de Medici died – there is much to interest a pondering man like me. — But now to tell how at last I found that I had not put up at the “Hotel de Cologne”, but at the “Hotel de Rhin” – where my bill for a bed, a tea, & a breakfast amounted to some 2 Dollars, in their unknowable German currency. – Having learnt about the Steamer, I went to the veritable Hotel de Cologne, (on the river) & there engaged the services of a valet de place to show me the sights of the town for 2 Francs. We went to the Cathedral, during service – saw the tomb of the Three Kings of Cologne – their skulls. The choir of the church is splendid. The structure itself is one of the most singular in the world. One transept is nearly complete – in new stone, and strangly contrasts with the ruinous condition of the vast unfinished tower on the one side. From the Cathedral we went to the Jesuit`s Church, where service was being performed. Thence to the Museum & saw some odd old paintings; & one splendid one (a sinking ship – with the Captain at the mast-head – defying his foe) by Schefferen (?). Thence, to St Peter`s Church, & saw the celebrated Descend from the Cross by Rubens (Anm.: nuja, offenbar doch näher spezifiziert; Doppelgeburt?). Paid 2 Francs to see the original picture turned round by the Sacristan. Thence home. Went into a book store & purchased some books (Views & Panorama of the Rhine) & then to the Hotel. At one` o`clock dinner was served (Table d`hote). A regular German dinner & a good one, “I tell you”. Innumerable courses – & an apple-pudding (Anm.: Rievkooche met Äppelschlot?) was served between the courses of meat & poultry. I drank some yellow Rhenish wine which was capital, looking out on the storied Rhine as i dined. After dinner sallied out, roamed about the town, going into churches, buying cigar of pretty cigar girls, & stopping people in the streets to light my cigar. I drank the very vital spirit & soul of old Charlemagne, as i turned the quaint old corners of this quaint old town. Crossed the bridge of boats, & visited the fortifications on the thither side. At dusk stopped at a beer shop – took a glass of black ale in a comical flagon of glass. Then home. And here I am writing up my journal for the last two days. At nine o`clock (three hours from now) I start for Coblentz – 60 miles from hence. – I feel homesick to be sure – being all alone with not a soul to talk to – but then the Rhine, is before me, & I must on. The sky is overcast, but it harmonizes with the spirit of the place.”

Heidirhein (2)

Im TV wieder Alpenpanoramen, Heidi-Blaupausen, Hohlköpfe belebend, im Hintergrund zischt, angedeutet als silberner Strich, seine Heiligkeit, der Rhein, bis oben voll mit Drogen, präziser: LSD, nebst Heroin eine seiner ureigenen Erfindungen, vor Nietzscheflimmern: „Meine Hände sind Füße / so bin ich vertauscht / der Himmel zu blau / das Wasser verrauscht“ summt, singt, surrt die aktuelle Heididarstellerin (ein Kind der Globalisierung mit wunderbar echter Ausstrahlung und einer Stimme, die Raum und Zeit aufhebt), als müsse sie sich selbst übertölpeln, verstummt umgehend, nur ein Trick, nur für den Anschein, es folgt die Sprechpassage: „Das Dorf ist die Schweiz, meine Schweiz, wo sie alle Abfahrtsprofis werden wollen und viele als eigenwillige Künstler enden, oder?“ Unverschämt strahlender Berghimmel. Heidi trägt Kopftuch, hat viele Fans in der Türkei, stellt nochmal klar: „Ich werde mein ganzes Leben aus der Schweiz kommen.“ Nachdenklichkeit suggerierende Kunstpause: „Man wird in dieser Umgebung genau so, wie das hier aussieht, ich weiß nicht, ob die Berge mir entsprechen oder ich ihnen, was zuerst da war.“ Erneute Kunstpause, zwischengeschobenes Statement für die bürgerliche Kritik und das japanische Publikum: „Man muß unbedingt unbewußt sein und naiv.“ Erneute Kunstpause, dann die Essenz: „Ich versteh nur die Hälfte, von dem was gefragt ist, und sag dann irgendwas, n`importe quoi, Fernsehen ist ja egal, Fake, unecht, fast schon Kunst, daß es das überhaupt noch gibt, faszinierend, die Moderatoren, wir Schauspieler, so spricht doch keiner, ich kenne zumindest niemand, deswegen ists auch egal wenn man nichts versteht und irgendwas sagt, konsequent, wenn man das macht, passend.“ So nichtet sie ins Alles und Nichts, geht konsequent mit sich selbst auf den Strich, abgeklärte Naivmaid im Medienzeitalter. Kurze Gesangseinlage: „Die Schweiz, meine Schweiz / ist nur ein Dorf / mit Ställen und Schnee / schön schön und schön schroff“ Kunstpause: „Es gibt nicht einen Moment an dem das alles angefangen hat, das meiste ist einfach passiert.“ Kunstpause, Weichzeichner, finales Statement: „Das ist ja meine Sprache, damit kann ich machen was ich will.“ (Im wegfadenden Hintergrund jetzt Rekruten der Schweizer Armee beim Manöver, Durchladen beim Marsch durch geheimnisvolles Territorium, Murmelpfiffe, felsiges Gelächter, wohlstandsgeschuldete Desorientheit, Fokus auf einen Ausreißer aus der Gruppe, der auf eine Tanne zu klettern versucht, um die Vögel mit Tobleronekrumen zu füttern. Ende.)

Dielhelms Hinterrhein

“Der Hintere= oder Nieder=Rhein, lateinisch Rhenus Posterior, sammlet sich in dem Vogelberge aus einem Gletscher, oder Eisberge, der sich über zwey Stunden weit erstreckt. Er fließt aber unter dem Moschelhorn / von der Alp zum Port in vielen Bächen hervor und stürzet sich in einen sehr tiefen Schlund hinab. (Anm.: es ist, als würden die Berge überschwappen, als gäbe es dort oben, hinter bzw unterhalb der sichtbaren Kante Rheinwasserbecken mit geheimen Durchstichen in die belebbare Welt. Dazu verbreitet dieses Wasser überirdisches Rauschen. Dielhelm beschreibt hier äußerst profan und vermutlich nicht aus eigener Anschauung. Wer hat je die Rheinquellen gesehen und welchen Gewährsleuten wird geglaubt?) Es läuft dieser Rhein erstlich gegen Mittag, hernach gegen Morgen, wohl drey bis vier Stunden von seinem Ursprunge bis zum ersten Dorfe Hinter=Rhein (Anm.: heuer passiert er zuvor noch die gelangweilte Schildwache der Schweizer Armee und dieses Dorf Hinterrhein, auch wenn es einen Begriff von Asfalt, Motorfahrzeugen und womöglich sogar Internet hat, strahlt etwas seltsam (da unangemessen) abgeschiedenes aus, wirkt wie hingemalt und dann in der Moderne stehengelassen, heißt, es mischen sich die natürlichen Elemente Kuhglockensinfonie, Instalgeducktsein, granitne Verwachsenheit mit den Kompositionen des Paßstraßenbaus, der Elektrizität und des Schweizer Wahlrechts); eh er aber dahin komt, fliessen von der linken Seite hinein die Theiltobelach, die Weißbach / die Marsinbach / und die Steinbach / von der rechten Seite aber die Moselbach (Anm.: oder auch andere, mehrere, anderen oder gleichen Namens). Wenn er das Dorf Hinter=Rhein oder zum Rhein zurück gelegt hat, nimmt er in einer S und Wegs davon die Kirchalpenbach, Cadariolerbach und Saltmannsbach ein (Anm.: siehe letzte Anm.). Nach Einnehmung dieser Bäche gelanget der Hinterrhein auf Nuffenen, wo ihm in Zeit von einer halben Stunde abermals die Tellenbach, Reierbach, Praschelbach, Heinisbach, und Fuchstobelbach zufliessen. Unterhalb dieser Zuflüsse, bey dem Dorfe Ebene, oder Planura / empfängt der Rhein die Böbacher Bach / zur Linken aber die Mühlbach. Hierauf fliesset er nach Medels und in einer halben Stunde nach Splügen. Splügen, lateinisch Speluca, und vor Zeiten Tarvesedun und Trinnetia genant, ist ein vornehmer Flecken und Niederlage in dem sogenanten Rheinwalde, wenn man von Chur über den Vogelberg und den Urschler Berg in Italien reisen will, und sind dessen Einwohner alle deutsche Lepontier. Allda fliesset das Splüger Wasser, und die Wüterichbach / welche oft grossen Schaden thut, in den Rhein hinein. Hierbey ist zu merken, daß das Thal, welches sich von dem Ursprunge bis hierher ziehet, der Rheinwald heisset. Unter Splügen krümmet sich der Rhein gegen Südost, und läßt auf linker Seite das zerstörte Schloß zur Burg, und das Bergdorf Suffers liegen. In der Bergenge Rufeln stürzet sich der hintere Rhein, so bis dahin durch den Rheinwald ziemlich zahm gelauffen ist, über entsetzlich jähe Felsen hinunter, und formiret mitten im Walde bey der hohen Brücke einen gar schönen Wasserfall, worinnen man einen Regenbogen siehet. Von dannen wendet sich der Rhein gegen Norden, bald aber wieder gegen Osten, eh er noch in das Schamser Thal komt. Bey dem Dorfe Ander empfängt er sodann einen Zufluß, und geht zur Rechten an dem zerstörten Schloße Bärenburg hin. In dem Schamser Thal nimt er auf jeder Seite drey Bäche zu sich, daher auch dieses Thal den Namen Vallis Sexamina bekommen. Auf der Rechten liegen darinnen die Dörfer Ander, Zillis, und auf der Linken das zerstörte Schloß Castellatsch, nebst den Dörfern Clugin und Danet. An dem Ende dieses anmuthigen Schamser Thals unter der steinernen gewölbten Brücke, fängt der böse Weg, lat. via mala an, welcher nicht allein eine beschwerliche, sondern auch eine höchst gefährliche Straße ist. Denn dieselbe geht über ein grausam wildes und hohes Gebürge, so hin und wieder an vielen Orten in die harten Felsen eingehauen, welche felsigte Berge durch unterschiedene Brücken in entsetzlicher Höhe sehr schlecht aneinander gehängt werden, unter welchen der in der Tiefe fliessende Rhein mit ganz ungestümmen Rauschen fast immer Wasserfälle machet, und an manchen Orten drey, vier, bis fünf Klaftern tief, mit grossen Gestöß sich über die wilden Felsen und Klippen hinabstürzet. Welcher Anblick von diesen liederlichen Brücken sonderlich der übermäßigen Höhe wegen, einem Reisenden Furcht und Schauer verursachet, und es währen diese Wasserfälle bis zu dem Dorfe Roncaglia / ja bis ins Domleschger Thal beständig fort. (Anm.: ja, damals, als Bouldern noch kein Trendsport war.) Nachdem der hintere Rhein in dieses Thal eingedrungen ist, begiebt er sich auf Tusis, einen schönen Marktflecken. (Anm.: und den ersten, den Dielhelm menschlich zeichnet. Immerhin sind die ersten Rheindörfer ja allesamt bewohnt, von Menschen und Tieren teils außergewöhnlicher Gestalt. Dennoch wird über die Bewohner dieser Orte kaum ein Wort verloren, bei Spescha, später, werden zu jedem Dorf wenigstens Ethnie und Konfession genannt – und vielleicht ist das ja auch tatsächlich schon alles, was über die Rheinursprungsanwohner bekannt werden sollte, denn wenn ich Tuor richtig lese, scheint einiger Wahnsinn in den Bergmenschen und der sie umhüllenden und bedrückenden Natur zu brodeln.) Er liegt in dem obern Graubündten, an der Landstraße nach Italien, und zwar an des Rheins linken Ufer fünf Stunden oberhalb Chur. Von den Lateinern wird dieser Ort Tuscia, oder Tusciana vicus, oder Tusanna, statt Toscana, genant. Er hat seinen Ursprung von den Tußciern, oder Toscanern, den alten Einwohnern des heutigen Großherzogthums Toscana, welche durch die Gallier vertrieben worden, alsdann eine sichere Wohnung in den Gebürgen gesucht, und sich anfänglich allda niedergelassen, selbigen Ort erbauet, und nach ihres verlassenen Vaterlandes Namen Tuscia genennet haben. Anfangs war der Ort vermuthlich mit Ringmauern umgeben, so aber nach der Zeit zerstöret, und nicht wieder aufgerichtet worden. Indessen findet man allda noch stattliche Gebäude, auch ist daselbst eine berühmte Niederlage von Kaufmannsgütern, und ein gewöhnlicher Wochenmarkt, so mit großem Zulauf des Volks gehalten wird. Im Jahr 1727. brannte dieser Flecken bis auf einige Häuser völlig ab. (Anm.: heute steht er bekanntlich wieder, sogar ein paar Hochhäuser hat Thusis ins Tal gepflockt, die aus dem Boden ragen wie Versuchsanordnungen, die man nach zwei drei Fehlschlägen vergessen hat wieder mitzunehmen.)”

Bahkauv

bahkauv1
“Dat Bahkauv es ävver ooch ene fiese Möpp” (Fingerpadzeichnung, Brushtool black on white, 3pt, ohne Datumsangabe, anonymisierte Einsendung)