Jacques Boucher de Perthes am Rheinfall

À peine débarqué à Schaffouse que je me réserve de voir au retour, je prends l’omnibus qui conduit à la chûte du Rhin. La route est très-accidentée et, en raison de la montée, demande une demi-heure. On a une très-belle vue à gauche, et je reconnais la place où je me suis promené avec mes frères en 1815. Depuis quarante-quatre ans, rien n’y est changé ; mais il n’en est pas de même à la chûte : on y a bâti, il y a environ vingt ans, un bel hôtel dont le nom, Schweizerhof, est difficile à prononcer pour un Français. Heureusement que celui du maître, F. Wegenstein, l’est un peu moins. De la maison, placée sur la cime de la montée, on domine le fleuve et le paysage.

En entrant dans le salon, je fus frappé de la magnificence du spectacle : c’est de ce point et de la terrasse qui est devant que la chûte apparaît dans toute sa splendeur. En face est le château de Laufen, nommé aujourd’hui la maison Bleuler, nom du peintre qui l’a acheté et réparé, et qui a obtenu du gouvernement l’autorisation de percevoir un franc sur chaque visiteur étranger, et soixante centimes sur le visiteur suisse. Le nombre de ces voyageurs s’élève annuellement de trente à quarante mille. Le peintre est mort. Sa veuve, devenue propriétaire, est Française et n’a qu’une fille. La dame, à sa perception, a ajouté un magasin de gravures représentant les vues et curiosités du pays, et des ouvrages qui les décrivent.

De la chambre où je suis logé, la vue est presqu’aussi belle que du salon ; mais je me demande si, dans cette chambre, on peut dormir, car, à ses beautés, la chûte joint un vacarme épouvantable ?

Le jardin de l’hôtel, qui s’étend jusqu’au bord du Rhin, n’est pas à cent pas de la cascade ; cependant je veux profiter de ce qui reste de jour pour la voir de plus près encore, et malgré une pluie battante, je descends la côte pour gagner la rive. De là, un bateau me conduit dans le remous du tourbillon où nous nous laissons balancer, recevant à la fois la pluie et les éclaboussures de la chûte.

Guidé par un domestique, j’escalade la rampe qui conduit à la maison Bleuler. Une entrée assez mesquine mène à une petite porte sur laquelle est inscrit le nom de la propriétaire. J’y suis reçu par un homme aux cheveux et aux yeux noirs, de taille moyenne, d’environ trente ans, bien mis et bien fait, mais à la mine des plus rébarbatives, ce qui ne l’empêche pas d’être fort poli : c’est, me dit mon conducteur, l’associé et, croit-on, le gendre futur de la maîtresse du logis.

Arrivé sur la terrasse, je m’y trouve en compagnie d’un cavalier, voyageur comme moi, et d’une femme fort élégante qui paraît être la sienne. De là, l’œil plonge sur la chûte, mais trop rapproché, on en perd les alentours. De ce point, elle me semble moins belle que de l’hôtel et du bateau. Une éclaircie nous apporte les rayons du soleil couchant, et vient égayer la scène un peu sévère.

D’un autre balcon, la vue est plus étendue, et gagne ainsi beaucoup.

Pour arriver au troisième balcon, on traverse un magasin où Mme Bleuler elle-même vous fait offre de ses dessins et de ses livres. Son air est plus riant que celui de son associé.

Nous pénétrons alors dans un pavillon où des verres de couleurs nous montrent la cascade sous divers aspects : nuit, jour, aurore, hiver, etc. Le soleil, qui se révèle encore, aide beaucoup à ces effets bien connus, mais qui plaisent toujours.

Nous descendons ensuite, en traversant le jardin, à un quatrième balcon au moyen duquel la cascade est vue en dessous ; enfin à un cinquième, plus bas encore, où l’on est en quelque sorte sous la cascade même. Le bruit est intolérable, et l’on reçoit pas mal d’eau. Là, on est tout près des trois roches à pic qui partagent le fleuve, et dont l’une semble prête à tomber, ce qui ne peut manquer d’arriver tôt ou tard. La veille, le domestique qui m’accompagne a passé, en se servant d’une échelle, d’une roche à l’autre, aidé par ce même batelier qui venait de me conduire. C’était la première fois qu’on tentait ce passage, opération fort inutile et imprudente. Le grand danger était de placer l’échelle par le poids de laquelle on pouvait être entraîné.

L’éclaircie n’ayant pas duré, nous repassons le Rhin par une pluie battante. Je rentre à l’hôtel passablement mouillé, mais moins que la jeune femme que j’avais rencontrée avec son mari, et dont le parapluie ne pouvait couvrir la crinoline.

Je n’avais, de toute la journée, pris qu’un petit pain ; il était six heures et demi, et je mourais de faim. On m’annonce que la table d’hôte est servie. Bonne nouvelle ! Je m’y rends. Il y a peu de monde. Je me trouve en face d’une Anglaise grande et belle, pompeusement vêtue, buvant du vin du Rhin à l’aide d’une pipette et abondamment.

Un peu plus loin, deux Anglais à figures distinguées se disputaient en français avec un garçon d’hôtel pour ne payer que vingt francs une voiture qui devait, cette nuit même, les conduire à quelques lieues de là, course dont on voulait vingt-cinq francs. Nos gentlemens, avec cette ténacité anglaise qui leur fait tenir à honneur de ne pas revenir sur un mot dit, ne voulurent jamais céder ; ils se remirent à table, et préférèrent rester à l’hôtel en dépensant probablement vingt francs ou plus pour cette prolongation de séjour, et ceci pour ne pas en payer cinq.

Bientôt entre une jeune femme assez petite et coiffée d’un chapeau rond à plume noire. Elle-même était vêtue de noir. Tout était bizarre dans sa toilette d’ailleurs très-fraîche et qui, quoique simple, annonçait la richesse. Mais l’étrangeté de ce costume n’était rien à côté de celle de sa figure : sans être belle, je n’en ai jamais vu de plus mobile et en même temps de plus expressive. Elle avait quelque chose de fascinateur qui attirait et qui effrayait. Ses sourcils noirs et épais, se joignant au-dessus d’yeux plus noirs encore, lui donnaient l’air, quand elle les fronçait, d’une conspiratrice ou d’une magicienne.

Un moment après, entra un jeune homme. Dès que je l’aperçus, je me dis qu’il ne pouvait être que l’amant, le frère ou l’époux de cette femme. Tout était en harmonie dans leurs costumes et leurs figures. Ils se mirent à table en parlant une langue qui m’était inconnue et que j’étais disposé à prendre pour un argot, car elle ne ressemblait à rien. En ce moment paraît un nouveau personnage de très-bonne mine. Celui-ci était un Français, on ne pouvait s’y tromper. Il connaissait la dame et son compagnon, car il les salua en français et lui répondirent de même, mais avec un accent étranger très-prononcé.

Bientôt une discussion s’élève entre ce nouveau venu et les Anglais sur le prince russe Demidoff. Le Français prétendait qu’il était fils d’un esclave ; les Anglais soutenaient le contraire, et le mari de la dame au chapeau était de leur avis. Comme, dans ma jeunesse, j’avais eu occasion de voir le père du prince actuel et que je connaissais aussi le fils dont M. de **, mon parent, avait épousé une sœur, je pris la parole. Les Anglais riaient sous cape en me voyant si bien renseigné, et ce fut un triomphe pour eux, surtout lorsqu’un autre Français, qu’à sa tournure je reconnus pour un militaire, se joignit à moi pour soutenir l’ancienne origine des Demidoff. Cet officier avait connu M. de ** et M. R**, dont il faisait un grand éloge. Il me donna sa carte, je lui présentai la mienne, et la connaissance fut ainsi faite : c’était le colonel de Prebois.

Le dîner était excellent, la conversation des plus animées. La dame noire et son mari étaient grecs de Constantinople. Ils voyageaient en touristes ; ils avaient vu la meilleure société de Paris et de l’Italie qu’ils connaissaient parfaitement. Nous causâmes jusqu’à dix heures et demie, et chacun fut se coucher.

Je passai une mauvaise nuit. Le bruit assourdissant de cette chûte qui tombe sous mes fenêtres, la pluie qui les bat de son côté, le vent qui s’en mêle, forment une cacophonie terrible qui me dit que le sommeil, s’il est possible ici, est au moins assez difficile. Cependant la fatigue l’emporte : par instant, je m’endors, mais ce n’est pas pour longtemps. Bientôt je me réveille en sursaut, croyant que la maison s’écroule et qu’une poutre me tombe sur la tête. Je m’apprêtais à gagner la campagne, quand je me rappelle que je suis dans un lit, à cent pas d’une cascade, et que la poutre n’est autre qu’un édredon trop chaud pour la saison et qui, en m’étouffant, m’a donné le cauchemar.

(Jacques Boucher de Perthes, Voyage à Aix-Savoie, Turin, Milan, retour par la Suisse, en 1859, Jung-Treuttel 1867)

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Am Rheine

Du freundlich ernste starke Woge,
Vaterland am lieben Rheine,
Sieh’, die Tränen muß ich weinen,
Weil das alles nun verloren!
Die Felsen, so die Ritter sich erkoren,
Schweigend dunkle Klagen trauern,
Noch zerstückt die alten Mauern
Traurig aus dem Wasser ragen,
Wo in alter Vorzeit Tagen
Hohe Helden mutig lebten,
Voll von Lust nach Ruhme strebten;
Franken, Deutsche und Burgunden,
Die nun im dunkeln Strom verschwunden,
Tapfre Lanzen damals schwungen,
Noch die deutschen Lieder sungen,
Die Verderbnis weit verjugen,
Hand in Hand zum Bunde schlugen,
In edlem Rittertume,
Aus aller Tugend Eine Burg zum Ruhme
Durch alle Land’ erbauten;
Da der Mann dem Mann noch traute,
Deutsche Lust im Walde blühte,
Glaub’ in Demut liebend glühte,
Ach da keiner noch alleine,
In des Herzens tiefem Schreine,
Um sein Vaterland mußt’ klagen,
Selbst sich bittre Wunden schlagen,
Wie ich hier am heil’gen Rheine
Hohen Unmuts Tränen weine.

Dunkle Trauer zieht mich nieder,
Will in Wehmut ganz vergehen;
Wenn ich sehe, was geschehen,
Wenn ich denke, was gewesen,
Will die Brust in Schmerz sich lösen! –

So fahrt denn wohl, ihr lieben Wogen,
Wo ich Schmerz und Mut gesogen;
Denn den Mut auch fühl’ ich schlagen,
Und inmitten solcher Klagen
Springt die Quelle starker Jugend,
Und es waffnet feste Tugend
Unsre Brust mit Heldentreue.
Da entweicht denn alle Reue;
Kann ich gleich mit euch nicht leben,
So ergreift euch doch mein Streben.
Wo ich wandre, wo ich weile,
Glühen Männer, blühen Lieder
Und ich fühle wohl Vertrauen,
Auf des Herzens Fels zu bauen,
Eine neue Burg der Liebe,
Die in allem Sturme bliebe,
Mächtig durch die fernen Zeiten
Einen allvereinten Strom zu leiten,
Einen Strom von Lust und Schmerzen,
Alles aus dem eignen Herzen,
Wo die Lieder all’ verschlungen
Alle Herzen wiederklungen,
Hohe Freunde dann verbündet,
So der Freude Reich gegründet.

(Friedrich Schlegel, 1802)

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Köln vs Düsseldorf

“Moritz August von Thümmel, Minister des Herzogs von Sachsen-Coburg-Saalfeld, schrieb am 6. Juni 1772 an den Erbprinzen von Sachsen-Coburg: “In Köln, wo wir uns einen ganzen Tag aufhielten, um auszuruhen, wünschten wir uns zehnmal auf unser Schiff zurück. Ich kann mich nicht erinnern einen so unangenehmen Ort gesehen zu haben und ich möchte nicht Kaiser sein, wenn ich mich daselbst krönen lassen müßte. Stellen sich Ew. Durchlaucht eine schmutzige Stadt dreimal so groß wie Erfurt und dreimal so todt vor; wo in jeder Gasse einige Kirchen und Klöster stehen, wo ein beständiges Läuten der Glocken die Ohren und der Anblick einzelner ausgezehrter und zerlumpter Bettler das Auge zu Tode ermüdet. Wir besuchten daselbst ein Carthäuserkloster und wurden bis zum Jammer über das Elend gerührt, zu welchem sich vernünftige Menschen aus eingebildetem Gottesdienste freiwillig verdammen können. Den Tag darauf hatten wir eine desto angenehmere Reise. Wir gingen über Düsseldorf einer schönen, reizenden Stadt. Das erste was wir daselbst aufsuchten, war die prächtige Bildergalerie, wo die Rubens einen ganzen Saal einnehmen und die meisten Gemälde des unnachahmlichen van der Werff aufbehalten werden.”" (Zitiert nach Wikipedia)

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Düsseldorf in Köln

ddorf in kölnIn jüngster Zeit beobachten wir eine enorme Zunahme von Stadtsilhouetten auf Autos, in Schaufenstern, ja selbst als ad hoc-Kunsthandwerk auf dem Asfalt: Köln ist vor lauter Kölnpanoramen kaum noch zu erblicken. In Zeiten der Migration erlangt die Identifikation mit dem Standort eine hohe Ausdrucksquantität, die im Einzelfall stets auch von Qualität spricht. Verirrt sich unter all die Kölnpanoramen ein Düsseldorfpanorama (aufgrund ihrer geschichtlich verankerten Rivalität nennen Kölner und Düsseldorfer die jeweils andere die Verbotene Stadt) wie hier am Nippeser Markt, zieht es sofort die Aufmerksamkeit des als tolerant geltenden Kölners auf sich, dessen Gehirnhälften automatisch auf den Kampf um die Bewertung verfallen, ob das überraschend eingetretene Bild eher einen Störfaktor oder einen Farbtupfer darstellt.

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Chinesisch

schang dsunn schint schun lang
schun fufzéhundert johr
züe lȧng schun schintse schȧng
mr dunke se ens chlor

un dich dezüe dü dauwer schȧng
wannd witersch dgosch ufrisch
gajenajede bürefȧng
ȧn rhin un ill un brisch

mr stecke di ene kenjelestȧll
mr verhunze dini seel äu bȧll
un kumm noch emol un wétt
un kumm noch emol un trétt

mr stecke di ene bȧbeldurm
ȧtomkiëhldurrn ȧm rhin
dȧss d kläin wursch wi e roder wurm
un wecke die dert in

schȧng dsunn schint schun lȧng
schang schint dsunn noch lȧng
un wilȧng noch gets e schȧng
wilȧng wilȧng

(Die Empfindung, daß dem Franzosen Elsässisch wie Chinesisch klingt, liegt diesem von elsässischer Lautlichkeit geprägten Liedgedicht André Weckmanns zugrunde, womit wir Rheinchinesisch offiziell in unsere Sprachsammlung aufnehmen.)

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Deutzer Brücke

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Drachenfels: une de ces collines sacrées où l’âme d’un temps s’élabore

Il souffle sur le Drachenfels un vent à jeter bas le dernier pan de mur de ce vieux burg dont le démantèlement date de la guerre de Trente ans. C’est une moitié de tour couronnée de créneaux, percée de fenêtres, envahie par le lierre et les plantes sauvages. Une balustrade de fer permet de se pencher sur le roc pour fixer le paysage. Mais le paysage, ce sont des nuages à la débandade qui courent au ras des Sept-Montagnes et qui ne laissent apercevoir qu’à des rares intervalles des cimes difficiles à nommer, le Breiberg, le Minderberg ou le Hemmerich. En bas, le fleuve court à pleins bords, large, sombre, presque noir, tant le jour est sinistre. “La vue, dit le guide, est une des plus belles du Rhin.” Je veux bien, mais il faut retenir son chapeau.
(…)
J’ai pensé toute à l’heure que Tristan pouvait passer le Rhin. Un Chateaubriand, un Gesril donnent à l’honneur une marque française. C’est le même honneur dont témoignent la vie d’un Bayard ou les vers d’un Corneille. J’en cherche l’équivalent dans la poésie allemande. Fustel de Coulanges a dès longtemps prouvé que les anciens Francs se fondirent avec la tradition gauloise, et que l’origine de nos mœurs et la source de notre sensibilité ne sont pas germaines. L’honneur, qui est une façon de sentir, ne se confond ni avec l’honnêteté ni avec l’honorabilité. Ses limites ne sont définies que chez ses loyaux serviteurs.
… Le Drachenfels est une de ces collines sacrées où l’âme d’un temps s’élabore. Depuis que j’en suis descendu j’ai vue que l’Allemagne rajeunie prenait volontiers pour symbole Siegfried forgeant le glaive. Ainsi l’art donne à une nation les fortes image où elle mire son énergie.

(Henry Bordeaux: Sur le Rhin, Paris 1905/1919)

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Dinslaken, Dienstag Fünfter Juli

Fahrradreichtum
ist das einfallende Wort für den ersten Eindruck
auf dem Bahnhofsvorplatz.

Südlich von und parallel zu
den Gleisen verläuft die
Wilhelm-Lantermann-Straße.
(Bis 1933 in der SPD und ab
1946 wieder bis zum Tod 1973
siebenundzwanzig Jahre Bürgermeister.)

Auch die Schillerstraße
bildet einen nach Norden
zulaufenden Schenkel eines
geographischen Dreiecks
mit der Willy-Brandt-Straße.

Darin,
der Stadtplan orientiert den Besucher,
findet sich zwischen Goethe- und
Hölderlin- eine
Scharnhorststraße.

Schneller als angenommen
passiert die Straßenbahn 903
via Friedrich-Ebert-Straße
den Kreisverkehr des Platz d`Agen,
in dessen womöglich bewusst ungemähter
Mitte aus Sommerblumen einige
Elstern spazieren.

Fußläufige Dimension.
Haltestelle Neustraße
am Bürgerbüro ausgestiegen.

Das Fantastival, Juli 2016, kündigt
Anastacia als Stargast an.

Wind und Sonne.

Eine Garten- und Landschaftsbaufirma
verrichtet finale Schönheitsgriffe
vor dem, ein Plakat kündet es an,
ersten Frankreichfest (am 09. Juli).
Über den Parkbänken noch Plastikfolie.
Unweit der nach der ehemaligen Theaterintendantin
benannten und derzeit geschlossen /saniert werden erscheinenden
Kathrin-Türks-Halle ein frisch angelegtes Areal
junger Bäume in Dreierreihen
(deren eher spitz zulaufende Blätter sie dem botanisch
kaum Kundigen und auf Bestimmungsabbildungen Angewiesenen
mehr vermutet als möglichen Steineichen-Nachwuchs ausweisen).

Hinter der Halle,
am Rathaus als Teil der ehemaligen Burg
- dort einige Beete ggf. dem Urban Gardening zurechenbar -,
ein Teich mit lebendigem Goldfischschwarm
im nicht ganz algenarmen Wasser,
Taubenfedern auf der Oberfläche wie Croutons.
Zu Lande eine Plastik,
zwei schnatternde Vögel stilisierend,
deren wasserzugewandte Seite stärker
oxidiert, wohl durch die Springfontäne.

Über den Teich hinweg schweift der Blick
auf eine Reihe überwiegend auf jeweiligen Garagen
einstöckig erbauten niederrheinischen Häusern mit Giebeldach,
über denen der Kirchturm von St. Vincentius wetterhahngekrönt
aufragt.

Laut Stadtplan (hinterm Rathaus steht freundlich ein weiterer)
liegt das Gewerbegebiet Dinslaken-Mitte
östlich des Zentrums und zu geschätzten zwei Dritteln
nördlich der DB-Gleise.
Weiter südlich ist eine Trabrennbahn eingezeichnet.

Per pedes Perspektive
für den Nachmittag:
Schillerstraße nordwärts,
Willy-Brandt-Straße südwestwärts,
Adenauerstraße west- das heißt stadtaus- und rheinwärts,
genauer: ab der Emscher diese flussabwärts bis zur Mündung.

Kurz hinterm Platz d`Agen beheimatet
die Schillerstraße das Finanzamt (1950er zweckästhetische Architektur)
und das Amtsgericht, dessen Hauptportal um circa 16 Uhr
von einer Dame mit größerem Schlüsselbund zugeschlossen wird,
und ist nach Norden hin alleebaumbestanden.

Vorm Stadtplan stehend, keimte die Hoffnung
dass die These, nach Willy Brandt benannte Plätze und Straßen
wirkten oft nüchtern bis trist
(von rheinsein erkannt, auf rheinsein diskutiert und empirisch belegt)
in Dinslaken ein freudiges Pendant erfahren könnte,
weist doch die Kartographie eine breite, blickeinnehmende Straße aus.

Tatsächlich handelt es sich dann real um ein Teilstück der B8,
um diese Tageszeit von Stau geprägt.
Obwohl keine Prachtallee, neigt der Chronist im
Falle Dinslaken dennoch zur Annahme, dass die
Straßenbenennung eine eindeutige Würdigung Brandts darstellt.
Das Straßenschild an mehreren Stellen nicht nur an einem,
sondern zwischen zwei Pfählen.

So Ecke Voerder Straße, wo allerdings das Hotel
Zum schwarzen Ferkel den Namensblickfang bildet.

Rötlich schimmerndes Bachbett
führte zum Namen Rotbach.

Eine alteingesessene Bäckerfamilie seit 1853
bietet an der Ecke Im Bremerkamp nebst Backwaren
kostenloses WLAN, während gegenüber
ein gelbes Telefonhäuschen noch
funktionsfähig und gepflegt ist, weil
am Krankenhaus St. Vinzenz gelegen.
Diesem vis-à-vis der Friedhof – falls es anders nicht weitergehen sollte,
an dessen Eingang ein Blumengeschäft mit
schwarzen, roten, goldenen Kunststoff-Schafen
und ebenso angeordneten Gartenzwergen mit Sonnenbrille, je 19,95 €.

Die Konrad-Adenauer-Straße westwärts wirkt
vergleichsweise ländlich
(was die oben angedeutete Einschätzung zur Würdigung Willy Brandts stützt).

Wo sie die Emscher überquert, blickt es sich
über Weizenfelder auf das Kraftwerk Walsum,
im Volksmund Block 10 genannt
wie eine hundebegleitete Dame auskunftet.

Die begradigte und wegen Bergbaufolgen umdeichte
Emscher ist, teils mit Stacheldraht, eingezäunt,
es wird mit Schildern vor Ertrinken gewarnt.

Neben der westlichen Verlängerung des Emscherwegs
auf Eppinghoven zu beenden Kühe und Kälber ihre
Mittagsruhe, sich träge erhebend auf ihrer Wiese
mit eingezäunten Apfelbäumen, vereinzelt Jogger anmuhend.
Die Siedlung mehr bevillt als bloß behaust mit gepflegten Gärten,
die, wohl durch Gala-Betriebe, eher fremdgestaltet denn eigengepflegt wirken.
Ruhig. Zum Augenblick passt sonnige relative Windstille.

Auf dem Rheindeich pfeift der Wind.
Während nördlich ein riesiges Kraftwerk den Blick bestimmt,
das Steag-Kohlewerk in Voerde-Möllen,
wühlen südlich davon und nördlich der
aktuellen Emschermündung
Bagger und Baufahrzeuge,
um die Flussmündung (2014 begonnen) nach Norden zu verlegen.

Hagelstraße 53 ist die Adresse des Baubüros,
in der nördlichen Doppelhaushälfte von 1910,
die südliche Hälfte wurde bereits abgerissen.

Die Straße heißt nach dem Hagelkreuz,
an dem früher zum Schutz vor Hagel gebetet wurde.
Das Kreuz wurde vor dem Fronleichnamstag 1935
durch Nazis geschändet, so ein Informationsschild
unweit des Hofes Emschermündung.

Rückflanierend präsentiert sich stadteinwärts
die Konrad-Adenauer-Straße östlich der
Willy-Brandt-Straße doch einfamilienhaus-
und bungalowgesäumt, kurz hinter dieser
Straßenecke durch einige Ziegen und eine
Gruppe Gänse grasbesiedelt.

Höhe des Kreisverkehrs Duisburger Straße
finden sich vorm Edith-Stein-Caritashaus
drei große Kruzifixe,
wie auch an der Fassade von St. Vincentius.

Nah dem stadthistorischen Museum Voswinckelshof
und dem Neubau des Stadtarchivs
findet sich eine alte Wasserpumpe samt
Hinweisschild auf die vor der Kanalisierung
ehedem lebenswichtigen Pumpennachbarschaften.

(Ein Gastbeitrag von GrIngo Lahr)

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Elektronische Postkarte aus Koblenz

mammut_koblenz
Liebes Rheinsein,

“Coblence est jolie, vue de l’extérieur je ne puis parler de l’intérieur, car nous n’y sommes pas entrés… (*)”. Das gleiche könnte ich Ihnen berichten, denn es fehlte mir die Zeit um die Stadt genauer anzuschauen. Aus meiner Schulzeit erinnere ich mich gelesen zu haben wie Chateaubriand (**) dorthin fuhr, um sich der “Armee der Prinzen” anzuschließen und bei der Gelegenheit große Taten vollbringen zu können. Als er jedoch eintraf, war die Armee weg. Meinerseits landete ich in der Festung Ehrenbreitstein, wo ich auf Mammute stieß. Es fiel mir schwer, mein Staunen zu verbergen. Ein alter Mann näherte sich mir an und wies mich darauf hin, daß die Elephantidae selbstverständlich unecht waren, doch keineswegs fehl am Platz, denn wie ich vielleicht wüßte (was nicht der Fall war), liefen Gerüchte, welche aufgrund einer von Astronomen festgestellten verminderten Sonnenaktivität das Eintreten des Maunderminimum als so gut wie sicher prognostizierten und damit eine unvermeidliche Eiszeit, klein aber kalt.

Mit freundlichen Grüßen
Ihr Marcel Crépon

(*) Antonio De Beatis, Voyage du cardinal d’Aragon en Allemagne, Hollande, Belgique, France et Italie (1517-1518) – (Paris 1913)
(**) Châteaubriand, Mémoires d’Outre-Tombe, Tome II (Paris, 1975)

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Rheingold (4)

ka_badisches staatstheater_rheingold

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Keine Haie im Rhein

Kantonspolizei_Rhein_Plakatsujet_WiffeAn uns vorüber ging anno 2014 die Präventionskampagne der Schweizer Polizei. Um den Gefahren des Sommerlochs zu begegnen, haben wir sie für unsere Leserschaft, frisch wie am ersten Tag, aus dem Netz gefischt.

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Gorinchem: eine Route voller Gefahren (2)

(…) Auch die beiden Natursteinskulpturen, von denen die heutige Fähre imgorinchem_5Gorinchemer Hafen bewillkommnet wird, standen da noch nicht herum, als Hugo de Groots Bücherkiste eintraf. Trotzdem gibt es mit diesem Befürworter der Meeresfreiheit eine gewisse Bewandtnis, wo doch die Meeresfreiheit grundlegend war für den weltweiten Aufschwung der meeresfahrenden Republik der Niederlande. Wie die Texttafel zu ihren Füssen schon vermuten lässt, sind die zwei ulkigen Figuren koreanischer Herkunft. Koreanische Orte werden traditionell von solchen Schutzgeistern vor Unheil bewahrt. Ihre Anwesenheit an der Pforte der alten Kleinstadt in der Provinz Zuid-Holland will aber nicht auf eine besondere Beziehung zu heutigen Firmen wie Hyundai, Samsung oder LG hindeuten. Die geht nämlich genau auf jene Zeit zurück, als die niederländische Seeflotte die Weltmeere beherrschte. Gorinchem ist der Geburtsort des nebst Guus Hiddink wohl berühmtesten Niederländers in Südkorea: Hendrik Hamel (1630-1692). gorinchem_6Hier ist er immer noch relativ unbekannt, in Korea aber muss man als Niederländer immer darauf gefasst sein, von neuen Bekanntschaften auf Hamel angesprochen zu werden, und auch nicht von ungefähr: Als erster hat er, wenn auch relativ ungewollt, den Westen bekannt gemacht mit dem Land, das sich im 17. Jahrhundert nach verheerenden Erfahrungen mit zuerst dem japanischen, daraufhin dem chinesischen Mandschu-Nachbar, von der Welt abgeschottet hatte.
1653 als Buchhalter des Schiffes Sperwer von Batavia, dem heutigen Djakarta, zum niederländischen Handelsposten Deshima in Japan unterwegs, musste Hamel miterleben, wie das Schiff bei schlechtem Wetter an der Felsenküste einer Insel zerschellte. Das war die koreanische Insel Jeju, den Niederländern als Quelpart bekannt, wenn auch nur zum Verproviantieren betreten. Die 36 Überlebenden der insgesamt 64 Besatzungsmitglieder wurden schon bald von koreanischen Soldaten aufgegriffen und unter Gefangenschaft gestellt, und hätten Korea eigentlich nie mehr verlassen dürfen. Im Laufe der Jahre verstarben die meisten; nur Hamel und sieben seiner Schicksalsgenossen schafften es 1666 vom heutigen Yeosu heraus die Flucht zu ergreifen, woraufhin dank japanischer Vermittlung auch sieben der acht noch in Korea Zurückgebliebenen in Freiheit gestellt wurden. Der Achte soll sich (als einziger) nicht von seiner koreanischen Ehefrau und Kindern haben trennen lassen wollen.
Die Geschichte wäre ohne Folgen geblieben, hätte nicht die niederländische Handelsgesellschaft VOC der Truppe einen ausführlichen Bericht zu ihren Erlebnissen abverlangt. Der wurde dann von Hamel erstellt, und irgendwie, eigentlich wider Willen des Auftraggebers, wurde der Text dann auch veröffentlicht. Zu beachtlichem Erfolg: Das Buch erzielte mehrere niederländische Editionen, sowie auch französische, deutsche und englische Übersetzungen. Bis ins 19. Jahrhundert war das Journael von Hendrik Hamel sogar der einzige im Westen verfügbare Text über Korea. Auch in den letzten Jahrzehnten hat es noch zwei Ausgaben gegeben: 1989 Hollanders in Korea von H.J. Van Hove, sowie 2003 die mit weit stärkeren Begleittexten ausgestattete Ausgabe De wereld van Hendrik Hamel, herausgegeben von Vibeke Roeper und Boudewijn Walraven (gleichzeitig erschien eine englische Fassung, Hamel’s World). Der Erfolg des Textes ist nachvollziehbar, ist er eben eine gelungene Mischung aus mitreißend erzähltem Erfahrungsbericht und so etwas wie anthropologischer Feldforschung, wobei die Sicht aufs exotische Land nie von christlichen Wertschätzungen benommen wird. Auch streckt dem Text zum Vorteil, dass die Schiffbrüchigen eine zeitlang am königlichen Hofe zu Seoul als Leibwächter zu dienen hatten, sich daher im Machtzentrum einigermaßen auskannten. Umso mehr, weil die Truppe dort Unterstützung fand von einem Jan Janszoon Weltevree aus De Rijp, der 1627 schon auf Quelpart von seinem Schiff hinterlassen worden war, sich dann als Waffenkundiger am Hofe emporgearbeitet hatte, den späteren schiffbrüchigen Landsleuten als Dolmetscher und Berater diente. Und wo er dem Hofe den Umgang mit Schusswaffen beibrachte, brachten Hamel und seine Männer den Koreanern das Bauen mit Zement bei.

Das Gorinchemer Museum hat, nach langer Vorbereitungszeit, erst seit diesem Jahr geöffnet, in einem späteren errichteten Haus an der genauen Stelle, wo einst Hamels Geburtshaus stand. Es erzählt mittels in Südkorea hergestellten Maquetten der jeweiligen Aufenthaltsorte im Kurzen die Geschichte von Hamel;gorinchem_7 darunter, wie in diesem Bild zu sehen, das Fort zu Yeosu, Hamels letzte koreanische Bleibe. Pro Maquette sind weiterführende Videos abzurufen. Hier im Foto sieht man links gerade einen Ausschnitt des Yeosuer Hendrik Hamel-Museum, das es noch nicht gab, als ich selber 2002 zur Vorbereitung eines Romans die Stadt besuchte. Das niederländische Museum bietet darüber hinaus noch eine Einführung zur niederländischen Schifffahrt zu Zeiten von Hamel, sowie mehrere Schenkungen aus koreanischen Museen, darunter koreanische Gebrauchsgegenstände und Töpferware, insbesondere eine recht schöne Seladonsammlung. Auch kann man sogar das Originalkonvolut des Hamel-Textes bewundern. Das Ganze wird vervollständigt von einem absonderlichen Raum für Wechselausstellungen koreanischer Künstler. Man wird aber hart dagegen anzukämpfen haben, dass Korea in den Niederlanden immer noch als eine Art Ersatz-China oder Reserve-Japan empfunden wird; bestenfalls als Heimatsort der nördlichen Kim-Dynastie oder als Auto- und Elektroniklieferant Interesse erregt. Daran hat auch die koreanische Filmindustrie oder gar Psy’s „Gangnam Style“, das nicht nur an den amerikanischen Rap, sondern auch an die traditionell koreanische Gesangkunst des P’ansori anknüpft, vorerst kaum etwas ändern können.
gorinchem_8Das breite Lächeln eines der Mitarbeiter bleibt aber als Hoffnungsschimmer. Damit endet hier vorerst auch meine Erkundung des Waals, denn Gorinchem an der Merwede fällt ohnehin schon außerhalb jenes Rahmens. Aber vielleicht regt das Lächeln noch zu weiteren Erkundungen an, entweder der Breite der Merwede entlang, oder gar rückwärtsgewandt: Übersprungenes gibt es ja immer. Man soll sich von einem Thema nicht einbetonieren lassen. Und auf weitere Gänge des tapferen “Ventjager” bin ich eh gespannt. Bis nach Korea wird er es allerdings nicht schaffen. Schade eigentlich.

Der niederländische Autor Lucas Hüsgen erkundet für rheinsein den – oder wie es heute häufiger in Gebrauch ist: die Waal, einen der niederländischen Rheinabschnitte. Diesmal stößt er in einem Zweiteiler bei Gorinchem auf Verbrechen (Teil 1) und Koreanisches (Teil 2).

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Gorinchem: eine Route voller Gefahren

Jetzt rüste dich, Leser: Der Waal beheimatet auch Verbrecher und Gefangene, wenn auch beide Kategorien sich nicht unbedingt decken, und die Haft nicht notwendigerweise in den Niederlanden vollzogen wurde.

Zwei Fälle entgegengesetzter Schicksalsrichtung haben mit Fähren zu tun, die es beide so nicht mehr gibt. Der eher fröhliche liegt schon fast vier Jahrhunderte zurück, der finstere ist bloß dreißig Jahre her, und immer noch von Geheimnissen umwoben.gorinchem_1Dem widmen wir uns hier mal zuerst. Am linken Waal-Ufer beim Dorf Brakel sieht die heutige Fähre noch recht unschuldig aus; an der anderen Seite aber, bei Herwijnen, verlässt zwar wohlgemut eine junge Frau bei dreckigem Wetter das treuherzig Tag ein Tag aus hin und zurück fahrende Gefährt, aber genau dort gorinchem_2rollte 1985 ein Benzinfass in den Fluss, um dann an einem hervorstechenden Stein stecken zu bleiben. Bald kam man zu der Entdeckung, dass kein Benzin drin war, sondern wenig fachgerecht gemischter, somit noch körniger Beton um eine Leiche herum. Bis auf den heutigen Tag sind die genauen Umstände den Justiz-Sachkundigen entschlüpft, der Tote aber war leicht zu ermitteln, wo er doch kurz zuvor Weltmeister im Kickboxen geworden war.

Damit aber nicht genug: Auch war dieser André Brilleman zu Lebzeiten als Leibwächter des Amsterdamer Drogenbarons Klaas Bruinsma tätig. Dieser aufgrund seiner Pedanterie auch unter dem Spitznamen “Der Vikar” bekannte Herr wird allgemein als der Vater des betriebsmäßig organisierten niederländischen Drogenhandels betrachtet: Seine Bande lieferte ihren Stoff weit über die Landesgrenzen hinaus, darunter natürlich auch nach Deutschland. 1991 erlag der Vikar einer Schießerei, deren Motive bis auf den heutigen Tag unaufgeklärt geblieben sind, wäre es nur weil der Hauptverdächtige selber einige Jahre später einem weiteren Mordanschlag zu Opfer fiel. Somit wird wohl auch auf ewig im Dunkeln bleiben, wer denn genau Brilleman einzubetonieren versucht hat. Nach allgemeiner Annahme soll Bruinsma selber dahintergesteckt haben, nur bezüglich der genauen Beweggründe gehen die Meinungen aus einander. Im Netz findet sich aber ein ausführlicher Leserkommentar aus 2011, der erschreckend genau die Umstände des Mordes beschreibt, fast als wäre der Autor selber dabei gewesen. Dem zufolge soll die Tat von angehenden Drogenbaronen aus Gelderland verübt worden sein, die sich mit Bruinsma zu assoziieren vorhatten, sich von Brilleman beim unangefochtenen König des Milieus einführen ließen, von dem aber zutiefst erniedrigt und misshandelt worden sein sollen, wofür dann Brilleman den Kopf hinhalten musste. Auch sollen sie mit den zuständigen Ermittlungsbehörden verstrickt gewesen sein, die sich von ihnen gerne hätten beschenken lassen. Im Kommentar werden sie nur mit Spitznamen angedeutet: “Der Alleswisser”, “Der Zwiespaltmacher”, “Der Kommissar”, “Der Vierte Blödmeier”. Aber wenn denn die Geschichte stimmt, wird allmählich schon fraglich, ob der Autor des Kommentars selber noch unter uns weilt. Vielleicht hat man für ihn doch noch irgendwo sachkundige Betonmischer aufgetrieben.

gorinchem_3Einige Kilometer flussabwärts errichteten Ende des 14. Jahrhunderts Bauarbeiter eine Burg für den Ritter Dirk Loef van Horne. Dieses daher Loevestein genannte Schloss wird heutzutage als Schauplatz für Events zur Wiederbelebung des Mittelalters touristisch vermarktet, nur wird wohl keiner auf die Idee kommen, die blutrünstigen Vorzüge des ursprünglichen Bauherren wahrheitsgetreu nachzuempfinden. Und auch die weitere Geschichte des Baus ist nicht halbwegs so romantisch wie man sie erscheinen lässt: Ab Ende des 16. Jahrhunderts bis hin zu 1831 diente das erweiterte Schloss als niederländisches Staatsgefängnis. Der unfreundliche Steinklotz zwischen den Weihern der Munnikenland genannten idyllischen Landzunge, die aufs Zusammenfließen von Waal und Maas hinausläuft, lag, zu jener Zeit als er als Gefängnis eingerichtet wurde, noch direkt an der niederländischen Grenze, und zwar: an der Maas, von deren Seite her er hier aufgenommen worden ist. Im niederländischen Geschichtsunterricht ist Slot Loevestein aber nicht ganz umsonst ein Klassiker: Ihm vermochte ein um sein Befürworten der Religionsfreiheit Inhaftierter 1621 in einer Bücherkiste auf der damaligen Fähre zum nahegelegenen Gorinchem seiner Gefangenschaft zu entschlüpfen. Das war kein geringerer als Hugo de Groot, Urvater des modernen Völkerrechts. Weniger Aufmerksamkeit aber genießt die Tatsache, dass hier 1650 kurzweilig die Deputiertenfraktion von Johan de Witt inhaftiert wurde, die sich – wahrhaftig republikanisch – gegen die politische Vorherrschaft der adligen Oranje-Familie zu Wehr stellte. Somit ist Loevestein schon fast als Symbol niederländischer Zwiespältigkeit jeglichem demokratischen Begehren gegenüber geltend zu machen: Nur unter der Ägide der Oranjes waltet hier die politische Freiheit.
gorinchem_4Aber immerhin, De Witt und seine Männer fuhren nun mal nicht in einer Bücherkiste am Punkt des Zusammenfließens der beiden Flüsse, am Anfangspunkt der Merwede vorbei, wo gute 360 Jahre später der Kahn “Ventjager” wieder sein Bestes gab, den Fluss vor Versandung zu bewahren, bevor er sich dann, wie vom vorigen Bild bezeugt, zum Dorf Lith an der Maas auf den Weg machte, um den Sand, mit dem er erschreckend schwerbeladen ist, abzulagern, als Rohstoff mehr oder weniger sachgerechter Betonherstellung etwa. (Fortsetzung folgt.)

Der niederländische Autor Lucas Hüsgen erkundet für rheinsein den – oder wie es heute häufiger in Gebrauch ist: die Waal, einen der niederländischen Rheinabschnitte. Diesmal stößt er in einem Zweiteiler bei Gorinchem auf Verbrechen (Teil 1) und Koreanisches (Teil 2).

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Am Rhein so schön

“Wenn draußen der Krieg ausgebrochen ist, da drinnen hast du’s nicht erfahren. Was ich mit dem Jürgen Bartsch gemeinsam habe, daß wir beide im selben Internat waren, in Aulhausen oder Marienhausen am Rhein, und man singt ja immer “Es ist am Rhein so schön”, nur in Marienhausen ist es also wirklich eine Katastrofe. (…) Ich glaube viele, oder fast alle, haben sich mit dem Gedanken befaßt: wie kann ich dort weg, wie kann ich da abhauen? Nur muß man dazu sagen, Marienhausen liegt ja oben beim Niederwalddenkmal in den Weinbergen, kein Bus, keine Bahn, sondern die nächste Bahn ist also unten in Rüdesheim. Und es gab einen Jungen, der sich also bis zu diesem Bahnhof durchgeschlagen hat.”
(Ein ehemaliger Schüler über seine gemeinsame Schulzeit mit Jürgen Bartsch im Knabeninternat der Salesianer Don Boscos in Aulhausen Ende der 50er Jahre)

Die Zitate stammen aus dem ausgezeichneten Dokumentarfilm Nachruf auf eine Bestie von Rolf Schübel (BRD, 1983) über den als Kindermörder bekannt gewordenen Jürgen Bartsch. Der Film verschneidet O-Töne von Zeitzeugen mit ausgiebigen Aussagen Bartschs während seiner Befragungen durch einen Psychiater: eine wahrhaftige Horrorgeschichte aus den Nachkriegsjahren.

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Presserückschau (Juni 2016)

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Rhine Guards: “Wenn (…) im Rahmen des Schützenfestes in Eller (…) die Showparade auf dem Getrudisplatz startet, schlägt die Stunde der Rhine Guards. Das umtriebige Brass & Drums Corps hebt sich von anderen Musikkapellen ab, sind die 25 Mitglieder (davon zwölf Jugendliche) doch am amerikanischen Original des Drums & Bugel Corps des US Marines Corps angelehnt. Auch bei der Rangbezeichnung: Der 1. Vorsitzende (…) ist der Colonel, der musikalische Leiter (…) der First Sergeant. Das Repertoire reicht von dem St. Louis Blues Marsch über die Marines Hymn bis hin zum herzerweichenden Amazing Grace (mit Dudelsack!). Disziplin und Kleiderordnung werden großgeschrieben, von der Schirmmütze bis zu den Schnürriemen muss alles stimmig sein.” (Rheinische Post)

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“Zwischen Etzgen und Laufenburg können sich Möchtegern-Piraten und andere Wasserratten zwei Stunden lang treiben lassen. Das Gefährt besteht aus zusammengezurrten Baumstämmen, ist dreissig Quadratmeter gross, sechs Tonnen schwer, mit einem Schwimmkörper versehen, aber optisch – ein Floss. Herr des Flosses ist Captain J-C alias J-C Weiersmüller. Seit mittlerweile drei Jahren bietet er Flossfahrten auf dem Rhein an. (…) Noch liegt das Floss auf seiner Trockenstelle in Bad Zurzach. (…) Bis zu sechs Fahrgäste kann er mit seinem Floss transportieren. Sie dürfen sich unterwegs durchaus auch einmal als Flösser versuchen und mit dem Riemen das Gefährt steuern. So kriegen die Passagiere einen Einblick in das Leben von einst. Die Flösserei war bis ins 19. Jahrhundert und zum Ausbau der Eisenbahn ein bedeutendes Gewerbe entlang der Flüsse.” (Aargauer Zeitung)

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“Die Handballer der Rhein-Neckar Löwen sind erstmals in ihrer Vereinsgeschichte Deutscher Meister. Der frischgebackene Titelträger gewann am letzten Spieltag hoch bei Absteiger TuS N-Lübbecke und hielt damit Verfolger SG Flensburg-Handewitt auf Distanz. Das Gastspiel in Ostwestfalen war von Beginn an eine klare Sache. Nach acht Minuten stand es 6:2 für die Löwen, nach 24 Minuten 15:7 und zur Pause 17:10. Die Löwen waren dabei in allen Belangen überlegen, zeigten sich in der Defensive stark und in der Offensive treffsicher. (…) Am Ende hatten die Rhein-Neckar Löwen mit 35:23 gewonnen. Insgesamt gewannen die Löwen 28 von 32 Bundesliga-Spielen. Für die Löwen geht mit dem Titelgewinn eine Art Trauma zu Ende. Denn in den vergangenen zwei Jahren belegte das Team jeweils den zweiten Platz hinter dem THW Kiel – 2014 fehlten dabei nur zwei Tore zur Meisterschaft.” (sportschau.de)

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Der General-Anzeiger resümiert 1050 Jahre Dollendorf: “”Oberdollendorf liegt am Rhein, Niederdollendorf im Rhein”, lästern die Oberdollendorfer gerne über das benachbarte Niederdollendorf – und haben damit gar nicht mal so unrecht. Alle Jahre wieder nämlich setzt Vater Rhein die Uferpromenade und die anliegenden Straßen unter Wasser. (…) 1895 hatten die beiden Schiffer Hoitz und Käufer mit Motorbooten den Fährverkehr von Niederdollendorf über den Rhein aufgenommen, alte Quellen verraten jedoch, dass schon über die Jahrtausende hinweg Boote Personen und Güter von einem zum anderen Ufer transportierten. Besonders stolz ist man in Niederdollendorf darauf, dass vor der eigenen Haustür einst sogar die erste elektrische Fähre in Deutschland verkehrte. Am 11. Juli 1908 hatte das damals hochmoderne Fährschiff den Betrieb aufgenommen, am 7. März 1945 setzt die Fähre das letzte Mal von Godesberg nach Niederdollendorf über. (…) Sieht man einmal von den Jahren ab, in denen Väterchen Frost den Rhein bei Bonn hat völlig zufrieren lassen, was zuletzt 1929 der Fall war, hatten die Dollendorfer zweimal in der Geschichte die Gelegenheit, zu Fuß den Fluss zu überqueren: 1918 gab es eine Pontonbrücke, die während des Ersten Weltkrieges den deutschen Fußtruppen einen schnellen Rückzug ermöglichen sollte. 27 Jahre später bauten US-Pioniere die „Hodges-Bridge“ zwischen Bad Godesberg und Niederdollendorf, die als einer der wichtigsten Nachschubwege der Alliierten fungierte. “Da durften auch Personen drüber, aber man musste sich vorher entlausen lassen”.”

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“Bei einem Ausritt mit ihrem Pferd ist eine Frau in Chur (…) auf einer Insel mitten im reissenden Rhein gestrandet. Das Pferd entschied sich selbstständig zum Gang ins Wasser und war nicht zum Umkehren zu bewegen. (…) Ursprünglich wollte die Frau das Pferd am Rheinufer in der Nähe von Felsberg lediglich tränken. Doch das Tier begab sich gleich in den Rhein und war nicht dazu zu bewegen, umzudrehen. Stattdessen schritt es unbeirrt weiter, bis es die künstlich geschaffene Insel erreichte. Fürs Zurückkehren war dann die Strömung zu stark.” (Blick)

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“Im Revolutionsjahr 1848 kommt es auf dem Rhein zu einem bedenkenswerten Zwischenfall. “Gegen Mittag passierte ein Schlepp-Dampfschiff der Düsseldorfer Gesellschaft bei Kaiserwerth vorbei, als dort plötzlich sieben Gewehrschüsse nach demselben gerichtet abgefeuert wurden”, heißt es im entsprechenden Polizeibericht. Ein Schuss pfeift haarscharf am Kopf eines Knechtes vorbei. Bei den Verbrechern handelt es sich weniger um Revolutionäre als vielmehr um konservative Kreise: Vermutlich sind es Vertreter des Berufs der Treidler, die die Schiffe mit ihren Pferden vom Ufer aus durch die Gewässer ziehen. Die Erfindung der Dampfschifffahrt macht dieser seit römischen Zeiten auf dem Rhein praktizierten Tradition den Garaus. 1809 meldet der Amerikaner Robert Fulton sein Dampfschiff zum Patent an. Auf dem Rheim als der meistbefahrenen Wasserstraße Europas macht der schottische Kapitän William Wagner den Anfang. Am 8. Juni 1816 legt er mit seinem Schaufelraddampfer “Defiance” vom Ufer ab und fährt den Rhein hinauf über Köln. Es ist ein nie dagewesenes Spektakel, das auch den niederländischen König aufs Schiff lockt. Und Wilhelm I. reist extra mit der Kutsche nach Rotterdam, um das Schiff zumindest im Hafen zu bewundern. Längs der Strecke aber sollen sich die Bauern ob des Schiffs, das treidlerlos wie von Geisterhand bewegt wird, bekreuzigt haben.” (WDR)

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“Auftakt für das grenzüberschreitende Projekt „Veiligheid zonder Grenzen – Sicherheit ohne Grenzen“ des Löschzuges Rindern der Freiwilligen Feuerwehr Kleve und der Brandweer Millingen aan de Rijn: (…) Die Feuerwehren sind aus ihrer Sicht auf die gegenseitige Unterstützung angewiesen, denn die Probleme sind bei beiden Gruppen ähnlich. Aktuell ist durch eine staatsvertragliche Vereinbarung gewährleistet, dass die Feuerwehr aus Rindern den Kameraden aus Millingen aan de Rijn zur Unterstützung dienen kann. Es fehlt jedoch eine staatsvertragliche Regelung, damit die Brandweer Millingen aan de Rijn in der Bundesrepublik Deutschland ebenfalls ihre Fertigkeiten und Kenntnisse einbringen kann. Diese Regelung zu erreichen ist eines der Ziele des dreijährigen, grenzüberschreitenden Projektes, welches durch die europäische Union unterstützt wird.” (WAZ)

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“Unter Palmen liegen mit einem gekühlten Getränk in der Hand und bei Sonne satt entspannen – bis es so weit ist, müssen sich die Bad Säckinger noch ein wenig gedulden. Eigentlich sollte die Strandbar am Rheinuferweg schon Anfang dieses Monats zum Genießen und Entspannen einladen, doch bedingt durch den regnerischen Juni, herrscht auf dem schmalen Grünstreifen zwischen Diebsturm und den WC-Anlagen immer noch gähnende Leere.” (Badische Zeitung)

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“Nach schweren Unwettern in Rheinland-Pfalz sind bei einem Bahnunglück am Rhein (…) zehn Menschen verletzt worden. Ein Regionalexpress entgleiste (…) zwischen Oberwesel und Bacharach wegen eines Erdrutsches. (…) Bei dem Bahnunglück am Rhein wurden nach Angaben der Bundespolizei der Lokführer und neun Reisende verletzt. Der Regionalexpress RE 4251 war zwischen Koblenz und Frankfurt am Main unterwegs, als der vordere Zugteil um 05.35 Uhr entgleiste. In der Region hatten die schweren Unwetter zu einer Reihe von Erdrutschen geführt und Gleise unterspült. Der Streckenabschnitt zwischen Oberwesel und Bacharach wurde komplett gesperrt.” (Welt)

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“Es ist ein gigantisches Städtebauprojekt für Straßburg und setzt die nach der deutschen Annektierung der Elsassmetropole 1871 begonnene Öffnung zum Rhein fort. Mit der »ZAC des deux Rives« (Zone d’aménagement concerté) wird unmittelbar an der Grenze am Rhein gegenüber von Kehl in den nächsten 15 Jahren ein neuer Stadtteil entstehen. Früher hatte das Viertel »Port du Rhin« einen schlechten Ruf. Seit einigen Jahren macht die Straßburger Stadtführung aber enorme Anstrengungen, um das einstige Problemviertel zu einem lebenswerten Stadtteil zu entwickeln. Das zeigen der neue »Place de l’Hippodrome« mit den beiden Kirchen, die deutsch-französische Kinderkrippe und die Neubauten neben dem Straßburger Teil des Zwei-Ufer-Gartens.” (Baden Online)

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