Apollinaire

Auch wenn einer der beiden mir gegenübersitzenden alten Schweden jüngst im EC auf der linksrheinischen Trasse beim vermeintlichen Anblick des Loreleyfelsens (der in Wirklichkeit noch ein paar Kilometer auf sich warten ließ) aus seinem besoffenen Idiom plötzlich in eine klare deutsche Zeile, nämlich: „Ich weiß nicht was soll es bedeuten“ und somit in erhabene Melancholie verfiel – mit die schönsten Rheingedichte, zumal in Häufung, hat ein Franzose gemacht, Guillaume Apollinaire, in seinem berühmten Band „Alcools“ mit den Rhénanes.

Mai

Le mai le joli mai en barque sur le Rhin
Des dames regardaient du haut de la montagne
Vous êtes si jolies mais la barque s`éloigne
Qui donc a fait pleurer les saules riverains?

Or des vergers fleuris se figeaient en arrière
Les pétales tombés des cerisiers de mai
Sont les ongles de celle que j`ai tant aimé
Les pétales flétris sont comme ses paupières

Sur le chemin du bord du fleuve lentement
Un ours un singe un chien menés par des tziganes
Suivaient une roulotte trainée par un âne
Tandis que s`éloignait dans les vignes rhénanes

Sur un fifre lointain un air de régiment
Le mai le joli mai a paré les ruines
De lierre de vigne vierge et de rosiers
Le vent du Rhin secoue sur le bord les osiers

Et les roseaux jaseurs et les fleurs nues des vignes


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